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Mi-chemin au Botswana

October 28, 2014 | Stéphanie, DVM, Uniterra, Botswana, Stepping Stones

Dumela,

Je suis présentement dans ma huitième semaine dans le pays du Botswana. Ce pays, plein de défis, mais aussi de progression culturelle, continue à m’étonner. Je me sens maintenant intégrée dans cette communauté, connaissant l’emplacement de plusieurs endroits dans mon village, changeant des mots dans mon vocabulaire et comprenant comment aborder certaines situations. J’utilise maintenant le transport public de façon indépendante, me rendant souvent à la capitale de Gaborone pour rencontrer des amis locaux les fins de semaine. Mon pays natal devient de plus en plus un rêve lointain et cette routine, ma réalité.

J’en ai encore beaucoup à apprendre au sujet de la culture, surtout en ce qui a trait à la famille et aux similarités entre les jeunes adultes. Et que dire des élections qui ont eu lieu vendredi dernier? Étant un pays démocratique, les élections étaient le sujet de discussion pour les deux dernières semaines. Le parti en pouvoir, le Parti démocratique du Botswana (BDP), y est depuis l’indépendance du Botswana en 1966. Plusieurs avaient espoir que cette élection amènerait un changement dans le pays. Après une fin de semaine bruyante, où on pouvait apercevoir de grandes lignées en attente pour voter, et de deux jours d’attente pour les résultats, le vote de la majorité fut de garder le BDP comme gouvernement. Cette annonce a déçu plusieurs citoyens qui espéraient un changement de gouvernement, mais ceux-ci étaient quand même excités que, pour  la première fois, les votes étaient si proches. Étant une citoyenne active dans la politique au Canada, j’ai trouvé cette fin de semaine très intéressante.

Le travail que je continue à faire avec Stepping Stones International me démontre les multiples défis que doit surmonter une ONG, dont la gérance de temps, le manque de personnel et l’accès à des fonds adéquats. Malgré ces défis, je décrirais l’organisation comme un atout pour la communauté et les jeunes qui la fréquentent. Pour ma part, mon poste avec cette ONG me permet de mettre en pratique les connaissances acquises dans mes cours et de découvrir mes préférences de carrière future.

Avec cinq semaines qui me restent dans ce magnifique pays, je sais déjà que cette expérience, ainsi que les gens qui m’entourent,  vont me manquer. Je vais donc profiter de ce temps pour en apprendre le plus possible.

Dumela de Botswana

October 3, 2014 | Stéphanie, DVM, Uniterra, Botswana, Stepping Stones

Dumela (Bonjour en Setswana),

Il y a déjà un mois que je me suis assise dans un avion pour me rendre à l’autre bout du monde. Mon expérience ici au Botswana est très unique et me fait grandir tous les jours.

Lors de ma première semaine au pays, j’ai vécu dans la capitale de Gaborone. J’étais étonnée de mon accessibilité aux ressources qui m’étaient familières au Canada. Je me sentais presque ignorante d’avoir cru que la culture serait très différente et que les citoyens africains ne connaitraient pas les modernités nord-américaines, telles Suits, ma série de télé préférée, ou l’application Instagram. C’était tout le contraire! Il y a même un magasin Body Shop au centre d’achat! Je me suis donc vite sentie chez moi. J’ai bien aimé demeurer avec une famille d’accueil, faire la cuisson avec ma mère d’accueil et apprendre à connaitre leur fille, elle aussi étudiante universitaire. Puisque mon orientation n’était que d’une semaine, j’ai dû dire au revoir à ma famille, avec qui j’avais créé des liens, et à ce confort qui m’habitait.

Une fois arrivée à ma destination, le village de Mochudi, ce fut tout un ajustement. Bien que j’ai seulement eu à faire 30 minutes de route pour m’y rendre, l’environnement est complètement différent. En plus de vivre avec des stagiaires comme moi, dans un village qui n’est pas modernisé comme la capitale, j’ai eu de la difficulté à comprendre le rôle que j’allais jouer au sein de l’ONG local, Stepping Stones International (SSI). Cela m’a pris beaucoup de temps à comprendre le fonctionnement des divers programmes et le rôle de chacun. Étant parmi les quelques personnes étrangères du village, et n’étant pas encore à l’aise avec mon environnement, ce fut très difficile de me déplacer de façon indépendante. Avec le temps, je m’intègre de plus en plus à ce nouveau monde.

Stepping Stones International (SSI) est un organisme qui a été créé par une dame américaine et une dame de la communauté locale. Chaque jour, nous accueillons des jeunes vulnérables, de 12 à 20 ans, à notre centre. Il y a plusieurs programmes mis en place, dont un programme de leadership, de tutorat et de littératie, d’habiletés de vie, de prévention du VIH, d’appui psychosocial, et j’en passe. L’impact que ce centre a sur les jeunes de la communauté est évident tous les jours et je suis très fière de pouvoir travailler pour cet organisme.

Mon expérience ici à Mochudi m’offre régulièrement des occasions d’apprentissage au sujet du monde, de moi-même et de l’impact de l’éducation informelle. J’apprends, de façon pratique, des choses que je ne pourrais jamais apprendre dans un livre. J’ai hâte de continuer cette aventure et de rapporter tous mes acquis avec moi au Canada.

Ho siame,

Stéphanie

Mid-Mandate Update

October 21, 2013 | Jonathan, MDG, WUSC, Botswana, NCONGO

For the past 6 weeks I have been living in Maun, Botswana and interning with Ngamiland Council of Non-Governmental Organizations (NCONGO). NCONGO was established in 2008 after NGO’s in the Ngamiland region recognized that there was a need for an overarching body to provide support and assistance to NGO’s in the region. NCONGO’s main roles are to provide training, networking opportunities and financial assistance to its member organizations and NCONGO also assists with programs such as the Maatla Project which strengthens the capacity of civil society organizations to better address the HIV/AIDS epidemic.

NCONGO has over 50 members and they are diverse in size and mandate as they are involved in many sectors including Health and HIV/AIDS, Conservation and Livelihoods, Orphans and Vulnerable Children and Gender and Disabilities. NCONGO plays an important role in bringing these diverse organizations together to inspire collaboration and learning and ultimately provide better services to the Ngamiland population.

My time with NCONGO has been a great learning experience and I have assisted the organization in a variety of areas. My main role has been to meet with stakeholders involved with Community Based Natural Resource Management (CBNRM) and determine if there are areas where NCONGO can enhance its role and build the capacity of organizations involved in CBNRM. CBNRM is a framework that aims to create sustainable development and poverty alleviation by creating wage employment for local communities and revenue for Community Based Organizations (CBOs). CBNRM was established after the failure of top-down approaches to resource conservation and the goal of CBNRM is to give communities ownership over their natural resources. I have met with a variety of stakeholders so far including village Chiefs, community trusts and private sector organizations and I am beginning to develop opportunities for NCONGO to enhance its role in CBNRM and to build the capacities of its member organizations.

I have also visited community members from different rural villages (Sankuyo, Mababe and Khwai) that are involved in CBNRM. As part of CBNRM, villages receive financial compensation for having Joint Venture Agreements or land lease agreements with safari companies. These agreements allow safari companies to use the land that has been demarcated to the community to establish camps and run photographic safaris. The companies in turn, employ members from the community, providing invaluable income.

These villages all have trusts that use the revenue from the Joint Venture Agreements or Land Leases to provide services and complete projects for the community. The village of Khwai for example, uses its trust revenue to provide housing allowances, scholarships and transportation to Maun for community members to shop or attend appointments. The Trust also employs people from the village and builds houses for the elderly.

Khwai Community Trust has also built a Kgotla, which is a public meeting place where community topics are discussed, laws are enacted and decisions are made based on community consensus. The Kgotla is an institution that existed before colonialism and continues to exist in modern day Botswana. Kgotla’s often act as a customary court where grievances are heard and rulings are made, often by village Chiefs. Botswana has both customary and common law courts and customary law verdicts can be appealed and heard in a common law court.

Khwai is located in a game rich area between two national parks, The Moremi Game Reserve and Chobe National Park. It is common to see elephants, lions or leopards around the village and they sometimes target the villagers dogs. In the past the village earned some income from hunting but hunting was recently banned by the government in an effort to further conserve the countries wildlife. One major issue with the village is that it does not have a school or medical clinic. As a result students are away from the families for months at a time because they go to school 500km away. If their is a medical emergency in the village community members have to travel to nearby villages or to Maun.

Overall, my time here in Botswana has been an excellent learning experience and I am looking forward to contributing further to NCONGO’s mandate. Aside from the internship I have enjoyed Botswana’s more laid back lifestyle and I am beginning to get used to the 40 degree weather. I am not looking forward to returning to Ottawa’s frigid winter temperatures but for now I will do my best to enjoy the sunsets.

Life in Maun, Botswana

October 21, 2013 | Jonathan, MDG, WUSC, Botswana, NCONGO

I have now lived in Maun for over a month and as such, I thought I’d provide an update on what its like to live here. Maun is a village of 50, 000 people (yes, its considered to be a village in Botswana) located just below the Okavango Delta and in close proximity to the Moremi Game Reserve and Chobe National Park, two game rich areas with plenty of opportunities to see the “Big 5″ (lions, rhinos, elephants, leopards and buffalos).

The village is considered to be “The Gateway to the Okavango Delta” and as a result plenty of tourists spend a night or two in Maun before leaving for a safari or mokoro trip. Botswana has a low volume, high cost tourism policy that aims to provide sustainable development by protecting the wildlife in the area while creating employment opportunities for the local population, but the high costs make it extremely difficult for the average Botswana to visit the country’s wonderful natural resources. A comfortable 6-night safari can cost anywhere from $2500 to $3700 ($416-$616 per night).

Tourism has brought lots of economic growth to Maun and the Ngamiland region, but the area has the second highest poverty rate in Botswana causing some to argue that the Ngamiland region is not benefitting equitably from tourism. Malls, hotels and tourism operators, who provide employment to 40% of Maun’s population, hide the poverty in Maun, but if one travels to surrounding villages the disparities are evident. Botswana is one of the most unequal countries in the world based on income, a growing trend in Southern Africa, and ensuring that all member’s of the population benefit from the vast tourism revenue is an ongoing issue.

The weather in Maun is extremely hot (35-40 degrees are common in October) and it has not rained in Maun since April, an issue that has caused a severe drought in neighbouring Namibia. I’ve tried my best to explore the area by going for early morning and late afternoon jogs and on one of my runs I ran through the Maun Game Reserve and came across zebra, buffalo, gazelles, warthogs and a crocodile.

There are plenty of stray dogs in Maun along with cows, donkeys, roosters and goats. On one occasion a stray dog joined me for an entire 5 km run. It was nerve racking at times but I was happy to have a running partner! Overall, Maun is a great place to live. The people are friendly, the scenery is stunning and the food is good if you visit the right local vendors. I’m privileged to be here and I’m trying my best to continue to learn about the culture and serve well at my NGO.

So it Begins

September 17, 2013 | Jonathan, MDG, WUSC, Botswana, NCONGO

After months of preparation, several pre-departure training sessions and over a day of travel I have finally arrived in Botswana and have been here for almost a week! 4 other volunteers and I had 4 days of training in Gaborone, the capital, and then we drove up to Maun, where my internship will take place. The drive from Gaborone to Maun was eventful as we got a flat tire at the beginning and had to stop for plenty of cows, donkeys and horses throughout the trip (there are more cows than people in Botswana); we even had to stop to allow a group of baboons cross the road! On our journey we saw many traditional huts and villages as well as some signs of Botswana’s economic advancement.

Botswana is a fascinating country. English and Setswana are the country’s official languages and Setswana is understood by 78-90% of the population. Botswanan people are quite friendly and they usually greet people in Setswana by saying Dumela (hello) and wena le kae (how are you?). After its independence in 1966, Botswana was one of the poorest countries in the world, however since diamonds were discovered in the 70s Botswana’s economy has drastically grown. Botswana has a stable democracy and is now considered to be an upper middle-income country and as a result many international aid agencies are leaving. On paper this appears to be logical, but Botswana still has several issues that require effective local and international assistance. 25% of Botswana’s population is infected with HIV/AIDS, the second highest ranking in the world, and Botswana has high rates of inequality (20% of Botswana’s population has 60% of the income) and poverty (20.3% of the population is considered extremely poor). Botswana also has a need to diversify its economy as diamonds are expected to peak in 2017 and are forecasted to be depleted by 2029; diamonds currently account for 60-70% of Botswana’s export earnings.

My main goals for this internship are to serve and learn and I hope to contribute and work hard in my short time here. This week I will be meeting staff from NCONGO and will begin my mandate. I’m looking forward to better understanding my role with NCONGO and the impact that they have in liaising and providing grants and training to 44 NGO’s in the Ngamiland region of Botswana.

Le retour…bitter sweet ending

November 23, 2012 | Claire, SVS, WUSC, Botswana, Light and Courage Centre Trust

Bonjour à vous tous ou Dumelang,

Bien que mon stage ne fût pas l’expérience que j’anticipais c’était une belle expérience. C’est ma dernière semaine au Botswana et j’ai hâte de retourner au Canada et voir tous mes ami(e)s et ma famille. Encore plus parce que j’ai éprouvé beaucoup de difficulté récemment par conséquent de quelques mauvaises expériences et aussi un décès au Canada qui me fait beaucoup de peine. En même temps, j’ai maintenant aussi une famille au Botswana qui m’a offert beaucoup de soutien. Parfois c’est dans les moments les plus difficiles qu’on se rassemble et on réalise qui, dans nos vies, est la pour nous offrir leur soutien.

J’ai rencontré beaucoup d’amis au Botswana, j’ai été ouvert d’esprit, j’ai beaucoup appris et j’ai beaucoup de beaux souvenirs de mon stage. Je ne suis pas certaine que j’ai aidée mon organisme local à long terme comme je souhaitais mais je suis certaine que mes efforts ont été appréciés et que j’ai simplifié la tache de mes collègues pour mes trois mois de travail, je suis contente de cela. Ma famille au Botswana va beaucoup me manquer.

Comme cela est la dernière entrée de mon blog je souhaite partager les meilleures expériences et réalisations de mon voyage.

Quand je suis arrivée à Francistown et j’ai su que j’allais prendre la chambre de ma sœur d’accueil et qu’elle devait maintenant dormir avec sa mère pour trois mois je me sentais mal mais plus tard quand j’ai su qu’elle préférait partager une chambre avec moi j’étais inquiète. Est-ce que j’étais capable de vivre sans espace privée? Depuis ce temps j’ai fait beaucoup de découverte en ce qui concerne l’espace personnelle et la culture au Canada vs. au Botswana. Au Botswana ca n’existe pas. J’étais surprise de découvrir que j’aime ça mais aussi que parfois ça prends du courage. Il y’a certaines habitudes ou émotions qu’on préfère cacher du monde, mon expérience au Botswana est qu’on est vite capable d’apprendre à réellement se connaitre nos proches et apprécier même les comportements qu’on trouve bizarre chez l’autre personne.

J’ai appris que j’ai un accent en anglais et en setswana qui est étrange pour plusieurs batswana. En effet nous avons beaucoup rit lorsque ma mère et sœur d’accueil essayait d’imiter mon accent ou mes expressions.

« Waterrr » vs. « Wataa » (Les r en anglais étaient souvent exagérée quand je parlais l’anglais et oublier par ma famille d’accueil).

« cold » vs. « flu » (au Botswana on dit jamais « I have a cold » quand tu es malade c’est toujours « flu »).

« Bathing suit » vs. « Swimming costume » (Premièrement, personne sait nager au Botswana donc on n’achète pas des costume de bain. Il y’a très peu de Lacs etc. au Botswana et ce qui est là est aussi l’habitat d’animaux dangereux comme les hippopotames. Il n’y a pas de piscines communautaires. Donc, quand j’ai demandé ou je pourrais m’acheter un « bathing suit » personne n’a compris.)

Il y a de nombreux autres exemples!

En tant que bénévole j’ai aussi fait plusieurs réalisations importantes au niveau du contexte ici au Botswana. J’ai appris que la région dans laquelle j’ai travaillé est celle avec les taux les plus élevée en ce qui concerne le total de personnes vivants avec le VIH et le taux de nouvelles infections. J’ai plusieurs théories et j’ai tenté de faires quelques recherches mais je n’ai pas confirmé pourquoi. Même avec le traitement gratuit qu’offre le gouvernement il y’a encore beaucoup d’obstacles pour ceux vivant ou affectés par le VIH et dans la dernière année nous avons perdues quelques jeunes du Teen Club à Francistown à cause de maladies liées au VIH. C’est choquant d’animer un groupe presque 70 jeunes et tout à coup réaliser que toutes ces personnes, qui ont moins de 20 ans vivent avec le VIH.
À S.O.S. Children’s Village j’ai vécu une expérience similaire en apprenant à connaitre certains enfants et leurs histoires. La majorité des enfants qui vivent à S.O.S. sont des orphelins qui ont perdues leurs parents au VIH et parfois vivent aussi avec le VIH.

De plus, malgré le fait que Botswana est considéré un pays à revenu moyen les richesses du pays ne sont pas divisés équitablement, au contraire, c’est un peuple très divisé en ce qui concerne le statut socioéconomique. Le pays est a revenue moyen mais il y’a très peu de gens à revenu moyen. Certains sont riches et beaucoup sont très pauvre. C’est certain que la pauvreté influence beaucoup les taux de VIH, ça serait intéressant que le gouvernement du Botswana adresse ce problème afin de mieux répondre aux besoins de la population et faire la prévention. La majorité du soutien que reçoivent ces individus et famille provient des communautés, des organismes non gouvernementaux et de leur famille étendue.

J’ai eu quelques moments difficiles pendant mon stage mais c’est certains que j’ai beaucoup apris et même aujourd’hui je crois que j’ai fait une bonne décision en choisissant de faire mon stage à l’international. C’est une opportunité que je vous suggère tous d’essayer, peut être plus tard dans la vie je vais me retrouver en Afrique à titre de bénévole et peut être même de retour au Botswana. En attendant j’ai hâte de partager plus de mes expériences avec vous une fois de retour au Canada.

À la prochaine et prends soin,
Claire

Mon séjour au Botswana tire à sa fin

November 20, 2012 | Amélie, SVS, Uniterra, Botswana, Centre for Youth of Hope, Youth Progam Assistant

Les trois derniers mois furent une expérience très enrichissante. Lorsque je suis arrivée au Botswana on m’a dit que j’étais chanceuse puisque ma première expérience sur le continent Africain se faisait dans un pays assez industrialisé. Le fait de vivre juste à côté de la capitale et d’y travailler fait en sorte que je n’ai pas vécu autant de choc culturel que l’on retrouve plus souvent dans les régions rurales du pays (je l’ai quand même vécu un peu dans mon village et pendant mes fins de semaines à l’extérieur de la ville).

Toutefois, j’ai beaucoup appris et découvert pendant mon séjour :

Tout d’abord, vivre dans un pays industrialisé et considéré comme un pays à revenu moyen ne veut pas dire qu’il n’y a pas de grandes inégalités, on y retrouve une disparité économique immense comparativement à ce que je vois au Canada. J’ai pu le constater dans mon village, Tlokweng. C’était pas facile de voir cette réalité, cette division n’est pas toujours aussi claire au Canada. J’ai eu la chance de vivre avec une famille assez aisée, ce qui a fait en sorte que j’avais tout ce que j’ai au Canada et plus (je n’ai pas le câble au Canada). Mais un grand nombre de familles dans mon village n’ont pas d’eau courante dans la maison et doivent utiliser des toilettes extérieures. Lors de mon trajet pour me rendre au travail c’est une des choses que je remarque quotidiennement.

Ensuite, il y a l’adaptation à la culture, aux coutumes et la langue du pays. Lorsque je dis à la culture et aux coutumes je réfère aux petites choses comme le fait que presque tout le monde que tu rencontres te salue ou lorsque tu offres ou reçoives quelque chose, ou alors quand tu serres la main de quelqu’un ça doit être fait avec les deux mains en signe de respect. Il y a aussi les plus grosses choses comme les mariages et des funérailles. Mais je n’entrerai pas dans les détails parce que ça serait trop long. J’ai dû m’adapter à la façon dont les gens parlent… le Setswana est une langue où on dit au gens quoi faire où on ne demande pas nécessairement… et les gens traduisent les mots en anglais mais pas les structures de phrases, donc souvent j’avais l’impression qu’on me donnait des ordres. Ce n’était pas facile! Ce n’est pas non plus facile d’apprendre une langue en trois mois, surtout lorsque tout le monde dans ton entourage veut communiquer avec toi en anglais.

Continuons la liste de mes apprentissages et découverte avec mon stage. Ce dernier fut un défi! J’ai dû m’adapter à un rythme de travail différent de ce que je connaissais. Au Botswana, en partie sûrement à cause de la chaleur, la vitesse à laquelle les gens travaillent n’est pas aussi rapide que chez nous. Même lorsque je marchais les gens trouvaient que j’avais l’air toujours pressée. J’ai quand même bien apprécié d’être un peu moins stressée mais en même temps ça créait d’autres stress, comme par exemple lorsqu’il y avait des échéanciers.

Les gens avec qui je travaillais quotidiennement sont incroyables. Je travaille avec des gens qui sont infectés ou affectés par le VIH et le SIDA. Ce sont des gens passionnés qui travaillent fort afin d’éliminer les nouvelles infections du VIH, la discrimination et la stigmatisation qu’amène le VIH. Mais par dessus tout ils travaillent avec des jeunes pour les amener à être des pairs aidants auprès d’autres jeunes de leur communauté, afin d’encourager les jeunes à vivre un style de vie sain.

Travailler au sein d’un petit ONG (Organisme Non Gouvernemental) comme CEYOHO – Centre of Youth for Hope n’est pas facile. Il y a beaucoup de défis… Tout d’abord, on se fie beaucoup sur les dons monétaires que l’on reçoit suite à l’élaboration de multitudes demandes de subvention. Ces demandes requièrent beaucoup de travail et des résultats favorables ne sont pas souvent garantis. Ensuite, si l’ONG est petit il y a de grande chance qu’il n’y a pas beaucoup de main d’œuvre… les bénévoles sont donc essentiels pour le fonctionnement de l’organisme.

Lors de mon stage, j’ai travaillé sur quelques projets comme l’écriture de demande de subvention, un projet d’employabilité pour certaines femmes de l’organisme, la mise sur pied d’un des événements annuels de l’organisme, «National Miss HIV Stigma Free Award Ceremony» et l’écriture d’un dépliant i visant les hommes qui pratiquent «MCP – Multiple Concurrent Partnerships», le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuels en même temps, et j’en passe.

La fin de mon séjour ici me fait penser à ce qui va me manquer et aux choses qui me manqueront moins. Tout d’abord, ce qui va ma manquer… voir les vaches, chèvres, ânes et chiens se promennt partout, la pizza de Debonaires, dire Dumelang aux gens lorsque je me promène dans les rues et les gens incroyables que j’ai rencontrés. Maintenant, pour les choses qui me manqueront peut-être un peu moins; le coq qui coqueline sous ma fenêtre presque tous les matins, le trajet entre ma maison et mon travail en combi, les fourmis qui ont envahi nos bureaux et les gens qui me dévisagent.

Voici ce qui met fin à mes aventures au Botswana. Pour ceux et celles qui sont au Canada on se revoit bientôt. Et pour les autres à la prochaine…

Go Siame (pour la dernière fois)

Mis à jour sur mon stage!

November 9, 2012 | Claire, SVS, WUSC, Botswana, Light and Courage Centre Trust

Dumelang à vous tous!

Il y’a moins qu’un mois avant la fin du stage et mes ami(e)s et ma famille au Canada me manquent beaucoup mais je ne suis pas encore prête à quitter le Botswana. Il me semble qu’il y’a encore beaucoup de travail que je pourrais faire pour mon organisme et pas assez de temps pour compléter le tout! Ces jours je dépense beaucoup d’énergie à créer des guides sur mes initiatives en tant que référence pour les futurs bénévoles et employés afin qu’ils puissent continuer ce que j’ai commencé pendant mon stage avec l’équipe à LCCT.

Je veux contribuer quelque chose à l’organisme qui va les aider à long terme donc c’est évident que mon stage de trois mois n’est pas assez de temps pour compléter tous les initiatives et projets que nous avions planifié ensemble. Par contre, c’est assez de temps pour apprendre beaucoup au sujet du Botswana ainsi qu’au sujet de mon organisme local.

Je suis très motivé au travail mais un peu perdue en ce qui concerne quoi faire avec cette motivation ou si les tâches que je réussi à accomplir vont réellement être utile. Par contre, même si je suis incertaine de ma contribution dans l’organisme, je suis certaine de l’impact que mon stage à Light and Courage et mon temps au Botswana a eu sur moi. Je suis plus indépendante; j’accepte plus de défis et je surpasse mes propres attentes mais plus important que cela, je comprends que je suis qu’une goute d’eau mais cela ne signifie pas que ma contribution n’est pas importante.

Mes leçons de Setswana vont bien et cette semaine j’étais extrêmement contente d’entendre ma mère d’accueil dire à nos amis que j’étais à 35% dans ma maitrise de la langue. Je ne crois pas que je mérite ce compliment mais la fierté avec laquelle elle a décrit mon progrès était un véritable coup de cœur.
J’ai maintenant quelques amis Batswana (personnes qui sont originaires du Botswana) qui m’aident à m’adapter au pays et sont toujours une source de joie. J’apprécie de plus en plus mon expérience international!

Je continue à faire quelques voyages et projets après mon travail et pendant les fins de semaines et je réalise que j’habite un très beau pays. De plus, en parlant aux autres bénévoles canadiens lors de ces voyages je peux comparer nos expériences, les différences culturels entres nos villages ou villes et j’ai la chance de me faire de très bons amis. J’ai hâte de visiter quelques autres lieux avant de retourner au Canada et de vous raconter ces aventures!

À la prochaine! Go siame!
Claire

Pourquoi est-ce qu’ils klaxonnent?

October 26, 2012 | Amélie, SVS, Uniterra, Botswana, Centre for Youth of Hope, Youth Progam Assistant

Ça fait plus d’un mois que je suis au Botswana. Depuis que je suis arrivée je ne peux pas m’empêcher de remarquer la quantité de voitures qu’il y a ici (beaucoup de voiture de luxe dans la capitale!). Pour une raison ou une autre les conducteurs semblent utiliser leur klaxon beaucoup plus souvent que chez nous, au Canada. Est-ce que c’est parce qu’ils ne sont pas de bons conducteurs? (J’ai pu noter que plusieurs automobilistes ne respectent pas le code de la sécurité routière.) Ou est-ce que c’est parce qu’ils sont énervés au volant? Je crois avoir compris au moins quelques raisons pour lesquelles les gens klaxonnent autant.

1ère raison : Que tu sois en ville ou dans un village, sur une autoroute ou sur un petit chemin de campagne il y a de grande chance que tu trouve de animaux qui ce promènent un peu partout. Quotidiennement je vois des vaches, des chèvres, des chiens, des ânes et de poulets qui vont d’un côté de la rue à l’autre. Afin d’éviter de frapper les animaux, de blesser des passagers ou d’endommager les voitures, ils klaxonnent!

2e raison : Chaque matin je prends le combi (un mini bus qui peut légalement transporter 14 personnes) pour aller au travail en ville. Les chauffeurs vont klaxonner afin de voir si quelqu’un a besoin du transport. Parfois, ils vont même klaxonner si le combi est plein et vont continuer même si tu leur as dit ‘NO, thank you!’ Je crois que je devrais aller contre mes valeurs (souvent considérée comme une valeur canadienne) et commencer à être impolie avec les gens et juste dire ‘NO!’ Mais quand j’y pense pour ces gens c’est leur ‘gagne pain’. Le plus de clients qu’ils peuvent avoir le plus d’argent qu’ils peuvent ramener chez eux.

3e raison : Lorsque je rentre à la maison à la fin de ma journée de travail, souvent (si ma superviseure ne me reconduit pas) je marche d’une des rues principales du village jusqu’à chez moi. C’est seulement une marche de 15 minutes mais souvent j’ai des gens qui me klaxonnent simplement pour me dire ‘bonjour!’ et d’autres qui veulent m’offrir de me reconduire à la maison. J’ai grandi avec une des règles d’or étant… ne rentre jamais dans une voiture avec un étranger. Ici, ça ne semble pas en être une… Les gens ici veulent simplement être sympathiques! Règle générale je leur dit ‘Non merci, j’aime bien marcher’. Les gens ici trouve ça particulier que j’aime marcher autant…

4e raison : En septembre, j’ai pris un autobus vers le nord, direction Victoria falls au Zimbabwe et Kasane au Botswana avec des amis pour une longue fin de semaine (fin de semaine d’indépendance au Botswana). Nous avons pris un autobus de nuit, avec 12 heures de voyage tu croyais que j`aurais eu l’occasion de dormir. Mais tout d’abord, on était tellement tassé on pouvait à peine bouger. En plus, il y avait certaines personnes qui préféraient parler au lieu de dormir et finalement il y avait les klaxons… Disons que je n’ai pas trop dormi. Au moins, on avait des sièges contrairement au chemin du retour. Au début, je croyais que le chauffeur klaxonnait pour ramasser d’autres passagers comme les combis. Mais j’ai rapidement remarqué qu’il le faisait pour avertir les gens qui traversaient l’autoroute à pied qu’il arrivait. J’ai aussi remarqué qu’il l’a fait à quelques reprises pour des individus dont la voiture semblait être tombée en panne. Le chauffeur s’assurait qu’ils étaient OK en leur faisant le signe afin de voir si tout était correct (thumbs up). C’est l’fun que les gens pensent aux autres comme ça! Quel bel esprit de communauté!

5e raison : Il y a quelques semaines ma superviseure et son mari me reconduisaient chez moi. Sur la voiture de mon ONG il ya un emblème, il est écrit : Positive living, CEYOHO, Centre for Youth of Hope’. Cet organisme a été fondé par une femme (ma superviseure), qui, lorsqu’elle a su qu’elle était   séropositive ne pouvait pas trouver d’organisme ou groupe de soutien pour son groupe d’âge. Elle a donc décidé de fonder un organisme, Centre for Youth of Hope, pour les jeunes adultes, qui comme elle, cherchait un lieu, un groupe d’individus où ils peuvent discuter de la présente situation du VIH dans leur communauté et la stigmatisation qu’ils vivent quotidiennement. Malgré le fait qu’il y a encore beaucoup de préjugés et de stigmatisation par rapport au VIH et SIDA, CEYOHO est un organisme qui est bien respecté. Comme je le disais, lors que nous nous dirigions vers la maison quelqu’un dans une voiture à côté de nous a klaxonné et nous a fait «2 thumbs up». Il voulait surement juste reconnaître le travaille que l’organisme fait.

Les klaxons me rendent complètement folle. Mais si je prends le temps de regarder autour de moi et d’essayer de comprendre le pourquoi derrière les comportements, ça me force à prendre le temps d’apprécier les Botswanais et les sons qui m’énervent.

À la prochaine…

Bonjour! Dumelang!

October 23, 2012 | Claire, SVS, WUSC, Botswana, Light and Courage Centre Trust

Dumelang bo mma! Dumelang bo rra!

Ca fait déjà un mois que je suis au Botswana et le temps passe vite! Je travaille comme assistante aux programmes pour un organisme à Francistown, Botswana nommé Light and Courage Centre Trust. Leur mandat est d’offrir du soutien aux membres de la communauté vivant avec le VIH/SIDA. Light and Courage accueil tout le monde mais a le but spécifique d’aider les jeunes femmes, les enfants et ceux qui vivent sous le seuil de la pauvreté. L’équipe à Light and Courage est très bien équipée pour répondre à ces besoins en ce qui concerne leurs habiletés et ressources matériels mais malheureusement le centre manque du financement et actuellement ne peut pas offrir beaucoup de services. C’est difficile de travailler dans un organisme avec tant de potentiel et de visiter les membres de la communauté qui sont en besoin sachant que l’argent n’est pas là. Par contre, malgré ce gros obstacle personne n’a perdue espoir pour le futur de l’organisme. Je réalise que l’organisme est bien connu dans la communauté et dans le passé a eu un gros impact dans la vie des individus qui fréquentaient le centre ainsi que dans la communauté. Ce qui m’encourage le plus est que ces changements soit individuels ou communautaires sont durables. Ceux qui ont retrouvé leurs forces à Light and Courage ne se sont pas retrouvés dans le même état de pauvreté qu’avant et continuent de s’établir de nouveau buts individuellement et en famille.

Je sais que mon ONG locale ne va pas rétablir tous ses services pendant que je suis au Botswana mais je fais quand même de mon mieux et je travaille avec cet objectif ultime en tête. J’espère simplement qu’un de mes projets va simplifier la tache de mes collègues et va être utile pour eux pendant ce processus. En ce moment j’assiste dans l’écriture de quelques rapports et je fais beaucoup de recherche et de demandes de subventions tout en essayant de créer un plan d’action pour l’organisme afin qu’ils puissent planifier leurs futures initiatives. À l’extérieur du bureau j’ai pu visiter certains membres de la communauté afin de livrer des dons de nourriture et discuter avec eux, j’accompagne lors des programmes d’éducation et de sensibilisation au VIH et cette semaine je vais aussi participer au groupe de soutien pour les adolescents vivants avec le VIH/SIDA.

J’apprends beaucoup à Light and Courage mais pas simplement en ce qui concerne les habiletés acquises (ex : écrire un rapport, faire une demande de subvention etc.); j’essaie d’apprendre une nouvelle langue, de m’intégrer dans la culture et de comprendre le contexte du VIH au Botswana. Considérant cela, beaucoup de mes apprentissages se font aussi chez nous dans ma famille d’accueil. Je veux apprécier mon expérience le plus possible et donc je commence des leçons en Setswana afin de communiquer plus efficacement avec mes collègues et les individus avec lesquels on travail. Cette semaine j’ai aussi commencé à faire du bénévolat dans un autre organisme après mes heures de travail; je vais travailler avec des jeunes orphelins dont plusieurs d’entre eux ont perdue un parent au VIH/SIDA. Il y’a certainement des défis en apprenant des nouvelles pratiques de travail, une nouvelle langue ainsi qu’en essayant de rencontrer de nouveaux ami(e)s et trouver des nouveaux milieux de socialisation mais si nous sommes ouvert à ces défis et près a changer notre façon de penser rien n’est impossible! Je me considère très chanceuse d’être au Botswana et d’avoir cette opportunité de vivre dans une autre culture! C’est le début d’une expérience très enrichissante et j’ai hâte de partager mes aventures avec mes amies et ma famille au Canada! En attendant vous pouvez aussi visiter le site web de l’organisme, nous avons récemment fait de gros changements à ce niveau l’adresse URL est www.lightandcourage.org; bientôt nous allons ajouter une section pour faire des dons en ligne donc si ça vous tente de contribuer à la cause vous pouvez le faire facilement!

Go seame! À la prochaine!
Claire