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Ma phase la plus difficile du stage… c’est le départ

July 28, 2016 | Winnie, ESAPI/GSPIA, Alternatives, Nicaragua, Alternatives Nicaragua, Colectivo Madre Selva

La formation de prédépart nous a donné les outils nécessaires pour faire face à un certain nombre de choses lors du stage à l’international. Certains ateliers nous ont fourni les instruments pour gérer les risques et le stress et d’autres ateliers nous ont fourni des instruments pour comprendre notre organisme d’accueil et notre rôle au sein de l’organisme en question. Dans certaines situations, il fallait poser des questions puissantes et dans d’autres, il fallait se créer un réseau, se faire des amies sur qui compter, lesquels aideraient à mieux affronter certaines situations.

Hélas, nous n’avons pas appris comment se défaire de tout ce que l’on aura construit, ou encore comment gérer la séparation avec des amis une fois le séjour terminé.

Durant les trois derniers mois, je me suis faite toutes sortes d’amis, aussi bien des hommes que des femmes, avec des nationalités différentes. Parmi ces amis figurent ceux avec qui j’ai passé la majeure partie de mon temps et dont m’en défaire sera difficile. Compte tenu du faible niveau d’utilisation de la technologie ici dans mon pays d’accueil, la seule façon que j’ai de pouvoir revoir mes amis est de revenir au Nicaragua. Or, les chances sont assez faibles pour l’instant. Mes moyens sont limités et la plupart d’entre eux ne possèdent pas de comptes sur les réseaux sociaux. Ceci s’explique surtout par le fait que l’accès à l’internet demeure encore un luxe dans ce pays.

Pourtant, les liens créés avec ces personnes sont à un point que je me demande comment je vais pouvoir gérer cette séparation. De plus, je n’ai jamais aimé dire au revoir aux gens, car je n’aime pas les adieux et le moment de dire au revoir est venu. Je suis donc contrainte d’y faire face.

Lors de mes dernières expériences à l’étranger, la séparation était assez facile, car rare sont les cas où j’ai passé trois mois. Le plus souvent, j’ai eu à faire deux mois, 5 semaines ou quelques jours, à l’exception bien sûr de mon expérience d’échange universitaire. Les conditions du séjour ne m’impliquaient pas autant avec les personnes de la place. Trois mois sont assez long.

Effectivement, l’échange universitaire s’est effectué sur quatre mois et la séparation n’était pas aussi compliquée qu’aujourd’hui. Je n’avais pas eu le temps de créer de vraies relations qui conduiraient à une amitié solide. Je n’avais pas eu le temps de bien connaitre les personnes de mon entourage. J’avais juste le temps d’étudier. Le temps passait tellement vite qu’à peine ouvert les yeux, la période d’échange était déjà terminée.

Alors, je ne me souciais guère de revoir les personnes avec qui j’avais passé mon séjour à l’étranger. La relation n’était pas suffisamment solide pour que je me préoccupe de ce qui arrivera par la suite.

Aujourd’hui, je laisse, au Nicaragua, de véritables amis dont il me sera difficile de les oublier d’aussitôt. Ces sentiments s’adressent surtout aux personnes qui ont pris soin de moi durant ce stage : Marlyn, Dalila, Don Louis, et surtout José Antonio et sa maman Panchita Francesca.

Ce sont là les personnes qui m’amène à me poser la question de savoir comment est-ce que je vais pouvoir gérer cette séparation qui va créer un très grand et triste vide dans nos cœurs respectifs.
L’unique réponse que j’ai pour l’instant c’est le temps. J’imagine que le temps m’aidera surement à passer à travers cela. Mais, pour l’instant, il s’agit ici, pour moi de la phase la plus triste et donc la plus difficile de ce stage.

Reverse Culture Shock

July 20, 2016 | Anita, POL/SVS, Alternatives, Nicaragua, Nicaragua, Centro Sandinista de Trabajadores

Time is winding down very quickly. For us here in Managua, Nicaragua, we are down to our last 15 days already. If you asked me how ready I was to go home about a week or two ago, I would have said that I am 100% ready, no questions asked, no hesitation, without a doubt. Now I’m just not so sure anymore. I love the climate here, I sincerely enjoy speaking in Spanish, and now that lived the last three months of my life this like, going back to Ottawa will definitely be a readjustment.

I’ve got a lot to think about and a lot on my plate when I get back. The preparations start now and the anticipation are killing me. For example, I have to figure out my living situation, I have to find a job, I summer courses (which I’ve never done before!) and after that… I graduate! Graduate!?!? What is life without my safety net that is school? Where will I find the structure that shapes my everyday life? Now I’ll be going into the real world. I’ll have to adult. Learn how to balance a cheque book… stop eating so much pizza for every meal… stop going to bed at 4 AM because Netflix… the list goes on.

Change of routine is one challenge I know I will face when I go back home. For three months, as an intern I have been doing next to nothing. While, yes, indeed this was expected, it doesn’t cancel out the fact that once I kick back into full time work gear, it may be overwhelming.

I also fear that I’ll experience a lack of familiarity of Ottawa. For instance, after moving from Vancouver to Ottawa for school, despite my love for Vancouver and the fact that I still identify with the city, every time I go back, it’s just not the same. I know the streets, but I don’t feel AS at home as I once did. I have friends there but I’m not AS close to them as before. I fear the same thing will happen when I get back to Ottawa, and I will feel inclined to want to come back to Nicaragua.

I used to say three months is simply much too long, but I’ve been having second thoughts recently. After leaving Canada, it took me a little while to adjust to life here. I was just beginning to feel less like a tourist, more like someone that just happens to live in Nicaragua. And now that I feel adjusted, I’m about to be ripped from my habitat once more!

Moving home almost seems like an oxymoron. It is such a strange concept think about and to wrap my head around, maybe that’s why I feel slightly anxious about it. But I’ve adapted before and I can do it again! Anyone else nervous, excited, scared, or even neutral about moving back home?