Archives - ‘Washington’

Retour imminent

17 décembre 2009 | Jessica, stagiaire, Washington Center

Voilà que mon séjour à Washington prendra fin dans trois jours. En rétrospective, je m’aperçois de plus en plus que le temps passe vite. Le temps que j’ai passé à Washington m’a permis de vivre plein d’expériences que je n’aurais pu vivre si j’étais restée à Ottawa pour une session d’études normales. Mon stage a su répondre à toutes mes attentes. Jamais je n’aurais pensé faire autant de travail sur le dossier de l’Afghanistan et du Pakistan. Je quitte mon stage avec une meilleure compréhension des enjeux dans ce pays. De plus, à travers mes quinze semaines de stage, mon opinion personnelle sur le sujet a changé. Mon superviseur a su me transmettre ses expériences sur ces dossiers. Il a également pu m’apprendre plusieurs choses sur l’Afghanistan que je n’aurais jamais pu savoir lisant des livres. Sans lui, mon expérience n’aurait pas été la même.

La ville de Washington est excessivement dispendieuse comparativement à Ottawa. N’oubliez pas d’inclure les frais de Metro dans votre budget, car ces frais seront beaucoup plus grands que vous ne l’auriez prévu. Si vous habitez comme moi à Rockville, je vous conseille d’acheter la passe de 39,99$ par semaine (Weekly Pass). Elle vaut la peine, surtout si vous travaillez cinq jours par semaine et vous allez en ville la fin de semaine. De Rockville, la semaine, le métro coûte 4,50$ chaque direction (9,00$ par jour). Ce faisant, la passe de 39,99$ vaut la peine, car vous pouvez l’utiliser comme bon vous semble pendant sept jours. Je vous conseille très fortement de demander à votre superviseur si l’entreprise pour laquelle vous travaillez peut payer vos frais de transport. Plusieurs stagiaires ont réussi à se faire payer leur métro. Si votre superviseur vous dit non, au moins vous aurez essayé.

Si vous prévoyez sortir pour souper ou pour un verre un soir de semaine, les « Happy Hours » sont une très bonne idée. De plus, comme j’ai pu le constater, certains endroits offrent des choses gratuites après le travail ou en soirée. Tentez de trouver ces endroits, car ils valent vraiment la peine!

N’ayez jamais peur de discuter avec votre conseiller au Washington Center si vous avez des questions ou des problèmes avec votre stage, ou tout autre problème. Ma conseillère a été d’une aide exceptionnelle tout au long de mon stage. Si vous avez une question sur le programme offert par le Washington Center, n’hésitez pas à me les envoyer. Il me fera un plaisir de vous fournir une réponse

L’expérience du Washington Center

2 décembre 2009 | Alexandre, mdg, stagiaire, Washington Center

                Comme je l’ai expliqué dans mon dernier blogue, cela fait plusieurs années que j’anticipe ce stage. J’ai pris conscience de l’existence du Washington Center en 2002 alors que je commençais mon baccalauréat en science politique. Dès mon arrivée à Washington, j’ai été impressionné de la qualité des logements qui étaient mis à la disposition des stagiaires. Je demeure à Rockville, au Maryland dans un complexe résidentiel et commercial qui prend des allures de Mont Tremblant. Ce complexe regorge de boutiques, cafés et restaurants qui attirent une clientèle de jeunes professionnels «branchés». Je crois que ce choix d’hébergement n’est pas un hasard et que les dirigeants du Washington Center font tout en leur pouvoir afin de créer chez les étudiants qui participe à leur programme un sentiment de fierté et de prestige.

                En effet, le premier jour de rencontre formel avec tous les stagiaires s’est déroulé au Carnegie Hall, une salle de réception somptueuse et prestigieuse située à deux pas des locaux du Washington Center. C’était extrêmement rafraîchissant de voir des centaines d’étudiants motivés et passionnés dans un tel cadre. C’était quasiment irréel. Les gens qui se sont succédé pour nous parler n’ont manqués aucune occasion pour ajouter à ce sentiment de fierté en affirmant à répétition que nous étions l’élite de demain. Bref, après cette première semaine, j’étais prêt à entamer mon expérience avec une confiance totale envers le programme.

                J’ai cependant rapidement constaté que plusieurs étudiants étaient beaucoup plus jeunes que moi, entre 18 et 20 ans. Comme je l’ai mentionné dans mon dernier blogue, j’ai aussi participé à un stage à cet âge. Je comprends donc tout à fait le sentiment de liberté qu’ils ressentent car pour la plupart, ils quittent le nid familial pour la toute première fois. Toutefois, le problème réside dans le fait qu’ils représentent l’écrasante majorité des participants au programme. À titre illustratif, seulement une dizaine d’étudiants (sur un total de 450) sont plus âgés que moi (j’ai 25 ans). L’administration du Washington Center a donc conçu un programme qui s’adresse à cette clientèle dans sa forme et dans son application. J’entends par là que beaucoup d’activités s’adressent à des étudiants qui commencent leur parcours universitaire. Aussi, l’encadrement est très rigoureux et laisse peu de place à l’imagination. Je comprends néanmoins cette façon de faire car je peu très facilement m’imaginer arriver à Washington à l’âge de 20 ans… J’aurais eu besoin de beaucoup plus d’encadrement et de discipline que ce que je conçois comme nécessaire aujourd’hui.

                Malgré tout, l’expérience est fascinante et je la recommanderais à n’importe qui, qu’il commence son baccalauréat ou qu’il finisse sa maîtrise. En effet, Washington est une ville fascinante et grouillante de conférences et d’évènements. Les possibilités sont illimitées pour celui ou celle qui sait où regarder. Il est donc tout à fait possible de profiter de ce stage en parallèle du cadre imposé par le Washington Center. Dans mon dernier blogue, je disc

Comme je l’ai expliqué dans mon dernier blogue, cela fait plusieurs années que j’anticipe ce stage. J’ai pris conscience de l’existence du Washington Center en 2002 alors que je commençais mon baccalauréat en science politique. Dès mon arrivée à Washington, j’ai été impressionné de la qualité des logements qui étaient mis à la disposition des stagiaires. Je demeure à Rockville, au Maryland dans un complexe résidentiel et commercial qui prend des allures de Mont Tremblant. Ce complexe regorge de boutiques, cafés et restaurants qui attirent une clientèle de jeunes professionnels « branchés ». Je crois que ce choix d’hébergement n’est pas un hasard et que les dirigeants du Washington Center font tout en leur pouvoir afin de créer chez les étudiants qui participent à leur programme un sentiment de fierté et de prestige.

En effet, le premier jour de rencontre formel avec tous les stagiaires s’est déroulé au Carnegie Hall, une salle de réception somptueuse et prestigieuse située à deux pas des locaux du Washington Center. C’était extrêmement rafraîchissant de voir des centaines d’étudiants motivés et passionnés dans un tel cadre. C’était quasiment irréel. Les gens qui se sont succédé pour nous parler n’ont manqué aucune occasion pour ajouter à ce sentiment de fierté en affirmant à répétition que nous étions l’élite de demain. Bref, après cette première semaine, j’étais prêt à entamer mon expérience avec une confiance totale envers le programme.

                J’ai cependant rapidement constaté que plusieurs étudiants étaient beaucoup plus jeunes que moi, entre 18 et 20 ans. Comme je l’ai mentionné dans mon dernier blogue, j’ai aussi participé à un stage à cet âge. Je comprends donc tout à fait le sentiment de liberté qu’ils ressentent, car pour la plupart, ils quittent le nid familial pour la toute première fois. Toutefois, le problème réside dans le fait qu’ils représentent l’écrasante majorité des participants au programme. À titre illustratif, seulement une dizaine d’étudiants (sur un total de 450) sont plus âgés que moi (j’ai 25 ans). L’administration du Washington Center a donc conçu un programme qui s’adresse à cette clientèle dans sa forme et dans son application. J’entends par là que beaucoup d’activités s’adressent à des étudiants qui commencent leur parcours universitaire. Aussi, l’encadrement est très rigoureux et laisse peu de place à l’imagination. Je comprends néanmoins cette façon de faire car je peux très facilement m’imaginer arriver à Washington à l’âge de 20 ans… J’aurais eu besoin de beaucoup plus d’encadrement et de discipline que ce que je conçois comme nécessaire aujourd’hui.

                Malgré tout, l’expérience est fascinante et je la recommanderais à n’importe qui, qu’il commence son baccalauréat ou qu’il finisse sa maîtrise. En effet, Washington est une ville fascinante et grouillante de conférences et d’évènements. Les possibilités sont illimitées pour celui ou celle qui sait où regarder. Il est donc tout à fait possible de profiter de ce stage en parallèle du cadre imposé par le Washington Center. Dans mon dernier blogue, je discuterai de la façon dont je vis ce stage en parallèle du cadre imposé.

À bientôt

 

 

La fin approche…

30 novembre 2009 | Jessica, stagiaire, Washington Center

Voici maintenant le temps d’écrire mon deuxième blogue. Cela fait maintenant trois mois que je suis à Washington. Ce blogue traitera strictement de mon stage, car il s’agit de la raison principale de mon séjour à Washington. Si ce n’était pas de mon stage incroyable, je ne suis pas certaine que mon expérience soit la même. Je réalise de plus en plus à quel point je suis chanceuse d’avoir obtenu un stage si enrichissant. Plus spécifiquement, je travaille sur la stratégie américaine en Afghanistan et au Pakistan dans l’un des centres stratégiques de l’université de la défense américaine (une des agences du département de la défense américaine). Mon superviseur est un individu ayant beaucoup d’expérience sur ce dossier, ayant précédemment travaillé à la Maison-Blanche sur l’Afghanistan. Diverses tâches occupent mon temps, dont la recherche, la rédaction de rapport, la préparation de présentation. Je dois aussi participer à diverses rencontres et événements rassemblant des membres provenant des divers pays du Moyen-Orient, du Nord de l’Afrique et de l’Asie du sud-est.

Le meilleur moment de mon stage est arrivé il y a un peu plus d’un mois. Pendant plusieurs jours, voire semaines, je travaillais sur plusieurs présentations Powerpoint sur la stratégie américaine en Afghanistan et son évolution à travers les années. Mon superviseur et moi avons utilisé divers éléments parmi ces présentations afin de préparer une présentation que notre directeur devait donner à des membres du Congrès sur l’importance de l’Afghanistan. Comme j’ai pu assister à ces réunions et rencontrer plus de quarante membres du Congrès américain, j’ai pu être témoin de mon travail final. Comme ces membres seront appelés à voter sur les modifications que le Président Obama annoncera probablement cette semaine, mon travail a le potentiel d’influencer la politique américaine dans ce pays. Lors du vote, ils pourront voter soit pour ou contre les propositions d’Obama, et c’est justement cette question dont nous avons traitée pendant nos rencontres au Congrès.

Ce faisant, sur le plan professionnel, ce stage à Washington a valu la peine. Dans mon prochain blogue, je vous donnerai quelques conseils avant d’entreprendre cette aventure à Washington.

Three Months in D.C.

30 novembre 2009 | Devon, Intern, Washington Center

It’s hard to believe at this point that I’ve already spent nearly three months in Washington, D.C. This blog post was meant to go out back in September, but the three months I’ve spent here have probably been the busiest of my life, and things have only been speeding up.

My internship is with Leadership Africa USA, an NGO that does leadership training for youth in developing and post-conflict countries. One of the key ‘human resources’ often missing in developing countries is good leadership; by helping young people develop these skills early, Leadership Africa USA is hoping to build a solid foundation for future leadership.

There are a lot of great things about working at Leadership Africa USA. For today, though, in this long-delayed post, I want to talk a bit about networking.

One of the things that I quickly learned is key for a small organization operating in D.C. is personal connections. A small organization can accomplish far more than would normally be possible if the people who work there are able to link up with other people and organizations to get things done. The extremely intense networking culture in D.C. has developed out of that. The more people you know - or who know you - the easier it is to get ahead.

As part of my internship, I’ve been lucky to attend a pretty wide range of events. The cool thing about events in D.C. is that everyone expects you to say hi and pass out business cards. The same thing is simultaneously terrifying if you’re at a party and don’t know anyone. I’m hardly qualified to give networking advice, but these are some things I have found useful.

Firstly, have business cards, and carry them everywhere. It’s annoying to get caught without them, as I have learned. Secondly, don’t be afraid to say hi to strangers. They’re there to meet people too. (And, in D.C. at least, people tend to expect a certain level of aggressive networking. It’s not a bad thing.) Thirdly, always follow up. Contacts are not useful unless you actually try to build a network with them. Finally - and this may seem counter-intuitive - don’t always feel obligated to hand out your card. If you’ve been trapped in an awkward conversation at an event, it’s not necessary to make it easy for that person to get in touch with you again. If you don’t have a lot of spare time, you may not want to sit down for lunch with someone if you know it won’t be a useful meeting.

I didn’t do much formal networking before coming to D.C., so it’s been an experience. I’m just hoping I’ll be able to keep it up when I get back to Ottawa.

Expériences à l’international

28 novembre 2009 | Alexandre, mdg, stagiaire, Washington Center

Mon expérience avec le Washington Center a commencé il y a plusieurs années. J’ai découvert l’existence de ce programme en 2002, alors que je commençais mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal. Depuis, je n’ai cessé de croire que je participerais à ce programme un jour. Et me voici, en 2009, à Washington, réalisant un rêve de longue date. Inutile de dire que mes attentes étaient extrêmement élevées et que j’avais eu le temps d’imaginer des centaines de scénarios sur les allures que pourrait prendre mon stage à Washington. Ce premier blogue sera l’occasion pour moi de réfléchir aux impacts et aux implications d’un séjour à l’international dans le cadre d’un parcours universitaire.

 

Ce stage est le troisième que j’effectue depuis le début de mon parcours universitaire. Je crois que chacune de ces expériences m’a fait évoluer de plusieurs façons. Ma première expérience à l’étranger remonte au printemps 2006, alors que j’ai complété mon baccalauréat à Lyon, en France. À cette époque, je quittais le nid familial pour la première fois de ma vie et je n’avais absolument aucune idée de ce qui m’attendait et de ce que je cherchais à acquérir. J’ai simplement profité comme jamais auparavant de la liberté que me procurait cette expérience. Je considère donc que je suis ressorti de cette expérience avec d’innombrables souvenirs ainsi qu’une connaissance aiguisée quant à mes limites. Je ne regrette aucunement ce séjour mais j’ai bien fait attention que les suivants soient complètement différents.

 

Mon deuxième séjour s’est déroulé à l’hiver 2009 au Népal. Afin d’éviter les erreurs du premier séjour, je suis parti avec un but précis : évaluer mes aptitudes et mes motifs relativement à une possible carrière dans le domaine du développement international. Cette expérience a confirmé ma capacité et mon intérêt à vivre dans un pays en voie de développement. Cependant, le stage ne m’a pas permis de déterminer avec certitude si une carrière en développement international me convenait parfaitement. Les modalités du stage étaient très différentes de ce à quoi un poste dans ce domaine ressemblerait.

Voici donc dans quel état d’esprit je suis parti vers Washington : Ce stage ne devait être exempt d’objectifs mais ne devrait pas non plus être centré sur un seul objectif. Depuis mon arrivée, je tente donc continuellement de réévaluer mes objectifs afin de les recentrer, si nécessaire, sur la réalité de mon stage. Cette façon de concevoir le stage a été rendue possible par mes expériences passées. Jusqu’à maintenant, cela fonctionne à merveille et je suis persuadé que je vis présentement l’expérience la plus enrichissante de ma vie, jusqu’à maintenant.

 

Plus de détails sur le Washington Center dans le prochain blogue…

 

 

 

 

 

Déjà trois semaines à Washington!

21 septembre 2009 | Jessica, stagiaire, Washington Center

Bonjour tout le monde,

Je vais me commencer par me présenter : mon nom est Jessica Desjardins et je suis une étudiante de quatrième année en Développement international et mondialisation, avec une mineure en sciences politiques.  Pendant mon séjour à Washington, je travaille au Near East South Asia Center for Strategic Studies, une agence gouvernementale des États-Unis faisant partie du Département de la Défense.  Je travaillerai principalement sur la stratégie américaine au Pakistan et en Afghanistan. J’ai commencé mon nouveau stage ce vendredi, alors il est encore difficile pour moi de dire exactement ce que je ferai pendant mon stage. Je vais travailler en étroite collaboration avec un monsieur qui était un Senior Director au National Security Council à la Maison-Blanche jusqu’à tout récemment. Il semble avoir beaucoup d’expérience et je crois pouvoir apprendre beaucoup de cette personne et de mon expérience en général. Je vous donnerai plus de détails la prochaine fois!

Pendant mon séjour à Washington, je suis également un cours intitulé « Managing the American Intelligence Community».  Pendant ce cours, le professeur nous présentera la communauté en matière d’intelligence aux États-Unis et son évolution. Le cours semble vraiment intéressant et les lectures très pertinentes.  

Je n’avais pas réalisé avant de partir du Canada à quel point le programme du Washington Center allait être du travail : stage à temps plein, un cours de soir par semaine, bénévolat et d’autres événements organisés par le Washington Center.  Malgré ceci, je crois qu’il s’agit d’une expérience unique que chaque personne devrait faire pendant son parcours universitaire. Les rencontres que nous faisons par l’entremise du Center et du stage sont nombreuses.  Par exemple, vendredi, j’ai pu rencontrer le Assistant Secretary of Defence des États-Unis, qui est le numéro deux dans le Département de la Défense américaine (disons que c’est quelqu’un de quand même très haut placé!). J’ai pu participer à une rencontre avec lui et je dois dire que c’était très intéressant!

Je vous tiendrai au courant de la progression de mon temps à Washington. Si jamais vous avez des questions, n’hésitez pas!

Jessica

Je l’aime mon pays je l’aime

17 août 2009 | Dominic, stagiaire, Washington Center

Comme le dit la chanson, je l’aime mon pays. Je suis rentré de Washington samedi soir après 10 merveilleuses semaines. C’était la première fois que j’habitais un autre pays. J’ai souvent voyagé, mais aller vivre, travailler et étudier dans un autre pays c’est différent. Et, bien que le Canada et les États-Unis soient deux pays qui ont beaucoup de choses en commun, je me suis parfois senti vraiment en pays étranger. Qu’il fait bon écouter la radio et la télé en français et converser avec des commerçants dans la langue de Molière!

Mais bon, j’ai fait un stage fantastique et noué des amitiés durables au pays de l’oncle Sam. Le Washington Center fourni des stages permettant d’intégrer le secteur politique sous plusieurs angles ainsi que des activités spéciales permettant d’entendre des conférences parfois très intéressantes. C’est un programme très chargé qui m’a tenu occupé pendant de longues journées. Je travaillais de 9 h à 18 h du lundi au vendredi comme stagiaire et j’avais des cours le jeudi soir nécessitant beaucoup de recherche pour produire un mémoire final comptant 38 pages. Chaque programme requiert aussi plusieurs activités et travaux scolaires à faire en plus du stage. Mon stage dans une firme de lobby m’a vraiment permis d’observer le processus législatif américain sous tous ses angles.

La ville de Washington compte plusieurs musées dont l’accès est gratuit en tout temps. Je vous suggère d’y passer quelques journées de fin de semaine, vous ne le regretterez pas. Si, comme moi, vous aimez la photographie, les monuments et lieux historiques de la ville ainsi que le ciel très souvent ensoleillé se prêtent à merveille à cette activité et ces lieux étaient souvent presque déserts le dimanche après-midi.

Quelques conseils pour les futurs stagiaires à Washington:
•    Si vous comptez utiliser le métro pour aller travailler et sortir la fin de semaine, je suggère d’acheter la weekly pass à 39,99 $ pour 7 jours de transport illimité sur le très lent métro de Washington.
•    Messieurs, si vous devez vous rendre à une réunion en complet à pied, enlever votre veston et marchez sur le côté ombragé de la rue, c’est beaucoup plus confortable. C’est maintenant un réflexe pour moi de savoir de quel côté de la rue marcher en fonction de l’heure.
•    Si vous empruntez la ligne rouge de métro pour voyager la fin de semaine, ajoutez 30 minutes supplémentaires au temps de transit normal. Ils réparent continuellement cette ligne pendant les fins de semaines depuis la catastrophe du 22 juin 2009 où 9 personnes ont perdu la vie dans un accident de métro sur cette ligne.
•    Rappelez-vous de finir votre café matinal à la maison, il est strictement interdit de boire ou manger dans le métro de Washington sous peine d’amende de 150 $ US!
•    Participez au plus grand nombre possible d’activités non obligatoires et de conférences où vous serez invités par le Washington Center, c’est là que vous ferez les meilleures rencontres.
•    Apporter toujours un parapluie de poche avec vous, les averses-surprises de fin d’après-midi sont fréquentes (et souvent, c’est le déluge), mais de courte durée à Washington.

Une grande aventure qui tire à sa fin

6 août 2009 | Marie-Pier, stagiaire, Washington Center

Bonjour tout le monde,

Comment va votre été ? Le début de ce nouveau mois signifie, pour moi, la fin de mon périple à Washington DC.  À ce point-ci, tellement de choses se sont passées qu’il me paraît terriblement difficile de décider par où et par quoi commencer.

Tout d’abord, reconnaissons le programme du Washington Center comme étant une excellente opportunité d’intégrer la communauté d’ici et d’avoir accès à un réseau phénoménal de professionnels. Une fois pourvu du titre intern, bien des portes sont ouvertes. Les étudiants sont les bienvenus à une multitude d’événements et malgré des horaires terriblement chargés, beaucoup de travailleurs aux parcours impressionnants se font un plaisir de prendre du temps pour nous rencontrer. Comme étudiante du Washington Center, j’ai eu accès à une multitude de contacts, ce qui m’a permis de rencontrer tout plein de gens. Puisque je commence un programme de droit en septembre prochain, j’ai profité de cette opportunité pour rencontrer des avocats et explorer les options disponibles en droit international, surtout. J’ai été très chanceuse et extrêmement privilégiée puisque j’ai échangé avec des gens aux parcours très différents - du secteur privé à l’académique, en passant par l’American Society of International Law et la Banque mondiale. Entreprenant ce nouveau virage à l’école de droit, je suis encore incertaine quant à ce qui m’intéresse précisément. Toutefois, cet été m’aura permis de définir plusieurs choses au regard de mes projets académiques et professionnels, ce à quoi je ne m’attendais pas vraiment en arrivant ici. Après tout, je m’apprêtais à commencer un stage en éducation environnementale! Mais sachez que Washington DC grouille d’activité, de gens intéressants, et surtout, ouverts. Assister à un cocktail ou à une conférence engendre plus souvent qu’autrement la rencontre de “quelqu’un qui connaît quelqu’un d’autre qui t’intéresserait sûrement”. Quelle chance!

Mon stage au North American Association for Environmental Education m’a permis de rencontrer des gens extraordinaires. Mes collègues de bureau se sont avérés très coopératifs et plaisants. La chimie était excellente au sein de notre petite équipe de 5 stagiaires et 5 employés. Et oui, la technologie rend possible le travail à la maison, donc plusieurs collègues demeurent, pour moi, des “collègues virtuels”. Malgré tout, je peux voir dès maintenant certains résultats très encourageants quant au fruit de mon travail de cet été. Je quitte ce bureau avec un pincement au coeur, laissant des gens très spéciaux derrière et un travail qui m’a beaucoup appris et mise au défi.

Les 10 semaines passées à Washington ont été plaisantes, mais ont également demandé beaucoup de travail. Le Washington Center exige le montage d’un portfolio professionnel qui demande plusieurs (beaucoup) heures de travail. À cela s’ajoute un cours de 3 crédits qui comporte aussi son lot de lectures et d’évaluations. En bout de ligne, les nuits sont courtes et la fin du programme fait sentir une fatigue généralisée au sein du groupe de 700 stagiaires du programme d’été. Un repos bien mérité sera nécessaire avant la rentrée.

Cet été m’aura permis de m’accomplir sur plusieurs plans: personnel, professionnel, académique et citoyen. Les événements vécus, les contacts créés, les liens d’amitié tissés et les nombreux défis accomplis rendent cet été inoubliable. Les choses apprises ici ont une valeur inestimable! Un grand merci au personnel dévoué de la Faculté des Sciences sociales qui rend possible, à chaque année, un grand nombre de stages internationaux; cela ajoute tellement à une formation universitaire. Un merci tout spécial à mesdames Cécile Coderre et Madeleine Roy qui ont été, pour moi, des guides précieuses pour l’organisation de ce projet.

À vous tous, chers étudiants des sciences sociales, sachez que les opportunités sont nombreuses, donc prenez des risques et foncez. Vous ne serez pas déçus! Bonne chance!

Après quelques semaines à Washington

28 juin 2009 | Dominic, stagiaire, Washington Center

Bonjour à tous. Que le temps passe vite ; la dernière fois que j’ai écrit dans ce blogue, c’était avant mon départ. Ça fait maintenant quatre semaines que je suis à Washington et j’adore ça. C’est une expérience incroyable. La ville est planifiée dans le but d’impressionner et ça paraît, à l’architecture française. C’est vraiment un peu comme Paris avec les grandes avenues et les ronds-points et c’est un architecte français qui a conçu les plans originaux. Il y a même une station de métro à son nom, « L’Enfant Station ».

Parlant de métro, vous avez certainement entendu parler de l’accident catastrophique du Métro de Washington survenu lundi passé. Je trouvais que le métro tombait en ruine et qu’il était vraiment inefficace en le comparant avec le métro de Toronto (où j’ai habité plusieurs années). Mais depuis la catastrophe, c’est tellement pire. J’habite sur la ligne où s’est produit l’accident et les trains sont maintenant deux fois moins fréquents et avancent deux fois moins vite en attendant de connaître les causes de l’accident. Par exemple, à l’heure de point jeudi soir j’ai attendu 30 minutes avant de pouvoir embarquer et le trajet pour aller à mon cours du soir de cinq stations a pris 30 minutes. Une heure pour 5 stations de métro, c’est vraiment pénible, mais faut faire avec ; la prochaine fois, je marcherai une heure, c’est moins frustrant !
Pour ce qui est de mon expérience avec le Washington Center, je dois dire que ça dépasse toutes mes attentes. Ils organisent chaque semaine des activités et conférences avec des personnalités reliées à chaque programme. J’ai eu la chance de participer (tout comme Marie-Pier) à la conférence de M. Ralph Nader, un activiste politique très influent aux États-Unis et de le rencontrer après le colloque. La semaine passée, les étudiants de programme de Leadership Politique dont je fais partie, sommes allés à l’enregistrement de l’émission d’actualité politique et culturelle « Close-Up at the Newseum » de la chaîne CSPAN2, la chaîne de télévision du gouvernement des États-Unis, équivalent à notre CPAC. Nous étions invités à poser des questions aux invités venus présenter leurs films documentaires politiques dans le cadre d’un festival de films documentaires à Washington. J’ai donc répondu à l’appel et j’ai posé une question. C’est en anglais, bien entendu, mais vous pouvez visionner l’épisode sur le site de CSPAN. Si la fenêtre de visionnement n’ouvre pas automatiquement, il faut cliquer le lien « flash vidéo » sur un gros bouton rouge en haut à droite de la page.

Pour ce qui est de mon stage, c’est très enrichissant et rempli d’expériences. Je travaille dans une firme de lobbyistes et d’affaires gouvernementales. Chaque lobbyiste représente des clients différents et je travaille avec la plupart d’entre eux. Donc, certains de mes projets sont pour les villes de Portland, Oregon, Las Vegas, Nevada, Boise, Idaho ou « Transportation for America», un organisme non gouvernemental regroupant plus de 140 organismes en faveur du transport en commun durable. Cette semaine, notre lobbyiste du secteur militaire m’a invité à assister sur une base militaire à une compétition de course en sous-marin internationale dans laquelle participaient trois équipes canadiennes. Portant une casquette rouge arborant une belle feuille d’érable blanche, j’ai encouragé nos équipes, dont deux de la province de Québec. Ils étaient surpris de se faire encourager en français
Mais ce que j’ai apprécié le plus et qui a été le plus intéressant d’un point de vue académique et politique est certainement ma journée de mercredi. J’étais en ligne à la chambre de représentants à 8 h 15 pour réserver une place à deux lobbyistes de la firme pour assister à l’étude en sous-commission du projet de loi « The Transportation Authorization Act of 2009 » un projet de loi très important qui établit le budget et les lignes directrices des politiques de transport du gouvernement fédéral des États-Unis pour les six prochaines années. On parle de plus de 500 milliards de dollars américains ! Finalement, ils sont arrivés assez tôt pour aussi se réserver une bonne place alors ils m’ont invité à rester et à observer. C’était fantastique de voir les politiciens débattre d’un projet de loi et de faire des amendements. Le président de ce comité est un politicien aguerri qui était vraiment impressionnant à observer dans son élément.
J’arrête ici, mais j’espère avoir peu vous communiqué dans ces quelque 700 mots l’extraordinaire expérience que je suis en train de vivre ici.

P.-S. J’ai profité des belles fins de semaines ensoleillées pour faire de la photographie HDR; voici quelques-unes de mes meilleures photos.

Déjà un mois!

27 juin 2009 | Marie-Pier, stagiaire, Washington Center

Bon été à tous!

Et oui, l’été ne fait qu’officiellement commencer, mais je vous jure que le beau temps et les températures chaudes et humides sont installées depuis un bon moment à Washington DC.  Et avec la chaleur vient aussi le lot de touristes qui vient déambuler sur le National Mall.

Mais que dire? Depuis un mois, les choses se bousculent, les semaines sont pressées. Mon stage au North American Association for Environmental Education se déroule bien, je commence à mieux comprendre la dynamique au sein de l’organisation et ses enjeux. Je travaille beaucoup à l’élaboration de stratégies pour encourager le partenariat Canada-ÉU. La semaine dernière, je me suis rendue sur la colline du Capitol pour ma première réunion avec des gens travaillant en éducation environnementale; c’était assez impressionnant de se retrouver là…

Les dernières semaines ont donné lieu à une multitude de rencontres et de conférences. Mentionnons un avant-midi au Institute of World Politics où l’on a traité de certains enjeux de la sécurité nationale et de l’échange d’information avec les services secrets américains. Un détour au bureau de l’OCDE m’a permis d’en apprendre plus sur le groupe et de comprendre comment sont construites les bases de données dont je me suis servie à plusieurs reprises dans le cadre de mon programme en dvm. J’ai été introduite à ce que peut ressembler une carrière au sein d’une firme de lobbying; j’ai assisté à une conférence donnée par Ralph Nader et ma visite à la Grameen Foundation m’a permis de voir comment fonctionne le siège d’une organisation internationale investie principalement dans le domaine du microcrédit.

J’ai aussi eu la chance d’interviewer un professeur du Morgan State University (Maryland), expert de droit international, droit international humanitaire, droit des Nations Unies et politique étrangère américaine. Il est une des proies préférées des journalistes de DC quand vient le temps de se prononcer sur les relations ÉU-ONU. La semaine prochaine, je devrais m’entretenir avec un avocat canadien travaillant à Washington dans le domaine des relations économiques sous l’ALENA.

Le Washington Center cherche à nous donner des ressources pour débuter une carrière sur le marché du travail, nous assistons à divers ateliers traitant de stratégies de recherche d’emploi dans un marché restreint, d’opportunités de carrières internationales ou de conseils pour mieux performer lors d’une entrevue, par exemple.

Donc les opportunités ne manquent pas dans cette ville où se déroulent des centaines d’activités à l’intérieur d’une même semaine. On se prépare actuellement à fêter la fête nationale du 4 juillet, il paraît que l’atmosphère sera très festive. Déjà, on entend parler des feux d’artifices, rituel annuel très couru. Mais avant, il ne faut pas oublier la fête du Canada! Le 1er juillet sera l’occasion, pour les Canadiens travaillant à Washington, de festoyer à l’Ambassade du Canada que j’ai eu la chance de visiter la semaine dernière. L’Ambassade se trouve sur Pennsylvania Ave, même rue que la Maison Blanche, ce qui n’est pas commun puisque la majorité des ambassades sont plus loin du National Mall et regroupées sur le Embassy Row, Massachusetts Ave. La rumeur urbaine dit que le toit de notre ambassade est le meilleur lieu en ville pour voir les feux d’artifices du 4 juillet…

Je profite donc de cette occasion pour vous souhaiter une bonne fête du Canada! J’espère que vous profitez tous de votre été.

À la prochaine!