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A House of Cards: Working Within (and Against) the Complexities of Global Humanitarian Affairs

February 24, 2015 | Casey, DVM, Independant, United States, UN OCHA

Now half way through my internship placement with the Office for Coordination of Humanitarian Affairs in New York City, I find myself still unable to understand the compexities in scope and breadth of the humanitarian arena across the world. Amidst staff members and interns representing literally every corner of the globe, from Nairobi to Berlin, Jakarta and Caracas, to Montreal and Cape Town, to oversee the coordination of humanitarian responses is a daunting tasks in terms of inputs, outcomes, and impacts, to say the very least. My specific organization is the Inter-Agency Standing Commitee (IASC). It works to coordinate and facilitate policies and responses between 18 humanitarian organizations, including the World Health Organization, World Bank, International Organization for Migration, UNICEF, and many more stemming from both public and private sectors. Currently, members in New York, Rome, Geneva, Washington DC, and London work virtually around the clock six days a week in humanitarian responses to Syria, Iraq, Ukraine, South Sudan, CAR, Somalia, and many more areas of the world. Reports on a daily basis describe such events as “… 139 confirmed dead in” this city, or “… an increase in the transmission of Ebola” in this region, detailing in disturbingly cold language the effects and outcomes of disasters, violence, and hatred throughout the globe.

It is fascinating to have spent over three years in the classrooms of international development. To learn how to diagnose, how to assess, how to judge. It is interesting to learn what failures there have been in this arena and how responses are contextualized based on the socio-political climate in Washington, London, or Ottawa. It is easy to judge from a university classroom with my $9 cafe mocha as to how wrong development practitioners have gotten it, from modernization theory to the MDGs. It is easy to view the world from an armchair, whether such a chair is in Ottawa or New York.

But just because it is easy, does not mean it is necessarily right. Naturally, the extension of “global development,” especially when emerging from the cartel of states built on the foundation of neoliberal capitalism, must be taken with a critical perspective. Results from these responses touch the lives of tens of millions throughout the globe, and decisions made in the oak wood-panelled offices above and below me are indeed best made when scrutinized from outside organizations. The best results must, by nature, stem from insightful criticism and self-reflection.

This being said, it is not the socio-political flavour of the month that has led me to this placement, nor the latest inclusive or historically-apologetic fad that has allowed me to enjoy this work as much as I have. It is the challenge, the people, the debates. Much like my views on life have been shaped by the ideologies pushed down by mentors and professors - the learned ‘adults’ of this world - I am now in a position to see these ideologies manifest for myself, put into policy, and developed into practice. I can disagree with them and suggest my own. I can see their merits and build on them even further. In virtually all cases, however, my opposition to a viewpoint does not matter, and nor should it. Because here, in the halls of the Security Council, General Assembly, and the countless conference rooms and meeting venues in between, I watchs the titans of international governmental organizations, non-governmental organizations, private firms, nation states, and so many more exploit the complexities of this world to suit their own agendas and their respective purposes. It is a difficult “rock and a hard place,” as they say, but it comes with the territory. It makes for the challenge, one that I never could have seen in the classroom no matter how intently I read the pages of the weekly reading.

As suspected, this experience has, thus far, affected by optimism of global humanitarianism, and has affected by outlooks for what role I want to play in this arena in the years to come. One becomes much desensitized by the figures on these reports, those to be targeted by the latest Strategic Response Plan in Yemen or The Sahel. In that way, this is a classroom of another form. One with oak-panelled walls and reclining leather chairs, three piece suits and a view from the 12th floor to the East River and Long Island City. In some ways, it is so much more optimistic than the theory taught in class, but in many more ways it is the opposite. And it is that challenge of paradoxes I love about this placement the very most.

Déjà presque finie, l’aventure aux Nations Unies

December 2, 2009 | Christelle, stagiaire, Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies à New York

Déjà, le stage tire à sa fin!… Comme le temps a passé vite! Je sais que je songerai à cette aventure dans quelques années et le souvenir m’apparaîtra bref, quoi qu’intense, mais en ce moment j’ai toujours l’étrange sentiment d’avoir été ici depuis longtemps, sinon toujours… J’en ai discuté avec les autres canadiens qui sont ici seulement quelques mois comme moi et ils semblent avoir le même sentiment. C’est une expérience vraiment spéciale de se retrouver comme ça loin de chez soi, surtout quand on a la chance de la partager avec des gens qui vivent la même chose que nous! On tisse des liens plus serrés, on crée des amitiés rapidement parce qu’on est tous dans la même situation; Loin de chez soi et en quête d’une expérience de vie enrichissante. D’autant plus que cette expérience que l’on recherche est à mon sens ultimement sur le plan personnel même si on dit professionnel, parce que l’enrichissement professionnel passe d’abord par l’enrichissement personnel.

 

Cette troisième période de mon stage de quatre mois à la Mission permanente du Canada du Canada auprès des Nations Unies a été davantage remplie de tâches administratives que les deux autres. En plus de la routine habituelle des mises à jour dans la section médias du site web et des réponses à la correspondance de la Mission, j’ai largement contribué au processus de sélection pour le ou la prochain(e) stagiaire. Il fallait sélectionner la meilleure personne, parmi un bon nombre d’excellentes candidatures en décortiquant l’information contenue dans leur dossier pour y trouver les qualifications recherchées. Pas si évident que ça finalement !

 

Mais le meilleur moment depuis ma dernière contribution à ce blogue a définitivement été l’expérience de la résolution sur la situation des droits de l’homme en Iran. Cette résolution, qui est déposée aux Nations Unies par le Canada et bon nombre de co-parrains à tous les ans depuis les sept dernières années vise à mettre en lumière les violations des droits de l’homme en Iran et appelle le gouvernement en place à respecter les traités internationaux en la matière. Il est fascinant d’observer la scène se déroulant aux Nations Unies. Premièrement, une grande salle regroupant pratiquement toutes les nations du monde nous pousse à constater que le monde entier est littéralement rassemblé dans une pièce ! Ensuite, le sérieux et la stratégie avec laquelle se déroulent les négociations d’avant présentation/adoption de résolution est tout à fait captivant ! Toute la salle s’active et on observe les diplomates se déplacer vers un siège, discuter brièvement, peut-être échanger une poignée de main avant de retourner à leur siège respectif et répéter l’exercice quelques minutes plus tard. Ce qu’ils se disent? Et dans quel intérêt? Beaucoup critique l’intérêt individuel/personnel qui motiverait certaines délégations à pousser une résolution visant des pays et/ou états spécifiques. Je crois qu’il peut y avoir du vrai. L’Organisation des Nations Unies en est une particulièrement intéressante où bien souvent les intérêts du monde passent par les intérêts personnels de certaines nations. C’est un interminable exercice de « give and take » pour reprendre la fameuse expression anglophone où tout le monde (parfois littéralement!) doit y trouver son compte dans le but de faire avancer les choses. Parce qu’on ne voit pas tous les choses de la même façon et que le respect des autres est primordial…

 

Petit fait amusant en terminant, j’ai pleinement saisi le sens de l’expression selon laquelle les canadiens à l’étranger sont les premiers ambassadeurs du pays ces derniers temps. J’ai toujours trouvé que c’était trop « cliché » comme affirmation, mais je me suis surprise à souligner à mon entourage ici toutes les références canadiennes qui nous sont passés sous les yeux pendant mon séjour. Avec empressement et enthousiasme je m’exclame à chaque fois : « Oh! He/She’s Canadian! » ou «That’s Canadian! », faisant ainsi, inconsciemment ou non, la promotion de notre pays et surtout notre culture. J

Pas de repos à l’ONU

November 10, 2009 | Christelle, stagiaire, Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies à New York

Je rédige ce deuxième billet avec un état d’âme bien différent de celui qui m’habitait lors du premier. Même si je sentais déjà à ce moment que l’adaptation se faisait bien, j’ai maintenant l’étrange sentiment d’être bien ancré dans mon nouvel environnement, autant professionnel que social. J’ai entamé récemment la deuxième moitié de mon stage à la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies. On dirait qu’il y a bien plus longtemps de passé…

 

Bien que, comparativement aux autres stages, mon environnement de travail est probablement plus bureaucratique, le rythme n’en est pas moins rapide et exige d’exécuter diverses tâches, parfois complètement imprévues, dans des délais extrêmement serrés. Je m’y sens de plus en plus à l’aise. Et avec l’aisance vient veut, veut pas, davantage de confiance de la part de l’employeur et de moi-même ce qui augmente par conséquent le niveau de responsabilité confié et donc le niveau de contribution du stagiaire. J’en suis des plus heureuse.

 

Depuis mon dernier billet, j’ai eu la chance d’assister à une rencontre du Conseil de sécurité. Je me souviendrai longtemps du sentiment qui m’habitait lorsque je me dirigeais vers cette salle historique, empruntant l’entrée des diplomates plutôt que celles des visiteurs. J’étais sincèrement impressionnée. Mais j’ai dû mettre mon émerveillement de côté rapidement pour me concentrer sur l’enjeu à l’ordre du jour : la situation au Moyen-Orient. Après qu’un fonctionnaire responsable du dossier aux Nations Unies ait fait état de la situation sur le terrain, chaque État était invité à exprimer son point de vue sur la situation. De grandes divergences entre les opinions exprimées, mais pour certains une vitrine en or pour se faire entendre…

 

Autre événement important à l’agenda ce mois-ci : Une réception organisée par la Mission du Canada, en collaboration avec le comité organisateur des jeux olympiques de Vancouver 2010 pour célébrer l’adoption de la résolution sur la trêve olympique. Traditionnellement, l’Assemblée générale des Nations Unies vote une résolution demandant aux États Membres de respecter une période de paix ou de cessez-le-feu pendant les jeux olympiques. Ces événements sont aussi l’occasion pour le Canada de recevoir les Ambassadeurs et diplomates des autres Missions, ainsi que les hauts-fonctionnaires des Nations Unies, de tisser des liens et surtout de faire la promotion des valeurs canadiennes. La soirée fût un franc succès et tous nous ont félicité pour un événement « typique » des Canadiens : hauts en couleurs et toujours très agréable.

 

Malgré toutes ces activités que je pourrais qualifier d’ « hors du commun » pour moi, j’ai tout de même vu mon enthousiasme diminué temporairement récemment. À ma plus grande surprise honnêtement, parce que lorsque que l’on a abordé les questions de « chocs culturels » dans les cours de préparation au stage, je croyais sincèrement que j’en serais complètement épargnée, m’en allant dans une ville : 1) pas très loin de chez moi et 2) où les références culturelles seraient sensiblement les mêmes… Mais non ! Semble que l’éloignement finit par nous rattraper tous, peu importe où l’on se trouve sur cette planète ! Prochaines étapes : La lune de miel, qui devrait durer jusqu’au départ et le retour… À suivre! J

Septembre, la folie aux Nations Unies à New York

October 3, 2009 | Christelle, stagiaire, Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies à New York

Je dois avouer qu’il est quelque peu difficile de s’arrêter du quotidien trépidant de la ville de New York et prendre le temps d’exercer une réflexion sur l’expérience que je vis jusqu’à présent. Il y a maintenant presqu’un mois que je suis arrivée et je peux dire que je me suis très bien adaptée au mode de vie à tous les niveaux! :)

 

Je suis arrivée pour mon stage en communications à la Mission Permanente du Canada auprès des Nations Unies à New York en plein cœur de la période la plus occupée de l’année : l’ouverture de l’Assemblée générale. Et pour ajouter à la folie entourant les préparatifs pour cette période, le Secrétaire général a convoqué les chefs d’États à New York quelques jours d’avance cette année pour qu’ils participent au Sommet sur les changements climatiques. Résultat pour les missions : On double du coup l’ampleur des préparatifs occasionnés par la visite de délégations officielles de très haut niveau !

 

Pour le Canada, en plus du Premier ministre qui était de passage à deux reprises durant la semaine du 21 au 25 septembre, trois ministres se sont déplacés; celui de l’Environnement Jim Prentice, d’État des affaires étrangères (Amériques) Peter Kent, ainsi que des Affaires étrangères Lawrence Cannon.

 

Mes tâches pour la préparation des visites ont principalement consistées à élaborer un paquet d’informations générales sur l’ONU ainsi que sur la ville de New York pour les ministres, leurs conseillers et les hauts fonctionnaires en visite. Pendant l’ouverture de l’Assemblée générale, j’ai accompagné le photographe  accrédité pour le Canada aux diverses rencontres bilatérales entre nos ministres et leurs homologues pour les photos officielles. Cette dernière expérience a été passablement intéressante puisqu’elle m’a permis d’être témoin de l’ambiance qui régnait dans l’édifice de l’Assemblée générale, alors que les principaux dirigeants du monde entier y étaient réunis l’espace de quelques jours.

 

Tout s’est finalement très bien déroulé, mais il était fascinant de constater à quel point ces visites ministérielles ont tenu autant d’employés occupés ! Tous les employés de la Mission y ont mis de longues heures de travail. Les plus cyniques y verront là un bon exemple de la trop lourde bureaucratie qui règne dans un organisme comme les Nations Unies et de l’inefficacité qui est découle. Je répondrai comme je réponds à tout le monde qui a remis en cause l’Organisation des Nations Unies depuis le début de cette expérience. Si elle n’existait pas, on l’inventerait. Parce que sa vision est ce qu’il y a de plus noble. Rassembler autour d’une même table les représentants de 192 États pour qu’ils négocient les intérêts du monde en mettant chacun les leurs en avant et exécuter le tout en utilisant toujours la diplomatie, avec les enjeux que les différences culturelles peuvent amener n’est pas tâche simple. Mais l’exercice est symbolique et preuve d’une sincère volonté d’un monde meilleur. Et les victoires sont encore plus savoureuses.