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Life in Malawi

June 8, 2018 | Sidra, Joint Honours - Criminology and Women's Studies, Malawi, Uniterra, Coalition of Women Living with HIV and AIDS, Information Management Officer

As I wrap up my fourth week in Lilongwe, Malawi, I find I am adjusting well to life here, as I am better equipped to navigate the international internship. In preparing for the internship prior to my arrival, I focused a lot on physical aspects, such as packing. I am finding that the pre-departure trainings were beneficial in helping to manage expectations and keep an open mind. I find this has been crucial to the process of settling in, because every day I am faced with new challenges and discoveries.

Since life in Malawi is quite different than that in Canada, simple things like getting around the city and passing time have presented the most challenges. While at first, I found myself constantly comparing, as I develop my skills in adaptability and resourcefulness, I am understanding Malawian culture a lot better. For example, with the current issue of the country wide power shortage, I have had to learn to do regular tasks differently, like cooking food. I have learned to embrace these differences, because they have taught me a lot about myself and increased my capabilities. Especially after our second visit to the market, I find that I am much more confident and comfortable when I walk around. I am fascinated by the marketplace, because one can get anything and everything. There are stores here for our convenience, but it has been to interesting participate in activities with locals to gain better insight into a different way of life.

In particular, working at COWLHA has been incredibly eye-opening as I have been able to witness grassroots activism. Since I myself am studying Criminology and Women’s studies, I was a little nervous about how I could effectively contribute as an intern. However, I have realized that over the past three years I have learned a lot of transferable skills that can be implemented in many contexts. Whether it be skills in computer literacy or research I find that am able to apply prior knowledge, while also learning on the spot. Over the course of my undergrad I took various classes on globalization but at COWLHA I have been able to witness it firsthand. While I am no longer in a traditional classroom, at work I can see how concepts like empowerment and resource mobilization are used in different contexts.

As the nerves have subsided and I have established a routine, I find that I am prepared to further immerse myself in this experience. Though, it took a few weeks to find my groove, I am eager to continue to develop my skill set and knowledge through personal and professional experiences. I look forward to learning more about the culture to better understand the desire and needs of the people. So far, this experience has truly reinforced that people are more alike than different. I am happy to contribute in any way, shape or form, because I realize that this is mutually beneficial. I would like to use this experience to propel me into becoming a global citizen and continue to pursue opportunities here that will help me use my education for the greater good.

Rien ne pourra me faire oublier mon stage au Malawi

March 8, 2018 | Virginie, ECH, Uniterra Malawi - WUSC Malawi, Student Refugee Program

Depuis mon arrivée au Malawi, je n’ai pas souvent eu la chance de prendre du recul et d’évaluer la progression de mon stage. Bien que tout le monde soit conscient que tout se passe au ralenti ici, j’ai quand même l’impression qu’exceptionnellement tout se passe en version accélérée dans mon cas. Ce moment de pause à la semaine 6 me permet de rédiger cette entrée en provenance du camp de réfugiés Dzaleka, le cœur chaud de Lilongwe (un rapport à la référence du Malawi, qui est dit être « le cœur chaud de l’Afrique »), là où je travaille la majorité de mon temps.

Contrairement à ce que quelqu’un pourrait penser, la chaleur du camp n’est pas climatique. En fait, le camp se situe près d’une région montagneuse à la frontière de Lilongwe, la capitale du Malawi, donc il y fait généralement plus froid qu’en ville. Non, la chaleur provient de l’accueil qu’on reçoit par les 35,000 habitants du camp, de leur générosité, de leur ouverture, de leurs soucis attentionnés de l’autre.

Je suis arrivée au Malawi en début du processus de sélection du programme d’étudiant réfugié de l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada, l’organisation avec laquelle je suis bénévole. Ce programme combine la réinstallation de réfugiés au Canada avec l’accès à l’éducation poste-secondaire (plus de détails ici). Vu l’importance et le caractère unique de ce programme, je m’y suis investie en entier. Nous avons travaillé acharnement les dernières semaines : nous avons dû procéder à une présélection des candidats, à une ronde de tests écrits afin d’évaluer les compétences anglaises ou françaises de ceux-ci, à une vérification de leurs documents officiels avec nos partenaires et finalement à des entrevues orales. En fin de compte, nous devons choisir 25 étudiants qui auront la chance de partir étudier au Canada en août 2019 et qui deviendront des résidents permanents du pays. Ce fut un processus difficile émotionnellement et physiquement, mais j’ai appris énormément et ai renforcé ma conviction de travailler dans le but de favoriser l’autonomisation (empowerment) de jeunes réfugiés.

Vu mon immersion dans mon travail, la transition entre ma vie à Ottawa et celle à Lilongwe s’est faite vraisemblablement sans accros. Comme on dit en Anglais, « I go with the flow » et je me suis fait dire que la confiance que j’exhume dans ma vie de tous les jours pourrait tromper quelqu’un que je suis au Malawi depuis beaucoup plus que simplement deux mois. Je n’ai étonnamment pas encore ressenti le choc culturel duquel j’avais tant été averti, chose que j’attribue à un cadre de référence relatif. Certainement en superposant ma vie au Malawi avec ma vie au Canada, cette première est remplisse davantage d’inconvénients. Or, en considérant mon confort ici, je reconnais que ma vie au Malawi est relativement plus facile que pour la majorité des Malawiens, car elle est soutenue par le legs ubiquiste d’un colonialisme qui est intransigeant. Par exemple, je n’ai qu’à sortir de ma maison et les gens m’adressent automatiquement en anglais. J’habite dans un nouveau quartier de la ville qui est sécurisée et sécuritaire et d’où j’ai accès à toutes mes « nécessités ».

Ironiquement, bien que j’accueillisse chaque nouvelle expérience avec curiosité et ouverture, certaines choses superficielles m’ont marquée plus que d’autres. En effet, mon expérience au Malawi me fait découvrir à quel point j’attache de l’importance à certains aspects de ma vie, qui pourtant semblaient insignifiants au Canada. J’ai donc découvert à quel point j’attache une valeur à une douche chaude, et à ma consommation d’une tasse de café sur le pouce en milieu de journée (dans ma tasse réutilisable, bien sûr), choses qui peuvent être rares ici. En superposant ma vie au Malawi avec ma vie au Canada, j’apprends donc aussi quels sont mes petits plaisirs de la vie.

Je ressens donc qu’en ayant eu la chance de sortir de ma zone de confort qui s’étendait que sur 25 km2 à Ottawa pour déménager 12,000 km plus loin, à Lilongwe, j’ai appris plus sur moi-même et sur le monde qui m’entoure que je ne l’aurais cru possible. Mon stage ne me permet pas que de découvrir des réalités qui peuvent être difficiles à peindre et à absolument absorber dans un article académique ou dans un manuel de cours, mais il me permet aussi d’apprendre des connaissances et d’acquérir des compétences transmisses par mes collègues et étudiants ultra-compétents.

Chaque matin, je me réveille reconnaissante de l’expérience que j’ai la chance de vivre. Je redoute déjà le 5 avril, la journée lorsque je voyagerai dans le temps, à travers 7 fuseaux horaires, pour revenir au Canada. Une chose est certaine, rien ne pourra me faire oublier mon stage au Malawi.

En raison de maladie…

October 11, 2017 | Trevor, ECH, Uniterra Malawi - Uniterra - Communications Officer

Durant les derniers jours, j’ai eu la « chance » de vivre une expérience que plusieurs ne voudront jamais vivre en stage international; être admis à l’hôpital en raison de maladie. Et oui, depuis la dernière semaine, mon corps est en train de combattre une vilaine bactérie qui m’a pris comme victime. Au début je croyais être en mesure de m’en débarrasser tout de seul, question que je me repose, mange et bois de l’eau. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Après quelques jours, passez à la maison et à l’office (et oui, j’allais quand même travailler, contre les conseils de tous mes collègues), j’ai senti mon corps perdre toute son énergie. La combinaison de vomissements, diarrhée, fièvre, etc. (désolée pour les détails), avait complètement épuisé mon système et m’avait donné l’allure d’un mort vivant. La déshydratation qui a suivi m’a obligé de prendre ma situation au sérieux et d’aller faire une visite à la clinique. Heureusement, après ma visite à la clinique, qui fut caractérisée par l’utilisation d’une intraveineuse et d’une prescription assez impressionnante d’antibiotiques, je commençais à prendre du mieux.

Cependant, mon point dans tout ceci n’est pas de raconter ma mésaventure, mais plutôt de démontrer l’inégalité qui est présente dans des situations comme la mienne. Pour ma situation, j’ai vite été soigné et j’ai reçu les médicaments nécessaires pour me rétablir. Tout ce, suivi par une facture équivalente à environ 72$ canadien. L’inégalité présente ici est que la majorité des gens locaux n’ont pas accès aux services de santé privée, comme moi j’ai eu la chance. Les coûts associés ceux-ci s’avère à être trop dispendieux. Ces gens se retrouvent donc à affronter leurs infections, sans aucune aide médicale professionnelle. C’est pour ces raisons que plusieurs d’entre eux n’arrivent pas à surmonter leur infection et s’éteignent par la suite. Certes, il existe quelques hôpitaux gérés par le gouvernement et qui ne coûtent pas autant que les cliniques privées. Cependant, ceux si n’ont pas le matériel et le personnel nécessaire pour être en mesure de répondre aux besoins des citoyens. Donc, la plupart des gens qui vont à ces hôpitaux ne reçoivent pas l’aide médicale dont ils ont besoin. Je suis content d’avoir pris du mieux et de ne plus être dans la condition que j’étais durant ces derniers jours. Mais, je suis aussi triste. Une tristesse qui m’envahit quand je réalise que l’argent ici fait littéralement la différence entre la vie ou la mort. Une inégalité auquel j’étais plus ou moins au courant auparavant, mais n’avez jamais vécu et compris d’une manière personnelle. Une question troublante se pose dans ma tête : pourquoi est-ce que je mérite cette aide médicale et qu’un autre se voit refusé? Ne sommes-nous pas tous des frères et sœurs dans ce monde? Comment la vie d’une personne devient-elle plus importante que celle d’un autre? Des questions qui sont souvent suivies d’une réponse que je déteste au plus profond de moi; l’argent.

My first ever blog !

September 25, 2017 | Trevor, ECH, Uniterra Malawi - Uniterra - Communications Officer

This is my first ever blog, never would I have thought that one day I’d be writing my thoughts and then share it for the world to see. Anyways, here goes nothing!

Malawi, also known as the Warm Heart of Africa, truly stole my heart. Nothing could fully prepare me to what I was about to see and witness here, and I was glad. I kept my Google searches to a minimum, because I didn’t want to spoil the surprise of one of my craziest adventures. Give Malawi a clean slate, without prejudice or any pre-made ideas of the country.

The first thing that hit me once I got off the plane was the heat, obviously. Coming from the land of the cold known as Canada, this type of dry heat is not something we normally see. Nevertheless, I was not one bit disappointed. Bring on the sun and blue sky! This past Canadian summer had been quite the let down. Malawi was giving me a second chance for summer!

The second thing that really struck me was the chaos. But this chaos was different; it was a functional chaos. People, bikes, mini-buses, cars, etc. they were all over the place with no clear methodical system in place to divide and guide them. In other words, it was a « free-for-all ». Strangely, I loved it. Loved everything about this chaos: the merchants yelling on the street, cars honking, music coming from anywhere and everywhere. I felt like I was in my element; being at my calmest in the wildest places. Thus, Lilongwe was slowly becoming my urban jungle.

The third and last thing that stuck with me on arrival was the friendliness of the local people. Although I already knew Malawi was known as the Warm Heart, I didn’t think the stereotype would be this accurate. People here are genuinely happy to see you on the street and they will take to the time to introduce themselves or at least wave hello. This friendliness was no doubt a big help for my integration in the country. They are also more than happy to help you learn their language, Chichewa. That’s probably why I’ve been picking it up rather quickly. Zikomo!

An advice to future volunteers that come to Malawi, learn a bit of Chichewa. It goes along way and helps you to not get the « mzungu » price everywhere you go (you’ll understand this once you are here). Anyways, I can feel like this is the beginning of something amazing and that will leave a lasting impact on my life. Here’s to Malawi and potentially future blogs!

Tionana!

My first week at work

April 27, 2016 | Jocelyn, DVM, Malawi, Students Without Borders - Farm Radio Trust, Youth Economic Intern
My first day of work was interesting to say the least. We started with a general staff meeting, that begins and ends with a prayer. The most interesting part of the meeting was a discussion about fuel that lasted an hour. They were discussing logistics about fuel for the cars and the generator, specifically about not having enough money to by fuel, and that each department should only put in the amount of fuel they needed to get to a meeting. This leaves the fuel empty so the next department has to run out and get fuel for their meeting. This is just of the examples of things we take for granted in everyday life. In Canada we would not have meetings regarding how to use fuel or how many hours a day we can run the generator for. It was very interesting to be involved in a discussion that while it seems menial, actually has a large impact on the ability for the office to function. After the meeting I was invited to another interns house for a real Malawian meal made with beans and nsima (a maize paste). It was amazing to me that we had just met 3 hours earlier and she invited me into her home for lunch. I guess I have been prepared for the unexpected regarding my internship, but it was still a shock when I was told that my boss won’t be in this week because he has malaria. Despite asking other colleagues if they needed help, I have nothing to do. I have been reading documents about NYCOM, and their local partners, and just waiting for my boss to get better so I can be assigned work. I feel like I have such a short time here so I am anxious to start working! My boss finally came in to work Friday and he said we were going somewhere, so I hoped in the car with my colleagues, and we drove to this really nice conference centre, where there was a youth conference happening. Apparently my work was one of the organizations hosting it and the President of Malawi was the guest of honour. It was an amazing experience to see the President and the traditions that went along with hosting him, such as his own personal band and dancers. It was so inspiring to here from a group of young people from Malawi telling their experiences directly to the President, and the see the reality of the challenges youth are facing in the country. My mandate is to engage with youth organizations, so it was a great, unexpected experience that gave me some insight on the youth challenges in Malawi! Can’t wait to see what next week brings, hopefully some work direction!!

Déjà la fin

July 24, 2015 | Clothilde, DVM, WUSC, Malawi, Student Refugee Program

Maintenant presque trois mois que je suis au Malawi et malheureusement, mon stage au camp de réfugiés de Dzaleka s’achève bien trop rapidement. Je ne peux que constater à quel point je connais très peu le Malawi puisque mon temps a été très largement passé au camp. Toutefois, je peux affirmer que je connais bien mieux le Rwanda et la RDC puisque se sont les pays les plus représentés au camp! Les fins de semaine passées au camp avec mes étudiants m’ont permis de comprendre davantage le quotidien des réfugiés même si je ne pourrai jamais réellement saisir la réalité à laquelle ils sont confrontés chaque jour. Plusieurs de mes proches m’ont reproché de ne pas avoir pris le temps de voyager et surtout de ne pas être allée au Lac (plus grande attraction du Malawi), mais je ne regrette en rien d’avoir accepté les invitations des étudiants avec qui je travaille. D’ailleurs, à tous ceux qui feront ce stage dans le futur, je vous conseille vivement de faire de même.  De cette façon, j’ai pu prendre part aux différents services religieux du camp, rencontrer les familles et j’ai aussi appris à cuisiner de nombreux plats. C’est aussi dans ces moments « informels » que j’ai pu bâtir mes relations avec les étudiants et je sais que celles-ci m’ont été très utiles dans la poursuite de mes tâches. Aussi, ces liens de confiances seront indispensables pour le maintien des amitiés lors de leur arrivée au Canada. En effet, bien que ce stage ce termine dans une semaine, je suis consciente que l’expérience se poursuit. Sept étudiants seront placés au Québec et huit autres seront en Ontario, ce qui signifie que nous nous reverrons sans aucun doute. C’est selon moi ce qui rend ce stage si incomparable et qui fait que je suis reconnaissante pour l’opportunité qui m’ait été donnée de le réaliser.

“A refugee is someone like you and me”

July 20, 2015 | Clothilde, DVM, WUSC, Malawi, Student Refugee Program

Le 20 juin est la journée officielle où l’on célèbre les réfugiés à travers le monde et est communément appelée « World Refugee Day ». J’ai donc eu la chance d’assister aux évènements qui découlent de cette « célébration » au camp de réfugiés de Dzaleka où je travaille maintenant depuis six semaines. Le thème choisi pour cette année était : « A refugee is someone like you and me ». Malheureusement, plusieurs éléments m’empêchent de confirmer ce slogan que je considère particulièrement trompeur et inadéquat. Pour l’occasion et comme à chaque année, une grande fête a été organisée au camp et les réfugiés étaient invités à performer. Performer pour qui ? Performer pour les invités, soit des représentants du gouvernement et des organisations présentes au camp entre autres. Performer aussi pour plusieurs « blancs » qui mettaient les pieds au camp pour la première fois de leur vie. Ces dits invités étaient confortablement assis sous des tentes pour les protéger du soleil tapant alors que les réfugiés eux, étaient debout sous ce même soleil et encerclés par des policiers aux matraques bien visibles. La différence entre les réfugiés et les « invités » n’auraient pas pu être plus évidente. En ce qui concerne les performances, les danseurs, les chanteurs et les acteurs n’ont pas tous reçu les t-shirts tant attendus et cela a créé de vives tensions. Notamment, les étudiants avec qui je travaille s’étaient vus promettre ce cadeau en guise de leur participation à une pièce de théâtre qu’ils ont mis des semaines à organiser. Comme le nombre de t-shirt offert était insuffisant pour le nombre de participants, ils ont préféré ne pas les accepter pour ne pas créer de discorde. Par contre, les invités eux, ont reçu ces t-shirts. Encore une fois, le statut inégal entre réfugiés et invités confirmait les privilèges de ces derniers. La fête s’est terminée par un généreux banquet auquel tous les invités étaient conviés et ce, devant les réfugiés dont les rations alimentaires ont récemment étaient coupées de moitié par le WFP pour cause de budget insuffisant. La faim au camp est omniprésente et est un important vecteur de conflit et de violences. Une chose est claire, « A refugee is someone like you and me » est un thème bien mal choisi. Il a plutôt ravivé de nombreuses frustrations chez les réfugiés. À mes yeux, l’injustice de la situation des réfugiés fut clairement démontrée. Pourtant l’objectif de cette journée est de mettre en exergue la force et la résilience de ces millions de personnes qui ont été déplacées pour survivre. Il est clair que les célébrations organisées à Dzaleka n’ont pas su atteindre ces objectifs.

Dzaleka, le “Warm Heart of Malawi”

June 19, 2015 | Clothilde, DVM, WUSC, Malawi, Student Refugee Program

Maintenant un mois que je suis au Malawi à titre de volontaire pour le Programme d’étudiants réfugiés (PÉR) de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC). D’emblée, je tiens à préciser que le temps passe beaucoup trop vite et que le retour au Québec me semble trop éminent. Résumer quatre semaines de travail dans le camp de réfugiés de Dzaleka auprès de 49 étudiant(e)s qui viendront étudier dans des universités canadiennes en août prochain, et pour certain(e)s en août 2016 est particulièrement ardu. Je commencerai donc par mentionner mes tâches principales qui sont relatives à l’assistance des étudiants francophones. Pour certains, la dernière fois qu’ils eurent à parler le français remonte à très longtemps. La scolarité au Malawi et au camp ne se fait qu’en anglais et le français est souvent la  troisième ou même la quatrième langue de ces étudiants pourtant appelés “francophones”. Comme ils seront placés au sein d’universités francophones, il est essentiel qu’ils puissent pratiquer avant leur départ. D’ailleurs, plusieurs étudiants ayant été parrainés par le passé ont mentionné que le français fut leur plus gros choc à leur arrivée. Mon rôle est aussi de les habituer à l’accent québécois, ce qui s’avère être une tâche particulièrement plaisante et qui occasionne de nombreux fous rire! Autrement, j’assiste les étudiants francophones comme anglophones dans les préparatifs pour leur départ. Je les ai donc accompagner lors de leurs entrevues pour l’immigration canadienne et lors de leurs examens médicaux. J’aurai aussi à mener des sessions d’orientation sur les règles académiques universitaires, sur la culture et les valeurs canadiennes. J’assiste aussi les étudiants dans l’organisation d’évènements comme le «World Refugee Day», la cérémonie de graduation et dans la réalisation d’un documentaire sur la vie des étudiants au camp. J’apprécie particulièrement le fait que  plusieurs de ces tâches demandent une expertise « canadienne » et même « québécoise ». En effet, ayant réalisé d’autres stages à l’étranger, j’ai toujours ressenti un malaise puisqu’à mon avis, des stagiaires locaux auraient pu sans doute accomplir les tâches qui m’étaient assignées beaucoup plus efficacement. En ce qui concerne le camp de réfugiés de Dzaleka maintenant, je crois qu’il est important de mentionner que la plupart des réfugiés et des demandeurs d’asile qui s’y trouvent sont Rwandais, Congolais et Burundais. Il y a toutefois un bon nombre de Somaliens et d’Éthiopiens. 20 000 membres de ces différentes communautés vivent ensemble dans une harmonie relative puisque plusieurs tensions existent. Il reste qu’à mes yeux, bien que le Malawi soit considéré comme le « Warm Heart of Africa », le camp de Dzaleka est le « Warm Heart of Malawi » !


Wrapping Up, But Not Saying Goodbye!

December 1, 2014 | Ashley, DVM, WUSC, Malawi

I have just concluded the final week of my internship with WUSC as a Program Assistant for the Academic Leadership Program and the Student Refugee Program. This internship has been both amazing and difficult on so many levels for me. However, I have truly loved going to work everyday, especially the days that I travel to the Dzaleka refugee camp. Although the work at the office has been short, it has been extremely busy with preparation for the last few weeks at work. The SRP students are preparing to write their TOEFL and DELF/DALF tests, therefore I have been working to prepare the English students for their TOEFL exam. This preparation has included practice reading tests, listening tests, and practicing speaking English with one another. Hopefully, the students are well prepared and will do well on their TOEFL test in the upcoming month.
In addition, I have really been connecting with my students, gaining a better understanding of their lives, hopes, and struggles. However, I feel like it’s only been the last couple of weeks that I’ve been able to make these connections. The first two months of my internship was filled with uncertainty and trying to understand what was expected of me in my role as Program Assistant. The uncertainty prohibited connecting with the students to a certain extent; however, once I became more comfortable in my role I was able to build a stronger relationship with my students. In fact, I intend to continue working with three of my SRP students during my research as they have agreed to act as translators for me while I am conducting unstructured interviews for my Master’s thesis.
Regarding the ALP students, I have been providing sessions for the grade six and seven girls in the camp. My first session, beyond the introductory session, focused on leadership and teamwork and my second session focused on effective communication. Unfortunately, just as I have finally gotten the ALP sessions started my internship has come to an end. I can only hope that the next Program Assistant is able to start up the sessions with greater ease and speed than I was able. To support this hope, I have left a detailed report for the next Program Assistant regarding my recommendations for him/her on how to conduct the ALP sessions, what process is required prior to each session, and who to engage with regarding translation of documents and sessions. Hopefully, this will help to kickstart the next ALP sessions.
On my last day as a Program Assistant with WUSC in the camp, I threw a goodbye party with the students. This party was for the English and French teachers, the students, and myself! The teachers because their contracts are also ending this week, the students to celebrate their hard work in TOEFL and DELF/DALF preparation, and myself as it was my final day as a WUSC Program Assistant with them. I bought food and drinks and we had a proper celebration. The party was great and it was really nice to see the students relax and have fun with their teachers and myself! The students gave speeches and did stand-up comedy. They also gave me four bracelets reading We Love You, Ashley, WUSC 2015/2016, and Zikomo. Additionally, the students made me an appreciation certificate! It was very touching and thoughtful of them.
As previously mentioned, now that I have completed my internship, I am going to continue travelling to the refugee camp as I will be conducting my research for my Master’s thesis within the camp. My research is focusing on perceptions of socio-economic security between female refugees and refugee camp stakeholders. Therefore, I will begin recruiting participants, training my translators, and working to complete my research within the next three months.
Wish me luck in my upcoming research! Zikomo!

Professional and Personal Adventures

October 27, 2014 | Ashley, DVM, WUSC, Malawi

Mwadzuka Bwanji! Life in Lilongwe, Malawi has been going really well! I have been having some interesting adventures both at work and on my own time. For example, at the end of September, WUSC-Malawi organized an Open Day for Girls Education in Dzaleka Refugee Camp. The purpose of the Open Day was to promote girls education in the camp as many girls in Dzaleka must overcome traditional gender roles such as housework and taking care of ill and aging family members, limited or nonexistent support from parents and teachers, and a higher probability of unwanted pregnancy. Therefore, parents, teachers, non-governmental organizations present in the camp, UNHCR, the District Commissioner of Dowa (the district in which Dzaleka is located), and the students were all invited to attend the Open Day. I worked with a group of secondary school girls in preparation for the Open Day as three girls wrote poems, one girl wrote a speech, and a group of the girls prepared and presented a drama skit during the Open Day. This was a really great way to build the relationship between myself and the secondary school girls whom I work with in the Academic Leadership Program. The Open Day was a resounding success and the secondary school girls were very proud and empowered from the role they played in the Open Day.

The Student Refugee Program (SRP) students are progressing towards the date of their TOEFL and DELF/DALF language exams. These exams are the next step before the students can study in Canada. The students must pass these exams before any university in Canada will accept them. Therefore, every day the SRP students are reviewing their comprehension and capability in English and French during which I support them in developing their knowledge. In addition, I have recently developed and provided a presentation on Canada to the SRP students which included information about Canada’s weather, sports, government system, colonial history, relationship with the Aboriginal peoples, and food. The presentation was very interesting and hopefully helpful to the SRP students. It was certainly well received and cause for many questions about all that is Canadian.

In relation to my personal adventure, I have been having a great time in Malawi! WUSC-Malawi recently organized a week of training in which most of the WUSC interns were given two full days of Chichewa (one of Malawi’s official languages) training and two full days of cultural training. Although Swahili or Kinyarwanda language training would have been more useful for me as they are the most common languages in Dzaleka, improving my Chichewa will likely prove useful throughout my internship as well. The cultural training involved learning about the various tribes present in Malawi, their various initiation practices, and spiritual beliefs. For example, we learned that upon death the Ngomi people must be buried in an upright position. This practice stems from the fact that the Ngomi people are warrior peoples; therefore they have to always be ready for conflict, even after death. The week ended with a great trip to a cultural museum in which we were treated to a group of dancers demonstrating several of the Ngomi and Chewa tribes. Additionally, I have also recently embarked on a safari in Zambia with several of the other WUSC interns. It was an amazing experience to see the herd of elephants, pride of lions, herd of giraffes, numerous leopards, and various other animals. Clearly, I am enjoying my time here in Malawi both professionally and personally!

Hopefully the good times continue for me! Zikomo kwambiri!