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Du bon stress

March 12, 2015 | Katrina, Uniterra, Pérou, EPS EMAPA San Martin, stagiaire en développement économique

Il ne reste que trois semaines avant de retourner au Canada. D’un côté j’ai hâte de retrouver mes proches et amis, mais rien de plus. Mon confort et la qualité de ma routine n’est pas trop différente que ce à quoi je peux m’habituer pour une longue durée ni à ce que j’avais au Canada.
Je me suis surprise à apprécier ma vie ici, même si elle est très loin de ma famille, puisque j’apprécie beaucoup les tâches quotidiennent pour lesquelles je suis responsable dans le cadre de mon stage.

C’est arrivé à un point où je me lève chaque matin enthousiaste de faire mon travail, un phénomène que je n’avais jamais connu auparavant! Je travaille les fins de semaines et souvent en soirée pour pouvoir avancer mes projets. Je n’ai pas peur d’un “burn out” puisque ça m’amuse!
Mais je travaille fort aussi parce que j’ai énormément de trucs à faire. Comme mon premier mois de stage s’est avéré inutile (ou presque), tout mes responsabilités furent poussées dans l’espace d’un mois et demi. À les regarder en février, j’étais persuadée que je les terminerais bien avant la date limite, mais à y repenser, les conditions de travail et les circonstances font qu’il y a des chances que ça arrive tout juste.

Je dois voyager pour le travail, faire des ateliers, terminer un manuel de capacitation, distribuer des panflets, etc. Et en plus, je suis invitée à des conférences, des ateliers sur des enjeux féministes, des événements, etc. J’ai la chance de connaître l’environnement politique et activiste du Pérou.
J’ai peine à croire que très bientôt, je devrai retourner au Canada, au froid et sans emploi. J’ai envie de rester et appuyer l’Asociation Aurora Vivar, avec laquelle je fais mon stage, plusieurs mois encore… mais la réalité me frapperas très bientôt! Il est temps d’apprécier chaque petit moment ici au Pérou, car les chances sont que je ne les revivrai pas.

À mi chemin… Une constatation des apprentissages effectués

December 3, 2012 | Annie, PhD Psychologie, Wusc, Perou, CEDRO

Alors que les autres étudiants de l’Université d’Ottawa s’apprêtent à rentrer au pays (si ce n’est pas déjà fait) suite à la fin de leur stage WUSC – Étudiant sans frontières, voilà que j’en arrive à mi-chemin de ma propre expérience de stage à l’étranger. Trois mois ce sont déjà écoulés depuis le jour où je suis arrivée à Lima en septembre dernier… Que de découvertes et d’apprentissages j’ai effectués! Et le mois de novembre n’était certainement pas une exception!

Taking a well deserved break from my work to discover the many attractions of Peru, I started off the month of November with a visit to Arequipa, the Colca Valley, Cusco and Machu Picchu. What treasures I have seen! While Lima resembles any great cities of the Americas, I was so happy to finally get a glimpse of traditional Peruvian culture, eating both Alpaca meat (one of the 4 llamas found in the mountainous regions of Peru – the “Sierra”) and cui (guinea pig), greeting woman wearing their native dresses, and dancing to the sound of the panpipes. Visiting the Peruvian Andes also meant reaching up to 4900 meters in altitude (over 16 000 feet) and braving the swirling roads to and from each city. Yep, you guessed it, in order to see as much as possible of the breathtaking landscapes this country as to offer, I decided to travel by bus (sometimes up to 23 hours at a time) instead of taking the 1 hour flights that would’ve taken me to most places… Mais ça en valait la peine! Que dire des terrasses Inkas qui continuent de servir à la production de maïs, de patates et autres aliments, et du spectaculaire site de Machu Picchu caché parmi les flancs de montagne cuscéniens?

Le mois de novembre marqua aussi la découverte d’une célébration toute particulière pour la culture latino : le « quinceañero », ou fête des 15 ans, durant laquelle quatre filles de la maison de groupe dans laquelle je travaille on célébrer leur passage à la vie de « femme ». Une soirée toute particulière marquée par musique, danse et partage, le tout dans une simplicité rafraichissante.

But November was also a month of professional development thanks to my participation in the Congreso Internacional de Psicoterapia at the University Cesar Vallejo in the city of Trujillo. As an invited speaker, I had the opportunity to present a conference on interactive cognitive behavioral interventions for children, adolescents and their families to approximately 500 attendees. All entirely in Spanish! As a reward for this challenge completed with success, I decided to stay a few extra days in order to explore both the regions of Trujillo and Chiclayo. After learning about the Inka Empire, I was able to familiarize myself with pre-Inka civilisations such as the Moche and the Chimú. Walking around the ruins of their adobe palaces and feeling mesmerized by their immeasurable artistic abilities (a visit to the Tumbas Reales Museum can only leave one speechless at the sight of golden creations), I realised the preciousness and importance of the impressions and lessons we leave behind.

Alors que je me dirige vers le mois de décembre et la nouvelle année, je prends plaisir à constater les exploits que j’ai déjà accomplis et les nombreux défis qu’il me reste à surmonter.

Defining my role as a Volunteer in Clinical Psychology

November 7, 2012 | Annie, PhD Psychologie, Wusc, Perou, CEDRO

Voila déjà presque deux mois que je vie et travaille à Lima. En quoi consiste mon travail en tant que stagiaire en psychologie? Je m’attarde d’abord à la question qui m’a amené à vouloir effectuer un stage à l’étranger, c’est-à-dire en quoi consiste le travail du psychologue clinicien à l’extérieur de l’Amérique du Nord? Only a brief comparison is required to answer this question as my short time in Peru has already allowed me to conclude that clinical psychology, whether it is in Canada, the United States, or Peru, mainly involves the practice of the same set of skills: evaluations, interviews, and therapy (individual or group). What differs is the academic path followed by prospective clinicians in each country. Le Psychologue Péruvien peut accéder au titre et à l’ordre professionnel après une formation pré-graduée (nommée « licenciatura ») de six ans qui inclut un à deux ans de formation pratique. L’Amérique du Nord, quant à elle, mis-à-part quelques exceptions, exige une formation graduée d’un minimum de six ans après le Baccalauréat de quatre ans. La majorité de cette formation (p.ex. un minimum de cinq ans à l’Université d’Ottawa) se veut pratique (i.e. une série de stages cliniques d’une durée minimale de six mois – c’est d’ailleurs ce que je suis venue compléter au Pérou). Another important distinction is that most Peruvian Psychologists are expected to specialise in a specific area of skills following the obtaining of their diploma. Further, most will never have the possibility of completing both evaluations and therapy as these skills represent two different areas of specialisation. Specialisation in each theoretical approach to clinical psychology (such as cognitive-behavioural and psychoanalytic) is also possible.

Thankfully, my practicum placement allows me to work and acquire skills in all areas of psychology including interviews, evaluations, individual and group therapy, file management, report writing, and workshop building. After meeting with both my Supervisor and the Program Director of the Casas Hogares Program, we have come up with a list of tasks which will further my clinical skills and understanding of the Latino working context. Already this month, I have been busy developing four workshops (one for each remaining month of my placement) and two brief group therapy programs (the first to address emotion regulation, and the second to help the older children of the group homes prepare for their imminent independence, continued education, and family planning). I am also completing regular individual sessions with the kids and am also actively preparing a conference I will be giving at a national psychotherapy congress in November 2012.

En venant au Pérou, je rêvais de me familiarise avec de nouvelles manières de pratiquer la psychologie, d’y trouver une psychologie humaine, terre-à-terre et sincère. Je peux enfin constater mon rêve réalité! Peut-être faute de ressources matérielles, peut-être question de valeurs culturelles, ce que je constate c’est que le Psychologue Péruvien fait partie de la famille élargie du client et partage avec lui un véritable lien d’amitié et d’entraide. Bien sûr, ici aussi l’approche thérapeutique choisie influence la mise en pratique de la thérapie, mais le contexte culturel péruvien pousse le clinicien à faire usage d’interventions à la fois concrètes et interactives. Ma plus récente idée originale pour mon groupe de thérapie sur la planification du futur : l’utilisation d’un jeu de société « Life » modifié à partir duquel les ados pourront discuter d’options de carrière, de sexualité, de gestion du temps, et de gestion financière.