Au revoir Cape Town…

November 24, 2014 | Anne-Marie, ECH, Gender at Work, Afrique du Sud

J’en suis déjà aux derniers jours de mon voyage. Après trois mois passés ici, j’ai l’impression de commencer enfin à être à l’aise. Certaines choses qui me paraissaient étranges au début, comme les taxis mini-van, me semblent maintenant indispensables. Et je dois partir! Beaucoup de choses vont me manquer : la chaleur des gens, la mer, la diversité, les montagnes… Et certaines choses m’inquiètent pour mon retour : j’ai un peu peur de la routine, du froid, du coût de la vie même!

Je pense que cette expérience m’a changée. Je dis « je pense », car bien qu’il soit impossible que je n’aie pas changé depuis mon départ en septembre, il m’est difficile d’identifier en quoi exactement constitue le changement, et dans quelle mesure celui-ci m’a affectée. Mon retour au Canada et la reprise de mes relations interpersonnelles habituelles me permettront sûrement de constater l’état des choses. Mais je crois bien être de ceux qui trouveront le retour davantage éprouvant que le départ. En effet, je reviens officiellement le 24 novembre au Canada, mais je doute être réellement de retour avant Noël.
Faire ce stage était vraiment la meilleure façon de terminer mon baccalauréat. À travers les gens que j’ai rencontrés, les expériences que j’ai vécues et les choses que j’ai vues, je pense avoir appris plus que ce que je ne l’imagine; dans ma vie académique, professionnelle et personnelle. Je ne sais pas quand je vais retourner en Afrique du Sud, mais, comme plusieurs personnes me l’ont confirmé : « I can see it in your face, you’re coming back ».

Faire des miracles avec peu, ou bien comment s’armer de persévérance et de patience.

November 18, 2014 | Roxanne, ECH, MAC, Nepal, Ban Landmines Campaign Nepal

Les semaines continuent de s’écouler à leur le rythme habituel, mais ce n’est pas l’impression que j’ai. Chaque jour qui passe me rappelle que le décompte tire à sa fin. Ainsi, je profite de chaque opportunité d’apprentissage qui m’est présenté, que ce soit dans mon milieu de travail auprès de Ban Landmines Campaign Nepal (NCBL) ou encore dans le quotidien que j’ai réussi à me forger à Katmandou. Un certain adage dit qu’il faut au minimum trente jours pour adopter une nouvelle habitude de vie. Je ne peux pas dire le contraire, puisque les deux derniers mois ont su me prouver que je me peux m’adapter à de nombreux changements. Ce qui pouvait me sembler des plus étranges au départ, tel que les fréquentes coupures de courant, prendre mes douches avec un seau d’eau bouilli ou interpeller les gens comme étant mes frères (Dai) et soeurs (Didi), me semble à présent tout naturel. Au cours des dernières semaines, j’ai eu l’occasion de mieux comprendre mon organisme et mon pays d’accueil. Toutefois, au moment où je crois avoir saisi la nature de la culture népalaise je me rends compte que je suis encore bien loin d’entrevoir les racines profondes de l’histoire et des mœurs de ses citoyens. Trois mois ne sont définitivement pas assez pour assouvir ma curiosité!

L’un des projets de NCBL sur lequel j’ai eu la chance de travailler est le Réseau des Survivants, un projet qui rassemble des victimes d’incidents impliquant des mines anti-personnels ou d’autres types d’explosifs, que ce soit pendant ou après le conflit interne. Ce projet est autogéré par les survivants eux-mêmes, sous la brève supervision et le support financier de NCBL. Ce projet a permis de rassembler des victimes de différents milieux (armée, police, groupes maoïstes, civils, etc) et différents âges. Ce réseau leur offre une opportunité de se rassembler sous le même toit deux fois par mois pour discuter de différents enjeux et des façons dont ils peuvent sensibiliser leur entourage afin d’avancer peu à peu dans la direction d’un Népal plus accessible aux personnes handicapées. Par ailleurs, l’un des projets gérés par ce réseau fut la distribution d’un appui financier à 50 survivants. Cet appui a permis à quelques-uns de démarrer une entreprise, tandis que cela a soutenu l’expansion du commerce de certains, ou encore de fournir du matériel, tel que des ordinateurs ou téléphones cellulaires pour faciliter leur communication. Après avoir visité quelques survivants et leur famille, j’ai pu constater de quelle façon ce soutien financier les a affectés. Pour certains d’entre eux, ce support représente un léger coup de pouce pour maintenir un niveau de vie décent, alors que pour d’autres, ce support a une valeur sentimentale puisqu’il démontre qu’un ensemble d’individus pense à eux et les soutient dans leurs efforts quotidiens.

J’ai fini par conclure que ce réseau est à l’image du ‘’chautari’’. Les ‘’chautaris’’ sont de grands arbres, bien souvent entourés de pierres. Ces arbres occupent généralement une place centrale dans un village ou sur une route entre deux endroits. C’est à la fois un lieu pour se réfugier, reprendre son souffle lors d’un long trajet, ou encore un point de rassemblement. Le réseau des survivants permet aux victimes d’avoir un lieu et une raison de se rassembler régulièrement. Ainsi, ce projet est plus qu’un simple support financier ou matériel, il a une valeur sentimentale et se base sur l’entraide entre pairs.

Par conséquent, cela m’inquiète beaucoup de savoir que le financement de ce projet arrive à son terme. NCBL est présentement à la recherche de sources de financement pour renouveler le projet pour une seconde année, afin de maintenir les relations bâties et de rejoindre davantage de victimes de mines et autres explosifs. Au cours des deux derniers mois, une partie de mes efforts ont été dédiés à la recherche de potentiels donateurs. Cette tâche m’a permis de constater à quel point la compétition est forte parmi les organismes non gouvernementaux pour recevoir des subventions. Il y est évident qu’il devrait y avoir plus de collaboration entre les divers NGOs locales et internationales. Cependant, c’est plus facile à dire qu’à faire que de rassembler tous ces organismes à la même table! Donc, il faut que les organismes s’arment de patience et de persévérance pour atteindre leurs objectifs. Il n’est pas surprenant qu’un organisme écrive une vingtaine de demande de subvention avant de recevoir une réponse positive. De plus, il faut être prêt à faire des miracles avec peu de ressources. Comme me l’a dit un jour ma superviseure: ‘’S’il fallait constamment attendre après le financement avant d’entreprendre quoi que ce soit, nous aurions peu de résultats. Il faut être comme une route et s’adapter à ce qui se présente devant nous; contourner les montagnes, traverser les rivières et se rebâtir après un désastre naturel’’. Bref, une philosophie que je devrais appliquer dans la vie de tous les jours– il faut continuer de mettre un pied devant l’autre malgré l’incertitude qui caractérise notre avenir!

Enfin, à chaque fois que j’entends les moteurs des avions survolées mon appartement, mon ventre se serre à l’idée que mon départ est imminent. Cette ville et mes collègues occupent désormais une place privilégiée dans mon coeur. Bien que je n’aie pas toujours l’impression que mon passage aura fait une grande différence auprès de mon ONG, ils auront au contraire eu un grand impact sur moi, ma façon d’envisager mon avenir et le monde de la coopération internationale. Les organismes internationaux ont chacun leur points forts et leurs faiblesse, et ce stage m’aura appris à les reconnaître, les étudier et ‘’faire avec’’. À ce moment-ci du stage, je commence sérieusement à me questionner sur mon avenir dans ce domaine. Cette expérience m’aura permis de constater qu’apprendre à gérer des habitudes de travail différentes, des budgets limités, une forte compétition entre les organismes de coopération et un environnement en constante évolution sont des prérequis. Mais une chose est certaine en ce qui me concerne; cela en vaut la peine! Le Népal n’a peut-être pas encore signé le Traité d’Ottawa et la Convention contre les armes à sous-munitions, mais au cours des dernières années, de nombreux efforts ont été consacrés à l’assistance aux victimes, la prévention des risques auprès des citoyens et au nettoyage des terrains. Ainsi, petit à petit, NCBL a entrainé des changements positifs dans sa communauté et c’est ce qui compte!

A Greater Appreciation

November 18, 2014 | Lindy Delmage, DVM, CWY, India, RMKM

The campus was extremely quiet surrounding Diwali.  All of the girls from the teacher training program who study at RMKM went home to be with their families in various parts of Northern India.   I never realized how much they make this place feel like home until they left.  I found the quiet too much and missed their laughter and voices that usually fill the hallway.  I even found myself missing the loud music that they put on in the morning when I’m trying to sleep.   Thankfully this quiet is not permanent and they will be back in another week.  At this point I can’t even imagine what going home is going to be like.  I think it will feel very overwhelming.  I will have to adjust to having so many choices such as what I eat, what I do, where I go etc. in daily life back home.

I was told that the middle of the internship period can often feel like it is the longest, but that the last few weeks will race by.  The middle of the internship was the most difficult for me in terms of homesickness.  Unfortunately I got sick and ended up visiting a doctor in Ajmer.  He was very knowledgeable, however I still wished for the health care system back in Ontario.  I know that I will appreciate the comforts of home so much more as soon as I get back to Ottawa.  I also know that there will be many things from Canada that I will appreciate even more such as the comforts that I have in my home.  When I think about some of these things now they seem quite luxurious (ex. hot water, washing machine, my bed).

Since my last blog post, I have gained a deeper understanding about my host organization, as well as the culture in Rajasthan.  I am getting to know the inner workings of the ngo that I am doing an internship for.  While I can’t say that everything about my stay here has been easy, I can say that I have learned a lot on a personal level.  I think my self-confidence, and problem solving skills have increased a lot from having to live without my immediate support system within physical reach.  This has also helped me to become more independent since the beginning of my internship.

I enjoyed a trip to Agra with Ingrid (fellow intern from uOttawa here at RMKM), to see the Taj Mahal and many other beautiful sights.  After Agra, we visited Jaipur.  We were gone for a total of five days.  It was very nice to be able to see sights outside the compound in which we work.  A few weeks later we had another few days off due to a holiday so we decided to visit Udaipur.  This has been my favourite place in India so far.  We were able to visit a lot of the city on foot, we had wonderful food, took a cooking class, and even visited an animal rescue center where the street animals of Udaipur are provided with medical care.

India has been a roller coaster ride with many ups and downs.  I never know what is coming around the bend.  I am looking forward to the last few weeks and finishing off my projects at work before heading back to Delhi.

Ghana Part Two

November 13, 2014 | McKenzie, SOC, AFS, Ghana, HRAC

I have officially been living in Ghana for two months. I now live in SSnitts Flats, which is located in Dansoman, a suburb of Accra, Ghana. My host family consists of a father, mother, sister (25), sister (14) and a brother (11) - they also have another brother (18) but he is currently on an exchange in Japan for a year. My stay with them has been amazing. Living in Dansoman has also been an interesting adjustment because it is much further from my workplace in Osu, so I need to wake up around 5:00 am to be able to grab the tro-tro to work at 6:00 am- in order to make it in time for work at 8:00am. Also, power outages occur for a few hours almost daily, and the water is completely shut off on Tuesdays and Fridays- which also tends to be most of Wednesdays and Saturdays- this has increased appreciation for my apartment in Canada.

I have spent some time exploring Accra- and have really enjoyed Makola Market, Jamestown, and Labadi Beach. Makola market is a market and shopping district in the centre of Accra, they sell everything that you can imagine. Car parts, backpacks, giant snails, mirrors, fabrics, etc. One of my favourite things about Makola is that its not frequented by tourists, so the vendors always give you the real price and not the oburoni price. Jamestown is a fishing village, just outside the centre of Accra that  contains pieces of Ghana’s colonial past. While here you can visit the James Fort, the Jamestown Lighthouse, pieces of the old railway, the inside of the fishing village, and fishing boats. Power outages at work are frequent, and we are to leave at lunchtime if there is no power. Therefore, I now bring my bathing suit to work everyday so if the power goes out I am able to go to Labadi Beach, which is really close to the office and popular with locals. The beach vendors can be overwhelming, but at this point they know me and tend to just come over to say hi. I have also visited Kokrobite - which is about 30km outside of Accra. The area is known for its sea fishing and is popular with tourists because of the beautiful beaches. we stayed at a place called Big Milly’s Backyard- which is a cheap resort that is known for its hostel and restaurant located on the ocean. Here we made friends with other volunteers from Norway, Togo, and Holland.

Right now things have been very busy at the HRAC as the Human Rights Clinic is working on a high profile case, and it is almost the end of the year so we are finishing up current projects and writing proposals for projects next year. I have recently returned from a 5 day trip to Koforidua and Kumasi. In each city we held four Empowerment Forums which were focused on Improving Access to Healthcare for Key Populations. Each forum was targeted towards a specific group: men who have sex with men, female sex workers, people living with HIV, and at risk and survivors of gender based violence. The goal of the empowerment forums were to educate participants on their human and patient rights and their responsibilities as outlined in the Ghana Health Services Patients Charter. Due to stigma, discrimination and lack of adequate knowledge about their health rights, most at risk populations and survivors of gender based violence face challenges accessing healthcare services in their communities and this results in violations of their health rights. Apart from our presentation there was a health care representative from the community present to inform participants of healthcare facilities and services available to them. There was also a “model of hope” there to talk about their struggles and how they have overcome obstacles. Afterwards there was a discussion, and participants were given our contact information if they wanted more information or to seek redress at our legal clinic.

This past month I have had the opportunity to participate in a some cool activities such as Oktoberfest and a Nigerian Engagement Ceremony. The bar and grill at the Goethe Institute in Accra, which is a non-profit German cultural association, was hosting Oktoberfest- and we were able to enjoy German food and music. We were early, so we got to the meet the man who was running the event- and he was actually from Canada. He used to be vice president of Four Seasons, but 19 years ago he went on a business trip to Ghana and never left. He is now married to a Ghanian woman and together the run the bar and grill. The Nigerian Engagement Ceremony was for a woman who used to work at the HRAC. We were told to arrive at 10 am, so we showed up at 10:30 thinking that we would show up just in time. Unfortunately, I underestimated Ghana time.. and the ceremony didn’t actually start until around 2:00pm.  The ceremony was in Nigerian so I couldn’t understand what was being said, but it was beautiful, guests were all wearing white- with pink or blue hats, which were the brides chosen colours for the party.

I have only a few weeks left, so I have decided that it is time to visit Northern Ghana. I am planning on going up north. During this trip I am hoping to visit Kumasi, Damongo, Dalun, Tamale, and Mole National Park.

Running Out of Time

November 11, 2014 | Kyle, DVM, AFS, Ghana, HRAC

I have been here in Ghana for over two months now, but I still have not had the time to do everything I had originally set out to do. There are so many places I really wanted to go visit, but with only weekends to travel, unfortunately it is impossible to see and do everything. That being said, I have managed to see and do a fair bit so far, and I am really happy that I have had the chance to travel here. This month I took one weekend to travel to a beach town named Kokrobite, which was really cool. They had live reggae music, and good local and foreign foods. I also went to the Shai Hills nature reserve, which was unfortunately a miss. While I saw monkeys, which I was super excited about, unfortunately the guides told us that they did not feel like giving any tours that day and that we should come back another day. Seeing as you are not allowed in the park without a guide, that basically shut down any hopes I had of being able to tour the park. However, from what I was able to see, I looked really nice and I would recommend it to anyone travelling to Ghana if they are more persuasive than me and are able to convince the guides to do their job.

I have also had the opportunity to travel through my work a few times, which has been interesting. I helped plan a training designed to educate and sensitize journalists on human rights and human rights issues. We hosted the training at a hotel in the jungle, and overall it was a pretty good experience. I really enjoy my work placement, they give me a lot of freedom in terms of the work I do. They tend to trust my judgement on projects and with regards to work, and a lot of my work ends up actually being distributed to other agencies, journalists, and other people the organization I am working with comes into contact with through their work. This has really exceeded my expectations, as I did not really expect to be allowed to handle anything remotely important. The work experience has been very interesting and helpful.

Although I have been away from home for a very long time and I am excited to come back, I have to say I am going to miss it here. I mean first of all, the fact that I will be leaving the beaches and tropical climate here just in time for winter does dampen my enthusiasm a little bit. And there is something to be said for how friendly and nice most people are here, to an extent you don’t really see back home. However, I have been daydreaming about poutine for the last few weeks, and I really miss the food from back home. While Ghanaian food is actually quite good, I have eaten more rice in the last 9 weeks than the accumulated total of all the rice I had ever eaten in my life prior to coming here.

A Month of Celebrations

November 7, 2014 | Travis, DVM, CWY, India, SPID

My second month in New Delhi has flown by! September was a month of adapting and adjusting, but once I made friends, learned my way around, and really got into my work time has only passed faster and faster. This month I travelled with some other interns to Jaipur to see the unique culture and colours of Rajasthan, and to Agra to see the famous Taj Mahal. I have explored the sights and markets of Delhi, and attended an Indian wedding.

A trip to India would not be complete without a visit to the famous Taj Mahal, which is just as magnificent in person as in photos. And in Jaipur we saw Elephants, Camels, monkeys, the Amer Fort and many other amazing monuments. Although it is not far from Delhi, Jaipur is a completely different city. It has a different feel, different look, and different culture, history, and food. India is such a diverse country. You could travel a few hours and see a completely different landscape and culture, or you can travel 20 minutes in New Delhi and see both extreme grandeur and extreme poverty. I am lucky to have to opportunity to see both side of India.

Through my work and life in Delhi I get to understand what everyday life is like for an Indian and interact with people from all backgrounds and socio-economic statuses. The friends I have made here and the people I work with have been eager to tech me about Indian culture and include me in their celebrations.

Last week I was lucky enough to attend a wedding. Marriage is a huge part of Indian culture, and an important part of life here, and weddings are huge events. It was a huge extravagant event with hundreds of guests, lavish decorations, and beautiful gowns and saris. Despite having only just met the bride and groom, they were very welcoming and happy to have me attend.

We arrived at the wedding around 8 pm, but instead of stopping at the main venue we parked the car about a kilometer down the road. The groom got into a carriage decorated with flowers and pulled by two white horses, the guests walked ahead of the carriage and danced all the way to the venue. When we got there the dancing continued, everyone eventually went inside the banquet hall, and the dancing continued more. WE danced and took photos and ate too much delicious food!

October is an amazing time to be in India. It is full of holidays and celebrations like Mahatma Gandhi’s Birthday, Dussehra, and Diwali (the festival of lights). For Diwali the city becomes alive with colour and strings of light on every house, and the sky lights up with firecrackers.

There could not be a more beautiful time to be in Delhi.

Day 59 – A month of Appreciation

November 5, 2014 | Jennifer, DVM, CWY, India, Seva Mandir

And so this adventure continues! I have officially passed the mid-term point in my internship, leaving me with only four weeks left to discover Udaipur’s little wonders. The last couple weeks have allowed me to experience feelings of frustration with respect to work assignments, yet a sense of fulfillment, laugher and general happiness. Thankfully, I have been able to establish a mini routine to maintain my tiny Canadian mania for planning, if I can say. From yoga in the early morning, to wandering in the center core of the city, or simply enjoying a fantastic rooftop meal with sunset view of Udaipur’s lovely lakes - small routines and reoccurring traditions have fallen into place. This has reduced all of the anxieties I was feeling at the starting point. I nearly feel at home in many ways. Yes, sometimes I feel like a fly in a soup and get a lot of eyes, gazing upon me, yet I do not let it bother me. I am aware and much more familiar with my surroundings, accustomed to common prices of fruits and vegetables or local transportation, which is comforting. Like many would argue, at the end of day it is all about the little things!

The month of October was nothing less than enriching. My work assignments have provided me with an immense amount of exposure to non-governmental proceedings and have permitted me to apply the expertise that I have gained throughout my degree. Over the course of four years, I have repetitively been told the famous motto “Think globally, act locally”. Having worked in the field for the majority of my assignments, I can say it could certainly be applied in the case of India. I have confidence, however, in stating that it is vital to primarily think locally and act locally. Case in point, working in the education department, specifically on the Non-Formal Education schools has been a true testimony as to how one should think and act locally. Not only have I learnt so much from the children and instructors in a variety of rural villages, I have realized how drastically different the needs and knowledge of one NFEs to another can be. The children’s appetite to learn is overwhelming which makes my mission to create an exciting contextual curriculum even more inspiring. Additionally, I have had the chance to take on a side project, which involves weekly visits to a local school for deaf and blind children of the region. This project has been even more thrilling on a general and personal scale. Designing activities for all ages or simply spending time outside playing sports with the children has been sincerely gratifying.

Both projects have also impacted me on a personal level by pushing me to communicate in a non-verbal matter and allowing me to “put things into perspective”. Not having constant water flowing out the tap, using a bucket to shower, and the lack of a proper recycling system are all circumstances that I never had to experience until now. These situations are now part of my daily life, just as they are for everyone else in India. Witnessing different living environments and observing with my own eyes widespread poverty has definitely increased my awareness of how I live my life. Now more than ever, I realize how fortunate I am and have re-evaluated my own needs and desires.

In the end, I deem to have well immersed myself into the Indian culture. I grasp every opportunity to absorb all the knowledge and information tossed at me from my colleagues or from the every day-to-day experiences that exist outside of my working environment. Although my Hindi skills have not proven to be brilliant, I have realized that it is possible to absorb some cultural substance without necessarily speaking the local language. My first 8 weeks here have provided me with a grand understanding of a new culture, an experience of other work methods, a stronger comprehension of what international work is like, a better appreciation for what I have in my life and the opportunities that I have been given, and lastly an improved knowledge of my capabilities and boundaries. I am so grateful to be in India.

Cheers to the everlasting festivals, the weekend trips & my memorable Taj Mahal visit, the chance to be invited to an spectacular Indian wedding, the non-stop Chai breaks, the countless tropical fruits and finally to all the unforgettable relationships that have been created so far through this journey. I am thrilled to see what this internship has left in store. So much to learn and discover in so little time! No matter what, I can already declare that this internship will be a memorable and successful experience. I believe I will miss India more than I ever imagined I would.

Sous le signe du changement

October 30, 2014 | Olivier, EIL, Uniterra, Bolivie, FundacionMaya

Deuxième mois à La Paz

Le deuxième mois se termine sur un signe de changement. Après avoir préparé campagne de crowdfunding, je me trouve toujours en attente du lancement. On m’avait parlé que travailler dans le développement humanitaire requerrait de la patience, et je crois que cette situation  en est un bon exemple. On avait fixé une certaine date pour le lancement, cependant les aléas de la vie ont fait que nous avons dû retarder de trois semaines le lancement. J’ai eu à trouver des tâches connexes, surtout en traduction. Je n’avais jamais vraiment fait de la traduction auparavant, mais on m’avait aussi dit qu’il fait savoir bien s’adapter, alors je n’ai pas vraiment eu de problème à faire la transition. En fait, ce stage semble m’apporter toujours de nouveaux défis. Cette semaine, je commence  une nouvelle activité : contribuer à la base de données pour la nouvelle maîtrise de la Fundación Maya en collaboration avec l’université de Salamanca en Espagne. Je vais donc mettre la campagne sur la glace, mais je garde un œil sur ce projet. Ceci étant dit, c’est une excellente opportunité d’acquérir des connaissances sur la situation économique en Amérique Latine et de Bolivie.

La maîtrise étant donnée principalement par des professeurs espagnols, les données ne sont pas adaptées à l’environnement bolivien. De plus, j’aurais finalement un endroit où travailler. Pas que travailler de la maison n’était pas satisfaisaitant, mais certaines fois la journée pouvait être longue sans avoir des interactions avec mes collègues. De plus, je pense que la communication s’en verra grandement améliorer. Je vais aussi pouvoir lire des textes académiques en espagnol, ce qui risque d’augmenter ma connaissance de cette magnifique langue. J’espère vraiment contribuer à la maîtrise et la Fundación Maya, même si j’ai quelques peurs pour ma compréhension des textes. D’ailleurs, j’avais oublié de mettre le lien pour la Fundación dans le dernier blog. Voici donc le lien : http://www.fundacionmaya.bo. Je pense que cette organisation para-universitaire est un modèle intéressant pour support l’effort académique du pays. Je me demande si de telles organisations existent au Canada. De plus, leur concours Innova Bolivia est une belle incitative pour les jeunes universitaires du pays. Je pense que je vais essayer de proposer des manières afin que ces jeunes soient un peu plus reconnus. Bien que je n’aie pas encore trouvé des pistes de solutions, mais bon j’ai encore un peu de temps pour y penser.

Sur une autre note, nous avons eu la visite de deux superviseurs du ministère des affaires étrangères en charge des programmes d’aide humanitaire. Ce fut l’occasion pour les volontaires des différents organismes de partager leur expérience. Deux points ont ressorti de cette réunion. Le premier étant axé sur le fait que les organismes étrangers ne sont pas reconnus dans leurs communautés. Les gens en Bolivie ne sont pas souvent au courant des ressources qu’offrent les ONG. Je pense que les organismes devraient peut-être inclure un volet publicitaire afin de mieux se positionner dans leur milieu. Le deuxième point concerne le manque de coopération entre les différents organismes sur le terrain. La rencontre fut une occasion de connaître le travail des autres organismes et volontaires. Une plus grande entraide entre les organisations serait plus que bénéfique. Les ressources pourraient  être combinées tout comme les efforts des volontaires pour arriver à des résultats améliorés. Cette rencontre fut vraiment prolifique et productive, m’aidant à moins comprendre mon rôle et le rôle des ONG.

Finalement, sur un plan plus personnel, il me reste que quelques semaines ici en Bolivie et elles vont bien être remplies. J’ai cette nouvelle assignation, mais je vais participer à deux tournois de rugby pour l’équipe municipal de La Paz. Je suis vraiment existé pour ces deux événements et je compte bien en profiter. Voilà, je crois que ça résume bien la situation. On reconnecte plus tard.

Après deux mois

October 28, 2014 | Rose, DVM, AFS, Philippines, Institute for Negros Development

Je suis actuellement dans mon deuxième mois aux Philippines. Je suis très contente d’avoir cette opportunité, je suis très bien adaptée à mon travail, avec ma famille d’accueil et la population. J’apprends la langue locale, je me connais bien la ville, je me déplace sans aucun soucis et je suis très en sécurité aussi. En plus, je suis très attachée avec ma famille d’accueil, je ne souhaite pas les quitter et l’idée de rentrer au Canada me déprime.

C’est vraiment une experience enrichissante à tous les niveaux. On apprend à découvrir une nouvelle culture, on travaille dans un environnement complètement différent du notre, sur le plan humain aussi, car le stage nous change vraiment. Pour moi, ce stage m’est bénéfique parce que je me mets au service de l’autre, je reste à l’écoute, et je m’occupe de leurs besoins. Avoir le sentiment d’aider les gens et de collaborer avec eux c’est très gratifiant.

Mange, prie, aime…au Népal!

October 28, 2014 | Roxanne, ECH, MAC, Nepal, Ban Landmines Campaign Nepal

Voilà maintenant plus d’un mois que j’ai atterri à Katmandou au Népal, et je n’ai pu trouver de meilleurs mots pour décrire mon expérience jusqu’à présent que de reprendre le titre du mémoire d’Elizabeth Gilbert : “Eat, Pray, Love”. Je sais, c’est cliché, mais que voulez-vous, certains clichés valent la peine d’être utilisés! En 30 jours, j’ai mangé une quantité impressionnante de daal-bhaat et de momos, médité au rythme des moines du monastère qui m’a gracieusement hébergé le premier mois, et j’en découvre un peu plus chaque jour ce pays, sa culture, les programmes de mon organisme d’accueil, de même que ma propre personnalité. En effet, un stage à l’international est bien plus qu’une simple introduction à de nouvelles coutumes, mais plutôt une superbe façon d’en apprendre sur soi, ses forces et ses faiblesses. En tant que stagiaire, j’apprends à vivre dans le moment présent et à apprécier chaque instant car je sais qu’il n’y en aura pas deux pareils.

Katmandou regorge de temples sacrés et de lieux de pèlerinage où les citoyen(ne)s peuvent se recueillir. Les différentes religions coexistent en paix ici et c’est un réel plaisir de voir que chacun peut trouver son compte parmi la panoplie d’icônes culturels répartis dans la ville. Partout où je vais, tous mes sens sont interpellés : les couleurs m’éblouissent, les arômes m’envahissent, mes papilles gustatives sont épuisées mais également enchantées des nouvelles saveurs qui les assaillent, et je peux passer au travers une cascade d’émotions en une seule journée. C’est d’ailleurs ce qui fait la beauté d’apprendre à vivre à l’étranger!

Les Népalais et Népalaises que j’ai rencontrés jusqu’ici se sont montrés très accueillant(e)s, m’indiquant le chemin et me souriant malgré mon manque de connaissance flagrant de la langue locale. On m’a prévenu de ne pas accorder ma confiance trop facilement, mais mes collègues de travail et mes nouveaux amis ont su faciliter mon intégration et je leur en suis reconnaissante. Cela me permet d’oser essayer de nouvelles activités, d’entreprendre des projets dont je ne me croyais pas capable et voir du pays. Néanmoins, Katmandou a également ses moins bons côtés; la ville est excessivement polluée et les rues sont de réels dépotoirs. La plupart des gens portent un masque pour éviter de respirer les vapeurs noires de carburant et les éléments en décomposition qui abiment le paysage.

Heureusement, le travail de mon organisme d’accueil arrive à me faire oublier ces petits inconvénients! Je fais un stage auprès de Ban Landmines Campaign Nepal (NCBL) qui a été fondé en 1995, et qui célèbrera par conséquent ses 20 ans d’existence l’été prochain. En fait, l’organisme a été fondé un an avant que n’éclate un violent conflit interne. Ce dernier opposait le gouvernement et la monarchie de l’époque à des insurgés maoïstes qui réclamaient, entre autres choses, une meilleure gouvernance et répartition des richesses dans les régions rurales. Bref, le conflit s’est étendu sur une période de 10 ans, causant un nombre élevé de victimes qui espèrent à présent obtenir réparation. Par conséquent, NCBL s’efforce d’offrir un support continu aux survivant(e)s du conflit et leurs familles, de même que faire pression sur le gouvernement afin que le pays adhère au Traité d’Ottawa et la Convention sur les armes à sous-munitions. Bien que le Népal ait nettoyé avec succès tous les champs affectés par des mines antipersonnels en 2011, la lutte pour éradiquer ce type d’armes continu et se concrétisera (espérons-le!) par la signature de ces traités internationaux. Mes collègues organisent de nombreuses rencontres avec différents acteurs qui peuvent financer des programmes de support aux victimes, ou encore influencer le gouvernement. Pour ma part, j’apprends comment NCBL s’assure d’impliquer les survivants dans les différentes étapes de leur réinsertion socio-économique, comment écrire des demandes de subventions qui répondent au besoin de l’organisme, etc. C’est avec des expériences comme celle-ci que l’expression « apprentissage expérientiel » prend tout son sens!

Enfin, dire que le temps passe à une vitesse ahurissante est la moindre des choses. Il me reste tant de choses à découvrir, tant de projets à accomplir! Je me suis fixé de nombreux objectifs qui semblent parfois à ma portée, tandis que d’autres jours ils me paraissent inatteignables. Je dois donc me rappeler de vivre un jour à la fois et donner le meilleur de moi-même. De cette façon, mon stage sera une réussite à tout point de vue, j’en suis convaincue.