Tous les chemins mènent à Rome…

July 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

En tant que ville, je conseille définitivement Rome pour toute personne qui ne parle pas italien et qui souhaite vivre de nouvelles aventures sans pour autant être confronté tous les jours à son statut «de touriste». J’ai eu la chance de visiter quelques petites villes fortifiées de Toscane (dont le charme est absolument indéfinissable) et je me suis rapidement rendu compte que mon séjour aurait été une aventure complètement différente si je n’avais pas habité dans une métropole. Ce constat parait évident mais je n’avais jamais pris la peine de me questionner sur le sujet.

Bien sûre, dans les «grandes villes» qui sont des endroits touristiques (Sienne, San Gimignano, etc.) les gens parlent anglais et la ville est vivante de jour comme de nuit. Cependant, durant mon passage dans le Chianti, j’ai fait la rencontre d’une Québécoise de Sherbrooke qui effectue un stage dans un vignoble. Elle vit dans un petit village de 2000 personnes et elle doit commander ses produits frais 3 jours à l’avance chez l’épicier ! Durant ce voyage, je suis également aller à Pise et  à Florence. Pour ce qui est de Florence, j’ai trouver la ville magnifique. L’architecture et l’histoire diffèrent tellement de celles de Rome ! De par la nature de mes études (je fais une mineure en études classiques) je connais bien l’histoire de Rome et de ces monuments. Cependant, tout à Florence était nouveau pour moi. Malheureusement, je ne suis pas restée longtemps dans cette belle ville puisque mon temps était limité, j’y ai toutefois été suffisamment longtemps pour savoir que je vais y retourner !

Au terme de ce voyage, je me suis surprise à avoir le sentiment de revenir à la maison, à Rome. Malgré les choses magnifiques que j’ai vu, je suis une personne qui aime la ville et mon cœur est romain. Je comprend parfaitement pourquoi cette ville est un incontournable et fait parti des lieux à voir avant de mourir. J’imagine que ce sentiment est l’expression d’une adaptation réussie. Je suis heureuse d’avoir pris le temps de sortir de la ville antique pour me promener dans les villes fortifiées médiévales ou encore à Florence au cœur de la Renaissance italienne. Pour toute personne effectuant un stage à l’étranger, je crois qu’il faut profiter de cette chance exceptionnelle de voyager et de voir un peu plus de notre pays d’accueil que simplement la ville où l’on travaille. Dans mon cas, sortir de la métropole où le mélange de culture est palpable m’a donné l’occasion de voir un peu plus la culture italienne “traditionnelle” et de parcourir les paysages tellement diversifiés de l’Italie.

La plage en Italie

July 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Question d’occuper mes fins de semaine et de profiter de la belle température, je suis allée passer une journée à la plage. Je me suis donc levée vers 8 heures et je me suis rendue à la gare la plus près de chez moi. Dans un billet précédent, je vous parlais des populations sans emplois et des mendiants… Je me suis rendue compte que ces gens ont des moyens très inventifs pour gagner leur vie… L’achat de billet pour le voyage se fait via une machine. Tandis que j’arrive devant la machine pour entrer les informations nécessaires, une femme arrive et se tient debout (très\trop) près de moi, je comprend qu’elle veut m’offrir son aide pour l’achat d’un billet en échange d’un pourboire ! Malgré que je lui ai dit que je n’avais pas besoin  de son aide, elle s’est fait très insistante. Heureusement son attention s’est rapidement dirigée sur l’homme qui arrivait à la machine voisine de la mienne.


Une heure de train plus tard j’avais les pieds qui brûlaient sur le sable de la plage de Santa Marinella. Avant même d’arriver, un  panorama avec la plage et la Méditerranée était visible de la fenêtre de mon wagon. Je me serais cru dans une annonce de voiture européenne. Une fois à la station d’arrêt, je n’ai pas eu de mal à trouver mon chemin puisque la plage est l’attraction principale de la ville et qu’elle s’étend sur plusieurs kilomètres. Cette plage est très populaire étant donné c’est celle qui se situe le plus près de Rome et que c’est l’une des seule qui comprend une plage publique. C’était la première fois que j’allais sur une plage italienne, et je dois dire que c’est complètement une autre culture qui s’est offerte à mes yeux. L’atmosphère était bien différente que les plages des Caraïbes où je suis allée! En effet, le sable disparaissait sous les parasols disposés en rangs sous lesquels s’amusaient les jeunes et les moins jeunes. L’entièreté de la surface de plaisance se divise en plusieurs propriétés privées et chacune d’elle possède ses parasols de couleur différente, ses toilettes et ses chaises. Les gens doivent louer leur place et ils peuvent aussi louer un petit espace de rangement pour une journée ou un mois. Une fois installé sur ma chaise, j’observe un peu les gens qui m’entourent. La majorité d’entre eux sont des petites familles, des vendeurs de maillots de bain, de sacs et de chapeaux, mais je remarque aussi beaucoup de personnes âgées qui avancent de peine et de misère dans le sable. Contrairement aux plages du sud, personne ne boit d’alcool sur la plage et les gens demeurent à l’ombre. J’ai beaucoup apprécié cette journée au calme loin du rythme trépidant de Rome. Cela m’a permis de voir le côté méditerranéen que l’on ne voit pas dans la grande ville!

“20 years of democracy and…”

July 16, 2014 | Lauren, DVM, Gender at work, South Africa

In 1994 South Africa held its first elections where members of all racial groups were freely permitted to vote. This marked an official end to the apartheid system which had stratified racial groups in society via legislation, policies, and discrimination. It is now 2014 and this marks the 20th anniversary of this monumental event. However, after being here for about two months, it is apparent that there are many places the government and society are still working out difficulties involved in such a transition. I have observed that the locals’ frequently use the phrase “20 years of democracy and…” coupled with an observation about racism, corruption, or social problems. It’s generally used in the ironic sense to imply that 20 years should have brought  more changes and advances than has actually has been observed.

However, I am also hearing many positive stories about social transformations which have played out over the past 20 years. My host mother frequently talks about how dangerous it was to have a friend of a different race come and visit around 20 years ago and she marvels at how normal it is now that I can openly live in her house with no concern from the authorities or neighbours. In my workplace co-workers of diverse racial and cultural backgrounds all work together and everyone from the office manager to cleaning lady is treated with an equal level of respect. I attended a conference a little while ago and heard people apologizing to the LGBTI members of their community for previous violence and discrimination.

It’s been fascinating for me to be able to live and work in this country while observing the ongoing transitions that are occurring. I have seen instances of heartbreak and instances of hope. It’s no easy thing to rectify damages inflicted on majority of a population over a long period of time. Many of the issues that my work of transforming gender ideas is trying to address have ties to structures or systems that were imposed on groups during apartheid times – whether it be poor access to education or deeply rooted socio-economic discrimination.

Working in South Africa with its famous history has made me more aware of how much a country’s history shapes, limits, or empowers its present and future. It also has made me aware of how much work and time must go into addressing issues stemming from negative historical practices. Development work can’t solve these kinds of problems with quick fix programs; transformation can be a long and painful process. However, the positive changes that have been made in the 20 years of South Africa’s democracy give a glimpse into what the future can bring and make it much worth the effort of working towards cultural, racial, and gender equality. I’m very fortunate to play a tiny part in it.

Namaste from Nepal

July 16, 2014 | Andrea, DVM, Uniterra, NEPAL, Fair Trade Group Nepal

Namaste!

Mero naam Andrea ho (my name is andrea) and over the last month of exploring and living in Nepal I have been exposed to one of the most interesting and diverse cultures I have ever experienced! The Kathmandu Valley in particular offers an amazing opportunity to learn about the different cultures and religions that make up Nepal, with cultural festivities happening almost every week. I have also been introduced to the social, political and economic issues within the country as they are hot topics in office conversation.

During my stay, I am working with Fair Trade Group Nepal (FTG Nepal) as a Communications and Public Awareness Intern. FTG Nepal is an association of 19 member organizations, and works to promote the advancement of the socio-economic status of marginalized producers working in handicraft, agro-food and non-timber forestry products across the country. My role as a communications and public awareness intern is to raise awareness on the social and environmental impact of fair trade. To do this I have been working on brochures and developing FTG Nepal’s social networks, but my main task is to produce a publication that highlights the social impact of Fair Trade in Nepal through producer stories. This means that I have the opportunity to go out into the field and meet Nepalese producers who come from all walks of life. I gather their stories, talking to them about how they got to where they are today, the challenges and hardships they have faced and how working for a Fair Trade organization has helped them succeed. Through interviewing the producers I am not only able to learn more about the impact of Fair Trade, but delve deeper into the social and cultural norms of Nepal, as well as the economic and social issues that affect the everyday lives of Nepalis.

In my free time, I am taking advantage of all the sights and sounds that Nepal has to offer, which has been nothing short of exciting! Thus far I have gone a number of different hikes, attended cultural and religious events and explored the many neighbourhoods that make up the Kathmandu Valley. Nepal has offered so much in such a short amount of time and I cannot wait to continue to learn and explore more!

Andrea

2nd Blog Post from Lima

June 24, 2014 | LOUIS ROLAND, DVM, Uniterra, Peru, RNPM- Aurora Vivar

Hi,

So I’m roughly at the halfway point of my internship here in Lima.  Things are going really well, and I’ve definitely settled into more of a groove compared to the constant changes from when I first arrived.  I am moved into my “pensión”, I know where I’m going to be getting my meals most days, and I’m becoming really familiar with the trips I have to make to work, be they from my house to the Aurora Vivar office in La Victoria or to the schools we do workshops in in the “Cono Norte”.

I’m getting more confident with my role in the workshops as well.  In our vocational orientation workshops, I’m a little more familiar with the costs and opportunities of university or technical education, and try to give as much of this type of information as possible to the students I work with to help them make their decisions.  I don’t have a huge amount of time with each student during the workshop, as a fair bit of time they are listening to the facilitator, but during the second session of vocational orientation they complete an exercise and quite often are willing to chat or seek input while they complete it.

“La Chispa de Aurorita”, the science-oriented club for young girls, is a bit more fun than vocational orientation.  The idea is to let girls have a fun time thinking about and completing science experiments or activities, which will boost their confidence and self esteem and maybe pique their interest in science down the road.  The girls are a lot of fun, and so is plugging a hot dog into a battery!

The other task I’ve been completing is preparing a database for the organisation to use and fill in once I’m gone.  While I’m pretty comfortable with Excel, some major challenges come from the need for the database and the charts that are linked to it to be easily accessible to people with more basic knowledge of MS Office.  Also, a lot of the data I put in isn’t numeric, and it can be difficult to decipher the handwriting of a lot of the students we work with. Once I finish all the data entry, however, I’m excited to see how useful this tool will be for Aurora Vivar.  I’m even thinking of trying to integrate this database and the trends I find within the data as an element of my final assignment for the University of Ottawa.

The last thing I’ll mention in this blog post is the university class I’m attending with my boss, who’s finishing her Master’s degree in Gender and Development.  This is a huge challenge, to try and follow a graduate-level discussion in Spanish, but I’m learning a lot, and my own experience as a student of development has helped me keep up to some extent.  I am especially appreciative of the fact that so many different viewpoints and perspectives can be presented which fundamentally challenge a lot of the mainstream ideas in Canada.  Mimi (my boss) and I have had some very interesting discussions on our way out of the university on Monday nights.

Anyway, I need to go prepare for said class, so I’ll end my blog post here.  Happy Sunday!

Apprendre à relativiser

June 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Une autre semaine qui commence ici à Un Ponte Per… Une semaine de canicule à laquelle j’ai survécue malgré la chaleur accablante et les transports surpeuplés s’est finalement achevée faisant place à des pluies torrentielles mais intermittentes.

Vendredi dernier, alors que plusieurs se plaignaient de la hausse faramineuse du prix de l’essence, l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) était à moins de 90 km de Bagdad. Ce groupe terroriste qui tente de créer un état à cheval entre la Syrie et l’Irak est une initiative sunnite de plus contre la majorité chiite au pouvoir en Irak. Ce qui distingue ce groupe, c’est la violence de ses attaques en moins de 4 jours, ils ont pris contrôle de la seconde ville d’Irak ; Mossoul. Tandis que la semaine dernière on chiffrait à 500 000 le nombre d’Irakiens fuyant les zones sensibles, ce nombre a doublé… Ajoutant ainsi 1 million de réfugiés dans les régions avoisinantes, le Kurdistan notamment. Le groupe ne rencontre que très peu de résistance puisque les soldats irakiens, trop peu entraînés suite au démantèlement de leur armée lors de l’occupation américaine, désertent lors des conflits. Ces attaques des Djihadistes sont évidemment totalement éclipsées par l’effervescence qui entoure la Coupe du monde et ce, même si l’EIIL se sert d’un compte Twitter pour revendiquer ses attentats !!!!!! L’Italie a vaincu les Anglais que voulez-vous !… Étant donné que nous sommes la seule organisation en Italie qui traite avec l’Irak et ses populations (qui sont appelées tribus !?), les prochaines semaines s’annoncent très occupées…

Sur une une note plus légère, parlons de sexisme. Une chose qui me consterne entourant la culture du sport en Italie… c’est qu’elle se vit entre hommes. Les Italiennes ne font pas de sport et règle générale, les hommes pensent que les femmes ne s’intéressent au foot que pour les joueurs… Plusieurs publicités européennes vont d’ailleurs en ce sens… Je pense ici à la publicité d’un magasin d’électronique qui propose téléviseur grand format pour messieurs et sèche linge pour mesdames lors de la Coupe du Monde…

Je me considère chanceuse d’être ici pour prendre conscience de ce qui se passe actuellement en Irak, ça permet de remettre beaucoup de choses et perspective et d’apprendre à relativiser… Je n’en n’aurais sans doute pas eu conscience si j’étais restée au Canada et je me serais plaint du prix de l’essence comme tout le monde… Sans me soucier du pourquoi…

Je vous encourage à vous renseigner davantage sur la situation actuelle en Irak, les enjeux sont importants, surtout dans le monde des Droits de l’Homme dans lequel nous vivons.

Outside of Classroom Learning

June 5, 2014 | Lauren, DVM, Gender at work, South Africa

At the moment, I am starting the fourth week of my international internship here in Cape Town, South Africa. It feels like I just arrived yesterday but also that I’ve come so far in regards to what I’ve learned.

I am currently am studying International Development at UOttawa, and I have taken a few classes relating to gender issues and development over the course of my studies. When I found out which internship I had been placed in, I was quite excited to be able to see how the ideas that I learned in class can be actually applied and practiced in real-world settings. Here in South Africa I am working with two different organizations which are partnering on a number of projects dealing with gender-based discrimination and violence in the country, especially in regards to workplaces and high prevalence communities.

I am definitely enjoying the in the practical work I have been assigned here in the office. Over the course of my time here I have been reading over documents outlining the processes of the projects, learning about the different methodologies and theories which are driving the processes forward, and creating information and publicity material about what I’m learning. It’s great to be able to look at the theories and then compare them to a process which is currently happening and involves real people and communities. However; I think the experiences I have had so far which have most impacting my view on these projects is not the comparison of theory and method to practice, but the conversations I have had with project participants and facilitators. Within these conversations I have been able to get a view into the emotional and physical impact of gender based violence and of the programmes currently running to address them. It makes the issues take on a much more personal element than any project description document possibly could, and it has inspired a deeper level of thinking and interacting with the subjects than I’ve had before.

One conversation I recently had which stands out as an example of this kind of learning was with a Community-Based Organization field officer who works with women involved in sex work in a particularly vulnerable region of a nearby country. She was sharing with me some of the work she was doing documenting personal stories of violence and abuse which occurred during a recent political event in the country. What stood out to me in the conversation was how this fieldworker has recently come to see that she has been deeply affected by hearing stories and sharing space with the affected women. She has realized that it is not only the women who experienced the violence who need care, but that she herself needs support in order to deal with the emotional burden that her work brings her into contact with daily. This realization was quite new for her, so over the course of the conversation it was clear that she was still trying to figure out how to deal with it. As she articulated her experience I could hear not only the methods she was using in her work, but the personal impact the process of doing the work has had on her in a raw and honest way.

It is these kinds of concepts and personal experiences which are difficult to teach or learn in a classroom, but I think it is these kinds of encounters that will be much more deeply rooted in my mind going forward in my education on Development. They remind me that as a potential future development worker, I am not only a machine full of academic knowledge waiting to be implemented, but a person interaction with other people. These kinds of interactions don’t just involve thinking and theory, but feeling and experience, joy and heartbreak, frustration and empowerment. Overall, I think what I’ve learned most so far is that there is still much, much more to learn.

Jeunesse solidaire

June 3, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Bonjour à tous,

la semaine dernière à été plutôt mouvementée pour mes collègues puisqu’une importante rencontre des partenaires de Un ponte per… pour le projet sur la Liberté d’expression s’est tenue en Tunisie. Au courant des prochaines semaines, des rapports, des recensements, etc… devront être réalisés concernant se rassemblement qui a réuni plus de 150 activistes de plusieurs pays. Je pourrais donc vous renseigner davantage sous peu.

Depuis mon arrivée, j’ai également eu la chance d’assister à une conférence donnée par trois jeunes adultes originaire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Dans le cadre d’une tournée européenne organisée par le “Palestinian youth movement” ces jeunes appartenant à diverses organisations sont venus parler de leurs actions de solidarité concernant la situation des Palestiniens et répondre aux questions des nombreux individus qui ont assistés à la conférence. Mon collègue journaliste s’est entretenu en anglais et en français avec eux avant la conférence. Puisque j’ai assisté à l’entrevue collective j’ai pu comprendre l’ampleur du sentiment de solidarité des jeunes du monde arabe pour la cause palestinienne. De plus, en observant mon collègue interagir avec les autres participants de la conférence, j’ai pu aisément comprendre que les gens présents ce jour-là croyaient en cette cause et assistaient à toutes les actions s’y rattachant.

Sur le campus de l’université, j’ai aussi fait la rencontre d’une Palestinienne avec qui j’ai eu une discussion très enrichissante au sujet des réalités des jeunes Canadiens versus celle des jeunes Italiens…

J’espère que votre expérience est/sera aussi enrichissante que la mienne sur le plan personnel… et surtout qu’elle vous permettra de constater à quel point il y a des bonnes personnes dans le monde. Sortir de sa zone de confort et de son environnement permet de remettre les choses en perspective et d’être reconnaissant de la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix où notre avenir n’est pas hypothéqué par des conflits qui nous dépasses.

Sur ce… Je me remet à la recherche d’articles concernant la conférence de Tunis!

À la prochaine!

La dolce vita ?… Oui mais pas vraiment

May 20, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Bonjour à tous! Ou plutôt Ciao!

J’entame aujourd’hui la troisième semaine d’une expérience inoubliable qui, j’en suis certaine, n’est que la première d’une longue série. J’ai toujours eu envie de voir le monde, ses cultures, ses beautés et ses défis. Le stage que j’effectue actuellement au sein de l’organisme Un Ponte Per (UPP) à Rome est une opportunité formidable de saisir ces facettes de l’Italie.

UPP, qui a été fondée en 1991, concentre la majeure partie de ses activités en Irak, au Maroc, en Tunisie et en Égypte. Globalement, le mandat de l’organisme est de défendre les Droits de l’Homme dans les pays où les politiques répressives de gouvernements trop souvent corrompus les menacent. Plus spécifiquement, je fais partie de l’équipe qui travaille à la défense de la liberté d’expression dans ces pays. Mon travail ici consiste à faire l’édition du site web “Freedom of expression”, la correction des documents en anglais ainsi que la traduction en français de ces documents. Bien que mon travail ne me permette pas de voir des résultats à court terme, je crois qu’il est utile puisque la traduction des formations et des activités permet à plus de personnes d’accéder aux informations, de prendre conscience des lacunes de certains systèmes et surtout cela permet aux sociétés civiles de s’organisées dans une langue qu’elles comprennent afin de s’unir et d’être plus efficaces.

Continuons sur une note plus personnelle…

À mon arrivée à Rome, j’ai été accueilli par deux de mes collègues, des jeunes gens très sympathiques qui m’ont reconduit chez moi après m’avoir donné un cours 101 sur les moyens de transports! Je vis seule dans un petit appartement un peu en retrait du centre-ville et je met environ 50 minutes à me rendre au travail tous les matins. Dès la première semaine, j’ai appris que les transports en commun en Italie sont très peu fiables… sauf pour être en retard! Heureusement, où je travaille, l’horaire est flexible et personne ne vous reproche de ne pas être là à l’avance! Plusieurs jours se sont écoulés avant que j’ai accès au WIFI, j’ai donc exploré mon quartier et pris le temps de m’installer dans mon nouveau chez-moi! Je me suis rapidement rendu compte que même si je me trouve en Occident, dans un pays développé, la moindre activité quotidienne peut représenter un défi… même faire l’épicerie! Comme les Italiens ne sont que partiellement bilingues, la communication peut s’avérer difficile. Heureusement, un de mes collègues parle aussi très bien français et peut servir d’interprète!

Puisque j’étais déjà venue à Rome, je croyais naïvement que mon expérience serait similaire et j’ai passé une première semaine exténuante à me perdre durant des heures tous les jours… Heureusement, ici, la beauté est partout où l’on regarde alors il y a pire qu’être perdu dans la ville éternelle! Il y a toutefois un bémol… lorsqu’on habite ici on se rend compte à quel point la situation économique est mauvaise et la pauvreté omniprésente… Je pensais qu’en Italie il faisait bon vivre… Que les gens étaient heureux sous le soleil, la Dolce Vita quoi! Or les gens ont l’air fatigué, la ville est sale, les immigrants vendent toutes sortent de babioles pour survivre, les loyers sont chers, le taux de chômage pour les jeunes diplômés frôlent le 40% et les plus chanceux cumulent les emplois à temps-partiel… La mauvaise gestion a fait son œuvre et les Italiens doivent maintenant trouver une solution.

En terminant, cette expérience est tout de même incroyable. Les gens sont gentils, la nourriture est excellente, l’histoire est partout, j’apprends de nouvelles choses tous les jours et la température est délicieuse !

A presto, Ciao !

Premiers jours

May 16, 2014 | Rémi, POL, Jeunesse Canada Monde, Sénégal, RADDHO

Départ pour le Sénégal

Le départ est d’Ottawa, l’arrivée est à Dakar. Avant de débuter le stage de trois mois dans un pays et un continent qui me sont encore inconnus, il me faudra d’abord m’y rendre. Pour ce faire, des transferts à Détroit et à Paris seront nécessaires. Dans les deux cas, j’aurai à patienter près de huit heures. Ce sera très long; j’ai apporté quelques livres afin de me divertir. Espérons qu’internet sera accessible. Visiter quatre aéroports en 36 heures, c’est un voyage en soit. Pendant cette attente interminable, j’aurai beau me plaindre, cela ne changera rien à la durée de l’attente qui est hors de mon contrôle. Tout ce que je peux faire c’est être à l’heure. « Je suis en charge, mais pas en contrôle » comme nous avons vu dans la dernière séance préparatoire. Ces paroles prendront fort probablement tout leur sens quand viendra le temps de travailler pour mon organisme local, la RADDHO. Selon quelques commentaires d’étudiants ayant travaillé pour cet organisme, la désorganisation serait présente, laissant bien souvent à eux-mêmes les stagiaires. Il vaudra probablement mieux mettre de côté, du moins partiellement, les critères de performances occidentaux, afin de juger de l’efficacité de cette organisation.

Cependant, avant même d’entrer dans mes nouvelles fonctions, j’aurai une semaine pour m’habituer à mon nouvel environnement. Pour moi qui suis habitué de vivre selon mon propre horaire et mes priorités, l’arrivée dans une famille d’accueil sénégalaise apportera beaucoup de modifications à mon mode de vie. J’ai déjà eu l’occasion, par le passé, de vivre dans un autre pays pendant quelques mois, mais je ne fus pas dans une famille. Ainsi, selon les informations préalables que j’ai reçues, nous serons autour de 8 personnes à vivre sous le même toit. Avec trois jeunes enfants en bas âge, cela apportera probablement son lot de joies, tout comme son lot de cris et de pleurs.

En cours de vol

On m’avait encouragé à profiter des quelques jours entre la fin de la session universitaire et le départ pour le Sénégal pour habituer mon corps à l’heure avancée du Sénégal, afin de faciliter la transition et ainsi éviter le décalage horaire. Plus facile à dire qu’à faire. Pendant le trajet, toutes les opportunités furent bonnes pour tenter de dormir, car le sommeil en avion ou dans l’aéroport n’est pas le plus réparateur. J’ai donc misé sur la quantité de sommeil et non sur la qualité.

Arrivé à Dakar

C’est fait, j’ai posé mes premiers pas en Afrique. Contrairement à ce qu’on m’avait dit, je n’ai pas senti de « mur de chaleur » une fois descendu de l’avion. Arrivé en soirée, la température est plus fraîche. J’aurai donc tout le lendemain pour cuire sous le soleil de Dakar.
Avant de pouvoir sortir de l’aéroport, il me faut passer les douanes et obtenir mon visa. Encore une fois, « je suis en charge, mais pas en contrôle ». La seule autonomie que je possède est celle de me tenir bien droit en attendant qu’on imprime sur mon passeport le visa sénégalais. Mis à part cette infime souveraineté sur ma personne, l’attente est interminable. Je profite donc de cette occasion pour regarder ce qui m’entoure et observer que tous les gardes de sécurité semblent être en charge de ce qui se passe, en donnant des indications à leurs collègues. Difficile ainsi d’identifier le « véritable » patron. Mon tour arrivé, mon sort est maintenant entre les mains de l’officier du fond de la pièce…