¡Hasta luego Perú!

November 26, 2019 | Cheryl, Études internationales et langues modernes, Uniterra Peru - Nativos Chocolates Amazonicos, Marketing Officer

Cette semaine marque ma dernière semaine de stage avant que je retourne au Canada la semaine prochaine. C’est bel et bien la fin d’une superbe expérience !

Cependant, il est difficile pour moi d’y penser et de réfléchir à mon futur départ. En effet, il me reste encore beaucoup à faire bien que ce soit ma dernière semaine de travail. Ce vendredi, je vais présider et présenter un atelier de formation au sujet de l’égalité des genres et de stratégies de marketing. J’ai hâte de le faire, mais je suis pour le moment en stress complet, étant donné que cet atelier est mon dernier objectif de mandat. Je mets toujours énormément de pression sur moi, car j’ai envie de bien faire. Quand j’y pense, ces trois mois sont passés beaucoup trop rapidement. J’aurais voulu pouvoir y rester plus longtemps afin de réellement voir les progrès et les apports de mon travail. Les tâches de mon mandat consistaient à des travaux dont les effets ne peuvent que se voir dans le futur. Par exemple, je devais élaborer un plan marketing pour l’année 2020 : malheureusement, je ne pourrais pas voir si mon plan va fonctionner ou pas, et cela me rend extrêmement triste… Je me suis dépassée professionnellement lors de ce stage et je suis fière de ce que j’ai pu faire. Malgré quelques complications minimales au travail, je me suis vraiment régalée, et je porterai ma patronne et sa famille à jamais dans mon cœur.

En arrivant au Pérou plus précisément à Lima, je me suis tout de suite sentie à l’aise ici, car Lima ressemblait étrangement à mon pays d’origine, l’île Maurice : la structure de la ville, la nourriture… Cependant, à Tarapoto, les choses furent un peu plus difficiles. Ici, pas de chaines de restaurant, pas de centres commerciaux, qu’un seul grand supermarché, de petites ruelles, quelques voitures, pleins de mototaxis. La différence entre Lima et Tarapoto était frappante : Lima est très occidentalisée contrairement à Tarapoto, à Lima on retrouve toutes les grandes chaines de fast-food McDonald’s, Starbucks, Subway, Burger King, alors qu’à Tarapoto il n’y a que des petits restaurants ! J’ai aussi eu l’occasion de faire deux voyages à Cusco et à Iquitos : deux villes très différentes l’une de l’autre. Cusco est extrêmement touristique, on y voit beaucoup plus de touristes qu’à Tarapoto et Iquitos. Selon moi, cette ville perd un peu de l’authenticité péruvienne…

Finalement, j’ai appris à réellement apprécier la ville de Tarapoto, son authenticité, sa nature prévalant, sa nourriture locale. Tarapoto est magnifique ! Je suis reconnaissante que j’ai été assignée à ce poste à Tarapoto : je ne me voyais pas le faire autre part. Je ne réalise pas encore que je m’en vais bientôt, mais les sentiments vont rapidement faire surface quand je me dirigerai vers Lima pour prendre l’avion. Encore merci pour tout Pérou, UNITERRA et Nativos Chocolates Amazónicos !

Plus outillé

November 26, 2019 | Étienne, Maîtrise en Développement international et mondialisation, Maroc, Forum des fédérations, Projet MENA

Dans ce billet, je tiendrai à vous partager mon expérience avec le Forum de Fédérations en tant que responsable de la logistique et du matériel, lors d’une activité de formation qui se déroulait dans la région de Marrakech. L’activité de formation était destinée à tous les participant-es au projet MENA qui habitent la province de Zagora. En effet, le Projet MENA, que j’ai présenté dans mon dernier billet, est mis en place dans trois régions différentes du Maroc : la région Souss-Massa, où la province de Zagora se trouve, la région Oriental et la région de Beni Mellal-Khénifra.

Regroupant tout le Conseil provincial de Zagora, l’activité de formation des participant-es a été tenu sur trois jours entiers. Les participant-es sont des individus qui travaillent au sein de groupes qui ont établi un partenariat d’affaires avec le Forum de Fédérations. Ainsi et après ces formations promulguées par le Forum des Fédérations, les participant-es retournent dans leur province et peuvent ainsi appliquer les apprentissages auprès des bénéficiaires visés par le projet MENA. C’est ce qu’on appelle la décentralisation des activités dans un projet de développement. L’activité en question était destinée à la mise en commun des lexiques utilisées lors de la mise en place d’activité. Par ce fait, l’objectif de l’activité de formation était, entre autres choses, de s’assurer que tous-tes les partenaires utilisent les mêmes termes et vocabulaires lorsqu’il.les font référence aux activités du projet MENA. Par exemple, que veulent dire les termes « approche genrée », « gouvernance inclusive », « autonomisation des femmes », « leadership féminin », etc., et quelles sont les contextes qui requièrent leurs utilisations. En plus de cette mise à niveau et de la compréhension des lexiques utilisées, des présentations informatives sur les sujets liés au projet MENA ont été tenues devant les participant-es. Ces séances avaient comme objectif de maintenir les participant-es informé-es, afin qu’eux(elles)-mêmes puissent ensuite informer la population de la province de Zagora. Des études sur la parité entre les genres, l’avancement de l’équité et l’égalité homme-femme au Maroc, la représentation des inégalités sont des thèmes qui ont été abordés dans ces présentations.

Ma participation à cette activité a été concrète et nécessaire à la bonne tenue de l’activité de formation des participants. Concrètement, mon rôle était de m’assurer que tout le matériel nécessaire au bon déroulement de la formation était bien en place et fonctionnel. Toutes les fiches de présences, les questionnaires pré et post activité et leurs dépouillements, le matériel logistique (crayons, papiers, documentations) était sous ma responsabilité. De plus, j’étais une des personnes-ressources pour les employés liés à la restauration. En effet, cette activité de formation était tenue dans un riad où les repas étaient servis et où les participants séjournaient. Ainsi, j’ai pu apprendre et observer les difficultés et formalités liées à la tenue de ce genre d’activité.

Cette expérience fut très enrichissante pour moi, car elle était en lien direct avec ma formation universitaire. En fait, celle-ci équivaut à un apprentissage pratique d’une activité de développement. Au sein d’une classe ou à travers des lectures et des activités théoriques, il n’est pas possible de concevoir réellement la pratique de ces activités. Plusieurs exemples d’événements sont survenus lors du déroulement de l’activité en question qui n’étaient pas prévus à la base : la contrainte du temps, la participation intéressée ou désintéressée des participant-es qui influence le déroulement de l’activité, les demandes spécifiques (l’impression de documents essentiels non mentionnés avant la tenue de l’activité, les impératifs religieux, etc.). Toutes ces caractéristiques ne peuvent être enseignées dans les classes, ou plutôt elles peuvent être mentionnées, mais les réactions qui y sont associées, elles, ne peuvent être mises en application que dans un contexte réel. Ainsi et à travers cette expérience, je me sens plus outillé et plus informé quant à la planification, à la mise en place et à la tenue d’une activité de développement.

Cette expérience n’aurait pu être acquise autrement que par ma participation au stage international offert par l’Université d’Ottawa et en partenariat avec le Forum des Fédérations. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé à remplir mon rôle correctement lors de l’activité, j’en sors aujourd’hui grandi, plus apte à prendre de bonnes décisions dans ces contextes professionnels, et je recommande à tous-tes les étudiant-es intéressés par le développement international de participer à ce genre de stage.

This was my first time here but not my last

November 26, 2019 | Carla, International Development and Globalization- PAP minor, Uniterra Malawi - Girls' Empowerment Network, Communication and Social Media Officer

With rainy season just starting and only one day left before my departure back to Canada, I can’t help but reflect on my past three months here in Malawi.

I won’t deny that these last few days have just been a refusal to acknowledge that my time here is over. I am not ready to leave yet, I am not ready to face Canadian winter yet. It is kind of funny how a few days ago I was discussing with a friend how weird things will be when I get back since I got so used to life and my routine here. It will be weird not walking 1 hour daily or taking the minibus, it will be weird not seeing people selling mangoes and other fruits, veggies, or food in the streets, it will even be weird to have power all day. I don’t think I have experienced reverse culture shock before, but I have a feeling that in a few days I will, along with a terrible jet lag.

At the start of my mandate I was feeling a little lost and didn’t know where my contributions would lead, and even though I have seen results, there is only so much you can do in three months. Things are really just getting started when suddenly time is up, and you have to leave. Since before arriving I knew three months is not a time frame that allows for radical impact, since in the international development field patience is the key virtue that you must possess because change takes time and effort. Even if this is the case, three months does allow for learning, sharing, growing, reflecting, questioning, knowledge exchange, and small changes that will later lead to bigger ones.

I really enjoyed working with GENET and how active they are, with team members always busy in field activities, writing reports, attending conferences or meetings, preparing budgets, or preparing grant proposals. It was very interesting to experience the day to day of a local non-profit lead by a group of extraordinary women and that has been doing so much since 2008 and will just continue growing in the years to come.

“Will you come back to Malawi after?” is one questions that my coworkers and friends haven’t stopped asking, and all I can respond is that they can rest assured that this was my first time here but not my last.

Susadei Cambodia!

October 24, 2019 | Chloee, Master of Arts Public and International Affair, United Nations Development Programme, Junior Policy and Research Assistant

Choum reap sor! (formarly, Hello!)
I have been struggling to write my first blog, mainly because there are so many things, I want to talk about but have no idea where to start. It has been a great journey so far.

As I write, I am at the University of Battambang, in a small city, 7 hrs away from Phnom Penh, attending the 74th UN Day celebration on the theme Climate Action. As international interns are not considered UN staffs, I feel lucky to be able to attend the full-day celebration with many UN personnel and staffs from different UN Country Agencies. Different activities were planned out that aimed at connecting with youth of Cambodia and engaging them in climate action talks. I am humbled to listen to discussions among UN panellist and many young Cambodian youth ambassadors on climate change and to observe how passionate they are.

Cambodia is an inspiration among South-East Asian nations. A country that battled one of the worst genocides in the history, just 40 years ago to becoming one of the leading fast developing country in the world is so fascinating. The country’s GDP growth is over 7% (UNDP calculation). UNDP Cambodia plays a crucial role in the country’s overall development. It has been working closely with the Royal Government of Cambodia; various local/international partners; and other UN Agencies in Cambodia, to drive the country’s development goals. The country is rich in forest and natural resources. The economy thrives in agricultural produce, but it has many unlocked potentials in managing their forest and other natural resources. On this note, UNDP Cambodia’s National Human Development Report 2019, focuses on sustainable natural resource management.

I feel very privileged that I get to see the everyday working of a UN Agency. When it comes to my role as an international intern, it has been unique. First week of my internship, I was trying to figure out my role in the office as an international intern. So far, things have been very smooth. I am with the Socio-economics team, in the Policy Unit. My team is engaged in both Policy work and Programmes work, although programmes unit deals with different sets of responsibilities. However, by mid of second week, I was suddenly overwhelmed with so many tasks. There were two UN Missions lined up in my first month. I was made the focal point for coordinating and managing the mission, from organizing meetings with different Ministries of the Government to writing reports after the missions. I have also been involved in drafting policy briefs and writing reports for projects. Now, I am more confident of what I should be doing. Looking back, I am so glad that all my training in formulating policy briefs in class as well as during other internship opportunities in Canada has prepared me for this internship.

One and a half month into my internship and I have adapted very well here. The food, the streets of Phnom Penh, the rice fields in the country, reminds me of where I grew up and I dread the day I must leave this place. I look forward to more exciting experience while I am here.

Comment je suis passée de zéro à plus 1 en Thaïlande

October 22, 2019 | Fanta, Maîtrise ès arts Affaires publiques et internationale, United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), Transnational Organised Crime and Illicit Trafficking - Intern

Voyager pour la première fois dans un pays qui nous est inconnu peut-être excitant et inquiétant à la fois. Ce n’est pas uniquement la méconnaissance de l’autre qui nous angoisse, mais c’est également la découverte du nouveau qui nous tiraille entre des sentiments antagoniques sustentés par nos pensées, notre imagination. Ici, je vous partage cette expérience où l’inconnu devient un quotidien.

Situé en Asie du Sud-Est avec une population de plus de 68 millions d’habitants, je ne connaissais la Thaïlande, qu’à travers Internet. Prisée pour ses vestiges naturels et ses beaux et immenses temples, la Thaïlande n’avait pas plus attisé ma curiosité dans le passé. Ainsi, lorsque j’ai été accepté pour mon stage avec UNODC, commençait pour moi le processus des vrais questionnements. Mis à par l’aspect touristique, que pouvais-je apprendre de la réalité politique, économique, sociale, culturelle de mon futur pays hôte?

Le fait de travailler au sein de mon organisation me permet de mieux saisir les différents enjeux dans la région Asie du Sud-est et du Pacifique, mais aussi des problématiques au sein de la société thaïlandaise. Ces dernières, liées à son histoire politique, aux fortes inégalités socioéconomiques, à la triste réalité du proxénétisme et du travail des enfants, la criminalité et tant d’autres maux que nous pouvons lire et observer de nous-même, font partir de la réalité du pays mais, la Thaïlande est bien plus que ses maux. En 2018, cette monarchie, classée au 83ème rang de l’indice de développement humain, surclassait la Chine. En Thailand, je découvre un gouvernement engagé qui travaille de concert avec ses pays voisins et les grandes organisations, comme UNODC, dans le but de trouver des solutions aux enjeux liés à la criminalité, sous ses différentes formes, qui minent la stabilité socio-économiques, le respect des droits humains et environnementaux mais surtout qui défient les capacités politiques des États.

En outre, je découvre également la volonté des citoyens d’être des acteurs actifs de leur bien être, le rôle non négligeable des ONG et de la société civile dans la protection des personnes vulnérables, de la faune et la flore, de leurs droits en général. Depuis mon arrivée, un mois déjà, il y’a eu deux protestations pacifiques et celui de l’Assembly of the Poor in Tailand, une coalition qui défend la cause des individus vivant dans les zones délabrées en milieu rurale et urbaine et proclamant le respect de leur dignité m’a beaucoup marquée. Mes observations sont en effet le reflet de ce que nous apprenons dans le discours du développement. Je me permets alors de faire un constat sur cette forte volonté de la population thaïlandaise, la plus exclue de surcroit, de défendre ses droits et d’être acteur d’un changement positif. Pays industrialisé, la Thaïlande ne se défini ainsi pas uniquement que par ses problèmes de développement, comme dans la majorité des pays en voie de développement, c’est un pays riche en de bonnes volontés et de changement.

À Bangkok, je découvre une hospitalité des plus accueillantes, une culture riche et diversifiée, une population débrouillarde, courageuse et aimant le travail. Mais surtout, une population pleine de vie. D’un côté les grands hôtels, les gros buildings, les immenses centres commerciaux et de l’autre côté, les petits marchés locaux, les hangars d’alimentations, les petits magasins tenues par des communautés issues de partout dans le monde. Bangkok permet à chacun de s’y retrouver et s’y sentir intégré. Des difficultés il y’en aura toujours, mais ici j’apprends qu’il faut vivre dans le moment. Les motos taxis roulant à vive allure, les marchands ambulants sillonnant les rues, les étrangers explorant la ville en tuk-tuk, et ces locaux toujours agréablement surpris et heureux de m’entendre prononcer maladroitement des mots en thaï, sont des éléments qui font de mes moments ici une expérience riche et inoubliable.

Un mois déjà à Bangkok, et ma compréhension de ma société d’accueille est passé de zéro à +1. J’ai appris et je continue d’apprendre du quotidien grâce aux personnes que je rencontre et côtoient mais aussi grâce mon organisation d’accueille qui œuvre pour la stabilité, le développement et le respect des droits de tout être vivant. Je suis encore dans une phase où le travail se déroule lentement mais sûrement. La dynamique en tant que stagiaire est tout autre comparée à celle des employés. Je continue à me questionner sur mon rôle et ma contribution au sein d’une grande équipe et diversifiée. Les quelques défis rencontrés au cours de cette première moitié de mon stage, me permettent d’en tirer des leçons et de comprendre progressivement mon rôle parmi mes pairs. Mon organisation travaille sur différents enjeux liés à la criminalité dans la région d’Asie du Sud-est et du Pacific. Le fait d’être entouré de professionnels et de personnes expérimentées dans un contexte de travail très diplomatique, me permet d’apprendre et de comprendre la réalité du monde du travail.

De mon ignorance de la réalité de ma ville et de ce que serait mon apport à temps réel dans mon organisation, je me sens mieux intégré socialement et dans un processus d’acquisition professionnellement. D’ici la fin de mon stage, je me donne la chance de pouvoir définir précisément mon apport parmi mes pairs.

Je me sens chez moi ici!

October 22, 2019 | Véronique, Service social avec mineure en Études des femmes, AFS Interculture Canada, GHANA, Human Rights Advocacy Center, Advocacy/Research Assistant

Je m’apprête à finir ma 6e semaine de stage ici à Accra, Ghana, avec le Human Rights Advocacy Center. C’est absolument vrai ce que les gens disent : le temps passe vite! Je suis déjà à la moitié de mon voyage et il y a certaines journées où ça me semble plus long…sans doute un signe que je m’adapte bien à mon pays d’accueil. Dès mon arrivée, j’ai été surprise par la générosité des ghanéens. Partout où je voyage, si je me perds, les locaux sont toujours prêts à m’aider.

Oui, la culture ici est très différente de celle du Canada. La religion joue une grande partie dans la vie des gens. La majorité de la population d’Accra sont chrétiens. J’ai accompagné quelques fois ma famille d’accueil à leur église les samedis. J’étais surprise d’apprendre qu’il passe toute leur journée à l’église. La cérémonie débute vers 10 h et (avec les pauses et la musique), ils quittent l’église seulement vers 19 h ou 20 h le soir. C’était tout un changement pour moi…moi qui ne vais presque plus à l’église le dimanche même pour une heure. Dès mon arrivée au Ghana, j’ai remarqué que les gens mettent souvent des autocollants sur le pare-choc de leur automobile avec des expressions comme « God is first », ou « Thank you Jesus ». Les gens ici sont très fiers d’affirmer qu’ils croient en Dieu.

Cette différence dans entre la culture canadienne et ghanéenne fait en sorte que les droits humains au Ghana sont aussi diffèrent aussi de ceux aux Canada. Par exemple, les droits des communautés LGBT ne sont pas aussi en avance que ceux au Canada et sont aussi moins soutenu par les Ghanéens. Les droits humains sont au cœur de mon organisme. J’ai une grande admiration pour le travail qui est fait au sein de mon organisme et j’ai une grande fierté de pouvoir les aider dans leurs recherches, et même de pouvoir les représenter à l’extérieur.

C’est une chose de lire et apprendre sur ces enjeux dans mes cours de service social dans un contexte canadien, mais c’est une autre expérience de pouvoir vivre dans une différente culture et pouvoir poser des questions aux experts. J’ai très hâte de voir ce qui est à venir!

Une des choses qui m’a surprise le plus jusqu’à présent est le nombre de rencontres que j’ai faites ici. Les gens sont très curieux à mon sujet et j’ai des gens de partout qui veulent être mon amie, et parfois pour la seule raison que je suis blanche. J’habite également avec une famille d’accueil et à travers la famille, j’ai développé un système de soutien incroyable. Je suis tellement reconnaissante et chanceuse d’habiter ici pour quelques mois. Je n’ai pas de mots pour décrire leur générosité.

Je me sens chez moi ici!

Running out of time in amazing Malawi

October 17, 2019 | Elliane, Conflict Studies and Human Rights, Uniterra Malawi - WUSC Malawi, Communications Officer

I’ve been putting off this blog post for a while. Mostly because my days here are slipping by too quickly, and I’ve been in denial of this. Still, the fact remains: I’m running out of time.

Since arriving in Lilongwe, Malawi’s political capital and my home for the duration of my mandate, I have been seeking out everything this country has to offer and soaking it all in. My weeks since getting here have been jam packed; working hard every week day at the WUSC office and every weekend to see the country.

With my days being busy from the moment I wake until the second I lay my head down on my pillow and fall asleep instantly, I have found a certain comfort in the chaos of it all. From the bustling markets, to the lively compact mini bus rides, to the dusty walks avoiding unwanted attention and “sista! sista!” calls from the other side of the street—I have noticed that I am both incredibly in tune with my surroundings and simultaneously somewhat detached.

I guess I could say that since I got here I have been floating. Floating through my busy, testing work days where I just wish I had all the answers to tough questions. Floating through the moments of unease when I witness something devastating and have to turn away. And through the moments of joy—laughing with friends, coworkers, and the lady at the market who couldn’t contain herself when I obliviously repeated her Chichewa “how are you” right back to her, having absolutely no idea what I was saying. In reality, I am floating but afraid to finally land and face the harsh truth: that I am running out of time in all aspects of my life and work here.

Although it has taken a degree of separation to cope with the paradoxes of wealth and poverty, the ripples of patriarchy vibrating through every aspect of Malawian life, and the political instability that has rattled the country over the past year, I wouldn’t change any of it for the world. I am extremely grateful to be here in such a beautiful country filled with passionate, kind and genuine people. Especially at a time where there is such a visible push for change nationwide.

Working alongside such incredibly knowledgeable people and having those tough conversations about the political state of Malawi, as well as development and aid work’s impact on the country, has already taught me so much more than I had ever imagined. I can only hope and try to leave a positive trail behind me in return.

From the vast landscapes to the colourful markets and clubs, Malawi is an amazing place that I already know I will be missing deeply when I am back in Canada. With only half of my mandate left, I will try my hardest to invest myself fully into everything, and hope that I will accomplish all that I set out to do.

Now I can totally validate the saying: “time flies when you enjoy what you’re doing”

October 16, 2019 | Carla, International Development and Globalization- PAP minor, Uniterra Malawi - Girls' Empowerment Network, Communication and Social Media Officer

I have officially been in Malawi for 6 weeks, marking half my time here. I am scared of just how fast my time here is going by and how much I have yet to do and see. I am based in Blantyre, the commercial city of Malawi, where I am working with Girls Empowerment Network (GENET) as a communications and social media officer. I had never been to Malawi before, or the African continent in general, which is why I had no idea what to expect when coming here. Neither was I certain on what my role would be within my host organization and how I was going to be able to provide a meaningful and sustainable input in such a short period of time.

Things started off pretty slow when I first arrived in Malawi. Between a weeklong in-country orientation, settling in Blantyre, and learning about Malawian culture, I had yet to discover the workings of my host organization before fully starting my mandate. As I got to learn more about the organization and developed my workplan, my role became clearer and I had a better idea of what was expected of me. With GENET, I have been working on improving and further developing communication tools (internal and external communication included), working on a social media strategy, capturing success stories, supporting activities in the field, and helping with reports or other tasks needed. Working with such a dedicated team (of which 30 out of 32 are women) has definitely been a learning experience. I have had the opportunity to accompany some of my coworkers to field activities such as visiting schools and attending the National Symposium on Child Marriage, and that has exposed me to the realities that girls and youth face in Malawi. It has helped me further understand the issues affecting the country such as child marriage, high school drop out rates, and gender-based violence. I believe a deeper understanding and getting an insider perspective of pressing issues is key in any role and it has allowed me to further understand the mission and goals of my host organization. As for the work environment, my coworkers have been the most welcoming and helpful people, plus the most patient as they have had to deal with all my questions and have also provided advice and tips which made my transition into Blantyre easier.

Life in Malawi somehow feels very comfortable and I enjoy it. I enjoy my routine and my daily walks and minibus rides to work, I enjoy the food, I enjoy the music, I enjoy the weather (sometimes not so much) and my now very evident tan, the sunrises and sunsets, but above all, I enjoy the tranquility. I have never felt insecure or threatened when walking around the streets in Malawi, always keeping the general precautions in mind of course, and not exposing myself to risky situations.

The natural beauty of Malawi I have also been enjoying, with its diverse mountains and beautiful Lake Malawi just a few hours drive away from the main cities of Lilongwe and Blantyre. The weekend getaways around the country have been a way to relax and clear my mind.

My mandate here has not yet finished and even though I only have other 6 weeks left, I am looking forward to keeping learning as much as I can and to the final outcome of this experience.

Résilience et Cohésion sociale et les effets engendrés

October 15, 2019 | Dane, Développement international et mondialisation, Uniterra Sénégal - Réseau francophone pour l'égalité Femmes-Hommes (RF-EFH), Agent de recherche et de documentation

Une des choses majeures dont j’ai su retenir au cours de mon parcours académique est cette notion de contextualisation, c’est-à-dire qu’aucun évènement ou phénomène ne peut être compris, expliqué ou encore interprété si l’on ne tenait pas en compte de son cadre de déroulement. Ainsi, le choix de ce sujet est avant tout subjectif, il découle de mes observations personnelles menées pendant de nombreuses semaines, et de mes échanges auprès des locaux Dakarois.

Ainsi, l’analyse des différents phénomènes sociaux en Afrique permet de réfléchir aux liens entre l’économie politique et de la religion. Ces trois domaines dans divers pays du continent africain s’enchevêtrent et se confondent, rendant toutes analyses lors des crises majeures plus complexes. Dans le cadre de mon stage à Dakar, j’ai pu observer un tout autre phénomène. Soit, de ces trois domaines (religion, politique et économie) s’articule de manière à en produire une maturité des populations qui se traduit par une cohésion sociale particulière à l’ensemble de la région africaine.

En effet, durant mes premières semaines passées à Dakar, une citation de Anne Teresa de Keersmaeker, a pris son vrai sens: « Nous sommes dans un monde où les expériences à vivre ensemble deviennent de plus en plus rares. Ce qui rend le spectacle vivant encore plus précieux. » Cette dernière n’est rien d’autre que la parfaite illustration de ce que j’entrevois dans l’ensemble de Dakar, en matière de relations humaines. Par ailleurs, il devient possible d’extrapoler cette analogie, afin d’en faire un parallélisme entre l’ensemble de ces relations présentes dans plusieurs pays du continent, qui se détériorent en raison de situations ethniques complexes et autre, et ceux observés au Sénégal (Dakar). Ceux dont j’ai observé dans cette partie du monde soient, une relation de proximité et de non-conflictualité le rendant ainsi unique et particulier en Afrique.

D’ailleurs, à Dakar et dans le reste du Sénégal, les locaux font usage d’un terme afin de représenter leur conception d’une relation humaine, il s’agit de la Teranga ». L’idée derrière cette vision renvoie, à une « une forme d’accueil réservé aux Étrangers, dont le but n’est tout autre d’intégrer et de mettre ces derniers à l’aise, et qu’ils se sentent comme chez eux, et en respectant les mœurs et coutumes de ce pays.

C’est dans ce contexte que je n’ai cessé de m’interroger sur ce modèle du développement social. Plus précisément, sur la manière dont le Sénégal est parvenu à établir cette cohésion. Je n’ai pas encore l’ensemble de réponses, mais des pistes de réflexion dont j’expose à travers cette lecture m’ont été offertes par des habitants.

Par cohésion sociale, au Sénégal, c’est avant tout le bon vivre ensemble des différentes confessions religieuses, ethniques, mais aussi des divers milieux sociaux. Au Sénégal, cette cohésion sociale s’entrevoit à travers d’innombrables éléments, dont des monuments symboliques.

Ces deux images sont plus qu’Historiques, elles sont des symboles historiques, pour le Sénégal et l’Afrique au complet. La première image, soit la « PORTE DU NON-RETOUR », situé sur l’Ile de Gorée, dont aucun mot ne sera jamais assez puissant pour décrire ou présenter ce qu’elle symbolise, les seules qui s’en approcheraient sont : déshumanisation des femmes/hommes et Enfants de ce continent. La Seconde photo qui est le Monument de la Renaissance africaine est sans doute un des plus grands symboles de la résilience et la transition africaine. Car, c’est un monument qui rappelle que l’Afrique a traversé des temps durs (esclavage et autres), et qu’il serait temps d’aller de l’avant.

Ainsi, ces deux représentations me semblent importantes et cohérentes dans une possible interprétation de la formation d’une résilience et de cette cohésion sociale. Pour cause, elles font la jonction selon moi entre un passé douloureux, une fatigue sociale, et l’espoir d’un avenir meilleur.

Ainsi, aborder de cette question de cohésion sociale au Sénégal n’est pas simplement anodine, c’est aussi porter un regard sur les impacts de cette dernière, dont en découle toute une série d’effets positifs. Par exemple, l’absence de tensions entre les différents groupes ethniques favorise l’attractivité des capitaux qui se manifeste par la mise en place de multiples infrastructures.

Les effets sont nombreux, il est quasi impossible de tous les lister ici. Mais je vais continuer mes observations et en débattre au cours du prochain blog.

¡Holá de la Ciudad de las Palmeras!

October 15, 2019 | Cheryl, Études internationales et langues modernes, Uniterra Peru - Nativos Chocolates Amazonicos, Marketing Officer

Cette semaine marque ma sixième semaine au Pérou (ma cinquième à Tarapoto, San Martín) et cela signifie ainsi que j’ai pratiquement déjà complété la moitié de la durée de mon mandat. Ce qui est un peu difficile à croire puisque je sens à la fois que les choses ici sont encore nouvelles autour de moi et que je suis ici depuis des mois. Quel étrange sentiment !

Pour ma part, je travaille en tant que conseillère en stratégies de marketing à Nativos Chocolates Amazónicos, une microentreprise qui élabore et commercialise du chocolat. Étant donné que je n’ai jamais eu d’emplois officiels en marketing dans le passé, je dois avouer que mon travail ici est à coup sûr rempli de défis. En effet, j’ai déjà eu des positions auparavant lors desquelles je me chargeais de créer des affiches promotionnels et informatives pour un député du gouvernement fédéral entre autres, mais je n’ai jamais conseillé un agent sur des stratégies de marketing. Cette situation résulte en un sentiment de stress que j’arrive quand même à gérer. Néanmoins, je suis contente d’avoir cette expérience qui repousse mes limites du côté de mes compétences en marketing. Bien-sûr, je ne deviens pas une professionnelle dans ce domaine, mais je développe des connaissances et des habiletés que je n’avais pas. Le secteur du marketing est un domaine qui m’intéresse énormément et c’est une des raisons pour laquelle j’avais choisi cette position en particulier. Je suis aussi reconnaissante car sur ce chemin, j’ai aussi l’opportunité de travailler et aussi communiquer avec ma patronne exclusivement en espagnol. Un mandat définitivement challenging mais qui vaut tellement le coup !

En commençant à travailler, j’ai aussi commencé à en apprendre davantage sur la situation au Pérou. En effet, afin d’élaborer un plan de marketing concret et réaliste pour l’année 2020, il fallait que je fasse des recherches sur Internet et auprès de ma patronne au sujet de la situation du marché du chocolat au Pérou, mais aussi avoir une vue plus large sur ce qui se passait ici. Nous le savons tous que le Pérou n’est pas le pays le plus stable politiquement. Néanmoins, il n’est pas comparable à des pays comme la République démocratique du Congo.

Au Pérou, nous retrouvons un taux élevé de corruption notamment chez les politiciens. Trait caractéristique bien-sûr non apprécié auprès des péruviens, mais surtout auprès des d’entrepreneurs ou de gérants de petites entreprises. En effet, l’instabilité politique, engendrée par le changement fréquent du cabinet et du Congrès, a un impact sur le développement des petites entreprises. Malgré la création de projets d’aide au développement, beaucoup d’entre eux n’aboutissent jamais à cause d’un changement de personne au niveau du gouvernement. Par exemple, un CITE (Centre d’innovation productive et de transfert technologique) était supposé être mis en place cette année à Tarapoto pour aider les entreprises de chocolat, mais cela ne s’est jamais passé puisque le ministre en charge a changé. Malheureusement, c’est souvent le cas et de nombreuses entreprises ici souffrent de cette instabilité. C’est ici que je reconnais le rôle important des ONG qui sont là pour tenter d’aider des organismes ou entreprises à se développer, ce qui rend mon travail valorisant.

Finalement, je vis une expérience incroyable dans une ville qui se trouve dans la jungle amazonienne avec de la nourriture incroyable et authentique, et j’ai hâte de voir ce qui se passera durant mes prochaines 7 semaines !