Archives - ‘Morocco’

Forger ma passion et explorer l’étranger

March 5, 2019 | Lydie, Spécialisé - Dév. international et mondialisation, Maroc, Forum des Fédérations, Projet MENA, stagiaire

Depuis mon jeune âge, visiter de nouveaux pays et découvrir de nouvelles cultures, me passionnent. Après plusieurs voyages à travers le monde et 4 années d’études à l’Université d’Ottawa, j’ai décidé d’enrichir mes connaissances et de me lancer dans une nouvelle aventure. Faire un stage à l’international me permettrait de forger ma passion et explorer l’étranger me donnerait l’occasion d’entrainer mes habiletés sociales et mon éthique personnelle et professionnelle.

Il est difficile de croire qu’il fait déjà 2 mois que je me retrouve au magnifique Royaume du Maroc. Après mon arrivée à Rabat, je me souviens du revirement très rapide du nouvel environnement, la conduite tout à fait différente, la chaleur accablante, la langue incompréhensible et l’hospitalité de manière insistante. Quel choc culturel ! J’ai compris que ma première expérience sur le continent africain restera vivante dans mon cœur et gravée dans mon esprit. Après avoir pris le temps de m’adapter, j’ai découvert que le Maroc me réservait de grands secrets. Son large éventail de paysages et d’activités me laissa étonnée et fascinée. En effet, chaque ville que j’ai eu l’opportunité de visiter était riche de différence et marquante de leur histoire. J’ai maintenant une vision différente du patrimoine culturel du pays et je ne partirai pas du Maroc sans pincement au cœur.

Au cours de ce stage au sein de l’Organisation canadienne non gouvernementale, le Forum des Fédérations et la mise en place du projet : « Autonomisation des femmes pour les rôles de Leadership dans la région du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord : Jordanie, Maroc et Tunisie », j’ai eu la possibilité d’assister et de participer à plusieurs activités de sensibilisation, conférences et formations concernant l’égalité des sexes, la gouvernance inclusive et le leadership féminin. Ces évènements sont organisés avec des acteurs institutionnels (Ministère de la réforme de l’Administration et de la fonction publique), des acteurs civils (Association Démocratique des Femmes du Maroc), des acteurs internationaux (ONU Femmes) et des acteurs académiques (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah). Ma participation aux activités préparées par le Forum Leadership Maroc, m’a permis de mieux connaitre la culture, la situation économique, politique et sociale, l’histoire, les acteurs importants ainsi que les divers défis du pays.

J’ai été particulièrement concerné par la persistance des inégalités en ce qui concerne la question du genre. Dans de nombreux domaines, les filles et les femmes marocaines rencontrent de grandes difficultés culturelles et structurelles. Que ce soit sur le marché du travail, à l’école ou dans la sphère politique, les femmes sont victimes de multiples formes de discrimination. Dans le cadre du projet de mon organisme, je me réjouis de participer activement au renforcement des compétences des femmes leaders établies et celles de la génération future, à l’accroissement de leur influence dans les processus de prise de décision et à la prise en conscience du leadership féminin dans les différentes structures de pouvoir. C’était un grand plaisir d’appuyer les femmes leaders, les partenaires et les jeunes, ainsi que de communiquer avec eux l’importance d’agir tous ensemble pour l’effectivité de l’égalité entre les hommes et les femmes.

Tout au long de ce stage, j’ai acquis beaucoup d’expériences et de connaissances, j’ai agrandi mon savoir, développer une plus grande ouverture d’esprit et un désir profond d’apprendre et d’explorer encore davantage. J’ai développé des aptitudes d’observation différentes et enrichissantes pour ajouter à l’apprentissage en classe. On en sort grandi ! Sans aucun doute, j’encourage vivement cette expérience instructive de stage à l’international

‘If you do not risk anything, you risk even more’ Faouzi Skali

February 20, 2019 | Kaltoum, Spécialisé - Études des conflits et droits humains, Maroc, Forum des Fédérations

It’s been just over a month since I have arrived in Morocco and I’m still mesmerized by this beautiful country. I’m a 4th year student in the Conflict Studies and Human Rights program. This internship puts everything I’ve learned in my academic life to test. For me, what distinguishes a mediocre experience from an exceptional one is how the experience itself shapes us. An unexceptional experience still allows us to discover our deepest inner self, but an exceptional experience totally transforms us.

I’ve decided to pursue humanities studies to better understand the world that surrounds us, the international policies that shapes us and the organizations that ensure that these policies are not only respected but revised to answer today’s reality.

So far, the decision of allowing myself to go through this experience has exposed me to many obstacles but also many proud moments.

Living the experience through the Forum of Federations - Understanding the Forum

Created in 1999 by the Government of Canada, the Forum seeks to promote and strengthen inclusive governance, pluralism and gender equality in federal, decentralized and transitioning federal countries. More than 20 countries around the world have worked with the Forum and contributed to its success.

This being said, working as in intern for the Forum in Morocco and assisting them in their mission to promote and fight for gender equality through their project « Autonomisation des femmes pour les rôles de Leadership dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord : Jordanie, Maroc et Tunisie » has opened my eyes to so many new issues. Issues I’ve never crossed nor exchanged during my lectures at the University.

As a Program Officer, my tasks include but are not limited to:
● Preparing contracts between partners, members and clients.
● Assisting and participating during workshops. Engaging conversations between the participants and me.
● Logistic and administrative support.
● Writing summary and progress reports of the activities and workshops.
● Drafting presentations for my director.
● Conducting comparative and analytical research.

From the theoretical journey to the practical journey

Although my program of study seeks to promote intellectual dialogue and debates regarding important issues such as food security, wealth inequality, climate change etc., rare were the occasions where we took the time to apprehend and grasp the struggles women go through outside the context of war.

Provided that, ignoring the issues surrounding women and only focusing on the harm done to them leads to no solution nor substantial conclusion. This internship, particularly working for the Forum of Federations, has helped me to understand the importance of recognizing and valuing the role women play; not only to endorse democracy but also to find solutions for other social issues. You quickly realize how everything is interconnected.

Participating in activities led by my organization and witnessing how the women interacted with each other by sharing their ideas and testimonies proved to be a great learning experience. Listening to these women and talking to them was a humbling experience. You quickly notice their strength but most importantly how resilient and courageous they truly are. I started working at the organization with the mindset of “Wow they are so behind compared to Canada” that changed to “Despite the lack of tools and resources available, these women are standing up for themselves and creating their own tools collectively”.

Finally, being an intern really gives you an insight of the “Real world”. It allows you to understand the role you play and can actively play to transform this forever-changing world.

« As-Salaam-Alaikum »

February 11, 2019 | Lydie, Spécialisé - Dév. international et mondialisation, Maroc, Forum des Fédérations, Projet MENA, stagiaire

Une salutation que j’entends ici au Maroc, plusieurs fois par jour. Ces paroles arabes signifient « que la paix soit avec vous ». Que ce soit dans un contexte de travail, social ou autres, c’est la manière dont les gens se saluent.

Cela fait 4 semaines que je suis à Rabat, dans la capitale du Maroc du continent africain. Ville moderne et historique, elle représente le cœur politique et administratif du pays. Je travaille au sein de l’organisation Forum des Fédérations, le réseau mondial sur le fédéralisme et la gouvernance dévolue. Financé par le Gouvernement canadien, le Forum Maroc Leadership participe à la mise en oeuvre du projet intitulé : « Autonomisation des femmes pour les rôles de Leadership dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord : Jordanie, Maroc et Tunisie ». Le projet tente de parvenir à une gouvernance inclusive en soulignant l’importance du renforcement de capacité des femmes et des jeunes femmes leaders afin de leur offrir la possibilité d’avoir accès aux postes de décision. Aussi, le Forum tente d’accroître la connaissance des hommes et des femmes pour qu’ils soient apte de construire les politiques, les programmes et les actions qui influence de manière positive l’inclusion des femmes dans les domaines culturels, politiques et sociaux.

Dans cette organisation, mes tâches en tant que stagiaire sont variées, elles s’articulent principalement autour du leadership et de l’autonomie des femmes. Mon travail est bien structuré, il m’expose à plusieurs domaines de recherche, de logistique, de soutien administratif, de rédaction de rapports sur les activités et du suivi et de l’évaluation de ceux-ci. Dans l’aisance de mes fonctions, j’ai eu la possibilité d’assister à des conférences sur l’importance de l’institutionnalisation de l’égalité entre les sexes et les droits de la personne, de participer à des formations concernant la promotion du leadership féminin et de la gouvernance inclusive, de contribuer à des ateliers relatifs à l’intégration du principe de l’équité, de travailler auprès de femmes fonctionnaires au sujet des compétences et stratégies juridiques, etc. J’ai eu également l’opportunité d’acquérir de l’expérience dans le cadre de l’autonomisation des femmes, d’identifier les divers enjeux et d’explorer le pays en voyageant dans différentes régions concernées par le projet. Au bureau hôte à Rabat, je suis responsable de la rédaction et de la production de rapports aux donateurs d’après les activités réalisées. De plus, je rédige des contrats de mission entre les différents membres, participants et experts des évènements. Passionné par le domaine du droit, le Forum me permet d’exécuter concrètement du travail juridique. Ces pratiques enrichissantes me permettent d’accroître mes compétences et mettre en pratique mon savoir. D’ailleurs, ces travaux me permettront éventuellement de poursuivre une carrière dans la sphère de la justice et du droit.

Après déjà un mois de stage, je m’efforce au mieux de m’intégrer au différent mode de vie. Toutefois, je sens que je me suis rapidement bien adaptée. Ayant eu la chance de faire des déplacements avec le Forum dans différentes régions du Maroc, je crois qu’il est important de saisir ces occasions pour explorer et découvrir le pays. Il sera intéressant de comprendre le choix des régions et d’observer les différentes particularités des villes. J’apprécie pouvoir constamment changer d’environnement, d’apprendre du nouveau et de saisir de nouvelles opportunités. À ce jour, j’apprécie chaque moment de mon stage et je suis impatiente d’apprécier et de relever de nouveaux défis.

In case of an emergency…

October 26, 2016 | Michelle, DVM, Forum des Alternatives Maroc “FMAS” Chargée de communication en appui à la société civile pour la COP22

While we discussed sickness during the pre-departure days, and while I somewhat expected to get sick while I was here, I also (naively) hoped that it simply wouldn’t happen, and that if I set my mind to it, I would be fine. Unfortunately, I was wrong.

In my second week, during a meeting, I started to feel ill and immediately knew that something was about to go badly. On my way back to our apartment, in 28 degrees, I started feeling extremely cold. By the time I got home, I was shivering uncontrollably and putting on every piece of clothing that I had brought to Morocco, including a down coat.

To make a long story short, I vomited and shivered and sweat and couldn’t get warm for the better part of two days. My entire body was in extreme pain, and my head ached like crazy. In a sort of delirious state, I told myself that this would pass if I just waited, but eventually started getting scared and thought I might need to see a doctor.

When this dawned on me, however, I also remembered that I had used all of my cash and would not be able to make it to a bank machine to get more in order to pay for a taxi. If that weren’t enough, when I picked up my phone to call the insurance company and figure out which hospital to go to, it was out of credit. So there I was, insanely sick, with no money, and no ability to phone anyone.

Thankfully, when my colleague got home from work, he called the insurance company and figured out which medical facility we should go to if it came to it. My supervisor also extended the offer to drive me there, for which I was immensely grateful. Even so, I realized that if I had been alone, I could have been totally screwed, and learned some important lessons in the process:

1) Figure out where the (most appropriate) hospital / clinic / medical facility is, what its hours of operation are and how to get there before you get sick.
2) Make sure you have enough money (cash) for a taxi to get to a medical facility.
3) Make sure you have enough phone credit to call the insurance company or someone else to help you.

In the end, I did start feeling a tiny bit better, and gradually regained some strength. There happened to be a scale in the apartment, and when I was finally well enough to get up and walk around a bit, I was shocked to discover that I had lost 3kg in such a short time frame.

I don’t really have a clear idea what caused this - perhaps a sip of tap water, or perhaps some fruit offered to me from some very kind local people on a train. Regardless, I have been quite careful ever since and pretty much given up on the idea of “getting used” to tap water here in order to minimize the amount of plastic bottles that go straight into the garbage, even though this pains me.

Creating your own role

August 2, 2016 | Hana, ECH, Alternatives, Maroc - Forum des Alternatives Maroc,

I have been blessed with my job experiences in that I have learned to create my own role, create my own tasks and make my unique skills of use to others. I study human rights and conflict studies but I have an innate passion for numbers and some graphic making competencies. What I learned through my different work experiences is that people generally are not too great with visualizing data and that my skillset is actually really useful and helpful for just about any organization and especially ones that deal with the public and have to distill information. Knowing this after the first couple days passed and I wasn’t given any work I decided to show my superviser some of things I’ve done so he could make use of my graphic design abilities. This then opened a new horizon, giving me work to do, a freedom with my work as my expertise was trusted and proven and work that I genuinely like to do and helps me strengthen my portfolio.

While I understand my situation is a little unique because my skills are a little unique you never know what will be of use to someone and so for those who are finding it hard to get into the flow of work and who don’t really have work to do, try and talk to your supervisor(s) and show them your skills and interests. That way they can find something that’s tailored to you and so you feel of use at your work place.

I have attached one of the graphics I have done. It is a map of Morocco divided by the 12 regions of Morocco that outlines the election observation committee’s observation capacity. The colors represent the percentage of the regions that have observers, the size of the people represent the number of observers and then there are the names of the observer supervisors under the region names. This is only one out 49 different maps I have done since I’ve gotten here.

I’ll miss my corn guy

July 27, 2016 | Hana, ECH, Alternatives, Maroc - Forum des Alternatives Maroc,

With only a couple days left I can’t help but noticing the everyday things that brought joy to my Moroccan life. One such this is the feeling of community. Every everyday interaction you have with someone carries some type of warmth, whether you’re buying something, saying hi to someone or getting help to figure out where you’re going. Stores here are not like stores in Canada, prices aren’t fixed, people are animated and want to talk to you. They want to teach you their language and culture, they want to know about your language and culture and all of it is done with genuine interest and a sense of humour.

I could never have anticipated how attached I became to the guy I buy eggs from or the guy I buy fruit from or my personal favorite, and who seemingly disappeared, the corn guy. These people don’t even need to try to talk to me just by virtue of me going to them for my food needs I’ve developed a relationship and an attachment, so much so that If I go to another corn guy it feels like it’s cheating. The juice guy, the laundry guy, the olive guy, the bakery lady, the other bakery lady, the telephone guy and the list goes on. It’s a true sense of community and has helped me integrate into the neighbourhood seamlessly.

Thank you so much wonderful vendors, you made my stay homey and full of joy (not to mention food).

Maroc, le 20 mars 2009

March 26, 2009 | Madeleine Roy

À 5h40 le train entre dans la gare avec une avance sur l’horaire de 5 minutes. Seul au monde avec mon sac à dos, je m’élance dans une aventure dorée de promesses. J’ignore que je ne pourrai semer le destin.

Nous sommes le 20 mars 2009. De peine et misère, je désiste mon lit à 4h30. À cette heure, l’aube ne se pointe pas à l’horizon. Impatients les coqs habitants la communauté convoque le soleil au rendez-vous. Avez-vous déjà pensé que ce ne serait pas le lever du soleil qui fait chanter le coq mais le contraire?

Plaqué au seuil de la porte de l’immeuble, je réalise que je n’ai pas la clef pour m’évader de chez moi. Grâce à Dieu, il y a toujours des musulmans pratiquants. C’est l’appel à la mosquée qui me donne l’espoir d’une libération momentanée. Effectivement un croyant culbute jusqu’à la porte. Il ouvre la porte. « Soukran! » dis-je en guise de gratitude. Je pars comme un vagabond errant vers un no were. Il est 5h15.

Aujourd’hui j’opte pour Essaouira. Ce n’est pas un choix aléatoire, je ruminais la possibilité d’atteindre cette destination depuis déjà quelque temps. À 5h40, mon derrière s’assoupit sur le banc orange hôpital des wagons de 2e classe. L’excitation de l’aventure s’évanouit avant peu, tout comme mes paupières entre ouverte. Finalement, la magie de ma psyché balance tout mon être dans un état d’inconscience.

Merde! Merde! Merde! Où est mon sac? Mon esprit est revenue dans mon corps après un départ éphémère mais mon sac n’a pas connu le même trajets. Il est 8h15 et tous mes effets ont disparu.

Le contrôleur et la police de trains ont tenté en vain de m’aider à retrouver mon précieux paquet. Au fait, leur indifférence ma carrément fait chier. En d’autre terme «l’enquête» mené était dévolue à l’échec. L’ONCF (agence ferroviaire) m’a offert un allé simple gratuit. Dépourvue de moyen, je rebrousse chemin. C’est l’unique choix. À 9h15 je suis dans un no were. Voilà je suis où j’avais anticipé allé.

La bonté du cambrioleur a épargné l’ouvrage de Gabriel Garcia Marquez, 100 ans de solitude. C’était plutôt ironique, puisque je ne me suis jamais senti si seul au monde. Du coin de ma bouche un sourire timide c’est dévoilé passagèrement.

« Max, ce ne sont que des choses matérielles. Ne te leurre pas, elles n’ont pas de valeur ». Je me suis répété ces phrases au moins 200 fois pour tenter de me convaincre et d’apaiser l’anxiété. Ce s’avéra un désastre jusqu’à ce que je compris la mesure de la valeur. Je suis pauvre comme un clou mais riche du cœur et de l’esprit. La morale de cette histoire est qu’il est temps de se réconcilier avec la vérité, l’amour et la paix.

À bientôt,
Max

Maroc, Maroc

February 18, 2009 | Nadia, stagiaire, projet Ejoussour.net

Bientôt un mois passé au Royaume du Maroc.

La visite de plusieurs régions m’a permis de constater la diversité culturelle du Maroc, et ce, même à une heure de route de Rabat ou je vis. Les deux dernières semaines ont été consacrées à visiter Rabat et Casablanca. Je rencontre de plus en plus de personnes qui vivent ici et ce qui est le plus extraordinaire est que je fais la connaissance de gens provenant de partout de l’Europe, d’Algérie, d’Afrique subsaharienne, etc.. Wow !!! La chance que j’ai de vivre une expérience aussi enrichissante…. Et voilà encore une fois la belle école de la vie triomphe en grande sur tout se que l’académique peux nous apprendre…..

Mon clin d’œil pour les femmes : encore une fois mesdames je dois vous parler du hammam !!! D’abord et avant tout, je dois vous mentionner que l’expérience bien que je ne l’ai vécu que trois fois me marque à chaque fois… De un parce que le contact avec les femmes ici est plus difficile, ainsi le Hammam est l’endroit idéal pour découvrir les femmes dans toute leur intimité. Je vis à 30 secondes à pied d’une douche Osoras (douche individuelle pour les femmes ou en groupe 2 ou 3 seulement si vous êtes de la même famille). Dans le même établissement, on peut aller se détendre en commune dans le traditionnel hammam.

Bon ! la pour la première fois j’y vais toute seule (sans ma colloque Justine). De plus, pour la première fois, je fais comme toutes les autres femmes je dénude ma poitrine; bon, OK, dans un endroit où quand tu es habillée on te regarde plus qu’autrement, aussi bien faire ce qu’il faut. Je dois admettre que je me suis aucunement sentie mal à l’aise, au fait quelle libération ! Bon ! Je vous ai déjà raconté que le hammam est le point de rencontre des femmes, et bien voici que je suis à peine entrée, que déjà une femme me demande (bien sûre en arabe) de lui frotter le dos, pratique courante dans le hammam, et voilà nous voilà repartit pour un court malaise, qui est bien sûre franchement ressentie par cette femme qui après deux secondes, me fait signe que ça va !!!

OK ! Il me manque un peu de pratique, mais toujours est-il que j’adore ce moment privilégié à prendre soin de mon corps sous une chaleur qui détend suffisamment pour passer une bonne nuit de sommeil…. Et bien même si je ne comprends pas tout ce qui se passe, je suis capable de vous dire qu’à ce moment précis, la femme est à l’honneur dans toute sa beauté et son intégrité. Bravo !!! Encore une fois mesdames, je vous le confirme c’est un incontournable pour un séjour réussi au Maroc.

Sur ce, je vous envoie quelques photos, ne soyez pas jaloux !!! Je blague, faites-vous plaisir, je vous partage les moments les plus exquis pour moi ici, et partout ailleurs ou je serai dans le monde, faire de la photo…

À bientôt pour d’autres aventures !!!

Nadia

assimilation culturelle

February 18, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Le Maroc interpelle une conception du temps antinomique au discours défini par l’Occident. J’ai affranchi le mode d’adaptation culturelle.Inspirée du mode de connaissance musulman, ma personne subit une métamorphose.

En dépit des ressemblances entre les valeurs de l’Afrique du Nord et l’Occident, l’ontologie de celles-ci a des foyers axiologiques incongrus. En l’occurrence, mes vérités s’écroulent. Simultanément, sur ces ruines émane un nouveau rapport au temps. Mon passé et mon présent dialoguent en schématisant mon futur.

J’assimile la culture de mon pays d’accueil et j’aime ça!

Max

Ils ont arraché les dents de la révolution

February 11, 2009 | Max, stagiaire, projet Ejoussour.net

Nous sommes à l’aube de l’an 1430. Je n’ai ni voyager dans le temps, ni consommer des drogues hallucinogènes. Selon le calendrier musulman, le temps s’écoule en fonction des cycles lunaires. Chaque mois est d’une durée exacte de 29 jours, 12 heures 44 minutes et 2.8 seconde. Les fêtes prescrites par le calendrier sont assidûment honorées. Toutefois, le quotidien est dicté par le calendrier international. Ce relativisme temporel reflète les schémas qui structures le mode de vie marocain. Ici le temps existe encore pour soi.

Le travail ne me présente pas le visage du Maroc. C’est une figure futile dont l’essence ne peut être dérobé. Je me submerge dans le Maroc, néanmoins comme les ténèbres des abysses océaniques la culture m’est occulte. Je me suis inscrit dans des cours d’arabe classique afin de réduire la distance culturelle. C’est au dépanneur du quartier que j’exerce ma voix arabe. J’ai maîtrisé les salutations, les formules de politesse et demandé une cigarette au détail. L’essentielle! On s’amuse bien.

Aux petites heures du matin après une soirée conviviale, je discutais avec des habitants du quartier. Nous échangions des idées sur des thèmes divers. Celle-ci était concordante et divergente en l’occurrence j’étais confronter à de nouvelles perspectives. Par exemple, les rues sont visiblement propres au Maroc contrairement à la notion préfabriquée véhiculée dans le discours populaire occidental. Il est primordial pour un musulman d’accorder une attention particulière à son hygiène et à l’espace à l’intérieur duquel il vit. Des concierges municipaux nettoient les ordures disposées dans les rues. En dépit de cette attitude sanitaire, il existe peu de conscience environnementale.

En guise de conclusion je vous invite à réfléchir sur la signification d’un dicton qui m’a été partagé.

Les murs ne font pas la maison, c’est la famille qui y vit.

Max