Un coucher de soleil, une fin de journée, au revoir chère Thaïlande

7 janvier 2020 | Fanta, Maîtrise ès arts Affaires publiques et internationale, United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), Transnational Organised Crime and Illicit Trafficking - Intern

Mon stage arrive à sa fin et je sens que la Thaïlande va beaucoup me manquer. Au début de mon stage, j’essayais de définir ma position au sein de mon organisation d’accueil, mais à partir de maintenant, je pense pouvoir dire que définir ma place est certes importante, mais faire preuve d’ouverture d’esprit et de flexibilité encore plus. Tandis que je voulais donner clairement un titre à ma position, je ne me rendais pas compte de la chance que j’avais de toucher à tous les programmes. Ainsi, lorsqu’on me demandait mon programme d’appartenance, je répondais que je touchais à tout. De plus, du fait que mon superviseur soit le Chef de la division régionale, lorsque certaines équipes avaient besoin de mon aide, je pouvais leur apporter mon soutien.

Le stage avec UNODC m’a permis de mieux comprendre la dynamique au sein d’une organisation internationale et aussi, les défis et les efforts que doivent gérer les employés dans leurs multiples activités. Si au départ j’avais certains doutes sur ce que j’aurais pu vraiment apporter, je me rends compte que ce sont souvent les petits détails que je minimisais tant qui en réalité participent énormément à l’atteinte des objectifs de tous les jours. En tant que Junior Consultant, mon rôle était d’apporter mes compétences intellectuelles et techniques à la réalisation des objectifs de mon organisation tout en ayant un esprit critique et d’ouverture ; ce que j’ai mis en œuvre.

À l’ONU travailler avec multiples partenaires fait partir de la routine et constitue une part importante de la mission de toutes les organisations de l’ONU. L’exemple idéal que j’ai vécu est ma participation à la facilitation d’un séminaire de trois jours organisés par ONUDC à Bangkok où des experts et acteurs de la société civile venus des pays voisins de la Thaïlande se sont réunis pour discuter des enjeux auxquels font face les consommateurs de drogues face à leur vulnérabilité à contracter le VIH/Sida. Durant ce séminaire, j’ai eu l’opportunité de pouvoir écouter directement les personnes concernées par ces enjeux et les experts et étudiants partageant des études et données efficaces contribuant à minimiser les risques pour ces personnes vulnérables, car souvent marginalisées et victimes d’abus, même de la part des autorités publiques de leurs pays.

Par ailleurs, ces quelques mois passés à Bangkok m’ont aussi permis de voyager un peu et de découvrir une partie du Cambodge et ses villages et une partie du Nord de la Thaïlande, qui est assez froide comparée à Bangkok, mais aussi très magnifique et encore à l’abris de toute destruction massive humaine. Je parlais à la gestionnaire de l’hôtel ou j’étais restée puis elle me disait qu’une des montagnes auparavant prisées pour les randonneurs est à présent fermée car les feux de montagnes devenaient très courants durant certaines saisons et souvent les villageois étaient responsables à travers leur culture du champignon. Ce qui a mené à une préservation de deux ans depuis cette année de la montagne. J’ai aussi eu la chance de visiter deux petites iles et de comprendre en quoi le tourisme est une activité ambivalente en termes de développement. En outre, on observe le tourisme responsable ou écolo. On pouvait souvent lire sur des affiches de Party : Plastic free, eco-friendly party, etc.

Par ailleurs, le nombre de services touristiques partout où j’allais montre à quel point le tourisme occupe une place importante dans la vie économique des locaux. Ainsi, les gens essayent de marier le tourisme et la responsabilité environnementale. Avec le concept de « volontourisme », il est très important que nous prenions nos responsabilités partout on nous nous rendons et surtout ne pas avoir une lentille d « ’eux » et « nous » car cela place déjà l’autre dans une position de bénéficiaire satisfait et chanceux. Par exemple, dire que nous sommes chanceux d’avoir de l’eau ou un petit déjeuner avant l’école et les autres sont justes des malheureux du destin limite notre analyse et compréhension des inégalités sociales.

Comprendre le vécu des « autres » permet de mieux saisir les enjeux auxquels ils/elles font face dans leur quotidien et nous pousse à une réflexion plus poussée sur nos propres conceptions et jugements. Ceci ne peut être parfaitement accompli en quelques mois, mais les expériences à l’étranger contribuent à nous ouvrir l’esprit.

À la Thaïlande, ce pays où j’ai eu la chance de découvrir et me de découvrir, nous nous reverrons sans doute.

Orkun Charan Cambodia! (Thank you very much)

6 janvier 2020 | Chloee, Master of Arts Public and International Affair, United Nations Development Programme, Junior Policy and Research Assistant

It is the last week of my internship. As I start preparing for my departure, I am re-assessing my goals and objectives now. What did I learn? Did I make an impactful contribution to the team? It has been really difficult for me to put in words how overwhelmed I feel.

Three and a half months is too less, especially in a setting like a UN agency. The last couple of weeks, I had just started understanding my role and my expectations, and now, I have to leave. I feel slightly discontent in the sense that it was too little time and there are so many opportunities I am giving up as I end this internship. However, I feel privileged to have been part of UNDP Cambodia. The office has been at the forefront at making an impact in climate action and also committed to fulfilling the objectives of the SDG. It is very interesting to see everyone in the office very engaged and leading the path to reduce our carbon footprint.

I also got to observe how impactful and effective UNDP is when it comes to dealing with governmental relations. UNDP’s recommendations, advices and reports are considered a standard when it comes to developmental work. One of the momentous moments was the release of ‘National Human Development Report: Sustainable Natural Resources for All’ Cambodia 2019. It was inspiring to see team efforts in getting it published in time-right from its initial study to its final designing of the report.

My background in social policy, political science and economics has helped me connect with the kind of work UNDP does. Climate change and social issues are intertwined in many ways and I had the opportunity to see how some of these issues are brought forward through innovative ways as well as by engaging the youth in the process.

Being a part of Cambodia’s culture, tradition and its’ timeless history is educational. From its magnificent Angkor temples to Kampot pepper – Cambodia and Cambodians will always have a sweet spot in my memory. This journey was worth every sweat, penny and energy I put in, and I look forward to coming back here soon.

It’s not goodbye, it’s tionana (see you later)!

6 janvier 2020 | Elliane, Conflict Studies and Human Rights, Uniterra Malawi - WUSC Malawi, Communications Officer

As I’m sitting here staring out of the airplane window, thirty six thousand feet in the air, I’m reflecting on the past three months. It’s incredible to think that the time flew by so fast. I feel as though I was just stepping out of the plane in Lilongwe to the blazing hot sun, full of uncertainty.

Three months. How can I recap three months in a simple blog post? How can I put into words all that I witnessed and on my action-packed daily minibus commute and trips to the market? How would I be able to properly describe all of the intense conversations I’ve had with my Malawian peers and friends, impassioned by the state of their country and worried about what the future holds? How can I put into words what my eyes saw while walking home gazing at the fiery sunset in front of me and the silhouettes of all the hustling commuters hurrying home to their families? These are only some of the moments that will be forever etched into my mind.

While properly explaining my experience in Malawi in a mere blog post is nearly impossible, what I can tell you, however, is that my time here has been truly indispensable to me.

Working as a Communications Officer at the WUSC Malawi Country Office exposed me to the realities of international development and allowed me to see the potential professional opportunities I have going forward. It also allowed me to learn immensely about different ongoing programs and projects in Malawi, and how they are helping or hindering the population. One of the greatest things, however, is the improvement of my cross-cultural communication skills, allowing me to communicate and work efficiently in an international context.

Having to build my social circle from scratch showed me that I’m capable of making a home for myself in such a foreign environment. I’ve made lifelong friendships with inspiring people, and plans to return to Malawi to visit in the near future.

Doing an international internship in Malawi was one of the best decisions I have ever made. It was a grand adventure and incredible learning experience that I will take with me wherever I go. Thank you to everyone who made this a possibility, and to my friends and family who supported me along the way.

Zikomo kwambiri Malawi — it’s not goodbye, it’s tionana (see you later!)

Ma leçon de vie à Dakar

28 novembre 2019 | Dane, Développement international et mondialisation, Uniterra Sénégal - Réseau francophone pour l'égalité Femmes-Hommes (RF-EFH), Agent de recherche et de documentation

Pour certaines personnes, l’une des plus grandes difficultés, lorsqu’il s’agit de voyager à l’étranger s’avérer être la compréhension de la ou des langues locales, qui souvent constituent un frein dans les interactions (auprès des locaux) et dans les expériences qui s’offrent à eux, rendant pour certains les voyages ardus. Évidemment, si la langue constitue pour certains une barrière linguistique et culturelle, l’aspect culinaire compte à lui constitue toute autre chose. En effet, comme les langues, le met national est aussi un élément important, à travers lequel la culture d’un pays peut être véhiculée. Voici un des grands apprentissages dont j’en tire de mon séjour à Dakar. J’ai notamment appris, qu’à travers, les mets culinaires, il est possible d’appréhender une société, soit certaines de ses mœurs ou encore leurs compréhensions de la réalité qui diffère souvent de celle dans laquelle nous étrangers sommes habitués.

Dès l’instant où j’ai su que se déroulerait mon stage (Dakar), j’étais à la fois excité et craintif. Pour cause, une barrière linguistique dont j’avais jadis fait l’expérience. En tant que jeune stagiaire/volontaire, je voulais d’une part comprendre et apprendre ce qu’était le développement selon une approche pratique. Mais également, l’envie de me découvrir fut une de mes principales motivations qui m’a conduit à prendre part à cette aventure.

En effet, deux choses m’ont rendu craintif à mon arrivée à Dakar: la barrière linguistique comme mentionnée précédemment, mais également la nourriture. J’ai toujours été de nature craintive en ce qui concerne l’alimentation. Avant mon arrivée au Sénégal, je me décrivais comme étant une personne difficile, qui avait de la difficulté à sortir de sa zone de confort, et en matière d’alimentation, je ne mangeais uniquement que ce dont je connaissais et qui m’était familier. Je le dis en toute modestie, après avoir passé trois au Sénégal, j’en ressors grandit. Cette limite culinaire, qui m’a longtemps animé, je l’ai notamment dépassé et cela mon fait prendre conscience d’une chose, j’ai notamment appris à mieux me connaitre, mais également d’ouvrir mes esprits à de nouvelle. [La première image représente un met typique de l’Afrique centrale (Pundu & Chikwangue); la seconde image, représente un met sénégalais (Yassa poisson)]

En dépit du fait que je communique facilement en français et dans d’autres dialectes africains, le début de mon séjour à Dakar, ne fut pas ce à quoi j’attendais. Officiellement, le français fait partie d’une des langues officielles du Sénégal. Cependant, celle qui est le plus couramment parlé et utilisée, c’est le Wolof. Lors de mon arrivée, la première semaine fut un peu compliquée, car pour me déplacer il fallait que je prenne des taxis. Or, certains communiquent principalement en langue locale (Wolof)), et parler français vous désavantage, car ces derniers augmentent les prix de la course (trajet) dès lors ou vous ne faites pas d’effort de communiquer la langue.

Ainsi, avec l’aide de mes collègues de travail, j’ai notamment pu apprendre non seulement les mots de base, mais également différents éléments du langage lorsque l’on parle communiquent en Wolof. Je ne me décrirai pas comme quelqu’un qui comprend cette langue parfaitement, mais les différentes intonations qu’emploient les individus me permettent actuellement de suivre une conversation sans nécessairement comprendre.

Je crois aussi qu’il est important de souligner une chose dans ce contexte linguistique. Dakar comme de nombreuses grandes villes africaines, regorge d’une diversité culturelle importante. En effet, cela se manifeste notamment par différents éléments, dont l’emplacement de certains quartiers, des soirées dédiées à certaines nationalités, etc. Un des éléments qui distingue Dakar, d’autres grandes villes africaines, c’est aussi la diversité de langue internationale parlée. Certes, le Wolof reste une la langue la plus parlée devant le français. Mais, il est aussi possible de communiquer en Arabe avec certaines personnes, en Anglais, et en Mandarin dans ce pays. Pour moi, ce fut une des plus grandes beautés observables à Dakar, car d’une certaine manière, c’est comme j’étais encore au Canada.

Difficile à certains moments, mais le Sénégal reste pour moi un pays ou j’ai eu cette chance et l’opportunité de me découvrir, de me remettre en question, mais aussi de saisir à travers ces quelques éléments (cuisine, langue), les différentes facettes de ce pays.

Xin chao once more from Ho Chi Minh City, Vietnam

27 novembre 2019 | Ryan, Honours Bachelor of Social Sciences in International Economics and Development, Vietnam, Uniterra - Ho Chi Minh College of Economic (HCE), Soft Skill and Marketing Officer

As I approach the last week of my internship here at the Ho Chi Minh City College of Economics, I’m confronted by a sea of clashing emotions. I’m happy to be finally coming home and seeing my friends and family, of course – even if it means that I’ll have to endure the frigid Ottawa winter once more. But I’m also heartbroken to be leaving such an incredible country, and the amazing people who I’ve met here. The work I’ve been doing has been meaningful – at least in some aspects – and while I’m relieved that all those days of typing up design guides and templates are finally over, I’m left unsatisfied and wanting more. I signed up to make a real difference, and just when it seems like I’ve gotten the hang of things I suddenly have to pack up and go back home.

While the first few weeks of work here were hectic – what with my being dragged off to live on a farm for a week in support of a joint exchange program – the rest of my work term has definitely been slower by comparison. As it turns out, there’s only so many webpages you can design or articles you can write before it all kind of merges into one continuous, drawn-out exercise in monotony. That’s not to say that it’s all been boring – I’ve also delivered training workshops, given impromptu English lessons, and attended ceremonies (so many ceremonies!). But the first two weeks were definitely a highlight all the same, at least compared to office work and typing away at a desk.

At times, I’ve often wondered why I was even here – after all, there are no hospitals to build or famines to stop in the middle of Vietnam’s largest and most developed city. I felt as though none of my work here was even remotely related to all those classes on humanitarian relief, supply and demand, and the ethics of Hobbes vs. Smith or the impact of Keynesian economics on small African nations. uOttawa had prepared me (so I thought) for a life of superhero-like moments of sweeping in and making a difference in a struggling community – and Ho Chi Minh City is anything but.

Case in point: I’m writing this from a chic café that’s far nicer than anything you’d find in Ottawa, watching as businesswomen and -men wander about after work. It would be easy enough to believe that I’m in the middle of Paris or Shanghai, or any other big city – at least from my current seat.

Yet like anywhere else, Vietnam is a land of stark contrasts and disparity – every day on my commute, I pass by a little village of scrap-metal huts nestled between the banks of a heavily-polluted creek and a 6-lane highway. Five minutes later, I’m sweeping past gleaming high-rises and luxury shopping malls with more bling than the Rideau Centre (not that that’s much of an achievement, mind). Riches, next to rags.

And, like anywhere else, education here is the biggest equalizer. Many of the students at the college don’t exactly come from the depths of poverty, but they aren’t part of the Vietnamese upper-middle class either. Sure, they have smartphones and motorbikes and frequent fancy cafés, yet they’re still not as financially secure as they’d like to be. They come from the countryside, or other, far poorer provinces. They have families who, while not struggling to support them, wouldn’t be considered terribly wealthy. They work part-time jobs to afford school and rent, send money or gifts back to their parents whenever they can, and have the same worries about finding employment after graduation.

But one thing is for sure: they are passionate, driven, and determined – as one of them told me, they have the hopes of their whole family on their shoulders. I suppose, then, that my role isn’t that of a saviour or a superhero – just as someone who can help out a little bit, however small that impact is. While I might quietly complain about how I’m most definitely not qualified to design a website or a marketing video, I’ve realized that I do play a role in helping these students receive quality education and the same opportunities as those afforded to me through uOttawa and the Canadian education system.

My marketing videos advertise the school’s exchange programs, making more students aware of these experiences and helping HCE find the best of the best. My website will go on to be presented to foreign partner institutions – and as it turns out, the design suggestions that seem common sense to me are quite novel to the IT team here; and, when trying to impress a Korean university or a Singaporean school federation, it’s best to pull out all the stops. (Full disclaimer, I definitely made use of uOttawa.ca’s design for inspiration.) And the soft skills workshops, while not exactly university-level material, give the students an opportunity to improve their self-confidence when working in English and express their creativity in a way that they might not be able to otherwise.

I guess what I’m trying to say here is that despite what it seems, I really am making a difference. It might not be as flashy as leading conferences or implementing a new farming technique, but to the bright young leaders and innovators who attend HCE, it matters just as much.

I’m thankful to have been able to experience life and the “other” side of international development here in Vietnam. As a Canadian of East Asian descent, it’s been something of a homecoming to me – complete with a neighbourhood auntie who calls me a 靓仔 (leng jai, handsome boy) whenever I come to buy her street food. It’s been an incredible opportunity to venture out of my comfort zone and see a bit more of the world, and I’m profoundly glad that I took that leap of faith.

Until next time, Vietnam. Xin Cảm Ơn. Thank you.

Le retour

27 novembre 2019 | Véronique, Service social avec mineure en Études des femmes, AFS Interculture Canada, GHANA, Human Rights Advocacy Center, Advocacy/Research Assistant

Je vais vous avouez je suis un peu dans le déni face au fait que mon expérience arrive bientôt à sa fin. Je suis à la fin de ma 10e semaine. Je suis devenue tellement habituer à ma nouvelle vie ici, mon stage, ma famille d’accueil et mes nouveaux amis. J’ai plusieurs émotions face à mon départ, mais aussi certaines craintes.

En écrivant ce blogue, j’essaie de réfléchir sur les apprentissages que j’ai faits ici et à ce que je vais dire à ma famille et mes amies à mon retour. Les gens ici me posent même la question, ‘qu’est ce qui va rester avec toi lorsque tu quittes le Ghana ?’ Je n’ai jamais une bonne réponse, car je leur dis toujours que mon temps ici n’est pas encore terminé. Il me reste seulement quatre jours avant de me diriger vers l’aéroport et maintenant, je ne peux plus l’éviter. C’est bientôt le temps de retourner à la réalité, et je ne peux m’empêcher de penser : comment est-ce que mon séjour m’a changée ?’ Je ne suis pas entièrement certaine.

Mon stage m’a permis de peindre une meilleure image de mon pays d’hôte, tout en apprenant sur les droits humains et le fonctionnement d’une ONG locale. J’ai même pu participer à un voyage avec mon équipe à Tamale, dans la région du Nord du Ghana où j’ai pu voir et participer à un programme sur la sécurité des homosexuels. Ça été tout un apprentissage, mais j’ai aussi été choquée d’entendre toutes les histoires des participants. J’ai le cœur lourd rien qu’à y penser car leur vie est constamment en danger et ils vivent souvent dans la peur. Ils ne peuvent pas vivre leur sexualité en plein liberté. Au contraire, ils doivent nier cette partie de leur identité. La société dans lequel j’ai habité pour 3 mois est très homophobe, mais je dois me rappeler que le changement n’arrive pas du jour au lendemain. J’ai aussi développer de bon liens avec mes collègues, et on m’aide même à pratiquer mon twi, la langue locale ici. Je suis très reconnaissante envers ce stage, car j’ai découvert un nouveau domaine d’intérêt que je n’aurai pu découvrir sans un stage à l’international.

Avec des plans déjà en place pour mes derniers jours au pays, j’ai très hâte de célébrer mon séjour ici, mais j’ai tout de même plusieurs questions qui me tracasse. Est-ce que je vais revoir ma famille d’accueil, mes amies ici après mon départ ? Comment va aller mon retour à la maison ? J’ai peur qu’on ne comprenne pas les expériences que j’ai vécues, ou la réadaptation difficile qui m’attend. J’ai un grand sentiment de gratitude envers tous les gens qui ont eu un impact sur mon séjour ici, et surtout ma famille d’accueil. J’espère pouvoir leur montrer à quel point ils m’ont fait sentir chez moi, même avec la distance de mon pays d’origine.

¡Hasta luego Perú!

26 novembre 2019 | Cheryl, Études internationales et langues modernes, Uniterra Peru - Nativos Chocolates Amazonicos, Marketing Officer

Cette semaine marque ma dernière semaine de stage avant que je retourne au Canada la semaine prochaine. C’est bel et bien la fin d’une superbe expérience !

Cependant, il est difficile pour moi d’y penser et de réfléchir à mon futur départ. En effet, il me reste encore beaucoup à faire bien que ce soit ma dernière semaine de travail. Ce vendredi, je vais présider et présenter un atelier de formation au sujet de l’égalité des genres et de stratégies de marketing. J’ai hâte de le faire, mais je suis pour le moment en stress complet, étant donné que cet atelier est mon dernier objectif de mandat. Je mets toujours énormément de pression sur moi, car j’ai envie de bien faire. Quand j’y pense, ces trois mois sont passés beaucoup trop rapidement. J’aurais voulu pouvoir y rester plus longtemps afin de réellement voir les progrès et les apports de mon travail. Les tâches de mon mandat consistaient à des travaux dont les effets ne peuvent que se voir dans le futur. Par exemple, je devais élaborer un plan marketing pour l’année 2020 : malheureusement, je ne pourrais pas voir si mon plan va fonctionner ou pas, et cela me rend extrêmement triste… Je me suis dépassée professionnellement lors de ce stage et je suis fière de ce que j’ai pu faire. Malgré quelques complications minimales au travail, je me suis vraiment régalée, et je porterai ma patronne et sa famille à jamais dans mon cœur.

En arrivant au Pérou plus précisément à Lima, je me suis tout de suite sentie à l’aise ici, car Lima ressemblait étrangement à mon pays d’origine, l’île Maurice : la structure de la ville, la nourriture… Cependant, à Tarapoto, les choses furent un peu plus difficiles. Ici, pas de chaines de restaurant, pas de centres commerciaux, qu’un seul grand supermarché, de petites ruelles, quelques voitures, pleins de mototaxis. La différence entre Lima et Tarapoto était frappante : Lima est très occidentalisée contrairement à Tarapoto, à Lima on retrouve toutes les grandes chaines de fast-food McDonald’s, Starbucks, Subway, Burger King, alors qu’à Tarapoto il n’y a que des petits restaurants ! J’ai aussi eu l’occasion de faire deux voyages à Cusco et à Iquitos : deux villes très différentes l’une de l’autre. Cusco est extrêmement touristique, on y voit beaucoup plus de touristes qu’à Tarapoto et Iquitos. Selon moi, cette ville perd un peu de l’authenticité péruvienne…

Finalement, j’ai appris à réellement apprécier la ville de Tarapoto, son authenticité, sa nature prévalant, sa nourriture locale. Tarapoto est magnifique ! Je suis reconnaissante que j’ai été assignée à ce poste à Tarapoto : je ne me voyais pas le faire autre part. Je ne réalise pas encore que je m’en vais bientôt, mais les sentiments vont rapidement faire surface quand je me dirigerai vers Lima pour prendre l’avion. Encore merci pour tout Pérou, UNITERRA et Nativos Chocolates Amazónicos !

Plus outillé

26 novembre 2019 | Étienne, Maîtrise en Développement international et mondialisation, Maroc, Forum des fédérations, Projet MENA

Dans ce billet, je tiendrai à vous partager mon expérience avec le Forum de Fédérations en tant que responsable de la logistique et du matériel, lors d’une activité de formation qui se déroulait dans la région de Marrakech. L’activité de formation était destinée à tous les participant-es au projet MENA qui habitent la province de Zagora. En effet, le Projet MENA, que j’ai présenté dans mon dernier billet, est mis en place dans trois régions différentes du Maroc : la région Souss-Massa, où la province de Zagora se trouve, la région Oriental et la région de Beni Mellal-Khénifra.

Regroupant tout le Conseil provincial de Zagora, l’activité de formation des participant-es a été tenu sur trois jours entiers. Les participant-es sont des individus qui travaillent au sein de groupes qui ont établi un partenariat d’affaires avec le Forum de Fédérations. Ainsi et après ces formations promulguées par le Forum des Fédérations, les participant-es retournent dans leur province et peuvent ainsi appliquer les apprentissages auprès des bénéficiaires visés par le projet MENA. C’est ce qu’on appelle la décentralisation des activités dans un projet de développement. L’activité en question était destinée à la mise en commun des lexiques utilisées lors de la mise en place d’activité. Par ce fait, l’objectif de l’activité de formation était, entre autres choses, de s’assurer que tous-tes les partenaires utilisent les mêmes termes et vocabulaires lorsqu’il.les font référence aux activités du projet MENA. Par exemple, que veulent dire les termes « approche genrée », « gouvernance inclusive », « autonomisation des femmes », « leadership féminin », etc., et quelles sont les contextes qui requièrent leurs utilisations. En plus de cette mise à niveau et de la compréhension des lexiques utilisées, des présentations informatives sur les sujets liés au projet MENA ont été tenues devant les participant-es. Ces séances avaient comme objectif de maintenir les participant-es informé-es, afin qu’eux(elles)-mêmes puissent ensuite informer la population de la province de Zagora. Des études sur la parité entre les genres, l’avancement de l’équité et l’égalité homme-femme au Maroc, la représentation des inégalités sont des thèmes qui ont été abordés dans ces présentations.

Ma participation à cette activité a été concrète et nécessaire à la bonne tenue de l’activité de formation des participants. Concrètement, mon rôle était de m’assurer que tout le matériel nécessaire au bon déroulement de la formation était bien en place et fonctionnel. Toutes les fiches de présences, les questionnaires pré et post activité et leurs dépouillements, le matériel logistique (crayons, papiers, documentations) était sous ma responsabilité. De plus, j’étais une des personnes-ressources pour les employés liés à la restauration. En effet, cette activité de formation était tenue dans un riad où les repas étaient servis et où les participants séjournaient. Ainsi, j’ai pu apprendre et observer les difficultés et formalités liées à la tenue de ce genre d’activité.

Cette expérience fut très enrichissante pour moi, car elle était en lien direct avec ma formation universitaire. En fait, celle-ci équivaut à un apprentissage pratique d’une activité de développement. Au sein d’une classe ou à travers des lectures et des activités théoriques, il n’est pas possible de concevoir réellement la pratique de ces activités. Plusieurs exemples d’événements sont survenus lors du déroulement de l’activité en question qui n’étaient pas prévus à la base : la contrainte du temps, la participation intéressée ou désintéressée des participant-es qui influence le déroulement de l’activité, les demandes spécifiques (l’impression de documents essentiels non mentionnés avant la tenue de l’activité, les impératifs religieux, etc.). Toutes ces caractéristiques ne peuvent être enseignées dans les classes, ou plutôt elles peuvent être mentionnées, mais les réactions qui y sont associées, elles, ne peuvent être mises en application que dans un contexte réel. Ainsi et à travers cette expérience, je me sens plus outillé et plus informé quant à la planification, à la mise en place et à la tenue d’une activité de développement.

Cette expérience n’aurait pu être acquise autrement que par ma participation au stage international offert par l’Université d’Ottawa et en partenariat avec le Forum des Fédérations. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé à remplir mon rôle correctement lors de l’activité, j’en sors aujourd’hui grandi, plus apte à prendre de bonnes décisions dans ces contextes professionnels, et je recommande à tous-tes les étudiant-es intéressés par le développement international de participer à ce genre de stage.

This was my first time here but not my last

26 novembre 2019 | Carla, International Development and Globalization- PAP minor, Uniterra Malawi - Girls' Empowerment Network, Communication and Social Media Officer

With rainy season just starting and only one day left before my departure back to Canada, I can’t help but reflect on my past three months here in Malawi.

I won’t deny that these last few days have just been a refusal to acknowledge that my time here is over. I am not ready to leave yet, I am not ready to face Canadian winter yet. It is kind of funny how a few days ago I was discussing with a friend how weird things will be when I get back since I got so used to life and my routine here. It will be weird not walking 1 hour daily or taking the minibus, it will be weird not seeing people selling mangoes and other fruits, veggies, or food in the streets, it will even be weird to have power all day. I don’t think I have experienced reverse culture shock before, but I have a feeling that in a few days I will, along with a terrible jet lag.

At the start of my mandate I was feeling a little lost and didn’t know where my contributions would lead, and even though I have seen results, there is only so much you can do in three months. Things are really just getting started when suddenly time is up, and you have to leave. Since before arriving I knew three months is not a time frame that allows for radical impact, since in the international development field patience is the key virtue that you must possess because change takes time and effort. Even if this is the case, three months does allow for learning, sharing, growing, reflecting, questioning, knowledge exchange, and small changes that will later lead to bigger ones.

I really enjoyed working with GENET and how active they are, with team members always busy in field activities, writing reports, attending conferences or meetings, preparing budgets, or preparing grant proposals. It was very interesting to experience the day to day of a local non-profit lead by a group of extraordinary women and that has been doing so much since 2008 and will just continue growing in the years to come.

“Will you come back to Malawi after?” is one questions that my coworkers and friends haven’t stopped asking, and all I can respond is that they can rest assured that this was my first time here but not my last.

Susadei Cambodia!

24 octobre 2019 | Chloee, Master of Arts Public and International Affair, United Nations Development Programme, Junior Policy and Research Assistant

Choum reap sor! (formarly, Hello!)
I have been struggling to write my first blog, mainly because there are so many things, I want to talk about but have no idea where to start. It has been a great journey so far.

As I write, I am at the University of Battambang, in a small city, 7 hrs away from Phnom Penh, attending the 74th UN Day celebration on the theme Climate Action. As international interns are not considered UN staffs, I feel lucky to be able to attend the full-day celebration with many UN personnel and staffs from different UN Country Agencies. Different activities were planned out that aimed at connecting with youth of Cambodia and engaging them in climate action talks. I am humbled to listen to discussions among UN panellist and many young Cambodian youth ambassadors on climate change and to observe how passionate they are.

Cambodia is an inspiration among South-East Asian nations. A country that battled one of the worst genocides in the history, just 40 years ago to becoming one of the leading fast developing country in the world is so fascinating. The country’s GDP growth is over 7% (UNDP calculation). UNDP Cambodia plays a crucial role in the country’s overall development. It has been working closely with the Royal Government of Cambodia; various local/international partners; and other UN Agencies in Cambodia, to drive the country’s development goals. The country is rich in forest and natural resources. The economy thrives in agricultural produce, but it has many unlocked potentials in managing their forest and other natural resources. On this note, UNDP Cambodia’s National Human Development Report 2019, focuses on sustainable natural resource management.

I feel very privileged that I get to see the everyday working of a UN Agency. When it comes to my role as an international intern, it has been unique. First week of my internship, I was trying to figure out my role in the office as an international intern. So far, things have been very smooth. I am with the Socio-economics team, in the Policy Unit. My team is engaged in both Policy work and Programmes work, although programmes unit deals with different sets of responsibilities. However, by mid of second week, I was suddenly overwhelmed with so many tasks. There were two UN Missions lined up in my first month. I was made the focal point for coordinating and managing the mission, from organizing meetings with different Ministries of the Government to writing reports after the missions. I have also been involved in drafting policy briefs and writing reports for projects. Now, I am more confident of what I should be doing. Looking back, I am so glad that all my training in formulating policy briefs in class as well as during other internship opportunities in Canada has prepared me for this internship.

One and a half month into my internship and I have adapted very well here. The food, the streets of Phnom Penh, the rice fields in the country, reminds me of where I grew up and I dread the day I must leave this place. I look forward to more exciting experience while I am here.