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Maroc, le 20 mars 2009

March 26, 2009 | Madeleine Roy

À 5h40 le train entre dans la gare avec une avance sur l’horaire de 5 minutes. Seul au monde avec mon sac à dos, je m’élance dans une aventure dorée de promesses. J’ignore que je ne pourrai semer le destin.

Nous sommes le 20 mars 2009. De peine et misère, je désiste mon lit à 4h30. À cette heure, l’aube ne se pointe pas à l’horizon. Impatients les coqs habitants la communauté convoque le soleil au rendez-vous. Avez-vous déjà pensé que ce ne serait pas le lever du soleil qui fait chanter le coq mais le contraire?

Plaqué au seuil de la porte de l’immeuble, je réalise que je n’ai pas la clef pour m’évader de chez moi. Grâce à Dieu, il y a toujours des musulmans pratiquants. C’est l’appel à la mosquée qui me donne l’espoir d’une libération momentanée. Effectivement un croyant culbute jusqu’à la porte. Il ouvre la porte. « Soukran! » dis-je en guise de gratitude. Je pars comme un vagabond errant vers un no were. Il est 5h15.

Aujourd’hui j’opte pour Essaouira. Ce n’est pas un choix aléatoire, je ruminais la possibilité d’atteindre cette destination depuis déjà quelque temps. À 5h40, mon derrière s’assoupit sur le banc orange hôpital des wagons de 2e classe. L’excitation de l’aventure s’évanouit avant peu, tout comme mes paupières entre ouverte. Finalement, la magie de ma psyché balance tout mon être dans un état d’inconscience.

Merde! Merde! Merde! Où est mon sac? Mon esprit est revenue dans mon corps après un départ éphémère mais mon sac n’a pas connu le même trajets. Il est 8h15 et tous mes effets ont disparu.

Le contrôleur et la police de trains ont tenté en vain de m’aider à retrouver mon précieux paquet. Au fait, leur indifférence ma carrément fait chier. En d’autre terme «l’enquête» mené était dévolue à l’échec. L’ONCF (agence ferroviaire) m’a offert un allé simple gratuit. Dépourvue de moyen, je rebrousse chemin. C’est l’unique choix. À 9h15 je suis dans un no were. Voilà je suis où j’avais anticipé allé.

La bonté du cambrioleur a épargné l’ouvrage de Gabriel Garcia Marquez, 100 ans de solitude. C’était plutôt ironique, puisque je ne me suis jamais senti si seul au monde. Du coin de ma bouche un sourire timide c’est dévoilé passagèrement.

« Max, ce ne sont que des choses matérielles. Ne te leurre pas, elles n’ont pas de valeur ». Je me suis répété ces phrases au moins 200 fois pour tenter de me convaincre et d’apaiser l’anxiété. Ce s’avéra un désastre jusqu’à ce que je compris la mesure de la valeur. Je suis pauvre comme un clou mais riche du cœur et de l’esprit. La morale de cette histoire est qu’il est temps de se réconcilier avec la vérité, l’amour et la paix.

À bientôt,
Max

Maroc, Maroc

February 18, 2009 | Nadia, stagiaire, projet Ejoussour.net

Bientôt un mois passé au Royaume du Maroc.

La visite de plusieurs régions m’a permis de constater la diversité culturelle du Maroc, et ce, même à une heure de route de Rabat ou je vis. Les deux dernières semaines ont été consacrées à visiter Rabat et Casablanca. Je rencontre de plus en plus de personnes qui vivent ici et ce qui est le plus extraordinaire est que je fais la connaissance de gens provenant de partout de l’Europe, d’Algérie, d’Afrique subsaharienne, etc.. Wow !!! La chance que j’ai de vivre une expérience aussi enrichissante…. Et voilà encore une fois la belle école de la vie triomphe en grande sur tout se que l’académique peux nous apprendre…..

Mon clin d’œil pour les femmes : encore une fois mesdames je dois vous parler du hammam !!! D’abord et avant tout, je dois vous mentionner que l’expérience bien que je ne l’ai vécu que trois fois me marque à chaque fois… De un parce que le contact avec les femmes ici est plus difficile, ainsi le Hammam est l’endroit idéal pour découvrir les femmes dans toute leur intimité. Je vis à 30 secondes à pied d’une douche Osoras (douche individuelle pour les femmes ou en groupe 2 ou 3 seulement si vous êtes de la même famille). Dans le même établissement, on peut aller se détendre en commune dans le traditionnel hammam.

Bon ! la pour la première fois j’y vais toute seule (sans ma colloque Justine). De plus, pour la première fois, je fais comme toutes les autres femmes je dénude ma poitrine; bon, OK, dans un endroit où quand tu es habillée on te regarde plus qu’autrement, aussi bien faire ce qu’il faut. Je dois admettre que je me suis aucunement sentie mal à l’aise, au fait quelle libération ! Bon ! Je vous ai déjà raconté que le hammam est le point de rencontre des femmes, et bien voici que je suis à peine entrée, que déjà une femme me demande (bien sûre en arabe) de lui frotter le dos, pratique courante dans le hammam, et voilà nous voilà repartit pour un court malaise, qui est bien sûre franchement ressentie par cette femme qui après deux secondes, me fait signe que ça va !!!

OK ! Il me manque un peu de pratique, mais toujours est-il que j’adore ce moment privilégié à prendre soin de mon corps sous une chaleur qui détend suffisamment pour passer une bonne nuit de sommeil…. Et bien même si je ne comprends pas tout ce qui se passe, je suis capable de vous dire qu’à ce moment précis, la femme est à l’honneur dans toute sa beauté et son intégrité. Bravo !!! Encore une fois mesdames, je vous le confirme c’est un incontournable pour un séjour réussi au Maroc.

Sur ce, je vous envoie quelques photos, ne soyez pas jaloux !!! Je blague, faites-vous plaisir, je vous partage les moments les plus exquis pour moi ici, et partout ailleurs ou je serai dans le monde, faire de la photo…

À bientôt pour d’autres aventures !!!

Nadia

assimilation culturelle

February 18, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Le Maroc interpelle une conception du temps antinomique au discours défini par l’Occident. J’ai affranchi le mode d’adaptation culturelle.Inspirée du mode de connaissance musulman, ma personne subit une métamorphose.

En dépit des ressemblances entre les valeurs de l’Afrique du Nord et l’Occident, l’ontologie de celles-ci a des foyers axiologiques incongrus. En l’occurrence, mes vérités s’écroulent. Simultanément, sur ces ruines émane un nouveau rapport au temps. Mon passé et mon présent dialoguent en schématisant mon futur.

J’assimile la culture de mon pays d’accueil et j’aime ça!

Max

Ils ont arraché les dents de la révolution

February 11, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Nous sommes à l’aube de l’an 1430. Je n’ai ni voyager dans le temps, ni consommer des drogues hallucinogènes. Selon le calendrier musulman, le temps s’écoule en fonction des cycles lunaires. Chaque mois est d’une durée exacte de 29 jours, 12 heures 44 minutes et 2.8 seconde. Les fêtes prescrites par le calendrier sont assidûment honorées. Toutefois, le quotidien est dicté par le calendrier international. Ce relativisme temporel reflète les schémas qui structures le mode de vie marocain. Ici le temps existe encore pour soi.

Le travail ne me présente pas le visage du Maroc. C’est une figure futile dont l’essence ne peut être dérobé. Je me submerge dans le Maroc, néanmoins comme les ténèbres des abysses océaniques la culture m’est occulte. Je me suis inscrit dans des cours d’arabe classique afin de réduire la distance culturelle. C’est au dépanneur du quartier que j’exerce ma voix arabe. J’ai maîtrisé les salutations, les formules de politesse et demandé une cigarette au détail. L’essentielle! On s’amuse bien.

Aux petites heures du matin après une soirée conviviale, je discutais avec des habitants du quartier. Nous échangions des idées sur des thèmes divers. Celle-ci était concordante et divergente en l’occurrence j’étais confronter à de nouvelles perspectives. Par exemple, les rues sont visiblement propres au Maroc contrairement à la notion préfabriquée véhiculée dans le discours populaire occidental. Il est primordial pour un musulman d’accorder une attention particulière à son hygiène et à l’espace à l’intérieur duquel il vit. Des concierges municipaux nettoient les ordures disposées dans les rues. En dépit de cette attitude sanitaire, il existe peu de conscience environnementale.

En guise de conclusion je vous invite à réfléchir sur la signification d’un dicton qui m’a été partagé.

Les murs ne font pas la maison, c’est la famille qui y vit.

Max

Salaâm Alekoum, Canada

February 2, 2009 | Nadia, stagiaire, projet Ejoussour.net

Bonjour à tous,

Mon séjour au Maroc, ne cesse de me surprendre. Tout d’abord, nous avons commencé à donner les formations dans le cadre du programme e-joussour. La première formation s’est donnée dans la ville de Salé qui est tout près de Rabat. Le concept des formations de e-joussour est intéressant et surtout pertinent dans la mesure où les organismes important de la société civile se font connaître à la population.

Il cependant un peu difficile de suivre toute les formations car elles se font essentiellement en Arabe. Par chance, nous bénéficions de quelques traduction ici et là, qui nous résume en fait les points importants. Je ne sens pas que ma participation est d’une importance capitale, par contre je sais pertinemment que je suis en trait d’acquérir une expérience extraordinaire qui me sera profitable toute ma vie dans ma carrière.

De plus, la formation de cette fin de semaine à été super !!!! Nous sommes allés dans les montagnes, au fait dans un village dans les montagnes, soit dans le moyen atlas. Cette région offre un tout autre visage du Maroc : verdure et montagnes. A bort d’un taxi nous sommes monté durant une heure sur une petite route très étroite dans la montagne, qui soit disant était d’une altitude de 1 350 mètres. Imaginez, à cette hauteur le paysage, sans oublier la température qui était d’environ -8 degré. En passant, la ville ou nous sommes allé dans la montagne se nomme Azilal et je vous suggère fortement un petit passage à cet endroit si jamais vous allez au Maroc.

Petit clin d’œil pour les femmes cette semaine : Je suis allé dimanche soir dans un Hammam pour les femmes. Si le Maroc est plutôt une société qui offre beaucoup de place aux hommes, voici un moment je dirais particuliers pour nous les femmes. Pour celle qui ne connaisse pas le principe du Hammam, voici en quoi cela consiste. Tout d’abord, une chance que j’y suis allé avec des habituées, il faut être équipé (sots d’eau, gant pour se frotter, savon noir etc.)

En fait le Hammam s’est un espèce de grand sauna, ou les femmes non seulement profite de se moment pour se détendre, mais attention rien à voire avec le sauna traditionnel. Avis aux femmes pudiques et âmes sensibles se n’ais pas pour vous, l’a les femmes se rase (les parties intimes), se lavent, se brosse les dents, se frotte le corps avec un gant de crin etc… enfin c’est un moment pour relaxer entre femmes et le moment ou on fait le grand nettoyage…. Enfin ce fut très intéressant de voir se petit côté ouvert entre femmes, qui ne se voit pas nécessairement dans le quotidien, toute une culture, un moment unique à vivre qui ne s’explique pas mais qui se vit. A essayer sans aucun doute pour toutes les filles qui vont au Maroc c’est super !!!!!!

Nadia

Semaine 2

February 2, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Ci-dessus est un extrait d’une conversation entretenue avec mon partenaire local.

-L’Internet ne fonctionne plus Mountassir.
-Ne t’inquiète pas Max, le technicien informatique ne devrait pas tarder.
-D’accord. La patience est une vertu, non?
-Non c’est le sous-développement!

L’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) ampute le processus de développement. Parmi les 31millions d’habitants marocain 15,25% de la population à accès à l’Internet. Comparative au pays de l’OCDE l’ou on compte 400 ordinateurs pour 1000 habitants, les pays en voie de développement doivent s’accommoder avec 25 ordinateurs par 1000 habitants. Les TIC sont considérés comme des vecteurs axiologiques au développement pourtant les régions les plus affectés accusent d’une carence de TIC. D’une part l’essor est entravé par l’accès. D’autre part, faute de capital humain, l’insertion dans les cadres mondiaux est retardée.

Mon travail consiste essentiellement a faire la promotion des médias alternatifs afin de permettre aux citoyens de prendre part à la chose publique. Sans infrastructure adéquate la réalisation de cette arène publique pour s’allonger. Enfin, l’émancipation civique semble être entravé par l’austérité royale en matière de liberté d’expression.

Le 3 Mars 1953, le Maroc proclame son indépendance politique. Le Maroc est un pays souverain. Toutefois à entendre le discours de mes collègues marocains il semble avoir une carence démocratique. La volonté civique révèle non de la masse populaire mais du Roi Mohamed VI. La constitution de 1996 stipule « l’allégeance sacré du peuple au roi et ont toutes donné une légitimité religieuse et politique à la monarchie ainsi que des prérogative absolue faisant du roi une personne sacrée qu’on ne peu tenir pour responsable et dont les discours ne peuvent être abordée par la critique». Le contenu médiatique est décrété par l’autorité royale.

Les TIC proviennent en partie d’initiatives publiques. En dépit de parcs technologiques émergeant, il n’y a que 0.2% du PIB qui est affecté au R&D. Toutefois, les avantages comparatifs en matière de main d’œuvre incitent des firmes transnationales tel Microsoft à relocation leur industrie vers le Maroc.

Je n’ai été qu’exposer à la surface des méandres des enjeux sociaux. Ici, à l’étranger c’est moi l’étranger. Il y a de rudes épreuves à surmonter et des a priori à écraser.

À bientôt.

Max

Le Maroc en images

January 27, 2009 | Nadia, stagiaire, projet Ejoussour.net

voici quelques photos du Maroc, pour le plaisir de vos yeux…

Rabat

Rabat

Rabat

Rabat

Bonjour du Maroc

January 26, 2009 | Nadia, stagiaire, projet Ejoussour.net

Bonjour à tous,

La vie marocaine vient à peine de débuter et déjà j’ai la tête pleine de nouvelles expériences. Nous avons la chance de vivre dans une charmante petite ville nommé Rabat, qui est magnifique de part ses innombrables odeurs surprenantes qui parfume délicieusement, ses extraordinaires saveurs qui nous rappel toute l’exotisme du Maroc et surtout ses gens, qui sont particulièrement accueillant et sans qui la vie ici ne serait pas aussi agréable. La diversité culturelle est frappante, d’un côté on peut observer les traditions qui sont encrées depuis plusieurs générations, et d’un autre côté on constate que la jeunesse marocaine est influencée par toutes les attractions qu’offre l’occident, et conserve à leur façon les traditions marocaines.

Pour l’instant je m’adapte tranquillement à la vie ici, il y a tellement de choses à découvrir. Petit clin d’œil pour les femmes : pour l’instant je suis un peu perdu, en ce qui à trait au code que suive les femmes, les visions sont très partagées. Il est plus difficile de parler avec les femmes du fait qu’elles sont plus discrètes et ne se retrouvent pas partout. En effet, je suis toujours confuse quand je sors pour prendre un café, car pour la première je suis confrontée au fait que plusieurs endroits sont réservé aux hommes ou les femmes peuvent y accéder mais accompagné d’un homme. Je dois donc à certaines occasions penser à certaines choses à laquelle je n’ai pas été habituée en tant que femme : mais attention ce n’est rien de grave !!!!!

Sinon pour l’instant tous se passe bien, les gens au travail sont sympathiques, notre co-locataire Justine qui vient de France est super et Max mon compatriote est toujours aussi relax…..

Je vous dis A+, pour d’autres aventures marocaines….

Nadia

Un p’tit bonjour du Maroc

January 22, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Bonjour,

Une vilaine grippe canadienne m’a cloué au lit durant le début de mon séjour à l’étranger. Grâce à mon pays d’accueil! L’une des industries les plus prospères du Maroc est la production d’orange. Ce fruit s’est avéré être un traitement efficace contre le rhume contracté au Canada.

Étant en meilleure disposition le Maroc se dévoile avec plusieurs ubiquités. Sans aucun doute les méandres de l’interculturelles dupent ma perception. Le Maroc transpire des précurseurs de l’industrialisation et de la marchandisation globale. L’appropriation de la place publique par Yves Rocher, Heineken et compagnie usurpe la diversité locale. L’espace subsumé à l’impérialisme transnational converge vers l’anéantissement de celui-là. Enfin je ne me sens pas trop dépayser.

L’homogénéisation culturelle n’a pas maté l’essence marocaine. Les marchés de nuits sont parfumés par l’odeur d’épices. C’est enivrant! Les poules pondent des œufs devants le consommateur, littéralement. C’est un buffet gastronomique pour l’étranger. Au-dessus des marchés sont abrités les Marocains, logés dans des habitations aux couleurs blanches. Si le blanc rappelle la paix, ce n’est pour oublier le passé hégémonique. Le blanc pourrait être l’effet de décennies d’accumulation de sel de mers. Les courants torrentiels de l’océan nous rappellent la distance entre nous et vous.

À bientôt,

Max