Susadei Cambodia!

24 octobre 2019 | Chloee, Master of Arts Public and International Affair, United Nations Development Programme, Junior Policy and Research Assistant

Choum reap sor! (formarly, Hello!)
I have been struggling to write my first blog, mainly because there are so many things, I want to talk about but have no idea where to start. It has been a great journey so far.

As I write, I am at the University of Battambang, in a small city, 7 hrs away from Phnom Penh, attending the 74th UN Day celebration on the theme Climate Action. As international interns are not considered UN staffs, I feel lucky to be able to attend the full-day celebration with many UN personnel and staffs from different UN Country Agencies. Different activities were planned out that aimed at connecting with youth of Cambodia and engaging them in climate action talks. I am humbled to listen to discussions among UN panellist and many young Cambodian youth ambassadors on climate change and to observe how passionate they are.

Cambodia is an inspiration among South-East Asian nations. A country that battled one of the worst genocides in the history, just 40 years ago to becoming one of the leading fast developing country in the world is so fascinating. The country’s GDP growth is over 7% (UNDP calculation). UNDP Cambodia plays a crucial role in the country’s overall development. It has been working closely with the Royal Government of Cambodia; various local/international partners; and other UN Agencies in Cambodia, to drive the country’s development goals. The country is rich in forest and natural resources. The economy thrives in agricultural produce, but it has many unlocked potentials in managing their forest and other natural resources. On this note, UNDP Cambodia’s National Human Development Report 2019, focuses on sustainable natural resource management.

I feel very privileged that I get to see the everyday working of a UN Agency. When it comes to my role as an international intern, it has been unique. First week of my internship, I was trying to figure out my role in the office as an international intern. So far, things have been very smooth. I am with the Socio-economics team, in the Policy Unit. My team is engaged in both Policy work and Programmes work, although programmes unit deals with different sets of responsibilities. However, by mid of second week, I was suddenly overwhelmed with so many tasks. There were two UN Missions lined up in my first month. I was made the focal point for coordinating and managing the mission, from organizing meetings with different Ministries of the Government to writing reports after the missions. I have also been involved in drafting policy briefs and writing reports for projects. Now, I am more confident of what I should be doing. Looking back, I am so glad that all my training in formulating policy briefs in class as well as during other internship opportunities in Canada has prepared me for this internship.

One and a half month into my internship and I have adapted very well here. The food, the streets of Phnom Penh, the rice fields in the country, reminds me of where I grew up and I dread the day I must leave this place. I look forward to more exciting experience while I am here.

Comment je suis passée de zéro à plus 1 en Thaïlande

22 octobre 2019 | Fanta, Maîtrise ès arts Affaires publiques et internationale, United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), Transnational Organised Crime and Illicit Trafficking - Intern

Voyager pour la première fois dans un pays qui nous est inconnu peut-être excitant et inquiétant à la fois. Ce n’est pas uniquement la méconnaissance de l’autre qui nous angoisse, mais c’est également la découverte du nouveau qui nous tiraille entre des sentiments antagoniques sustentés par nos pensées, notre imagination. Ici, je vous partage cette expérience où l’inconnu devient un quotidien.

Situé en Asie du Sud-Est avec une population de plus de 68 millions d’habitants, je ne connaissais la Thaïlande, qu’à travers Internet. Prisée pour ses vestiges naturels et ses beaux et immenses temples, la Thaïlande n’avait pas plus attisé ma curiosité dans le passé. Ainsi, lorsque j’ai été accepté pour mon stage avec UNODC, commençait pour moi le processus des vrais questionnements. Mis à par l’aspect touristique, que pouvais-je apprendre de la réalité politique, économique, sociale, culturelle de mon futur pays hôte?

Le fait de travailler au sein de mon organisation me permet de mieux saisir les différents enjeux dans la région Asie du Sud-est et du Pacifique, mais aussi des problématiques au sein de la société thaïlandaise. Ces dernières, liées à son histoire politique, aux fortes inégalités socioéconomiques, à la triste réalité du proxénétisme et du travail des enfants, la criminalité et tant d’autres maux que nous pouvons lire et observer de nous-même, font partir de la réalité du pays mais, la Thaïlande est bien plus que ses maux. En 2018, cette monarchie, classée au 83ème rang de l’indice de développement humain, surclassait la Chine. En Thailand, je découvre un gouvernement engagé qui travaille de concert avec ses pays voisins et les grandes organisations, comme UNODC, dans le but de trouver des solutions aux enjeux liés à la criminalité, sous ses différentes formes, qui minent la stabilité socio-économiques, le respect des droits humains et environnementaux mais surtout qui défient les capacités politiques des États.

En outre, je découvre également la volonté des citoyens d’être des acteurs actifs de leur bien être, le rôle non négligeable des ONG et de la société civile dans la protection des personnes vulnérables, de la faune et la flore, de leurs droits en général. Depuis mon arrivée, un mois déjà, il y’a eu deux protestations pacifiques et celui de l’Assembly of the Poor in Tailand, une coalition qui défend la cause des individus vivant dans les zones délabrées en milieu rurale et urbaine et proclamant le respect de leur dignité m’a beaucoup marquée. Mes observations sont en effet le reflet de ce que nous apprenons dans le discours du développement. Je me permets alors de faire un constat sur cette forte volonté de la population thaïlandaise, la plus exclue de surcroit, de défendre ses droits et d’être acteur d’un changement positif. Pays industrialisé, la Thaïlande ne se défini ainsi pas uniquement que par ses problèmes de développement, comme dans la majorité des pays en voie de développement, c’est un pays riche en de bonnes volontés et de changement.

À Bangkok, je découvre une hospitalité des plus accueillantes, une culture riche et diversifiée, une population débrouillarde, courageuse et aimant le travail. Mais surtout, une population pleine de vie. D’un côté les grands hôtels, les gros buildings, les immenses centres commerciaux et de l’autre côté, les petits marchés locaux, les hangars d’alimentations, les petits magasins tenues par des communautés issues de partout dans le monde. Bangkok permet à chacun de s’y retrouver et s’y sentir intégré. Des difficultés il y’en aura toujours, mais ici j’apprends qu’il faut vivre dans le moment. Les motos taxis roulant à vive allure, les marchands ambulants sillonnant les rues, les étrangers explorant la ville en tuk-tuk, et ces locaux toujours agréablement surpris et heureux de m’entendre prononcer maladroitement des mots en thaï, sont des éléments qui font de mes moments ici une expérience riche et inoubliable.

Un mois déjà à Bangkok, et ma compréhension de ma société d’accueille est passé de zéro à +1. J’ai appris et je continue d’apprendre du quotidien grâce aux personnes que je rencontre et côtoient mais aussi grâce mon organisation d’accueille qui œuvre pour la stabilité, le développement et le respect des droits de tout être vivant. Je suis encore dans une phase où le travail se déroule lentement mais sûrement. La dynamique en tant que stagiaire est tout autre comparée à celle des employés. Je continue à me questionner sur mon rôle et ma contribution au sein d’une grande équipe et diversifiée. Les quelques défis rencontrés au cours de cette première moitié de mon stage, me permettent d’en tirer des leçons et de comprendre progressivement mon rôle parmi mes pairs. Mon organisation travaille sur différents enjeux liés à la criminalité dans la région d’Asie du Sud-est et du Pacific. Le fait d’être entouré de professionnels et de personnes expérimentées dans un contexte de travail très diplomatique, me permet d’apprendre et de comprendre la réalité du monde du travail.

De mon ignorance de la réalité de ma ville et de ce que serait mon apport à temps réel dans mon organisation, je me sens mieux intégré socialement et dans un processus d’acquisition professionnellement. D’ici la fin de mon stage, je me donne la chance de pouvoir définir précisément mon apport parmi mes pairs.

Je me sens chez moi ici!

22 octobre 2019 | Véronique, Service social avec mineure en Études des femmes, AFS Interculture Canada, GHANA, Human Rights Advocacy Center, Advocacy/Research Assistant

Je m’apprête à finir ma 6e semaine de stage ici à Accra, Ghana, avec le Human Rights Advocacy Center. C’est absolument vrai ce que les gens disent : le temps passe vite! Je suis déjà à la moitié de mon voyage et il y a certaines journées où ça me semble plus long…sans doute un signe que je m’adapte bien à mon pays d’accueil. Dès mon arrivée, j’ai été surprise par la générosité des ghanéens. Partout où je voyage, si je me perds, les locaux sont toujours prêts à m’aider.

Oui, la culture ici est très différente de celle du Canada. La religion joue une grande partie dans la vie des gens. La majorité de la population d’Accra sont chrétiens. J’ai accompagné quelques fois ma famille d’accueil à leur église les samedis. J’étais surprise d’apprendre qu’il passe toute leur journée à l’église. La cérémonie débute vers 10 h et (avec les pauses et la musique), ils quittent l’église seulement vers 19 h ou 20 h le soir. C’était tout un changement pour moi…moi qui ne vais presque plus à l’église le dimanche même pour une heure. Dès mon arrivée au Ghana, j’ai remarqué que les gens mettent souvent des autocollants sur le pare-choc de leur automobile avec des expressions comme « God is first », ou « Thank you Jesus ». Les gens ici sont très fiers d’affirmer qu’ils croient en Dieu.

Cette différence dans entre la culture canadienne et ghanéenne fait en sorte que les droits humains au Ghana sont aussi diffèrent aussi de ceux aux Canada. Par exemple, les droits des communautés LGBT ne sont pas aussi en avance que ceux au Canada et sont aussi moins soutenu par les Ghanéens. Les droits humains sont au cœur de mon organisme. J’ai une grande admiration pour le travail qui est fait au sein de mon organisme et j’ai une grande fierté de pouvoir les aider dans leurs recherches, et même de pouvoir les représenter à l’extérieur.

C’est une chose de lire et apprendre sur ces enjeux dans mes cours de service social dans un contexte canadien, mais c’est une autre expérience de pouvoir vivre dans une différente culture et pouvoir poser des questions aux experts. J’ai très hâte de voir ce qui est à venir!

Une des choses qui m’a surprise le plus jusqu’à présent est le nombre de rencontres que j’ai faites ici. Les gens sont très curieux à mon sujet et j’ai des gens de partout qui veulent être mon amie, et parfois pour la seule raison que je suis blanche. J’habite également avec une famille d’accueil et à travers la famille, j’ai développé un système de soutien incroyable. Je suis tellement reconnaissante et chanceuse d’habiter ici pour quelques mois. Je n’ai pas de mots pour décrire leur générosité.

Je me sens chez moi ici!

Running out of time in amazing Malawi

17 octobre 2019 | Elliane, Conflict Studies and Human Rights, Uniterra Malawi - WUSC Malawi, Communications Officer

I’ve been putting off this blog post for a while. Mostly because my days here are slipping by too quickly, and I’ve been in denial of this. Still, the fact remains: I’m running out of time.

Since arriving in Lilongwe, Malawi’s political capital and my home for the duration of my mandate, I have been seeking out everything this country has to offer and soaking it all in. My weeks since getting here have been jam packed; working hard every week day at the WUSC office and every weekend to see the country.

With my days being busy from the moment I wake until the second I lay my head down on my pillow and fall asleep instantly, I have found a certain comfort in the chaos of it all. From the bustling markets, to the lively compact mini bus rides, to the dusty walks avoiding unwanted attention and “sista! sista!” calls from the other side of the street—I have noticed that I am both incredibly in tune with my surroundings and simultaneously somewhat detached.

I guess I could say that since I got here I have been floating. Floating through my busy, testing work days where I just wish I had all the answers to tough questions. Floating through the moments of unease when I witness something devastating and have to turn away. And through the moments of joy—laughing with friends, coworkers, and the lady at the market who couldn’t contain herself when I obliviously repeated her Chichewa “how are you” right back to her, having absolutely no idea what I was saying. In reality, I am floating but afraid to finally land and face the harsh truth: that I am running out of time in all aspects of my life and work here.

Although it has taken a degree of separation to cope with the paradoxes of wealth and poverty, the ripples of patriarchy vibrating through every aspect of Malawian life, and the political instability that has rattled the country over the past year, I wouldn’t change any of it for the world. I am extremely grateful to be here in such a beautiful country filled with passionate, kind and genuine people. Especially at a time where there is such a visible push for change nationwide.

Working alongside such incredibly knowledgeable people and having those tough conversations about the political state of Malawi, as well as development and aid work’s impact on the country, has already taught me so much more than I had ever imagined. I can only hope and try to leave a positive trail behind me in return.

From the vast landscapes to the colourful markets and clubs, Malawi is an amazing place that I already know I will be missing deeply when I am back in Canada. With only half of my mandate left, I will try my hardest to invest myself fully into everything, and hope that I will accomplish all that I set out to do.

Now I can totally validate the saying: “time flies when you enjoy what you’re doing”

16 octobre 2019 | Carla, International Development and Globalization- PAP minor, Uniterra Malawi - Girls' Empowerment Network, Communication and Social Media Officer

I have officially been in Malawi for 6 weeks, marking half my time here. I am scared of just how fast my time here is going by and how much I have yet to do and see. I am based in Blantyre, the commercial city of Malawi, where I am working with Girls Empowerment Network (GENET) as a communications and social media officer. I had never been to Malawi before, or the African continent in general, which is why I had no idea what to expect when coming here. Neither was I certain on what my role would be within my host organization and how I was going to be able to provide a meaningful and sustainable input in such a short period of time.

Things started off pretty slow when I first arrived in Malawi. Between a weeklong in-country orientation, settling in Blantyre, and learning about Malawian culture, I had yet to discover the workings of my host organization before fully starting my mandate. As I got to learn more about the organization and developed my workplan, my role became clearer and I had a better idea of what was expected of me. With GENET, I have been working on improving and further developing communication tools (internal and external communication included), working on a social media strategy, capturing success stories, supporting activities in the field, and helping with reports or other tasks needed. Working with such a dedicated team (of which 30 out of 32 are women) has definitely been a learning experience. I have had the opportunity to accompany some of my coworkers to field activities such as visiting schools and attending the National Symposium on Child Marriage, and that has exposed me to the realities that girls and youth face in Malawi. It has helped me further understand the issues affecting the country such as child marriage, high school drop out rates, and gender-based violence. I believe a deeper understanding and getting an insider perspective of pressing issues is key in any role and it has allowed me to further understand the mission and goals of my host organization. As for the work environment, my coworkers have been the most welcoming and helpful people, plus the most patient as they have had to deal with all my questions and have also provided advice and tips which made my transition into Blantyre easier.

Life in Malawi somehow feels very comfortable and I enjoy it. I enjoy my routine and my daily walks and minibus rides to work, I enjoy the food, I enjoy the music, I enjoy the weather (sometimes not so much) and my now very evident tan, the sunrises and sunsets, but above all, I enjoy the tranquility. I have never felt insecure or threatened when walking around the streets in Malawi, always keeping the general precautions in mind of course, and not exposing myself to risky situations.

The natural beauty of Malawi I have also been enjoying, with its diverse mountains and beautiful Lake Malawi just a few hours drive away from the main cities of Lilongwe and Blantyre. The weekend getaways around the country have been a way to relax and clear my mind.

My mandate here has not yet finished and even though I only have other 6 weeks left, I am looking forward to keeping learning as much as I can and to the final outcome of this experience.

Résilience et Cohésion sociale et les effets engendrés

15 octobre 2019 | Dane, Développement international et mondialisation, Uniterra Sénégal - Réseau francophone pour l'égalité Femmes-Hommes (RF-EFH), Agent de recherche et de documentation

Une des choses majeures dont j’ai su retenir au cours de mon parcours académique est cette notion de contextualisation, c’est-à-dire qu’aucun évènement ou phénomène ne peut être compris, expliqué ou encore interprété si l’on ne tenait pas en compte de son cadre de déroulement. Ainsi, le choix de ce sujet est avant tout subjectif, il découle de mes observations personnelles menées pendant de nombreuses semaines, et de mes échanges auprès des locaux Dakarois.

Ainsi, l’analyse des différents phénomènes sociaux en Afrique permet de réfléchir aux liens entre l’économie politique et de la religion. Ces trois domaines dans divers pays du continent africain s’enchevêtrent et se confondent, rendant toutes analyses lors des crises majeures plus complexes. Dans le cadre de mon stage à Dakar, j’ai pu observer un tout autre phénomène. Soit, de ces trois domaines (religion, politique et économie) s’articule de manière à en produire une maturité des populations qui se traduit par une cohésion sociale particulière à l’ensemble de la région africaine.

En effet, durant mes premières semaines passées à Dakar, une citation de Anne Teresa de Keersmaeker, a pris son vrai sens: « Nous sommes dans un monde où les expériences à vivre ensemble deviennent de plus en plus rares. Ce qui rend le spectacle vivant encore plus précieux. » Cette dernière n’est rien d’autre que la parfaite illustration de ce que j’entrevois dans l’ensemble de Dakar, en matière de relations humaines. Par ailleurs, il devient possible d’extrapoler cette analogie, afin d’en faire un parallélisme entre l’ensemble de ces relations présentes dans plusieurs pays du continent, qui se détériorent en raison de situations ethniques complexes et autre, et ceux observés au Sénégal (Dakar). Ceux dont j’ai observé dans cette partie du monde soient, une relation de proximité et de non-conflictualité le rendant ainsi unique et particulier en Afrique.

D’ailleurs, à Dakar et dans le reste du Sénégal, les locaux font usage d’un terme afin de représenter leur conception d’une relation humaine, il s’agit de la Teranga ». L’idée derrière cette vision renvoie, à une « une forme d’accueil réservé aux Étrangers, dont le but n’est tout autre d’intégrer et de mettre ces derniers à l’aise, et qu’ils se sentent comme chez eux, et en respectant les mœurs et coutumes de ce pays.

C’est dans ce contexte que je n’ai cessé de m’interroger sur ce modèle du développement social. Plus précisément, sur la manière dont le Sénégal est parvenu à établir cette cohésion. Je n’ai pas encore l’ensemble de réponses, mais des pistes de réflexion dont j’expose à travers cette lecture m’ont été offertes par des habitants.

Par cohésion sociale, au Sénégal, c’est avant tout le bon vivre ensemble des différentes confessions religieuses, ethniques, mais aussi des divers milieux sociaux. Au Sénégal, cette cohésion sociale s’entrevoit à travers d’innombrables éléments, dont des monuments symboliques.

Ces deux images sont plus qu’Historiques, elles sont des symboles historiques, pour le Sénégal et l’Afrique au complet. La première image, soit la « PORTE DU NON-RETOUR », situé sur l’Ile de Gorée, dont aucun mot ne sera jamais assez puissant pour décrire ou présenter ce qu’elle symbolise, les seules qui s’en approcheraient sont : déshumanisation des femmes/hommes et Enfants de ce continent. La Seconde photo qui est le Monument de la Renaissance africaine est sans doute un des plus grands symboles de la résilience et la transition africaine. Car, c’est un monument qui rappelle que l’Afrique a traversé des temps durs (esclavage et autres), et qu’il serait temps d’aller de l’avant.

Ainsi, ces deux représentations me semblent importantes et cohérentes dans une possible interprétation de la formation d’une résilience et de cette cohésion sociale. Pour cause, elles font la jonction selon moi entre un passé douloureux, une fatigue sociale, et l’espoir d’un avenir meilleur.

Ainsi, aborder de cette question de cohésion sociale au Sénégal n’est pas simplement anodine, c’est aussi porter un regard sur les impacts de cette dernière, dont en découle toute une série d’effets positifs. Par exemple, l’absence de tensions entre les différents groupes ethniques favorise l’attractivité des capitaux qui se manifeste par la mise en place de multiples infrastructures.

Les effets sont nombreux, il est quasi impossible de tous les lister ici. Mais je vais continuer mes observations et en débattre au cours du prochain blog.

¡Holá de la Ciudad de las Palmeras!

15 octobre 2019 | Cheryl, Études internationales et langues modernes, Uniterra Peru - Nativos Chocolates Amazonicos, Marketing Officer

Cette semaine marque ma sixième semaine au Pérou (ma cinquième à Tarapoto, San Martín) et cela signifie ainsi que j’ai pratiquement déjà complété la moitié de la durée de mon mandat. Ce qui est un peu difficile à croire puisque je sens à la fois que les choses ici sont encore nouvelles autour de moi et que je suis ici depuis des mois. Quel étrange sentiment !

Pour ma part, je travaille en tant que conseillère en stratégies de marketing à Nativos Chocolates Amazónicos, une microentreprise qui élabore et commercialise du chocolat. Étant donné que je n’ai jamais eu d’emplois officiels en marketing dans le passé, je dois avouer que mon travail ici est à coup sûr rempli de défis. En effet, j’ai déjà eu des positions auparavant lors desquelles je me chargeais de créer des affiches promotionnels et informatives pour un député du gouvernement fédéral entre autres, mais je n’ai jamais conseillé un agent sur des stratégies de marketing. Cette situation résulte en un sentiment de stress que j’arrive quand même à gérer. Néanmoins, je suis contente d’avoir cette expérience qui repousse mes limites du côté de mes compétences en marketing. Bien-sûr, je ne deviens pas une professionnelle dans ce domaine, mais je développe des connaissances et des habiletés que je n’avais pas. Le secteur du marketing est un domaine qui m’intéresse énormément et c’est une des raisons pour laquelle j’avais choisi cette position en particulier. Je suis aussi reconnaissante car sur ce chemin, j’ai aussi l’opportunité de travailler et aussi communiquer avec ma patronne exclusivement en espagnol. Un mandat définitivement challenging mais qui vaut tellement le coup !

En commençant à travailler, j’ai aussi commencé à en apprendre davantage sur la situation au Pérou. En effet, afin d’élaborer un plan de marketing concret et réaliste pour l’année 2020, il fallait que je fasse des recherches sur Internet et auprès de ma patronne au sujet de la situation du marché du chocolat au Pérou, mais aussi avoir une vue plus large sur ce qui se passait ici. Nous le savons tous que le Pérou n’est pas le pays le plus stable politiquement. Néanmoins, il n’est pas comparable à des pays comme la République démocratique du Congo.

Au Pérou, nous retrouvons un taux élevé de corruption notamment chez les politiciens. Trait caractéristique bien-sûr non apprécié auprès des péruviens, mais surtout auprès des d’entrepreneurs ou de gérants de petites entreprises. En effet, l’instabilité politique, engendrée par le changement fréquent du cabinet et du Congrès, a un impact sur le développement des petites entreprises. Malgré la création de projets d’aide au développement, beaucoup d’entre eux n’aboutissent jamais à cause d’un changement de personne au niveau du gouvernement. Par exemple, un CITE (Centre d’innovation productive et de transfert technologique) était supposé être mis en place cette année à Tarapoto pour aider les entreprises de chocolat, mais cela ne s’est jamais passé puisque le ministre en charge a changé. Malheureusement, c’est souvent le cas et de nombreuses entreprises ici souffrent de cette instabilité. C’est ici que je reconnais le rôle important des ONG qui sont là pour tenter d’aider des organismes ou entreprises à se développer, ce qui rend mon travail valorisant.

Finalement, je vis une expérience incroyable dans une ville qui se trouve dans la jungle amazonienne avec de la nourriture incroyable et authentique, et j’ai hâte de voir ce qui se passera durant mes prochaines 7 semaines !

Un travail significatif

2 octobre 2019 | Étienne, Maîtrise en Développement international et mondialisation, Maroc, Forum des fédérations, Projet MENA

Le début de mon stage avec le Forum des Fédération ne pouvait mieux se dérouler. Premièrement, l’équipe est très énergique, engagée et soucieuse de l’apprentissage qui m’est transmis. Je suis arrivé à Rabat un lundi et on m’attendait à la gare, l’hospitalité marocaine se faisant déjà sentir. Le projet « Autonomisation des Femmes pour des Rôles de Leadership dans la Région MENA » est un projet qui demande beaucoup de travail et d’effort de la part de l’équipe régional au Maroc.

Pour la première fois de ma jeune carrière professionnelle, je sens réellement que l’équipe dans laquelle je travaille à besoin de mon apport. Ce travail teste tous les enseignements qui m’ont été enseignés lors de mes études de 1er cycle et de 2e cycle. Je dois rédiger des notes de cadrage où la synthèse et la concision sont de mise, je participe à des discussions très interactives où mon avis et mes questionnements sont pris en considération, je travaille sur des projets où leurs réalisations sont essentielles à l’avancée du travail. Ainsi, la distinction entre stagiaire et employé ne se fait sentir que très peu. Lors de ma première semaine de travail, j’ai dû plonger dans le vif du travail. Toute l’équipe préparait le comité de pilotage (voir la photo ci-dessus), une grande réunion de direction regroupant tous les partenaires du projet de développement. Au sein de réunion et seulement après 7 jours au sein de l’équipe, j’avais comme tâche de réaliser le procès-verbal de toute la réunion. Cette tâche est primordiale, car elle recense les recommandations faites par toutes les parties prenantes en lien avec le plan d’action annuel 2018-2019. À la fin de la réunion, le représentant d’Affaires Mondiales Canada, M. Patrick Lemieux, m’a même demandé de lire ces recommandations. Je ne pouvais demander mieux comme expérience professionnelle dans le domaine du développement international !

Cette première expérience passée, je ne pu m’empêcher de considérer ma chance d’être dans cet environnement de travail, où je sens mon expertise être considérée. Mis à part le travail, Rabat et le Maroc furent très bons pour moi jusqu’à présent. Rapidement, je me suis fait une amie dans le train allant de l’aéroport à Rabat. Voyant que j’étais un étranger en transit, Safae, une Marocaine de Meknès, a proposé de m’aider à me repérer dans la ville, de me présenter ses amis et de participer à des activités les fins de semaine afin que j’évite de me retrouver seul. Que de gentillesse ! Cette rencontre m’a permis de visiter des endroits où très peu de touristes ont la chance d’aller. Je suis allé faire du surf en groupe, j’ai été présenté plusieurs personnes de mon âge et j’ai pu observer la manière dont ces jeunes adultes vivaient. Cette expérience culturelle unique fût très enrichissante.

Mon dernier commentaire concerne mon appartement. Il est facile de sous-estimer l’importance du lieu où nous dormons, puisque nous passons la majorité de notre temps à l’extérieur de cet endroit. Cependant, pour mon cas, expatrié et dans un environnement qui m’est inconnu, je dois remercier le Forum des Fédérations des efforts qu’ils ont faits pour que je me sente chez moi. Mon appartement est parfait pour moi, dans un endroit sécurisé et à quelques pas de mon travail. Je ne pouvais demander mieux. Lorsque je rentre à la maison après une longue journée de travail, je peux me reposer calmement, profiter du confort et de la propreté de ce logement et me sentir comme « à la maison ». Sans les efforts du Forum des Fédérations, je n’aurais pu avoir cette qualité des vies. Merci !

Xin chao from Ho Chi Minh City

1 octobre 2019 | Ryan, Honours Bachelor of Social Sciences in International Economics and Development, Vietnam, Uniterra - Ho Chi Minh College of Economic (HCE), Soft Skill and Marketing Officer

It’s been four weeks since I’ve arrived here in Ho Chi Minh City, yet it feels like a lifetime has already passed.

If I could describe Vietnam in a single word, it would be contradictory. This is a country of stark contrasts, with 5-star hotels sitting side-by-side with centuries-old temples to Thien Hau – the Buddhist goddess of the sea – and old aunties selling noodles on the street next to Starbucks and luxury sushi restaurants. Even the traffic, as chaotic as it is, has some sort of orderly nature to it; granted, crossing a 6-lane avenue is always a bit hair-raising, but once you start walking the bikes and taxis will just weave around you almost effortlessly. This is a place where old and new, east and west, all seamlessly combine to create a whole greater than the sum of its parts. Economic inequality is striking here, as is the fast-paced nature of the country’s development and the constant determination and drive of its people.

There’s something that stirs the heart about clinging on for dear life on the back of a motorbike taxi as it races down neon-lit rain-slicked streets (with a helmet on, of course!), or about sipping iced coffee (extra condensed milk) at a rooftop café while watching the world pass you by. And there’s something about greeting the banh mi stall auntie at the end of my alleyway every morning with a xin chao and a wave, and about petting the overfed neighbourhood dogs who come up to me with wagging tails, that never fails to bring a smile to my face.

In short, Saigon feels like a home away from home, and it’s an experience that I wouldn’t give up for the world.

That’s not to say that there haven’t been challenges, of course. The language barrier is ever-present, perhaps even more so given my East Asian descent. I’m assumed to be a local wherever I go, at least until the shopowners start bombarding me with questions in Vietnamese only to be met by my wide-eyed, uncomprehending stare and an embarrassed chuckle. The air pollution is ever-present, too, enough that I’ve taken to wearing a mask whenever I step outside on some of the worst days. If it doesn’t protect me against the particles in the air, at least it’ll help shield me from some of the smell of durians being sold on the street.

Most WUSC volunteers are in Hanoi, on the opposite end of the country. There’s only one other volunteer in my office, but even then it hasn’t really been all that lonely here. We’re both Asian-Canadians, and while her Vietnamese background makes it easier for her to adjust, her presence and the ability to share our experiences together has made working and living here an incredibly enjoyable and refreshing journey.

During the first two weeks of work here, I had the opportunity to go out into a rural community to live and work alongside local farmers while supporting a joint Vietnamese-Singaporean social innovation project. I was lucky enough to have observed as a team of 18-20 year-old students matured and grew over those two weeks to become some of the most passionate and brightest young leaders and innovators who I’ve ever met, and to have been able to directly contribute to the development of Southeast Asia’s youth. The fact that some of these same students now bring me an iced coffee every day after they saw me sneak off to buy one in the middle of the jungle doesn’t hurt, either.

Something that becomes very clear very quickly, though, is how much the work culture here stands on ceremony. Every event must have a hundred photographs, usually with an oversized bouquet of flowers in each participant’s hands. I’ve felt as though myself and the other volunteer are often wheeled out as a way to show off the school’s international partnerships, though after speaking with other WUSC staff in Hanoi I’m thankful at least that we’ve been given meaningful work instead of being simply token foreigners.

Despite the difficulties and awkward moments, though, the chance to work here as a Soft Skills & Marketing Officer has been nothing short of incredibly rewarding. I feel like I really can make a difference here, however small, and I look forward to the next two rewarding months.

Un séjour inoubliable

6 août 2019 | Alyssa, Développement International et mondialisation, Uniterra, Sénégal, Collectif des Groupements Associatifs de Pikine Ouest (COGAPO) Conseillère en commercialisation et marketing

Maintenant, je suis à la dernière semaine de mon mandat. Mon séjour au Sénégal est inoubliable et j’ai de la difficulté à le décrire tant il était riche en expériences. J’essaierai malgré tout d’en donner un aperçu. Avant mon départ, tout le monde me disait que le temps passerait très vite et je n’y croyais pas. Mais, la fin approche et je ne peux pas croire que cette expérience est terminée. Il y a eu plusieurs facteurs qui ont eu un impact positif sur mon voyage au Sénégal.

Commençons par mon organisation locale, le Cogapo. Au début, quand j’avais lu mon mandat et compris que j’allais travailler à Pikine, une ville non loin de Dakar et remplie de sable, j’avais des appréhensions. Ma plus grande peur était la barrière linguistique. Je craignais de ne pas pouvoir communiquer avec mes collègues. Après 3 mois à travailler avec eux, je me considère maintenant comme une Pikinoise. Mes collègues m’ont accueillie à bras ouverts.Ils m’invitaient souvent chez eux pour partager le repas en famille. Le Cogapo regroupe des jeunes qui travaillent pour améliorer le mode de vie de la population de la commune de Pikine . Avec eux, j’ai organisé quatre différents ateliers et une sortie éducative avec les membres. Leur solidarité et leur passion pour développer leur commune ont été pour moi une source d’inspiration tout le long de mon mandat. Tous les jeunes qui font partie de cette organisation sont des bénévoles qui offrent de leur temps parce qu’ils ont un but commun. Ayant grandi moi aussi dans un pays en voie de développement, j’ai beaucoup appris des Sénégalais et surtout des habitants de Pikine. Cette solidarité, ce dynamisme et cette confiance en un lendemain meilleur m’ont marquée et continueront de m’inspirer longtemps encore .

En plus de collaborer avec moi dans le cadre du travail accompli pour le développement de la commune, mes collègues m’ont fait découvrir les traditions sénégalaises. J’ai pu assister à un match de lutte traditionnelle, célébrer la fin du ramadan avec une famille de la région, assister au match de la coupe d’Afrique où le Sénégal était en final, etc. J’ai essayé de m’intégrer le plus que possible et d’apprendre à connaître la culture sénégalaise. Lors de la finale de la coupe d’Afrique par exemple, j’ai été dans un point de rassemblement ou plusieurs sénégalais regardaient avec enthousiasmes la partie. Malheureusement le Sénégal n’a pas gagné mais vivre les moments de joie, de stress et de tristesse avec les gens m’a vraiment rapproché de ce peuple si fier de leur équipe nationale.

Par ailleurs, j’ai eu la chance d’habiter dans une maison de volontaires. On était quatre volontaires à y cohabiter. Avec eux, j’ai aussi pu faire des expériences formidables . Ensemble nous avons fait différents voyages à l’extérieur de Dakar. Le Sénégal est un très beau pays. Il y a des régions comme Saint-Louis ou même le désert de Lompoul qui sont des perles rares. Saint-Louis est une ville avec une architecture coloniale et Lompoul est le seul désert au Sénégal. Le pays a une riche histoire et avec les nombreux musées, on peut en apprendre beaucoup sur les racines africaines. La visite de l’île de Gorée aussi m’a vraiment marquée. Cette petite île nous raconte une histoire qui a façonné la vie de plusieurs et surtout la mienne comme jeune fille des Caraibes. Mon voyage au Sénégal m’a appris beaucoup de choses sur la solidarité et l’amour d’un peuple pour son pays. J’ai aussi découvert les traditions sénégalaises. J’ai visité plusieurs endroits et j’ai rencontré des gens formidables.