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Les derniers moments

July 30, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Je quitte demain pour le Canada, il n’y a pas à dire, ces douze dernières semaines sont passées à une vitesse incroyable. Hier était ma dernière journée au bureau et ce soir j’irai souper dans une pizzeria renommée de Trastevere avec mes amis! Je suis particulièrement triste de dire au revoir à Stefano et Danièle puisque c’est avec eux que j’ai passé le plus de temps durant mon séjour ici. D’un autre coté, depuis quelques jours, je vis un peu dans l’anticipation de mon départ mais surtout de mon arrivée au Canada. Quand je suis partie il y a douze semaines, j’ai laissé ma vie au complet derrière moi et j’ai hâte de la retrouver. Ma famille, mon copain et mes amies me manquent. Mon sentiment est difficile à décrire, à la fois j’aimerais ne pas quitter ma vie ici, autant je sais que c’est terminé et je ne pense qu’à être à la maison. Je suis un peu nostalgique de toutes ces « dernières fois » certes, mais j’ai profité de ma « dernière » fin de semaine pour voir les endroits qui ont marqué mon séjour ici en plus de découvrir de nouveaux endroits. Je suis notamment allée au Marché de Porta Portese qui se trouve près de chez moi ! Il s’agit du plus grand marché de Rome et l’on y trouve de tout. Puisqu’il ne se tient que les dimanches entre 8 et 14 heures, l’achalandage est monstre et les visiteurs viennent de partout pour faire de bonnes affaires ! J’ai aussi visité le parc de la Villa Borghèse qui est le plus connu de Rome pour ses jardins, ses musées, ses bâtiments culturels ainsi que sa vue imprenable sur la ville. On m’avait recommandé d’y aller pour assister au couché du soleil et je ne suis franchement pas déçue d’avoir suivi ce conseil. Pour terminer, je me suis rendue à la Basilique Saint-Clément. Je n’avais jamais entendu parler de cet endroit et je me demande franchement pourquoi ! Il s’agit d’une basilique qui représente près de 2000 ans d’histoire religieuse! En effet, il est possible de visiter les étages inférieures qui se révèlent être des lieux de culte sur lesquels d’autres lieux de culte on été construit au fil des époques ! C’est tout à fait impressionnant et cela permet de visualiser la manière dont les villes nouvelles sont construites par-dessus les plus anciennes.

Cette ville aura toujours une signification particulière pour moi. J’ai appris énormément de choses sur moi-même et sur le monde durant mon stage ici. J’ai lu beaucoup au sujet de la situation au Moyen-Orient et j’ai appris beaucoup sur des situations auxquelles je n’étais pas sensibilisée et j’ai vu des choses incroyables. Puisque je suis une personne qui crois fermement que l’avenir réside dans l’éducation, je fais de mon mieux pour informer mon entourage des conflits. Cela peut sembler anodin, mais tenter de changer la perception que les générations avant nous (et même la nôtre malheureusement) ont des peuples du Moyen-Orient n’est pas chose facile. Cependant, c’est une étape nécessaire à la prise de conscience de la communauté internationale.

Bilan de mon stage

July 29, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Pour mon stage à l’étranger, je savais deux choses : je voulais partir durant ma dernière année de BAC avant d’entrer sur le marché du travail et je voulais retourner à Rome, puisque l’été dernier, j’avais eu le coup de foudre. J’étais venue passé trois jours dans la ville éternelle lors d’un voyage d’un mois en Europe. Je m’étais promis de revenir un jour, je ne pensais pas le faire de si tôt, ni pour aussi longtemps. Comme quoi la vie est pleine de surprises !

Au niveau personnel cela m’a apporté une ouverture d’esprit encore plus grande. J’avais toujours eu envie de partir de chez moi et de voyager, mais m’établir quelques temps dans un pays étranger m’a aider à me dépasser. De plus, je dirais que ce stage m’a donné l’occasion de me questionner sur moi-même et sur ce que je considère important en plus de m’obliger à remettre en perspective ce que je considère trop souvent comme acquis…

Au niveau professionnel, je suis un peu déçu puisque je n’ai vraiment pas appris autant que je l’aurai pensé. J’ai un peu l’impression que j’ai été prise par l’organisme parce que ça leur faisait plaisir de recevoir quelqu’un d’ailleurs pour agrandir leur réseau de relations internationales, mais ils ne savaient pas quoi me faire faire… Tout le monde était déborder par ses propres projets, je n’ai donc reçu aucune formation… Ma principale activité aura été la traduction de documents officiels et la rédaction de rapports. Je dois toutefois mentionner que l’expérience de travail que j’ai acquise ici m’a permis de me trouver un nouvel emploi pour mon retour au Canada! Il est indéniable qu’un stage à l’international sur un CV montre des qualités très recherchées par les employeurs.

Le point positif est que j’ai eu beaucoup de temps libre et j’ai passé de nombreuses heures à lire les actualités du Moyen-Orient principalement en Irak et sur la situation en Palestine. Je comprend maintenant mieux les enjeux de cette région du monde. J’aurai cependant aimé voir ce que Un Ponte Per… fait sur le terrain et le travail que nécessite l’aide d’urgence dans les régions touchées et pour les populations qui sont victimes des conflits.

Pour moi, la période de 12 semaines était correcte, même si dernièrement je pense de plus en plus souvent à rentrer à la maison. Je dois avouer franchement que les deux dernières semaines sont les plus longues. Durant mon séjour en Italie, j’ai vu des paysages magnifiques, j’ai vécu des expériences que je n’aurais pas pu vivre si j’étais restée à la maison et j’ai rencontré des gens dont je me souviendrai toute ma vie. Un des accomplissements dont je suis le plus fière au niveau personnel est l’aisance avec laquelle je vis désormais ici. Je me souviens, durant mes premières semaines, je me perdais durant des heures tous les jours dans les rues de Rome et je m’éternisais devant les étagères à l’épicerie. Aujourd’hui, trois mois plus tard, je m’oriente sans problème, je donne des directions aux touristes et je suis devenue une professionnelle du transport en commun !

Je n’ai pas fait beaucoup de rencontre en dehors de mon organisme d’accueil, mis à part l’ami de mon collègue avec qui je suis sortie quelques fois. Je ne suis pas une personne timide par nature, mais le premier contact est le plus difficile à engager et aller vers les gens en étant seule est plus compliqué qu’il n’y parait. Je regrette un peu de ne pas être sortie plus souvent pour rencontrer de nouvelles personnes et élargir mon réseau. Le fait que j’ai habité seule n’a pas contribué à améliorer la chose…
Je recommande tout de même à ceux qui veulent partir pour une courte période de le faire seul. En partant totalement seul, on apprend beaucoup plus, beaucoup plus vite et on se découvre en découvrant une autre culture. Pour ma part, je sais que si j’avais eu quelqu’un qui parle français à mes cotés chaque jour, je n’aurai pas autant essayer de m’adapter et de vivre comme les Romains.

Un tu l’as vaut mieux que deux tu l’auras

July 28, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Si cette expérience n’a pas été satisfaisante au plan professionnelle, je retiens toutefois qu’à la fin de mes études, je ne désirent pas travailler pour une organisation non gouvernementale comme celle qui m’a accueillie. Au niveau personnelle, je suis une personne d’action qui aime voir les effets de ses gestes le plus rapidement possible. Or, mon travail ici n’a pas comblé ma soif de résultats. Je ne désire pas faire partie d’une équipe qui ne se rencontre qu’une fois par mois pour que les individus parlent de leurs projets respectifs et ce, pour deux raisons. La première est que je crois que les passions doivent se partager et qu’un intérêt commun doit rassembler les gens non pas les isoler. La seconde raison est que je crois que la diffusion des efforts, des idées et des projets dans tous les sens ne permettent pas d’optimiser l’efficacité d’une organisation. Ce dernier constat m’amène à me questionner sur l’envergure des projets dans lesquels Un Ponte Per… est engagé. Il s’agit d’une organisation de 15 personnes à travailler en Irak, au Maroc, en Tunisie et en Égypte et certaines de ces personnes ne sont ici qu’à temps partiel .Chacune d’elle mène un projet différent sans être réellement au courant de ce sur quoi les autres travaillent. Par conséquent, je pense que les projets sont trop ambitieux.
Professionnellement, j’aspire à une carrière basée sur le travaille d’équipe, la stimulation intellectuelle et le partage d’idée de manière organisée dans le but d’obtenir des résultats réels et rapides. Je suis consciente que ma conception du travail n’est pas forcément la même qu’en Italie et que celle-ci ne cadre pas nécessairement avec les missions des ONGS. Or, je pense que des gens aussi passionnés par les questions humanitaires devraient concentrer leurs efforts sur un gros projet afin de le mener à bien plutôt que de perdre un temps précieux à faire l’organisation de projets trop ambitieux pour une seule personne. Je sais que la demande d’aide dans les pays du Moyen-Orient est extrêmement importante et que la crise a atteint de nouveaux sommets, mais je pense que la force de travail chez Un Ponte Per… est trop dissipée et que cette dernière gagnerait à concentrer son temps sur un seul et même projet.

La richesse des voyageurs

July 28, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Demain sera ma dernière journée dans ce bureau où j’ai passé les douze dernières semaines. Je pense fréquemment à la chance que j’ai (que nous avons) de vivre cette expérience et je réfléchis beaucoup au rôle des voyages dans l’épanouissement individuel. Nous avons tous déjà entendu le proverbe disant que les voyages forment la jeunesse, mais qu’est-ce que cela signifie réellement ?
Partir de chez-soi et quitter sa zone de confort permet de développer son autonomie, sa capacité d’adaptation, son sens de l’organisation ainsi que de mettre à l’épreuve son sens de la débrouillardise. Les voyages permettent la découverte des autres évidemment, mais en premier lieu, ils permettent la découverte de soi-même.

J’ai lu un jour une citation de G.K. Chesterton qui disait : « The traveler sees what he sees. The tourist sees what he has come to see.» Je crois que c’est ce que ces stages à l’étranger permettent. Ils nous donnent l’occasion d’être plus que de simples touristes et de devenir des voyageurs. Ils nous permettent de voir et de vivre le quotidien, et pas simplement de voir les facettes les plus jolies, celles que l’on veut bien montrer au reste du monde.

Je pense que l’expérience du voyage permet de mieux définir sa place dans le monde et dans les structures sociales. Les échanges et les comparaisons qui sont possibles grâce aux voyages permettent d’analyser les similitudes et les différences, de comprendre d’autres contextes culturels, sociaux, politiques et économiques et je crois que ce sont des apprentissages clés dans la formation d’individus responsables. Pour ma part, je n’ai pas eu à vivre le manque d’accès aux ressources d’aussi proche que certains de mes collègues ailleurs dans le monde. Cependant, j’ai vu la pauvreté, les problèmes de chômage, de discrimination et j’ai parlé avec des gens, je les ai observés. Les voyages modifient la compréhension du monde et nous obligent à réfléchir sur nous-mêmes, sur notre manière de vivre et notre propre système de valeurs. Dans mon domaine d’études, l’ouverture d’esprit et la réflexivité sont essentielles. Or, il est différent de lire sur les autres cultures sans avoir de préjugés que de vivre dans une autre culture sans avoir de préjugés. En effet, la tolérance est une chose facile quand les actions des autres ne vous touchent pas directement. Un exemple simple que je pourrais donner est le respect de l’espace… Au Canada, lorsque l’on fait la file, il n’est pas commun de sentir le souffle de la personne derrière soi, tandis qu’ici, cela arrive fréquemment. Au départ, je trouvais cette situation incommodante, il m’est arrivé d’être mal à l’aise et même d’avoir des réactions « hostiles » à cette « intrusion ».

Paradoxe

July 24, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Parmi les paradoxes que nous avons vu dans les cours préparatoires, celui que j’ai trouvé le plus représentatif pour moi est le suivant : Pas de malheur, pas de bonheur.


Ayant vécue toute ma vie au cœur d’une famille débordante d’énergie (et parfois même un peu trop mouvementée!) ainsi qu’entourée de mes amies et collègues presque chaque jour, je n’avais jamais réellement été seule durant une aussi longue période de temps. Douze semaines à Rome, ça peut paraître enchanteur et merveilleux, oui. Trois mois à Rome, c’est une tonne de belles découvertes, de nouvelles aventures et beaucoup de pâtes !! Mais 84 jours à Rome, c’est aussi de longues heures à réfléchir seule et à se questionner sur le monde dans lequel on vit et sur soi-même. C’est une expérience enrichissante, non seulement culturellement parlant, mais émotionnellement parlant. Au fil des jours, plus ma famille, qui auparavant envahissait  mon espace et mon intimité, commence à me manquer. Le temps passe et mon chez-moi me semble un peu loin. Mes amies, mon copain et mon chat ne m’auront jamais autant manqués! Malgré les choses superbes que j’ai le bonheur d’admirer chaque jour ici, ce sont les gens qui font d’un endroit un réel «chez-soi».


Je n’irais pas jusqu’à dire que je souffre de la solitude, car j’ai toujours été une personne un peu solitaire. J’aime avoir du temps pour moi et pour faire ce dont j’ai envie. Je suis reconnaissante d’avoir eu une telle opportunité car j’estime avoir acquis beaucoup de sagesse durant mon séjour en Italie. Je perçois certaines choses de manière différente et j’ai l’impression qu’à mon retour, je saurai mieux apprécier les petites choses simples. Un repas en famille, une longue douche bien chaude, une promenade en voiture les fenêtres baissées et la joie d’être entourée de mes amies autour d’un bon café!


Pour cette raison, je remercie Rome. Je remercie ses couleurs, sa chaleur, ses habitants ainsi que sa réalité, cette expérience m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses qui avant ne me préoccupaient pas du tout. Parfois, je crois que nous vivons trop vite et que nous sommes trop peu reconnaissants de ce que nous avons. Ce voyage a été bénéfique pour moi car l’éloignement  et la solitude m’ont réellement fait prendre conscience de la chance que j’ai dans la vie.

Tous les chemins mènent à Rome…

July 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

En tant que ville, je conseille définitivement Rome pour toute personne qui ne parle pas italien et qui souhaite vivre de nouvelles aventures sans pour autant être confronté tous les jours à son statut «de touriste». J’ai eu la chance de visiter quelques petites villes fortifiées de Toscane (dont le charme est absolument indéfinissable) et je me suis rapidement rendu compte que mon séjour aurait été une aventure complètement différente si je n’avais pas habité dans une métropole. Ce constat parait évident mais je n’avais jamais pris la peine de me questionner sur le sujet.

Bien sûre, dans les «grandes villes» qui sont des endroits touristiques (Sienne, San Gimignano, etc.) les gens parlent anglais et la ville est vivante de jour comme de nuit. Cependant, durant mon passage dans le Chianti, j’ai fait la rencontre d’une Québécoise de Sherbrooke qui effectue un stage dans un vignoble. Elle vit dans un petit village de 2000 personnes et elle doit commander ses produits frais 3 jours à l’avance chez l’épicier ! Durant ce voyage, je suis également aller à Pise et  à Florence. Pour ce qui est de Florence, j’ai trouver la ville magnifique. L’architecture et l’histoire diffèrent tellement de celles de Rome ! De par la nature de mes études (je fais une mineure en études classiques) je connais bien l’histoire de Rome et de ces monuments. Cependant, tout à Florence était nouveau pour moi. Malheureusement, je ne suis pas restée longtemps dans cette belle ville puisque mon temps était limité, j’y ai toutefois été suffisamment longtemps pour savoir que je vais y retourner !

Au terme de ce voyage, je me suis surprise à avoir le sentiment de revenir à la maison, à Rome. Malgré les choses magnifiques que j’ai vu, je suis une personne qui aime la ville et mon cœur est romain. Je comprend parfaitement pourquoi cette ville est un incontournable et fait parti des lieux à voir avant de mourir. J’imagine que ce sentiment est l’expression d’une adaptation réussie. Je suis heureuse d’avoir pris le temps de sortir de la ville antique pour me promener dans les villes fortifiées médiévales ou encore à Florence au cœur de la Renaissance italienne. Pour toute personne effectuant un stage à l’étranger, je crois qu’il faut profiter de cette chance exceptionnelle de voyager et de voir un peu plus de notre pays d’accueil que simplement la ville où l’on travaille. Dans mon cas, sortir de la métropole où le mélange de culture est palpable m’a donné l’occasion de voir un peu plus la culture italienne “traditionnelle” et de parcourir les paysages tellement diversifiés de l’Italie.

La plage en Italie

July 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Question d’occuper mes fins de semaine et de profiter de la belle température, je suis allée passer une journée à la plage. Je me suis donc levée vers 8 heures et je me suis rendue à la gare la plus près de chez moi. Dans un billet précédent, je vous parlais des populations sans emplois et des mendiants… Je me suis rendue compte que ces gens ont des moyens très inventifs pour gagner leur vie… L’achat de billet pour le voyage se fait via une machine. Tandis que j’arrive devant la machine pour entrer les informations nécessaires, une femme arrive et se tient debout (très\trop) près de moi, je comprend qu’elle veut m’offrir son aide pour l’achat d’un billet en échange d’un pourboire ! Malgré que je lui ai dit que je n’avais pas besoin  de son aide, elle s’est fait très insistante. Heureusement son attention s’est rapidement dirigée sur l’homme qui arrivait à la machine voisine de la mienne.


Une heure de train plus tard j’avais les pieds qui brûlaient sur le sable de la plage de Santa Marinella. Avant même d’arriver, un  panorama avec la plage et la Méditerranée était visible de la fenêtre de mon wagon. Je me serais cru dans une annonce de voiture européenne. Une fois à la station d’arrêt, je n’ai pas eu de mal à trouver mon chemin puisque la plage est l’attraction principale de la ville et qu’elle s’étend sur plusieurs kilomètres. Cette plage est très populaire étant donné c’est celle qui se situe le plus près de Rome et que c’est l’une des seule qui comprend une plage publique. C’était la première fois que j’allais sur une plage italienne, et je dois dire que c’est complètement une autre culture qui s’est offerte à mes yeux. L’atmosphère était bien différente que les plages des Caraïbes où je suis allée! En effet, le sable disparaissait sous les parasols disposés en rangs sous lesquels s’amusaient les jeunes et les moins jeunes. L’entièreté de la surface de plaisance se divise en plusieurs propriétés privées et chacune d’elle possède ses parasols de couleur différente, ses toilettes et ses chaises. Les gens doivent louer leur place et ils peuvent aussi louer un petit espace de rangement pour une journée ou un mois. Une fois installé sur ma chaise, j’observe un peu les gens qui m’entourent. La majorité d’entre eux sont des petites familles, des vendeurs de maillots de bain, de sacs et de chapeaux, mais je remarque aussi beaucoup de personnes âgées qui avancent de peine et de misère dans le sable. Contrairement aux plages du sud, personne ne boit d’alcool sur la plage et les gens demeurent à l’ombre. J’ai beaucoup apprécié cette journée au calme loin du rythme trépidant de Rome. Cela m’a permis de voir le côté méditerranéen que l’on ne voit pas dans la grande ville!

Apprendre à relativiser

June 16, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Une autre semaine qui commence ici à Un Ponte Per… Une semaine de canicule à laquelle j’ai survécue malgré la chaleur accablante et les transports surpeuplés s’est finalement achevée faisant place à des pluies torrentielles mais intermittentes.

Vendredi dernier, alors que plusieurs se plaignaient de la hausse faramineuse du prix de l’essence, l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) était à moins de 90 km de Bagdad. Ce groupe terroriste qui tente de créer un état à cheval entre la Syrie et l’Irak est une initiative sunnite de plus contre la majorité chiite au pouvoir en Irak. Ce qui distingue ce groupe, c’est la violence de ses attaques en moins de 4 jours, ils ont pris contrôle de la seconde ville d’Irak ; Mossoul. Tandis que la semaine dernière on chiffrait à 500 000 le nombre d’Irakiens fuyant les zones sensibles, ce nombre a doublé… Ajoutant ainsi 1 million de réfugiés dans les régions avoisinantes, le Kurdistan notamment. Le groupe ne rencontre que très peu de résistance puisque les soldats irakiens, trop peu entraînés suite au démantèlement de leur armée lors de l’occupation américaine, désertent lors des conflits. Ces attaques des Djihadistes sont évidemment totalement éclipsées par l’effervescence qui entoure la Coupe du monde et ce, même si l’EIIL se sert d’un compte Twitter pour revendiquer ses attentats !!!!!! L’Italie a vaincu les Anglais que voulez-vous !… Étant donné que nous sommes la seule organisation en Italie qui traite avec l’Irak et ses populations (qui sont appelées tribus !?), les prochaines semaines s’annoncent très occupées…

Sur une une note plus légère, parlons de sexisme. Une chose qui me consterne entourant la culture du sport en Italie… c’est qu’elle se vit entre hommes. Les Italiennes ne font pas de sport et règle générale, les hommes pensent que les femmes ne s’intéressent au foot que pour les joueurs… Plusieurs publicités européennes vont d’ailleurs en ce sens… Je pense ici à la publicité d’un magasin d’électronique qui propose téléviseur grand format pour messieurs et sèche linge pour mesdames lors de la Coupe du Monde…

Je me considère chanceuse d’être ici pour prendre conscience de ce qui se passe actuellement en Irak, ça permet de remettre beaucoup de choses et perspective et d’apprendre à relativiser… Je n’en n’aurais sans doute pas eu conscience si j’étais restée au Canada et je me serais plaint du prix de l’essence comme tout le monde… Sans me soucier du pourquoi…

Je vous encourage à vous renseigner davantage sur la situation actuelle en Irak, les enjeux sont importants, surtout dans le monde des Droits de l’Homme dans lequel nous vivons.

Jeunesse solidaire

June 3, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Bonjour à tous,

la semaine dernière à été plutôt mouvementée pour mes collègues puisqu’une importante rencontre des partenaires de Un ponte per… pour le projet sur la Liberté d’expression s’est tenue en Tunisie. Au courant des prochaines semaines, des rapports, des recensements, etc… devront être réalisés concernant se rassemblement qui a réuni plus de 150 activistes de plusieurs pays. Je pourrais donc vous renseigner davantage sous peu.

Depuis mon arrivée, j’ai également eu la chance d’assister à une conférence donnée par trois jeunes adultes originaire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Dans le cadre d’une tournée européenne organisée par le “Palestinian youth movement” ces jeunes appartenant à diverses organisations sont venus parler de leurs actions de solidarité concernant la situation des Palestiniens et répondre aux questions des nombreux individus qui ont assistés à la conférence. Mon collègue journaliste s’est entretenu en anglais et en français avec eux avant la conférence. Puisque j’ai assisté à l’entrevue collective j’ai pu comprendre l’ampleur du sentiment de solidarité des jeunes du monde arabe pour la cause palestinienne. De plus, en observant mon collègue interagir avec les autres participants de la conférence, j’ai pu aisément comprendre que les gens présents ce jour-là croyaient en cette cause et assistaient à toutes les actions s’y rattachant.

Sur le campus de l’université, j’ai aussi fait la rencontre d’une Palestinienne avec qui j’ai eu une discussion très enrichissante au sujet des réalités des jeunes Canadiens versus celle des jeunes Italiens…

J’espère que votre expérience est/sera aussi enrichissante que la mienne sur le plan personnel… et surtout qu’elle vous permettra de constater à quel point il y a des bonnes personnes dans le monde. Sortir de sa zone de confort et de son environnement permet de remettre les choses en perspective et d’être reconnaissant de la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix où notre avenir n’est pas hypothéqué par des conflits qui nous dépasses.

Sur ce… Je me remet à la recherche d’articles concernant la conférence de Tunis!

À la prochaine!

La dolce vita ?… Oui mais pas vraiment

May 20, 2014 | Marilyne, ANT, Alternatives, Italie, Un ponte per (UPP)

Bonjour à tous! Ou plutôt Ciao!

J’entame aujourd’hui la troisième semaine d’une expérience inoubliable qui, j’en suis certaine, n’est que la première d’une longue série. J’ai toujours eu envie de voir le monde, ses cultures, ses beautés et ses défis. Le stage que j’effectue actuellement au sein de l’organisme Un Ponte Per (UPP) à Rome est une opportunité formidable de saisir ces facettes de l’Italie.

UPP, qui a été fondée en 1991, concentre la majeure partie de ses activités en Irak, au Maroc, en Tunisie et en Égypte. Globalement, le mandat de l’organisme est de défendre les Droits de l’Homme dans les pays où les politiques répressives de gouvernements trop souvent corrompus les menacent. Plus spécifiquement, je fais partie de l’équipe qui travaille à la défense de la liberté d’expression dans ces pays. Mon travail ici consiste à faire l’édition du site web “Freedom of expression”, la correction des documents en anglais ainsi que la traduction en français de ces documents. Bien que mon travail ne me permette pas de voir des résultats à court terme, je crois qu’il est utile puisque la traduction des formations et des activités permet à plus de personnes d’accéder aux informations, de prendre conscience des lacunes de certains systèmes et surtout cela permet aux sociétés civiles de s’organisées dans une langue qu’elles comprennent afin de s’unir et d’être plus efficaces.

Continuons sur une note plus personnelle…

À mon arrivée à Rome, j’ai été accueilli par deux de mes collègues, des jeunes gens très sympathiques qui m’ont reconduit chez moi après m’avoir donné un cours 101 sur les moyens de transports! Je vis seule dans un petit appartement un peu en retrait du centre-ville et je met environ 50 minutes à me rendre au travail tous les matins. Dès la première semaine, j’ai appris que les transports en commun en Italie sont très peu fiables… sauf pour être en retard! Heureusement, où je travaille, l’horaire est flexible et personne ne vous reproche de ne pas être là à l’avance! Plusieurs jours se sont écoulés avant que j’ai accès au WIFI, j’ai donc exploré mon quartier et pris le temps de m’installer dans mon nouveau chez-moi! Je me suis rapidement rendu compte que même si je me trouve en Occident, dans un pays développé, la moindre activité quotidienne peut représenter un défi… même faire l’épicerie! Comme les Italiens ne sont que partiellement bilingues, la communication peut s’avérer difficile. Heureusement, un de mes collègues parle aussi très bien français et peut servir d’interprète!

Puisque j’étais déjà venue à Rome, je croyais naïvement que mon expérience serait similaire et j’ai passé une première semaine exténuante à me perdre durant des heures tous les jours… Heureusement, ici, la beauté est partout où l’on regarde alors il y a pire qu’être perdu dans la ville éternelle! Il y a toutefois un bémol… lorsqu’on habite ici on se rend compte à quel point la situation économique est mauvaise et la pauvreté omniprésente… Je pensais qu’en Italie il faisait bon vivre… Que les gens étaient heureux sous le soleil, la Dolce Vita quoi! Or les gens ont l’air fatigué, la ville est sale, les immigrants vendent toutes sortent de babioles pour survivre, les loyers sont chers, le taux de chômage pour les jeunes diplômés frôlent le 40% et les plus chanceux cumulent les emplois à temps-partiel… La mauvaise gestion a fait son œuvre et les Italiens doivent maintenant trouver une solution.

En terminant, cette expérience est tout de même incroyable. Les gens sont gentils, la nourriture est excellente, l’histoire est partout, j’apprends de nouvelles choses tous les jours et la température est délicieuse !

A presto, Ciao !