Archives - ‘Senegal’

Résilience et Cohésion sociale et les effets engendrés

October 15, 2019 | Dane, Développement international et mondialisation, Uniterra Sénégal - Réseau francophone pour l'égalité Femmes-Hommes (RF-EFH), Agent de recherche et de documentation

Une des choses majeures dont j’ai su retenir au cours de mon parcours académique est cette notion de contextualisation, c’est-à-dire qu’aucun évènement ou phénomène ne peut être compris, expliqué ou encore interprété si l’on ne tenait pas en compte de son cadre de déroulement. Ainsi, le choix de ce sujet est avant tout subjectif, il découle de mes observations personnelles menées pendant de nombreuses semaines, et de mes échanges auprès des locaux Dakarois.

Ainsi, l’analyse des différents phénomènes sociaux en Afrique permet de réfléchir aux liens entre l’économie politique et de la religion. Ces trois domaines dans divers pays du continent africain s’enchevêtrent et se confondent, rendant toutes analyses lors des crises majeures plus complexes. Dans le cadre de mon stage à Dakar, j’ai pu observer un tout autre phénomène. Soit, de ces trois domaines (religion, politique et économie) s’articule de manière à en produire une maturité des populations qui se traduit par une cohésion sociale particulière à l’ensemble de la région africaine.

En effet, durant mes premières semaines passées à Dakar, une citation de Anne Teresa de Keersmaeker, a pris son vrai sens: « Nous sommes dans un monde où les expériences à vivre ensemble deviennent de plus en plus rares. Ce qui rend le spectacle vivant encore plus précieux. » Cette dernière n’est rien d’autre que la parfaite illustration de ce que j’entrevois dans l’ensemble de Dakar, en matière de relations humaines. Par ailleurs, il devient possible d’extrapoler cette analogie, afin d’en faire un parallélisme entre l’ensemble de ces relations présentes dans plusieurs pays du continent, qui se détériorent en raison de situations ethniques complexes et autre, et ceux observés au Sénégal (Dakar). Ceux dont j’ai observé dans cette partie du monde soient, une relation de proximité et de non-conflictualité le rendant ainsi unique et particulier en Afrique.

D’ailleurs, à Dakar et dans le reste du Sénégal, les locaux font usage d’un terme afin de représenter leur conception d’une relation humaine, il s’agit de la Teranga ». L’idée derrière cette vision renvoie, à une « une forme d’accueil réservé aux Étrangers, dont le but n’est tout autre d’intégrer et de mettre ces derniers à l’aise, et qu’ils se sentent comme chez eux, et en respectant les mœurs et coutumes de ce pays.

C’est dans ce contexte que je n’ai cessé de m’interroger sur ce modèle du développement social. Plus précisément, sur la manière dont le Sénégal est parvenu à établir cette cohésion. Je n’ai pas encore l’ensemble de réponses, mais des pistes de réflexion dont j’expose à travers cette lecture m’ont été offertes par des habitants.

Par cohésion sociale, au Sénégal, c’est avant tout le bon vivre ensemble des différentes confessions religieuses, ethniques, mais aussi des divers milieux sociaux. Au Sénégal, cette cohésion sociale s’entrevoit à travers d’innombrables éléments, dont des monuments symboliques.

Ces deux images sont plus qu’Historiques, elles sont des symboles historiques, pour le Sénégal et l’Afrique au complet. La première image, soit la « PORTE DU NON-RETOUR », situé sur l’Ile de Gorée, dont aucun mot ne sera jamais assez puissant pour décrire ou présenter ce qu’elle symbolise, les seules qui s’en approcheraient sont : déshumanisation des femmes/hommes et Enfants de ce continent. La Seconde photo qui est le Monument de la Renaissance africaine est sans doute un des plus grands symboles de la résilience et la transition africaine. Car, c’est un monument qui rappelle que l’Afrique a traversé des temps durs (esclavage et autres), et qu’il serait temps d’aller de l’avant.

Ainsi, ces deux représentations me semblent importantes et cohérentes dans une possible interprétation de la formation d’une résilience et de cette cohésion sociale. Pour cause, elles font la jonction selon moi entre un passé douloureux, une fatigue sociale, et l’espoir d’un avenir meilleur.

Ainsi, aborder de cette question de cohésion sociale au Sénégal n’est pas simplement anodine, c’est aussi porter un regard sur les impacts de cette dernière, dont en découle toute une série d’effets positifs. Par exemple, l’absence de tensions entre les différents groupes ethniques favorise l’attractivité des capitaux qui se manifeste par la mise en place de multiples infrastructures.

Les effets sont nombreux, il est quasi impossible de tous les lister ici. Mais je vais continuer mes observations et en débattre au cours du prochain blog.

Un séjour inoubliable

August 6, 2019 | Alyssa, Développement International et mondialisation, Uniterra, Sénégal, Collectif des Groupements Associatifs de Pikine Ouest (COGAPO) Conseillère en commercialisation et marketing

Maintenant, je suis à la dernière semaine de mon mandat. Mon séjour au Sénégal est inoubliable et j’ai de la difficulté à le décrire tant il était riche en expériences. J’essaierai malgré tout d’en donner un aperçu. Avant mon départ, tout le monde me disait que le temps passerait très vite et je n’y croyais pas. Mais, la fin approche et je ne peux pas croire que cette expérience est terminée. Il y a eu plusieurs facteurs qui ont eu un impact positif sur mon voyage au Sénégal.

Commençons par mon organisation locale, le Cogapo. Au début, quand j’avais lu mon mandat et compris que j’allais travailler à Pikine, une ville non loin de Dakar et remplie de sable, j’avais des appréhensions. Ma plus grande peur était la barrière linguistique. Je craignais de ne pas pouvoir communiquer avec mes collègues. Après 3 mois à travailler avec eux, je me considère maintenant comme une Pikinoise. Mes collègues m’ont accueillie à bras ouverts.Ils m’invitaient souvent chez eux pour partager le repas en famille. Le Cogapo regroupe des jeunes qui travaillent pour améliorer le mode de vie de la population de la commune de Pikine . Avec eux, j’ai organisé quatre différents ateliers et une sortie éducative avec les membres. Leur solidarité et leur passion pour développer leur commune ont été pour moi une source d’inspiration tout le long de mon mandat. Tous les jeunes qui font partie de cette organisation sont des bénévoles qui offrent de leur temps parce qu’ils ont un but commun. Ayant grandi moi aussi dans un pays en voie de développement, j’ai beaucoup appris des Sénégalais et surtout des habitants de Pikine. Cette solidarité, ce dynamisme et cette confiance en un lendemain meilleur m’ont marquée et continueront de m’inspirer longtemps encore .

En plus de collaborer avec moi dans le cadre du travail accompli pour le développement de la commune, mes collègues m’ont fait découvrir les traditions sénégalaises. J’ai pu assister à un match de lutte traditionnelle, célébrer la fin du ramadan avec une famille de la région, assister au match de la coupe d’Afrique où le Sénégal était en final, etc. J’ai essayé de m’intégrer le plus que possible et d’apprendre à connaître la culture sénégalaise. Lors de la finale de la coupe d’Afrique par exemple, j’ai été dans un point de rassemblement ou plusieurs sénégalais regardaient avec enthousiasmes la partie. Malheureusement le Sénégal n’a pas gagné mais vivre les moments de joie, de stress et de tristesse avec les gens m’a vraiment rapproché de ce peuple si fier de leur équipe nationale.

Par ailleurs, j’ai eu la chance d’habiter dans une maison de volontaires. On était quatre volontaires à y cohabiter. Avec eux, j’ai aussi pu faire des expériences formidables . Ensemble nous avons fait différents voyages à l’extérieur de Dakar. Le Sénégal est un très beau pays. Il y a des régions comme Saint-Louis ou même le désert de Lompoul qui sont des perles rares. Saint-Louis est une ville avec une architecture coloniale et Lompoul est le seul désert au Sénégal. Le pays a une riche histoire et avec les nombreux musées, on peut en apprendre beaucoup sur les racines africaines. La visite de l’île de Gorée aussi m’a vraiment marquée. Cette petite île nous raconte une histoire qui a façonné la vie de plusieurs et surtout la mienne comme jeune fille des Caraibes. Mon voyage au Sénégal m’a appris beaucoup de choses sur la solidarité et l’amour d’un peuple pour son pays. J’ai aussi découvert les traditions sénégalaises. J’ai visité plusieurs endroits et j’ai rencontré des gens formidables.

Sur la terre de la Téranga

July 22, 2019 | Guillaume, Développement international et mondialisation, Uniterra,Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN) - Conseiller en mise en marché de produits agricoles

Depuis toujours, je rêvais de visiter de nouveaux pays et découvrir de nouvelles cultures. J’ai décidé de partir à l’aventure sur la Terre de la Téranga pour enrichir mes connaissances. Les théories enseignées dans les salles de classe sont souvent distantes de la pratique. C’est pourquoi je me disais qu’il serait important de vivre une expérience à l’étranger dans un pays ‘’appauvri’’ ou j’aurais l’occasion de renforcer mes habiletés sociales et mon éthique professionnelle.

Deux mois se sont écoulés sous mes yeux. Après mon arrivée à Dakar, j’étais émerveillé par le nouvel environnement, la conduite tout à fait différente et la fameuse hospitalité sénégalaise. Au bout de quelques moments d’adaptation au mode de vie, j’ai découvert que le Sénégal me réservait de grands secrets.

Au cours de ce stage au sein de la Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN), j’ai pu mener des visites sur le terrain pour approfondir ma compréhension des défis auxquels les producteurs-trices sont confrontés. Ce fut un véritable plaisir de pouvoir voyager dans la région des Niayes et de pouvoir échanger avec différents producteurs. À la suite de cette enquête, j’ai pu concevoir une formation qui traitait des techniques de stockage et conservation des produits agricoles. Essentiellement, il s’agit d’un atelier de sensibilisation ou l’on misait sur l’importance de bonnes pratiques de stockage et conservation et tenter de les intégrer dans leurs entreprises. La prochaine étape sera d’organiser une formation qui portera sur deux thématiques, dont la labellisation/certification ainsi que la mise en marché des produits agricoles. Ce sera un défi considérant que le temps s’écoule rapidement. Il ne me reste plus que deux semaines avant la fin de cette belle aventure.

En plus du travail que j’ai effectué avec mon organisme d’accueil, j’ai participé à la vie sociale. J’y participe principalement à la cuisson du repas. J’ai aidé les jeunes producteurs membres de la FPMN à préparer le fameux ‘’thieboudjeun’’. Une fois le repas était prêt, nous étions tous assis en cercle à l’extérieur réuni autour d’un seul plat. Chacun avait sa portion délimitée par des lignes imaginaires. Il ne faut pas surtout pas s’inquiéter de de manquer de nourriture comme mes collègues remplissaient ma partie constamment. C’est à ce moment où j’utilisais l’expression en wolof ‘’lekk naa bu baax’’ ce qui signifie que j’ai bien mangé pour me retirer de table. En effet, cela m’a facilité mon intégration et m’a permis de socialiser tout en agrandissant mon réseau.

Les souvenirs qui resteront le plus vivement gravés dans ma mémoire sont les moments que j’ai eu la chance de partager et les relations que j’ai eu le bonheur de nouer. Ces amitiés, j’ai eu l’opportunité de les avoir parmi mes collègues de travail comme à l’extérieur. Ce sera un grand changement de ne plus les voir du tout.

Ce stage m’a permis de grandir autant sur le plan personnel que professionnel au travers des diverses expériences que j’ai pu réaliser lors du stage. Ce stage nous expose à des situations difficiles, à des zones d’inconfort, nous confrontent dans nos valeurs, remet en question nos principes et permet de confirmer certaines facettes de notre personnalité. Ce n’est pas le genre de voyage qui plait à tout le monde, mais assurément, c’est le genre de voyage qui permet à tout le monde de découvrir une partie d’eux-mêmes qu’ils n’auraient peut-être jamais explorée. Même si mon parcours ne fut pas sans difficulté, j’en garderai un très bon souvenir de même que de nouvelles compétences et expériences.

Pour conclure, je recommanderais ce stage à tous les gens qui veulent développer leur capacité d’adaptation, s’ouvrir sur le monde, développer des relations authentiques. Jamais je n’aurais imaginé autant m’attacher aux gens et à la culture sénégalaise.

Un mois et deux semaines…

June 17, 2019 | Alyssa, Développement International et mondialisation, Uniterra, Sénégal, Collectif des Groupements Associatifs de Pikine Ouest (COGAPO) Conseillère en commercialisation et marketing

Cela fait maintenant 1 mois et 2 semaines que suis au Sénégal. Je suis donc presqu’à la moitié de mon stage. Je me souviendrai toujours de cette expérience. Je me suis installée et me suis adaptée au Sénégal sans grande difficulté. Dès mon arrivé à l’aéroport, j’ai rencontré un autre étudiant qui allait vivre au même endroit que moi. Nous allions tous les deux travailler dans des organismes différents mais savoir que je ne serais pas seule était déjà plus rassurant.

Nous logeons dans une maison située à Dakar et habitée par des volontaires. Elle est très confortable et possède tous les électroménagers dont nous avons besoin. Il y a des agents de sécurité tous les jours et à toute heure qui veillent sur les lieux. Une dame nous aide avec le ménage. Les gens qui travaillent à la maison m’ont beaucoup aidée pour mon adaptation. Ils nous ont suggéré des endroits à manger, nous conduisent au marché et s’assurent souvent que nous sommes bien. Grâce à leur aide, je me sens encadrée et moins seule.

Les autres volontaires qui habitent avec moi sont aussi de grand soutien . Avec eux, je peux découvrir des coins très beaux du Sénégal. Nous nous adaptons ensemble à ce nouveau mode de vie et à cette nouvelle culture.

Du point de vue de mon travail, la description donnée dans mon mandat correspond exactement au travail que je dois faire. J’avais vraiment peur au début parce que je n’ai pas les connaissances dans tous les domaines de mon travail. Mes collègues sont très compréhensibles et sont très patients. Il n’y a pas une barrière de langue parce que, pour la plupart, ils arrivent à communiquer en français. Ils sont aussi tous des jeunes donc nous avons beaucoup de points communs qui nous rassemblent. Ils m’’intègrent très bien dans leurs activités et je sens que j’ai trouvé une deuxième famille en eux.

Même si tout se déroule bien jusqu’à présent, mes premières semaines ici ont été difficiles. Être loin de ma famille, le décalage horaire et la communication étaient durs à vivre. Beaucoup de fois je voulais abandonner et retourner au Canada. Être dans un pays avec une culture différente et où la plupart des gens ne parlent pas la même langue que vous peut être une expérience très ardue. Mais peu à peu, avec le soutien de mes collègues et des autres volontaires j’ai commencé à me sentir chez moi.

Les Sénégalais sont des gens très gentils, accueillants et généreux. Le pays a plusieurs coins paradisiaques et j’ai hâte de continuer à visiter les belles merveilles de l’Afrique. J’avais peur, tout au début, que mon aide ne soit pas nécessaire, mais les jeunes de mon organisation, avec leur dynamisme et leur envie d’améliorer leur communauté, me procurent le sentiment que je participe à un changement significatif et que je suis un des leurs. Comme mentionné précédemment , cette expérience est formidable et inoubliable jusqu’à présent et je suis impatiente de voir comment la suite de mon séjour se déroulera.

Le pays de la ‘Téranga’

June 17, 2019 | Guillaume, Développement international et mondialisation, Uniterra,Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN) - Conseiller en mise en marché de produits agricoles

J’ai toujours voulu voyager en Afrique, le berceau de l’humanité. C’est pourquoi j’ai décidé de saisir cette opportunité de coopération internationale au Sénégal, un pays qui m’était totalement étranger. Bien que j’aie participé à des séances de de formation de pre-depart, je ne savais pas tout à fait à quel environnement et quel mode de vie m’attendre.

En toute honnêteté, je ne ressentais aucun stress par rapport à ce voyage les semaines précédant mon départ pour le Sénégal. J’avais juste hâte de partir, mais je n’avais pas d’attentes particulières par rapport à cette expérience comme la culture sénégalaise m’était entièrement étrangère. Je voulais sortir de ma zone de confort et être déstabilisé.

Lors de mon arrivée au Sénégal, j’ai été surpris par la chaleur du pays! L’accueil chaleureux m’a particulièrement marque. C’est ainsi que je me suis souvenu du terme Téranga”, d’origine wolof. Ce mot en wolof signifie l’hospitalité. Les gens te saluent, et ce, meme s’ils te connaissent pas. Ils sont particulièrement ouverts et adorent faire connaitre leur culture ainsi que leur pays. J’avais l’impression d’être chez moi. Évidemment, j’ai été très bien accueilli à Dakar par le personnel du bureau du CECI.

Bien que le français soit reconnu comme la langue officielle au Sénégal, la majorité des locaux ne parlent pratiquement qu’en wolof. Ils adorent lorsqu’on tente de s’exprimer dans en wolof. Dans la mesure où j’éprouve de la difficulté à m’exprimer, je me sers d’Internet ou je demande a des collègues.

Ça fait un peu plus d’un mois que je suis arrivé sur le sol du pays de la Téranga. Durant mes premières semaines, je suis partie à l’aventure et j’ai visite des endroits remarquables. Lors de ma première fin de semaine, j’avais en tête de visiter l’ile de Gorée avec l’une de mes collègues. J’ai donc demande au gardien de la maison des volontaires pour m’aider à négocier un bon prix pour le taxi. Au Sénégal, il faut toujours négocier. C’est la norme quoi. En cours de route, j’avais une impression qu’on se dirigeait dans le sens oppose. Normalement, je me serais mis à stresser, mais “deep down” comme on dit en Anglais, je savais que l’on ferait de belles découvertes. C’est ainsi qu’on a découvert la charmante ile de Ngor.

Au bout de quelques semaines, j’ai appris à trouver mes repères dans quartier en me baladant dans les environs. Si je me perdais, je n’avais pas vraiment peur comme je pouvais facilement retrouver mon chemin.

En ce qui concerne l’adaptation dans un pays en voie de développement, je n’ai pas éprouvé de grandes difficultés. Toutefois, j’ai trouvé décourageant d’utiliser le réseau de transport en commun. En effet, on ne pouvait jamais être certain quand l’autobus allait passer. Bien que le mode de vie sénégalais soit particulièrement différent de celui du Canada, je me suis rapidement adapte. Au Canada, on valorise beaucoup la productivité alors qu’au Sénégal on vit le moment présent. Là-bas, j’adore l’importance accordée à la communauté que nous ne retrouvons plus dans notre société occidentale qui s’avère plutôt individualiste.

Je suis affecté dans la commune de Sangalkam située à environ 36 km de Dakar. La population de Sangalkam est d’environ 13 405 habitants. Je travaille au sein de la Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN) une organisation paysanne non gouvernementale qui est située à Sangalkam. Cette organisation a été créée dans le but de contribuer à la promotion, à la structuration et au développement du sous-secteur de l’horticulture dans les Niayes. Aujourd’hui, elle représente plus de 2 000 membres sur un potentiel d’au moins 30 000 agriculteurs actifs et sur un territoire agricole de plus de 6000 ha. En effet, le maraîchage pratiqué dans la zone des Niayes par les jeunes, les femmes et les hommes repose à 90 % sur des exploitations familiales et doit faire face à des défis de compétitivité et d’amélioration de la performance. Aussi, pour remobiliser son réseau, la FPMN développe d’importantes initiatives d’insertion des femmes et des jeunes dans le secteur du maraîchage à travers la mise en place d’une politique de communication communautaire au profit de ses membres.

Mon mandat consiste à appuyer la FPMN à organiser des formations sur la gestion de la qualité, le stockage qui sont adressées aux exploitants familiaux. Jusqu’à présent, j’ai fait des recherches et j’ai établi une liste bibliographique. Dans une semaine, je visiterai les huit unions membres de la FPMN afin d’analyser les expériences de commercialisation de ses acteurs. Le but de ces visites consistera à la collecte d’une gamme d’informations sur les stratégies de commercialisation des différents produits agricoles. Grâce à ces visites, je vais produire du contenu pédagogique pour l’organisation de formations qui porteront sur la gestion de qualité, de conservation ainsi que sur la mise en marche. À la fin de mon mandat, je serais en mesure de proposer des schémas de contractualisation afin d’améliorer le système de distribution des produits de la FPMN. Jusqu’à présent, j’apprécie mon expérience au pays de la Téranga.

Je vous donnerai de mes nouvelles dans les semaines à venir.
À tres bientôt!

Une nouvelle aventure

February 11, 2019 | Catherine, Spécialisé - Dév. international et mondialisation - Mineure - Histoire,Uniterra Sénégal, Radio Rurales Internationales (RRI), Agente de communication et de partenariat

Je réside au Sénégal depuis maintenant 1 mois et je dois dire que partir en stage à l’international est comparable à une nouvelle aventure remplie de découvertes comme une archéologue à la recherche des trésors cachés ou enfouis dans la terre avec les hauts et les bas de celle-ci. Voyager jusqu’au Sénégal est ma première expérience sur le territoire africain.

Durant mes premières semaines, j’ai fait du tourisme et j’ai visité des endroits qui en somme représentent autant l’espoir pour le futur que les traces laissées par le passé du pays et même du continent. Comme il est possible de le voir dans les photos suivantes : le monument de la renaissance africaine et l’île de Gorée. En tant que passionnée d’histoire, ces endroits m’ont marqué par leur richesse respective. Lors de mes déplacements, je prends la plupart du temps le taxi, mais pour cela il faut savoir négocier. Il faut savoir aussi dès le début le prix de base de la course qu’on peut demander à nos collègues pour ne pas payer plus que cela n’aura dû coûter. De plus, ces premières semaines ont été pour moi le moment de trouver mes repères dans mon quartier et les environs, donc j’ai décidé de promener à pied pour tout ce qui est à proximité. Par conséquent, si je me perds, je peux retrouver facilement mon chemin parce que je me suis familiarisé avec les lieux. Je dois dire que c’est important pour moi parce que j’adore marcher.

De ce fait, mon aventure sur le territoire sénégalais continue avec la gastronomie. Ici presque tout est fait à base de riz. Étant une amatrice de riz, j’ai été heureuse de l’apprendre. L’un de mes plats préférés est le mafé qui est préparé avec une sauce d’arachide, de viande et de tomates qu’on met sur le riz. Ici, les plats sont riches en nutriment pour qu’il soit possible de le garder longtemps dans l’estomac.

Ensuite, je suis partie à la recherche de mes repères dans le cadre du dialogue c’est-à-dire qu’ici la conversation est au cœur de presque tout. Les Sénégalais sont accueillants et curieux. Ils posent beaucoup de questions et ils s’intéressent beaucoup à savoir d’où nous venons, ce que nous faisons, etc. Je dois dire que cela instaure une ambiance amicale et chaleureuse dès le premier instant. Donc, cela nous amène à sortir peu à peu de notre bulle canadienne pour rentrer dans leur bulle sénégalaise. Quand on quitte notre pays pour aller vivre quelque temps dans un autre, il est important de garder en tête les mots : adaptation et patience. Le fait de sentir ici comme à la maison va certainement prendre du temps, il faut savoir laisser les choses aller puisque c’est sûr que tout va être différent : le rythme de vie et de travail. De ce fait, il faut toujours garder en tête les deux mots clés.

Durant mon aventure, j’ai exploré mon environnement et l’atmosphère sociale présente pour me sentir de plus en plus à mon aise. Pour ce faire, il faut se promener et observer. L’apprentissage et le confort s’installent de prime abord avec l’observation et la compréhension de notre milieu. Voilà ce que j’ai fait depuis que je suis arrivé sur le territoire sénégalais. Tous les hauts et les bas que j’ai rencontrés font partie de l’observation que va me permettre une meilleure compréhension de ce qui m’entoure.
Je suis partie de chez moi avec seulement deux attentes : un enrichissement personnel et professionnel, mais aussi d’offrir le plus de soutien possible à mon organisme d’accueil.

Il faut polir une pierre précieuse pour la voir briller de tous ses éclats, cette aventure au Sénégal sera pour moi la pierre précieuse que je viens de commencer à nettoyer

Dakar Dem Dikk

November 5, 2018 | Sophia, Specialization - International Development and Globalization, Uniterra, Sénégal, Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), Conseillère en égalité entre les hommes et les femmes

“Dakar Dem Dikk” is the Dakar equivalent to OC Transpo in Ottawa. “Dem Dikk” means “go and come back” and I think that that sums up how I’m feeling with a month to go in my internship - like I just left and its already time to come back. This has been the fastest two months of my life! Every day has brought a new experience both positive and negative, but an experience I cherish nonetheless. Getting the opportunity to actually live in a foreign country as opposed to simply visiting has given me a completely different understanding of life here. I feel very lucky to have gotten this opportunity. Getting accustomed to a culture and a different way of life took me a little while but once it happened, my experience here got so much better.

While in Dakar, I have visited many beautiful place in and around the city including the Pink Lake, l’Île de Gorée, l’Île de Madeleine and I even got the chance to go scuba diving. Dakar has some stunning places to visit with views and scenery almost breathtaking enough to distract you from the Senegalese heat. I have made friends through contacts and at work who have contributed to making my visits to these beautiful landmarks even more memorable. These are relationships I will never forget.

However, as much as I appreciate the beauty of the places I’ve visited, some of my favourite moments have consisted of just simple day to day activities. For instance, I got the chance to play in a soccer game with my colleagues. The office got together to play and it was an experience I am so glad to have gotten. I am passionate about sport and once again, this game showed me how sport can bring people together regardless of language barriers and cultural differences. Another special moment for me was when my co-worker, Mariem, who I usually share a taxi with on the way home, brought me with her to see an apartment she was thinking of renting. This excursion gave me the opportunity to see a part of Dakar I would never have seen otherwise. It let me experience life in Dakar differently than I could have on my own. I walked around dirt roads and through hidden neighbourhoods that I wouldn’t have seen otherwise. It sounds like an insignificant moment but it left me feeling lucky. The chance to live in Dakar has let me experience what day to day life is like and its quite an amazing contrast to normal tourism. It is funny how sometimes it is the littlest things that have the biggest impacts.

As with all places in the world, there is kindness and there is animosity here. However, the animosity I have experienced has been heavily outweighed by the kindness. There is a welcoming aspect to Senegalese culture that cannot be ignored. A common response to thank you in Senegal is ‘On est ensemble’ meaning ‘we are together’ and it really feels like among the Senegalese population, this is the reality. There is a feeling of comradery and community that I have not experienced or witnessed in Canada. For instance, there was a celebration/fund raising activity for a religious celebration called Magal de Touba and the gathering for this happened right outside my house. There were hundreds of people gathered for the whole day. They ate together, prayed together and just spent time together. At the end of the night there was knock on my door and someone had brought a big plate of food for me and my housemates to eat with them. The invitation to come eat with people has been very common during the past two month. It is this kind of hospitality and generosity that I will remember and that will stick with me for life. It is a different mentality than at home and one that I hope I am able to bring with me upon my return.

I have more to say but this blog post is getting pretty long! This has been a fantastic 8 weeks and I’m looking forward to what the next 4 have to offer as well!

…more than just passing through

September 18, 2018 | Sophia, Specialization - International Development and Globalization, Uniterra, Sénégal, Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), Conseillère en égalité entre les hommes et les femmes

To start this post I would like to give a little bit of information about my internship. I am in Dakar, Senegal. I was sent with Uniterra and my host organization here is CECI. My partner organization is called the CNCR and I am working in EFH (Égalité femmes-hommes) or gender equality. Before leaving for this internship I had very little information. I was very stressed because I didn’t know what was going to happen once I arrived in Senegal. I didn’t know what my living arrangement was going to be, I didn’t know what I was going to eat in the first days here, I didn’t know where I’d be sleeping, etc.

If you’re having any of the same worries, let me help. When I arrived in Senegal I was greeted by a man from my host organization CECI. He had a sign and was easy to find. He brought me to his car where he had an information booklet for me and an itinerary for the next few days. He brought me a water bottle and a box of juice. He asked if I was hungry, I was not but if I had been, I’m sure he would have found me something to eat that night before going to sleep. From the airport he brought me to what I now call home. The volunteer house in Dakar has security outside 24/7 and a woman who is there during the day who cleans and fixes up the house. She will change your sheets once a week, she will help you get a taxi for a local price and she will greet you with a friendly smile every day. The house has a nice living room with a small TV and a couch. A dining room with a large table and chairs. There is a computer and internet. There is a big kitchen that is quite well stocked with cooking materials, although you will have to buy your own groceries. Luckily, there is a grocery store very close by. There are 4 bedrooms with air conditioning. One bedroom has a bathroom in it but otherwise, the other bathroom is just down the hall.

The next day, I was picked up by CECI again and brought to the CECI office. At the office I was introduced to the people who work there and who I had been put in contact with a few weeks prior. You will be able to put faces to the names in your email inbox. This day I brought in my contract and boarding passes. We went to get something to eat and then I was dropped off at home to rest until the next day. The CECI office is full of great resources and people who are very willing to help you.

The next day I got a tour of the city. I was driven around and shown the city quickly by car. The CECI staff helped me get a SIM card for my phone and they took me grocery shopping for the first time. You are able to find almost everything food wise in Dakar, except for potatoes and pork. They also showed me where the bank was so that I would be able to withdraw some money.

All of the questions and stress I had about life in Senegal subsided when I got there because CECI provides you with excellent, supportive and thoughtful contacts. It was hard for me and will probably be hard for you, but you need to learn to be okay with the unknown while doing this internship. There is very little set in stone and very little that won’t change at least once.

I am now going into my third week here in Dakar although it feels like I’ve been here much longer. Every day is filled with new experiences and things that I have to try to understand. Social interactions, language, dress code, religion, culture, the list could go on. There is so much more to think about in my day to day life than I’ve ever had to consider before. I have become much more aware of all of my actions and reactions. I had done a lot of travelling before but living in a foreign country is very different. You need to learn about the culture much more profoundly than if you were just passing through. This is an experience that will change me and from which I will undoubtedly grow so much. Just being here day to day teaches me so much. I can already tell that I am going to come home a much more independent and matured daughter, sister, student and friend.

Cultural Differences

August 15, 2018 | Kaylea, Psychologie, Uniterra Sénégal, CNC, Conseillère en Archivage

I’ve reached the halfway point of my journey in Dakar…and I’m still thrilled to be here. We spent our first few weeks exploring the city in our free time, but now we are mainly focusing on the culture Dakar has to offer.

Ramadan is a month long, and we are soon nearing the end of it. During this time, we have distributed bread and coffee to those who are still on the road when it’s time to break the fast, and we have broken the fast a few times with the locals. When it’s time to break the fast (around 7:30pm local time), the locals start off by eating breakfast foods (coffee, dates, bread), then a few hours later, they eat dinner foods. A few locals have told me that during Ramadan, many people eat throughout the night then just sleep in during the day. It’s interesting to live amongst a collectivist culture. The people here are extremely friendly and it seems that there isn’t very much conflict in the city. Two main religions exist in harmony here- Islam and Catholicism. Both religions respect the holidays- as the public gets both catholic and Islamic holidays off of work.

Breaking the fast is often done with immediate family members and sometimes close friends. In this picture to the left, we were invited to break the fast with an entire neighbourhood of people. This was a unique situation because the neighbourhood decided to distribute food to those who were still out during the fast, then everyone ate together. There were about 75 people sitting along these carpets- women on one side, men on the other. The meal consisted of bread, some kind of thick pudding, dates, juice, coffee, water, chicken, fries and cake. The entire neighbourhood came together to cook the food, each family responsible for some task.

We buy all of our fruits and vegetables here from the local vendors who get food delivered to them every morning, then put them on display for people to buy each afternoon/evening. The fruit and vegetables are always very fresh and ripe. Mangoes are probably the most popular and plentiful fruit here, although, bananas are a close second.

I finished my mandate at work, so now I am mostly translating and working on other things people need help with around the office. I’m finding that the work pace is much slower here than in Canada, just based off of what I’ve seen in my own office. People generally take their time completing tasks, taking many breaks to speak with friends and/or family over the phone and chatting with others around the office.

One of my favourite things to do here on the weekend is to go to the various markets. There are tons of fabrics to choose from, and you can easily go to a local tailor who will make whatever you want for a low cost. The markets also include a lot of local art and food. Often, fish are laying on a blanket on the street, waiting to be bought. A local told me that they feel putting the fish on ice changes the taste of it. So, they like to keep the fish fresh.

La Teranga

August 14, 2018 | Daphnée, Études des conflits et droits humains, Sénégal, Uniterra, Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC), Conseillère en journalisme et communication

Je me suis longtemps demandé ce que je pouvais écrire pour rendre justice aux trois derniers mois passés à l’étranger. Je pourrais d’abord vous parler des paysages époustouflants que le Sénégal m’a offerts. Des plages dakaroises qui longent l’Atlantique à perte de vue dissimulé entre mosquées et falaises. Des déserts avec des dunes qui n’enviaient rien au Sahara ; des routes qui longent la mer, puis sillonnent de majestueux baobabs qui s’étendent à perte de vue ; des îles aux villages pittoresques dissimulant la sombre histoire qu’elle porte ; ou encore des parcs nationaux abritant des trésors protégés et des animaux sauvages les plus époustouflants les uns que les autres.

Je pourrais aussi vous parler des Sénégalais, vous exprimer la sincérité et la profondeur de leur réputé téranga ; vous expliquer comment les personnes qui ont croisé mon chemin pendant ce voyage l’ont toutes influencé pour le mieux ; vous partager comment ils nous ont accueillis à bras ouvert, d’humain à humain, sans regard porté sur l’origine ou les croyances ; comment nous avons partagé des repas avec des inconnus qui nous rapidement considéré comme des membres de la famille ; vous exprimer la chance que j’ai eu de rencontrer des humains extraordinaires dont l’amitié survivra nécessairement la distance et le temps.

Mais je crois que la plus grande vérité qui ressort de mon séjour est comment j’ai approfondi ma connaissance de moi-même pendant cette expérience. Au cours de mon mandat, j’ai compris beaucoup sur mes perspectives d’avenir et mon amour pour le travail de proximité sur le terrain. J’ai constaté que mes capacités interpersonnelles ont été un véritable atout dans un environnement qui m’est inconnu. J’ai aussi pu développer mon autonomie, mon esprit critique, mon indépendance, ma confiance en moi-même et en mon intuition. Avec du recul, je crois pouvoir dire que je suis devenu une meilleure version de moi-même après mon séjour au Sénégal et je souhaite à quiconque ayant un intérêt pour l’international de vivre une expérience similaire.