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Fin du stage

December 4, 2014 | Olivier, EIL, Uniterra, Bolivie, FundacionMaya

Le moment est venu pour moi d’écrire un dernier blog sur cette magnifique aventure en terres Inca. Je suis présentement au Canada pour suivre les dernières formations à l’université. C’est le temps de décanter et porter un autre regard sur mon expérience. Je dois dire qu’au niveau social ça s’est très bien passé. Grâce à mes activités extérieures au travail, le rugby notamment, j’ai pu rencontrer des gens fabuleux, de bons amis que j’espère garder longtemps. Ils m’ont permis de voir la Bolivie et La Paz sous un autre angle et de m’intégrer rapidement à cette société en pleine ébullition. Mes amis m’ont bien expliqué que la Bolivie change peu à peu et que les opportunités seront grandissantes au courant des prochaines années. Ils m’ont par contre indiqué qu’il restait beaucoup à faire et qu’il manquait toujours des leaders et des entrepreneurs boliviens pour compléter le changement.

Au niveau de l’entrepreneuriat, ma dernière assignation m’a permis de mieux comprendre quel était le statut réel de l’entrepreneuriat en Bolivie et en Amérique du Sud en général. Au courant du dernier mois, j’ai effectué des recherches afin de trouver des textes académiques adéquats pour une maîtrise que la Fundacion Maya va lancer à l’automne (printemps au Canada) prochain. Cette maîtrise, qui se donne en ligne, a pour but de former l’esprit entrepreneurial chez les participants. De cette manière, la Fundacion Maya s’attaque à un problème majeur en Bolivie le manque d’entreprise d’envergure. Ici, je ne veux pas dire que la Bolivie est dépourvue d’entreprises ou que ces dernières sont de second ordre, mais force est d’admettre que la majorité des entreprises boliviennes sont des microentreprises. Malheureusement, elles ont peu de chances de se révéler comme étant des facteurs d’expansion économique, favorisait l’innovation et la création d’emplois de qualité. En effet, le trois-quarts de ces entreprises ne se développeront jamais comme petite entreprise et ne croiront jamais pour devenir un établissement fructueux.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce fait. L’explication majeur étant que cette entreprise n’est pas née d’une volonté profonde de l’entrepreneur, mais bien d’une nécessité. Pour ces entrepreneurs, leur commerce est une activité de survie; sans cette activité, ils seraient sans emploi et sans moyen de subsistance. C’est un peu comme s’ils étaient des entrepreneurs par défaut. De cette manière, le propriétaire ne cherchera pas automatiquement à développer son produit ou service ni à faire croire son entreprise. Malheureusement, ce n’est pas le type d’entrepreneuriat que la Bolivie a besoin. La Bolivie a besoin d’entreprises avec une forte possibilité de croissance afin d’offrir des emplois de qualité à la population. De plus, ce type d’entreprise nécessite des idées novatrices afin de progresser. Subséquemment, cette innovation enrichie le pays et permet d’autres débouchées dans d’autres secteurs.

C’est donc pour cela que mon dernier mois a été très intéressant. Pouvoir contribuer, tout en apprenant, à l’entrepreneuriat au pays a été pour moi quelque chose d’enrichissant et quelque peu gratifiant. Je peux participer à la construction de l’édifice avec une pierre, aussi petite qu’elle soit, c’est tant mieux. Je réalise maintenant comment s’organise l’aide et le développement humanitaire, comment elle fonctionne, quels sont ses particularités et ses défis. Si ce stage servait pour moi d’introduction au monde de l’humanitaire, je crois que ce fut une belle introduction. Je crois que je n’ai pas eu à faire face à des manques au niveau matériel comme mes collègues d’autres pays, mais la dynamique de travail m’assemblée plus ou moins similaire. Il y a beaucoup d’adaptation au niveau des horaires et de l’organisation entre les différents acteurs à faire, mais rien de vraiment impossible à accomplir. Finalement, Je tiens à remercier la Fundacion Maya pour m’avoir intégré à son équipe et à ses projets, tout comme le CECI qui m’a donné l’opportunité de vivre cette aventure et un dernier remerciement à la Faculté des Sciences Sociales de l’université pour permettre à ses étudiants d’effectuer des stages à l’étranger. Merci de m’avoir lu et au plaisir.

Sous le signe du changement

October 30, 2014 | Olivier, EIL, Uniterra, Bolivie, FundacionMaya

Deuxième mois à La Paz

Le deuxième mois se termine sur un signe de changement. Après avoir préparé campagne de crowdfunding, je me trouve toujours en attente du lancement. On m’avait parlé que travailler dans le développement humanitaire requerrait de la patience, et je crois que cette situation  en est un bon exemple. On avait fixé une certaine date pour le lancement, cependant les aléas de la vie ont fait que nous avons dû retarder de trois semaines le lancement. J’ai eu à trouver des tâches connexes, surtout en traduction. Je n’avais jamais vraiment fait de la traduction auparavant, mais on m’avait aussi dit qu’il fait savoir bien s’adapter, alors je n’ai pas vraiment eu de problème à faire la transition. En fait, ce stage semble m’apporter toujours de nouveaux défis. Cette semaine, je commence  une nouvelle activité : contribuer à la base de données pour la nouvelle maîtrise de la Fundación Maya en collaboration avec l’université de Salamanca en Espagne. Je vais donc mettre la campagne sur la glace, mais je garde un œil sur ce projet. Ceci étant dit, c’est une excellente opportunité d’acquérir des connaissances sur la situation économique en Amérique Latine et de Bolivie.

La maîtrise étant donnée principalement par des professeurs espagnols, les données ne sont pas adaptées à l’environnement bolivien. De plus, j’aurais finalement un endroit où travailler. Pas que travailler de la maison n’était pas satisfaisaitant, mais certaines fois la journée pouvait être longue sans avoir des interactions avec mes collègues. De plus, je pense que la communication s’en verra grandement améliorer. Je vais aussi pouvoir lire des textes académiques en espagnol, ce qui risque d’augmenter ma connaissance de cette magnifique langue. J’espère vraiment contribuer à la maîtrise et la Fundación Maya, même si j’ai quelques peurs pour ma compréhension des textes. D’ailleurs, j’avais oublié de mettre le lien pour la Fundación dans le dernier blog. Voici donc le lien : http://www.fundacionmaya.bo. Je pense que cette organisation para-universitaire est un modèle intéressant pour support l’effort académique du pays. Je me demande si de telles organisations existent au Canada. De plus, leur concours Innova Bolivia est une belle incitative pour les jeunes universitaires du pays. Je pense que je vais essayer de proposer des manières afin que ces jeunes soient un peu plus reconnus. Bien que je n’aie pas encore trouvé des pistes de solutions, mais bon j’ai encore un peu de temps pour y penser.

Sur une autre note, nous avons eu la visite de deux superviseurs du ministère des affaires étrangères en charge des programmes d’aide humanitaire. Ce fut l’occasion pour les volontaires des différents organismes de partager leur expérience. Deux points ont ressorti de cette réunion. Le premier étant axé sur le fait que les organismes étrangers ne sont pas reconnus dans leurs communautés. Les gens en Bolivie ne sont pas souvent au courant des ressources qu’offrent les ONG. Je pense que les organismes devraient peut-être inclure un volet publicitaire afin de mieux se positionner dans leur milieu. Le deuxième point concerne le manque de coopération entre les différents organismes sur le terrain. La rencontre fut une occasion de connaître le travail des autres organismes et volontaires. Une plus grande entraide entre les organisations serait plus que bénéfique. Les ressources pourraient  être combinées tout comme les efforts des volontaires pour arriver à des résultats améliorés. Cette rencontre fut vraiment prolifique et productive, m’aidant à moins comprendre mon rôle et le rôle des ONG.

Finalement, sur un plan plus personnel, il me reste que quelques semaines ici en Bolivie et elles vont bien être remplies. J’ai cette nouvelle assignation, mais je vais participer à deux tournois de rugby pour l’équipe municipal de La Paz. Je suis vraiment existé pour ces deux événements et je compte bien en profiter. Voilà, je crois que ça résume bien la situation. On reconnecte plus tard.

Premier mois à La Paz

October 7, 2014 | Olivier, EIL, Uniterra, Bolivie, FundacionMaya

Cela fait un peu moins d’un mois que je suis arrivé à La Paz pour effectuer mon stage avec le CECI, et disons que la transition c’est bien déroulé. En effet, ayant voyagé en majorité en Europe et autres pays occidentaux, j’ai dû prendre le temps d’adapter au contexte bolivien. Les différences se sont pas si grandes que ça, mais il reste quand même que l’organisation des transports en commun est plus chaotique que n’importe quels pays que j’ai visité.

De plus il faut ajouter le facteur altitude qui n’est pas négligeable. Mais maintenant les choses commencent à prendre. Au départ, je n’avais pas vraiment d’idées sur comment mon travail allait se développer, mais au fur et à mesure que le temps le projet qui allait m’être assigné s’est dessiné peu à peu. Maintenant nous (moi, des membres du Ceci et d’un organisme bolivien) sommes sur le point de lancer une campagne de crowdfunding. Le concept m’était inconnu avant d’arriver ici, mais il semblerait que ce soit une bonne manière de lever des fonds pour toutes sortes de choses. Les fonds récoltés iront pour la FundacionMaya (lien ci-dessous) qui travaille dans le but de développer l’entrepreneurship en Bolivie. L’argent sera utilité pour leur concours Innova Bolivia qui s’adresse aux jeunes entrepreneurs et étudiants. Le but est d’offrir des bourses et des possibilités de contacts avec les entreprises nationales. C’est vraiment une excellente occasion pour bâtir des liens et des réseaux entre les universitaires et le milieu entrepreneurial. Au départ je devais travailler avec la Red OEPAIC (une association d’artisans), mais le CECI m’a finalement placé avec la FundacionMaya. Mais dans le domaine humanitaire j’ai pris qu’il faut toujours rester ouvert et flexible et voir les projets présentés comme de nouvelles occasions avec un potentiel à développer. Je crois que ce changement aura peut-être été bénéfique pour moi. Pas que j’aurais été moins utile avec la Red, mais la Fundacion travaille avec les milieux universitaires et les jeunes, de cette manière la transition est peut-être plus facile. C’est une excellente occasion pour entrer en contact avec des étudiants comme moi. De cette façon, il m’est possible de mieux connaître les enjeux importants pour leur génération et ainsi enrichir mes connaissances générales.

De plus, c’est une bonne occasion de développer mon réseau de contact. Maintenant il reste à voir comme la campagne va se dérouler et combien nous allons amasser. Il faut dire que comme je n’ai jamais vraiment participé à ce genre de campagne, je suis dans un brouillard relativement épais je me demande si je vais arriver à bon port. Mais bon je crois que cela fait partir du processus d’apprentissage. J’ai hâte de voir si les gens vont répondre à l’appelle que je vais leur lancer. À certains moments, dans le contexte canadien ce genre de campagne pourrait être vu comme un événement charitable, mais ici il s’agit de développer des projets pour une économie durable dans un des pays qui a le vent dans les voiles en Amérique du Sud. Je ne sais pas si les gens prendront cette possibilité pour découvrir les projets et les gens de la Bolivie. Dans un contexte de mondialisation comme le nôtre, je crois que tous peuvent profiter d’un projet comme celui-ci. Pour l’instant, je dois me concentrer sur la campagne et non sur les résultats, ne dit-on pas qu’on doit apprendre à marcher avant de courir, sinon c’est adieux veaux vaches cochons. On reconnecte plus tard.

Olivier Nazon

Étudiant en 4ème année

Un mandat, plusieurs tâches.

July 16, 2013 | Johanna, EIL, Uniterra, Bolivie, Red OEPAIC

J’ai dépassé la moitié de mon mandat avec la Red OEPAIC. Ce qui m’a marqué le plus jusqu’à maintenant, c’est la diversité des tâches que j’ai eu à accomplir. J’ai travaillé dans le domaine du crédit, du développement organisationnel, j’ai développé des outils d’organisation pour rendre le travail des artisans plus efficaces. À certains moments j’ai été enseignante car je donnais des formations informatiques de bases, à d’autres moments j’ai été hôtesse d’accueil lors d’événements où la Red OEPAIC devait être présente.Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai vraiment aimé avoir cette diversité de tâches. Je n’aurais jamais cru vivre autant d’expérience en trois mois. En plus d’être diverses, ces tâches mon permis de travailler avec des gens très agréables et chaleureux. J’ai rencontré des boliviens de presque toutes les provinces et cela à contribuer à enrichir ma connaissance sur ce magnifique pays.
J’ai aussi vécu des moments stressants, notamment les nombreuses fois où je me suis perdu à La Paz. J’ai aussi douter de moi-même, de ma capacité à accomplir les tâches qui m’ont été confiées. Mais, s’il y a une chose qu’il faut garder en tête, c’est qu’il est toujours possible de discuter afin de trouver les projets qui nous conviennent le mieux. Mon sens de la communication a donc aussi été mis à l’épreuve.
Il me reste peu de temps à La Paz, j’essaye donc d’en profiter au maximum. Mais je sais déjà que cette ville va me manquer énormément ainsi que mon milieu de travail.

Un été au sommet du monde

June 3, 2013 | Johanna, EIL, Uniterra, Bolivie, Red OEPAIC

Les premiers jours à La Paz ont été difficiles pour moi, on aurait dit que tout était contre moi. Tout d’abord, trouver une banque où je pouvais retirer de l’argent a été un véritable défi. J’ai donc passé les 3 premiers jours avec quelques sous en poche. Étant donné que j’étais un peu désespérée, j’ai voulu contacté mes proches au Canada pour avoir un certain réconfort. Cependant, la connexion internet en Bolivie peut être très lente je n’ai pas pu avoir accès à mes courriels. Plusieurs autres éléments ont contribué à mon désespoir et à mon sentiment de solitude. Ce qui m’a le plus surpris, c’est ma réaction. J’ai éprouvé une colère et une frustration contre tout et tout le monde. Lors des formations pré-départs, je n’aurais jamais pensé que je pourrais réagir ainsi face à une telle situation. J’avais vraiment l’impression que tout était contre moi.

Maintenant que tout va mieux, je me questionne sur ma préparation. Me suis-je bien préparée pour mon expérience? Aurais-je pu faire quoi que ce soit pour éviter de me retrouver dans un état d’esprit comme celui-ci? Je ne crois pas. Je pense que j’ai fait tout ce qui fallait. Je me suis bien renseignée sur la Bolivie avant de partir, notamment sur le système bancaire, l’accès à internet etc… Cependant cela ne m’a pas empêché d’avoir des problèmes. Je dois l’avouer, mes premiers jours à La Paz ont été pénibles. Mais je ne peux pas dire que je ne profite pas de mon expérience. Tous ces soucis ne m’ont pas empêché d’apprécier la beauté et la diversité de la culture bolivienne, d’être fascinée par les paysages indescriptibles, par les beaux vêtements colorés des «cholitas», et d’apprendre à compter jusqu’à 5 en Aymara. Je pense sincèrement que l’attitude qu’on adopte face aux situations imprévues fait la différence entre une bonne et une mauvaise expérience à l’étranger. Je ne sais pas si la malchance va me poursuivre tout au long de mon stage mais je suis persuadée d’avoir adopté la bonne attitude jusqu’à maintenant!

Pour ce qui est de mon rôle comme stagiaire, celui-ci est encore vague. Mais cela m’arrange car je peux choisir de me concentrer sur des projets qui m’intéressent. Dans quelques jours, je pars pour Tarija dans le but de former des artisans boliviens pour les aider à tirer le maximum de leurs productions. Je dois d’abord identifier leurs besoins et ensuite, mettre sur pied un atelier de formation qui viserait à enrayer leurs problèmes. Ce type de travail me convient parfaitement. Mon champ d’étude est très général. Il est donc facile de le relier à plusieurs domaines. Pour l’instant, je crois que je vais devoir utiliser ma capacité à faire de la recherche et mon habilité à faire des présentations structurées et claires en espagnol. Tout au long du baccalauréat, on nous apprend à argumenter et organiser nos idées. Cela ne devrait donc pas être un problème.

Je commence à apprécier les petits aspects du quotidien, comme le transport en commun, les heures de lunch, et converser avec les boliviens.  Ce qui m’a le plus frapper jusqu’à maintenant est surement leur courtoisie. Ce sont des gens très polis et calme. Je m’habitue petit à petit à mon environnement et je suis convaincue qu’il me reste beaucoup de belles expériences à vivre.

My on-mandate and off-mandate work experience.

August 27, 2012 | Emily, Uniterra, Bolivia, Movimiento de la economia solidaria y comercio justo en Bolivia RENACC

On my first blog I talked about some of my impressions of living in the world’s highest capital. This time I would like to share my on-mandate and off-mandate work experience during my 3-month internship in La Paz, Bolivia. My internship was through the Centre for International Studies & Cooperation (CECI) who partnered me with a Fair Trade (FT) Organization called the Movement of Economic Solidarity & Fair Trade (MES&FT). This organization was founded in 2008 to develop, promote and socialize economic solidarity and fair trade practices in the country. Since their establishment, they have managed to integrate 70+ producer organizations and networks, gained government recognition as well as public sector involvement, and taken a leadership role in lobbying for the enactment of Bolivia’s first Fair Trade Law.

My on-mandate responsibility at the MES&FT was to support the development of a database of best practices. For this I had some specific tasks like: a) coordinating documentation with the organization’s board of directors and technicians; b) gathering relevant information; and c) facilitating the documentation of information. This was all done from an office environment. As per my off-mandate responsibilities, these took place outside of the office and thus were more of my liking. Don’t get me wrong, my office space was comfortable and well equipped, and the people there were very welcoming, helpful and friendly from day one, but the office was sooo cold. I never took my coat off when I arrived at the office, I actually had to wear mittens, and cover myself with a blanket - this was the same for my home. I felt colder in La Paz, than I ever have in Canada. The temperature was not so bad, but precisely because it does not get that cold very few people have a heating system in their office or home. So, I always preferred to be out and about where the bright sun was shining through the clear skies.

So, my off-mandate and less cold work experiences were still related to FT. These were big events hosted by the MES&FT for which they needed extra hands and I was more than happy to contribute. The first one was the celebration of the International Day of FT, which took place during my first week in La Paz. This event was indoors, but it required lots and lots of moving around. I assisted them with the preparations prior to the event like decorating the space where producers where going to exhibit their products, and making cupcakes to be served on the day of the event. [IMAGE: CUPCAKES]

An amusing anecdote about these cupcakes is that some of them were brought to a meeting that the MES&FT directory had with President Evo Morales in the ‘very’ early morning of the event. I say ‘very’ early morning because he asked them to be there at 5am.

I also assisted during the day of the event, which took place in the Foreign Affairs office building. It was very interesting to see a large audience of producers, volunteers, government representatives, academics, etc. It was a great place for networking. The event even counted with an international audience as there were about a dozen of monitors used for skyping with other countries that were also celebrating the International Day of FT. [IMAGE: INTL. DAY OF FT]

Another activity during this same week was the Plurinational Encounter of FT Producers also hosted by the MES&FT. This encounter was for the different FT organizations and networks affiliated to the MES&FT to share their experiences with each other and to illustrate how FT means ‘good’ business to them. The purpose was to attract further support from the government with respect to enacting Bolivia’s FT Law. I was asked to attend this event to document the producers’ best practices and lessons learned. It was very interesting to hear about their diverse work: some worked in the food sector (cocoa, quinua, coffee), others in crafts, or textiles, or ceramics, just to mention a few. No matter the area of work, they all had great stories to tell. [IMAGE: ENCOUNTER OF FT PRODUCERS]

Lastly, another off-mandate responsibility was to assist in a 5-day Artisan’s Fair hosted by another organization that CECI supports, the REDOEPAIC, a network of artisan organizations with cultural identity. Here I had two responsibilities. Helping with the setup, which meant putting up tents and helping producers decorate each of their spaces. This was my favourtie as I chatted with the producers about their work, their training, their hometown, and just about anything. My other responsibility was: something… The producers asked the host organization to find youth who would model their clothing, accessories and even home decor. And someone had the ‘great???’ idea of having CECI volunteers do this – so the ‘models’ were about four different volunteers (me being one of them), plus another five youngsters related to the artisans. A great anecdote from this day was that the Miss Cholita* was taking place in the same plaza, on the same day, and on the same stage as our modelling debut. They were done their show, and 30 minutes later ours started. So we had quite the audience. Of course this was great for the artisans as they had more people than expected who bought their products. They all had great sales. Some had to leave the fair one or two days earlier because they had sold out their products. [IMAGE: Miss CHOLITA] & [IMAGE: Miss CHOLITA]

As per my experience, no matter the contract or mandate there are many other things that one ends up doing on an internship. These tasks may or may not be interesting to some, but if you approach them with a positive attitude and try to learn or at least enjoy what ever you can from them, then you will sure have a fun experience.

*Miss Cholita is a beauty contest held every year in La Paz where the contestants are women of indigenous origin who are presented in their traditional attire.

Living in the world’s highest capital city

August 27, 2012 | Emily, Uniterra, Bolivia, Movimiento de la economia solidaria y comercio justo en Bolivia RENACC

You know you are approaching the world’s highest capital city when the plane does not have to descend much to reach the ground. It felt like the mountains were ascending at the same time than the plane was descending. I was distracted trying to make sense of what I was seeing, and without noticing it the plane was already landing. Once on the ground, while the plane drove to the gate, I heard the flight attendant called in an emergency code. The moment the plane stopped and the doors were opened, a group of paramedics walked in to help two ‘older’ people that were already being affected by the altitude. Once off the plane, in the baggage claim area, more paramedics arrived, this time to assist a ‘younger’ woman who had fainted. In both cases the paramedics arrived to the scene immediately after being called. You can tell the airport staff is used to this kind of events, and thus is well equipped and trained to deal with it in a prompt manner.

I have lived and spent all my life at sea level, so going to La Paz, at roughly 3,650 m above sea level, was a big distress for me. That was in fact my biggest concern as I was getting ready to go on my internship, but of course, there was nothing I could do to prepare for this other than wait until I got there and hope for the best. You can imagine how I felt when I saw all this paramedic paranoia seconds after touching ground. I told myself not to worry unless I felt something, so I remained very attentive to my body. I took deep breaths, walked slowly, and took it the Latin style – easy. I felt nothing. However, the person that drove me home told me to ‘take it easy’ as the altitude sickness could affect me any minute – or not. Furthermore, when I got home, a fully furnished private apartment in my boss’s house, my boss welcomed me and said the same thing as the driver: just ‘take it easy.’ She brewed some coca tea (commonly used there to prevent and reduce the altitude sickness) and asked me to sit down while we chatted about my background and the job, and about what was happening in the city at the time (protests by the transport unionist who were in disagreement with a new law the city was trying to pass). She then told me that I had to stay home resting for the next two days as the altitude could bother me – or not… She suggested not lifting any weight, or eating heavy meals, especially at nighttime, and she left me with coca leafs for making tea. All these warnings by both the driver and my boss made me remained even more attentive to my body to see if was going to feel something – or not. After the second day in La Paz, I continued to feel no altitude sickness, so I stopped worrying all together about it.

Altitude sickness or not, La Paz is a magical place that is worth any temporary discomfort. Some of the most attractive features in this elevated capital were, redundantly, in its elevated areas. One of them, the most majestic of all, was the Illimani Mountain at approx. 6.500ms. In the Aymara language, Illimani means ‘golden eagle.’ I am not sure what were the exact reasons for this name but I can deduct that at least the gold part has something to do with the different shades of colours the mountain takes during the day. Its most beautiful being the golden shade at both sunset and sunrise. No matter where you were in the city you could always see this imposing snow-covered mountain and feel the power of nature. [IMAGE: ILLIMANI]. A place that offered panoramic views of the Illimani was the Monticulo, a beautiful park – my favourite - located in the higher part of my neighbourhood. It felt so calmed and relaxed to be in this park. It had lovely statues, poetry written on stones, big leafy trees, and scenic views of the city. [IMAGE: MONTICULO]. Another ‘elevated’ interesting place was the market in El Alto, a neighbouring city located at the higher rim of La Paz’s valley. This was a vivacious market where you could find pretty much anything you can think of –mostly second hand stuff though - from clothing and school supplies, to appliances and car parts – and even whole cars. This market is considered to be one of the largest in Latin America. Lastly, other attractive aspects of La Paz, aside from its elevated areas, were its vibrant colours. [IMAGE: MERCADO RODRIGUEZ] You could perceive these in the food markets stocked with colourful fruits, vegetables and flowers. Also in the religious street parties celebrated in the form of parades where dozens of groups participate. Each group with their own band and their numerous (about 50+) dancers dressed with diverse and colourful fabrics. [IMAGE: GRAN PODER]

All in all, La Paz is a vivacious city surrounded by majestic mountains, scenic views, and vibrant colours and sounds. If you are a student planning on doing an international internship, or if you are someone planning a trip to South America, I suggest you consider visiting La Paz, but keep in mind that the altitude sickness may affect you – or not.

Être privilégiée

August 10, 2011 | Marie-Michèle, DVM, Pérou - UNITERRA

Au cours de mon séjour à Tarapoto, j’ai eu la chance de côtoyer toutes sortes de personnes exceptionnelles, qui chacune à leur manière m’ont dévoilé un peu plus sur la réalité péruvienne. De conversation en conversation, de confidences en confidences, d’observations en observations, j’ai réalisée à quel point je j’étais une personne, une femme privilégiée.

Je suis une femme privilégiée parce que d’où je viens, la santé reproductive et les méthodes de contraceptions sont quelques choses de facilement accessible, mais surtout d’ouvertement promues socialement. D’où je viens, l’avortement est légal, une jeune fille qui tombe enceinte par accident à le choix de garder ou non l’enfant. Elle peut décider si oui ou non elle est prête à être mère. Elle peut évaluer sa situation, son statut, (études, travail, émotionnel), ces valeurs et prendre une décision, sans qu’une loi lui impose la maternité ou mette sa vie en péril parce qu’elle tente une manœuvre illicite dans des conditions douteuses.

Je suis une femme privilégiée parce que même s’il reste du travail à faire au Canada au niveau de la condition féminine, les luttes de ma mère et mes grands-mères ont portées fruits et de moins en moins de femmes élèvent des machos. Je suis une femme privilégiée parce que j’ai épousée un homme avec lequel je n’ai pas besoin de me battre pour qu’il participe aux tâches ménagères, à qui je n’ai pas besoin de servir son repas avant de sortir avec mes amies parce qu’ainsi aurait-il été élevé, habituer à ne jamais lever le petit doigt dans une maison, même si sa femme a un emploi qui lui prends plus d’heures dans sa journée que que lui.

Je suis une femme privilégiées parce que j’ai eu le luxe, non pas de me marier avec un homme seulement parce qu’il garantira à mes enfants et moi un certain niveau de vie, mais d’abord parce que j’étais follement amoureuse de lui. Non pas que c’est la norme ici, j’ai rencontré des femmes très indépendantes et des couples très amoureux, mais c’est également un fait que l’insécurité au niveau de l’emploi et une culture qui favorise une certaine dépendance de la femme face à l’homme encouragent les mariages par intérêts.

Je suis une personne privilégiée parce que les normes du travail de mon pays garantissent pour une majorité de travailleurs la règle du « deux semaines » en cas de licenciement et selon certains critères, donne droit à du chômage à ceux allant travailler la période de temps requise, même si l’emploi était précaire. Je suis privilégiée parce qu’en raison de la culture institutionnelle canadienne, je doute qu’un jour j’arrive au boulot et que le gardien à l’entrée est une liste de nom et refuse l’entrée aux employés y figurant parce qu’en fait, s’ils y apparaissent c’est qu’ils ont été mis à pied, sans avertissement, sans remerciement, comme des bandits.

Je suis une personne privilégiée parce que je viens d’un pays où il est possible d’étudier dans un programme de développement internationale, un domaine d’études plutôt obscure pour la grande majorité des gens que j’ai croisé ici, très peu connu à part pour les individus dans le domaine de la coopération internationale, des ONG et/ou en contact avec des étrangers.

Je suis privilégiée parce que même si je n’avais pas toute la liquidité nécessaire pour payer mes études, mon gouvernement à mis sur pied un programme de prêts et bourses auquel j’ai eu accès pour m’aider à assumer les frais. Je suis privilégiée parce que j’ai aussi participé à un programme coop grâce auquel j’ai fait des stages, pas toujours des plus palpitants, mais rémunérés, qui m’ont permis de limiter mon niveau d’endettement. Je n’ai pas eu à travailler six mois gratuitement dans une entreprise dans l’espoir qu’elle m’engage une fois mes études terminées, parce que les bons emplois sont tellement rares de toute façon, pour ensuite me faire offrir le salaire minimum. Je suis privilégiée parce que je n’ai eu pas eu à arrêter mes études parce que c’était soit manger, soit payer mes frais de scolarité.

Je suis privilégiée parce que j’ai eu la chance de faire ce stage à Tarapoto, cette ville de la jungle dont j’ignorais l’existence avant d’être choisi pour venir y travailler. Je suis privilégiée parce que j’aurais la chance de voyager trois semaines après, choses qu’un péruvien ou une péruvienne ayant un niveau de vie relativement similaire au mien ne pourrait pas s’offrir au Canada, valeur du dollar oblige. Je suis privilégiée parce que pour ces mêmes raisons, il sera beaucoup plus facile pour moi de revenir rendre visite un jour aux amies que je me suis fait ici que pour eux de venir découvrir mon pays.

Bolivie politique - Bolivie économie, mes impressions.

August 24, 2010 | Sarah, stagiaire, Bolivie, Casa de la Mujer

La Bolivie me semble avoir été un pays très fragile au niveau politique. Cependant au cours des cinq dernières années, la situation s’est stabilisée. Les gens sont à mon avis, très politisés: leurs sujets de discussion portent généralement sur le gouvernement en place et ses actions, ou encore sur ce que devrait être un bon gouvernement, finalement, ils me paraissent très critiques. De plus, les mouvements sociaux et syndicaux prennent une grande importance dans la vie des Boliviens. Que ce soit pour dénoncer la pauvreté, une injustice ou un licenciement, ils se mobilisent, descendent rapidement dans la rue, font la grève ou des barrages, s’impliquent entièrement. Cela est assez impressionnant à observer d’autant plus que cela peut se produire de façon inattendue.

J’ai été fort impressionnée d’apprendre que la Bolivie a un mode électif semblable à celui des États-Unis. Malgré l’antipathie qu’il suscite chez certains groupes, le président Evo Morales, de souche autochtone, a donné raison à ses électeurs. En effet, il semble s’impliquer beaucoup pour aider son peuple, créant ainsi un engouement sans précédent. On retrouve ce genre de situation dans plusieurs pays, même au Canada. Parlant d’Evo Morales, j’ai trouvé étrange de me faire poser des questions sur lui en arrivant dans le pays, je me suis sentie mal à l’aise de répondre à ce moment-là: ce n’est pas dans mes habitudes de parler politique ou de critiquer le président d’un pays hôte.

En ce qui concerne l’économie, la Bolivie possède des richesses naturelles incroyables il me semble, mais quand même un pays exploité par les autres. Les riches propriétaires sont rarement des Boliviens, d’après ce que j’ai observé. En effet, les mines ont eu une grande importance dans l’histoire économique du pays. Les années avant 1980 ont été très bonnes pour la production minière jusqu’à ce qu’il y ait la chute de production de l’étain et du plomb. Cela a engendré une grave crise sociale et une paupérisation de la population s’est installée. Les villes pauvres sont de plus en plus nombreuses. Le cas de Cochabamba n’a pas été avantagé par la guerre de l’eau qui a fait perdre des emplois à plusieurs personnes qui travaillaient justement avec l’eau comme base de travail.

Statistiquement parlant, la Bolivie est l’un des pays les plus pauvres de l’Amérique du Sud. Malgré que je n’aie pas visité tout le pays, j’ai pu remarquer qu’une grande partie de la population vit en dehors du système monétaire et il y a une prolifération du commerce informel où finalement le pays est capable de vivre pour combler sa faim. L’avenir économique de la Bolivie pourrait connaître une prospérité soudaine avec l’exportation du gaz naturel et avec le tourisme, dont le potentiel ne me semble pas encore exploité, surtout à Cochabamba, selon des ouï-dire bien sûr! Le faible coût de la vie et sa stabilité politique (comparés à d’autres pays) devraient attirer de plus en plus de touristes. Je me suis laissé dire que la raison pour laquelle il y a beaucoup de chauffeurs de taxi serait due au manque d’emplois…Il est aussi dommage de constater que beaucoup de choses sont importées du Brésil alors qu’on pourrait donner la chance aux Boliviens de produire ce dont ils ont besoin.
Autre fait, je me demande pourquoi il y a autant d’échange d’argent dans les rues de Cochabamba, j’imagine mal ce genre de trafic dans les rues au Canada… Le dollar américain semble être la monnaie d’échange la plus commune.

Face à la réalité…

July 15, 2010 | Sarah, stagiaire, Bolivie, Casa de la Mujer

Cela fait déjà quelques semaines que j‘ai commencé à travailler avec Infante. J’ai travaillé sur plusieurs projets dont un, à la maison des adolescentes. C’est un endroit où l’on accueille des adolescentes qui se sont faites violées, et la plupart du temps par des membres de la famille. Je pensais que ces jeunes adolescentes se trouvaient entre 15 et 18 ans, mais cela m’a fait mal au cœur de voir qu’elles avaient plutôt entre 11 et 16 ans. Une moyenne d’âge d’environs 13 ans, 1 jeune fille sur 3 arrive à la maison enceinte. Elles ont toutes vécus ou vivent toutes des histoires plus horribles les unes que les autres… Mais la réalité est encore plus difficile, la Bolivie manque de moyen et des personnes qualifiées pour aider ces jeunes filles. Et qui sait le nombre réel de cas d’abus sexuel dans le pays, ou simplement dans la région de Cochabamba ? Les adolescentes de la maison ne représentent probablement qu’une minorité des cas qui ont été dénoncés. Les quelques volontaires apportent énormément d’aide à l’organisme, mais une fois partis, personne ne sait si leurs produits lors de leur séjour se poursuivront.

 

La plupart des adolescentes ne vont pas à l’école et elles ont un grand retard scolaire. Heureusement, à la maison des adolescentes, on les implique grandement dans diverses tâches où elles doivent utiliser un peu de mathématique et de logique. Par exemple, à tous les jours, les jeunes filles doivent faire du pain et le vendre. Se sont-elles qui doivent calculer les portions et les profits. Elles doivent aussi aider à faire à manger et calculer aussi les portions pour servir tout le monde. Je sais que ce n’est pas l’école mais au moins elles apprennent à se débrouiller dans la vie de tous les jours. Une fois parties de la maison, vont-elles aller à l’école ? Malheureusement, je ne crois pas. Devrons-nous faire quelque chose ? Si oui, quoi ? Ces jeunes filles ont connu des histoires qui les perturberont à vie et il n’y a pas de financement pour les aider. Elles manquent tout simplement d’une affection énorme. Elles ont besoin de quelqu’un, d’une mère qui les supporte, qui les aime et qui leur démontre de l’affection. La plus petite a officiellement 11 ans, mais sans doute qu’elle en a moins en réalité (il y a souvent des erreurs sur les certificats de naissance). Je la regardais, elle était toute mignonne et je me disais “elle a besoin d’une mère pour l’aider et s’occuper d’elle”, mais sa mère est morte et à la place on lui a fait le pire, l’agresser sexuellement. Même si la maison est une bonne chose, elle est quand même livrée à elle-même.


Travailler à la maison des adolescentes m’a fait beaucoup réfléchir sur la vie
des enfants à Cochabamba. Je suis vraiment étonnée de voir à quel point ils sont en retard sur notre monde dit civilisé. Vont-ils vraiment à l’école? Pourquoi travaillent-ils dans la rue durant le jour et tard le soir? Pourquoi a-t-on l’impression qu’ils sont laissés à eux-mêmes? Les oblige-t-on à mener ce genre de vie? Que font les jeunes enfants à journée longue à suivre leur mère qui travaille? En somme, où se situe le bien de l’enfant dans tout cela? Je me demande alors, si l’état ne devait pas prendre une plus grande responsabilité en ce domaine. Pourtant, on peut observer un rapport mère - jeune enfant unique : l’enfant reste collé à son corps jusqu’à ce qu’il marche.  Mais, il me semble qu’à un certain âge, ils sont vraiment laissés à eux-mêmes: on observe que, vers deux ans, pour certains parents, c’est comme s’ils étaient prêts pour affronter la vie.