Archives - ‘Argentina’

La fin d’une expérience inoubliable

December 21, 2009 | Claudia Beaudoin, maîtrise en mondialisation et développement internationale, stagiaire, Instituto de Investigación y Formación en Administración Pública

Il me reste maintenant plus que quelques jours à vivre en sol argentin, plus que quelques jours pour faire mes adieux. Je trouve toujours très difficile de quitter un endroit où j’ai vécu pendant quelque temps et plus précisément de quitter les personnes que j’ai rencontrées. Cependant, je ne pourrais cesser de vivre à l’étranger pour cette raison, parce que la découverte de l’autre me procure des émotions très fortes, des sentiments indéfinissables!

 

Cette expérience de travail et de vie en Argentine a été exceptionnelle. J’ai appris énormément que ce soit au niveau scolaire, professionnel et personnel. Au cours de mon stage à l’IIFAP, j’ai travaillé sur différents projets qui m’ont permis d’approfondir mes connaissances sur l’économie sociale et de développer mes compétences en recherche et analyse. Ma participation à la consolidation de la table provinciale de l’économie sociale a été un projet qui a suscité mon intérêt et mon désir d’implication du début à la fin. Une expérience extraordinaire qui m’a permis de voir comment un mouvement se construit à partir même de la société civile. Je crois que la société civile peut être porteuse de grandes transformations par sa force et les valeurs qu’elle véhicule, comme entre autres, la solidarité.

 

De plus, j’ai vécu pour la toute première fois seule dans un pays où la langue parlée n’est pas la mienne. Une différence qui m’a fait vivre diverses émotions : curiosité, incompréhension, frustration, déception, joie, etc. Cet univers totalement espagnol m’a obligé à perfectionner rapidement mes habiletés linguistiques. Par ailleurs, mon contact direct avec la culture argentine m’a plongé dans un état de découvertes intenses, que j’ai tout simplement adoré!

 

Je reviens ainsi au Canada grandie d’une expérience nouvelle, d’une expérience inoubliable!

 

Claudia Beaudoin

Un pan de ma vie en Argentine : mes découvertes personnelles

December 18, 2009 | Claudia Beaudoin, maîtrise en mondialisation et développement internationale, stagiaire, Instituto de Investigación y Formación en Administración Pública

Je suis arrivée en sol argentin avec l’objectif de partager un appartement avec des argentins afin de m’imprégner au maximum de leur culture. Armée de quelques rendez-vous (*pour les futur(e)s stagiaires je vous conseille de créer un profil sur le site suivant : http://www.compartodepto.com/), j’ai visité dès mon arrivée à Córdoba différents appartements jusqu’au moment où je suis tombée sur celui de mes rêves! Je partage ainsi l’appartement et la vie de trois Argentins depuis pratiquement trois mois.

 

En m’ouvrant la porte de leur appartement, ces derniers m’ont permis d’apprécier la vie argentine. À leurs côtés, j’ai appris énormément sur la culture de ce nouveau pays, que ce soit sur le rythme de vie, les coutumes, l’artisanat, la danse, la cuisine ou l’art de prendre un maté! Ils m’ont également permis de connaître davantage l’histoire politique, économique et sociale de ce pays. Toutes les discussions et les points de vue que nous avons échangés ont été pour moi des plus enrichissants!

 

Durant les premières semaines suivant mon arrivée, j’ai dû m’adapter au rythme de vie argentin; un rythme plus tranquille que celui avec lequel j’étais habituée au Canada. Cette différence s’est non seulement manifestée en vivant avec des argentins, mais également au sein de mon travail à l’IIFAP. D’un autre côté, les Argentins sont très actifs au niveau politique; ils sortent très souvent dans les rues pour manifester, revendiquer des changements économiques ou sociaux. Aujourd’hui, je ne suis plus surprise d’entendre les bruits, pratiquement quotidiens, de leurs manifestations.

 

Córdoba est une ville très vivante, de jour comme de nuit! Les premiers jours, j’ai été étonnée de voir tant de gens dans les rues, dans les cafés, et ce, du plus jeune ou plus vieux. Les Argentins aiment se rassembler avec leurs proche et amis à différents moments de la journée. Le soir, la ville reste éveillée au rythme de la musique des boliches, des milongas et des peñas. À chaque lieu correspond un style de danse bien particulier. J’ai ainsi découvert avec émerveillement et émotion le tango et le folklore; des danses traditionnelles argentines. Je comprends mieux maintenant ce que la danse peut représenter pour certaines personnes et certaines cultures. Elle peut être au coeur même d’une identité!

 

J’ai également découvert avec plaisir le maté, la boisson nationale de l’Argentine. Prendre le maté relève de toute un art. Il y a certaines régles bien précises à respecter (que je vous laisse découvrir par vous-mêmes futur(e)s stagiaires!). Le maté est présent dans toutes les sphères de la vie argentine. Il se boit à la maison comme au travail, seul ou en groupe. Au niveau culinaire,  j’ai bien sûr découvert le bœuf argentin! Très difficile de passer à côté puisque la viande fait partie de l’alimentation quotidienne de la grande majorité des Argentins.

 

Dans ce blogue, je voulais ainsi vous faire découvrir un peu cet univers qui fût le mien pendant trois mois. Je crois que vivre un stage à l’étranger n’est pas seulement vivre une expérience de travail, mais bien davantage! C’est de vivre quotidiennement dans la découverte d’une autre culture, d’un autre monde!

 

Claudia Beaudoin

Le droit à l’économie sociale

November 24, 2009 | Claudia Beaudoin, maîtrise en mondialisation et développement internationale, stagiaire, Instituto de Investigación y Formación en Administración Pública

Je me présente, Claudia Beaudoin, étudiante en 4e année en développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa. Depuis maintenant deux mois, je vis en Argentine dans la ville de Córdoba, où j’effectue un stage de trois mois avec un institut de recherche (Instituto de Investigación y Formación en Administración Pública – IIFAP) en tant qu’assistante de recherche. J’appuie le travail d’un groupe de chercheurs qui étudie la thématique de l’économie sociale; un sujet très intéressant et particulièrement pertinent dans le contexte argentin, où les initiatives coopérativistes et solidaires sont très nombreuses et diversiées. L’économie sociale représente une alternative au système capitaliste; une alternative respectueuse des droits humains qui permet non seulement de combler un besoin de première nécessité par le travail, mais qui vise également à améliorer les conditions de vie de plusieurs personnes et de la population en général. 

 

Lors de ma première semaine de stage, j’ai identifié avec mon superviseur quelques objectifs de stage. Ces derniers ont été modifiés par la suite afin de mieux correspondre aux besoins exprimés par mon milieu de travail. Une de mes tâches consiste à participer à l’organisation et à la consolidation de la Mesa Provincial por el Derecho y el Reconocimiento a una Economía Social qui rassemble différentes organisations d’économie sociale et solidaire de la région de Córdoba. Une initiative issue de la société civile. Cette table de travail regroupe des coopératives de travail, des entreprises récupérées, des associations ou organisations civiles et sociales qui travaillent ensemble à favoriser l’épanouissement du coopérativisme et à la reconnaisance de l’économie sociale comme droit fondamental au niveau des politiques étatiques.

 

L’organisation du Primer Foro Provincial de la Economía Social de la région de Córdoba, qui a eu lieu le 14 novembre 2009, a été un évènement très important pour la consolidation de cette table. En créant un premier espace de rencontre entre les différentes organisations d’économie sociale et solidaire de la province, ce forum a permis d’ouvrir un premier dialogue sur le fonctionnement organisationnel de cette table provinciale de travail. En effet, comment organiser cette table de travail pour que toutes les régions de Córdoba soient représentées au sein de celle-ci? Un sujet qui a soulevé de nombreuses propositions et questionnements, mais dont la réflexion se poursuivra lors de la prochaine rencontre prévue en mars 2010.   

 

Ce premier forum a également abordé deux grandes thématiques, soit l’économie sociale et les droits humains, ainsi que l’économie sociale et les politiques publiques. Des thèmes qui ont suscité de nombreux échanges entre les différentes organisations d’économie sociale présentes. La diversité des milieux et des expériences de chaque organisation ou groupement ont rendu cette rencontre des plus enrichissantes. Quelques étudiants de la Faculté des sciences économiques de l’Universidad Nacional de Córdoba étaient également présents à l’activité. Les points de vue exprimés par ces derniers se sont révélés très différents de ceux émis par les différentes coopératives ou organisations. En effet, l’académique et la pratique se sont entrecroisés au cours de ce forum. Un apport qui a accru la qualité des échanges en donnant une vision tant locale, nationale et même internationale de ce qu’est l’économie sociale et des besoins exprimés par ses différents acteurs.

 

C’est avec curiosité et un désir grandissant très grand d’en apprendre davantage sur l’économie sociale et sur le vécu des différentes organisations que j’ai participé à l’organisation de cet évènement. Une implication active qui m’a permis de mieux comprendre les besoins et les attentes des organisations d’économie sociale envers les différentes instances politiques (municipal, régional et national) et à l’égard des rôles joués par la table provinciale de travail. Cette expérience m’a également permis de consolider mes connaissances relatives à cette thématique, de développer un réseau de contacts et de renforcer mes capacités organisationnelles. C’est avec grand plaisir que je poursuis mon implication au niveau de la consolidation de la table provinciale de travail de Córdoba; un mouvement issu de la société civile qui vise à faire reconnaître le droit à l’économie sociale au niveau étatique et ainsi conduire à des transformations sociétales importantes.

De retour au Canada

August 6, 2009 | Alexandra, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Bonjour,

Cette fois-ci du Canada. C’est ma première journée, après mon retour et je veux vous raconter un peu comment je me sens.

Je pense que la période d’adaptation du retour est plus difficile que celle du départ, notamment parce que je crois que personne ne pense qu’elle aurait besoin de s’adapter à son propre pays. C’est les petits trucs qu’on a appris à faire différemment dans nos pays d’accueil qui deviennent plus évidents et ainsi on peut voire qu’on a vraiment changé.

Je ne pensais pas que l’Argentine était tellement différente du Canada. Il y bien sûr des différences. En particulier, l’Argentine est un pays en développement. Et aussi, on peut parler de la température; ce qui est assez drôle car là-bas ils appellent hiver, ce qu’ici a été l’été. Mais, pour ce qui est de la culture, l’Argentine se considère un pays avec des racines européennes, à cause de la forte immigration du vieux continent, surtout en provenance de l’Italie. Et, le Canada aussi, se voit comme un pays culturellement plus proche de l’Europe que des États-Unis. En même temps, il ne faut pas oublier que l’Argentine est un pays de l’Amérique du Sud et, pour cette raison, il a aussi des traits latins. Et malgré tout ça, j’ai trouvé qu’à mon arrivée là-bas et une fois que je me suis habitué avec le chaos de Cordoba, c’était vraiment facile de connaître les gens, d’entamer de conversations et de s’établir une routine quotidienne, en tout de mener sa vie.

À mon retour, c’était différent. Surtout parce que j’avais tendance à employer le « bec argentin » et, souvent, de me retrouver trop proche de l’autre personne. Aussi, parce que le chaos canadien est différent du chaos argentin. Les gens se fâchent pour des choses différentes, la ponctualité étant surtout un exemple saillant. Deux fois dans l’aéroport de Toronto j’ai été témoigne des disputes à cause de délais d’avions. Un tel problème n’existe presque pas en Argentine. Je pense qu’un autre facteur qu’influence la réadaptation est le fait qu’on est chez nous, donc les gens nous traitent comme si on était d’ici. Une personne dans un pays étranger a droit à un peu de compréhension.

Mais il faut dire, que malgré toute difficulté, le fait de revenir au Canada m’a ouvert les yeux et m’a permis de redécouvrir le pays et sa culture. Des habitudes qui auparavant étaient normales, les choses que je faisais sans penser, j’ai dû réapprendre et ainsi, les réévaluer et dans certains cas, même les apprécier plus.

Un dernier au revoir,

Alexandra

Coopérativisme en Argentine

July 29, 2009 | Alexandra, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Le focus de mon stage en Argentine a été l’économie sociale, en particulier le coopérativisme, qui a pris beaucoup d’importance après la crise économique de 2001. Voici une réflexion sur le coopérativisme dans ce pays.

Le coopérativisme en Argentine répond à un besoin, notamment, le besoin d’avoir un emploi, mais au-delà de cette fonction utilitaire, le coopérativisme est une forme d’économie alternative. Dans cette dimension, le coopérativisme permet l’émancipation, ou, dans d’autres mots, l’amélioration et la prise de contrôle de la vie de chacun. Les acteurs de l’économie sociale sont en charge de leur vie parce qu’ils sont conscients de leur capacité de changer le cours de leur vie en posant des actes volontaires et délibérés. Même si le coopérativisme en Argentine répond à un besoin, il est une forme d’économie alternative et contestataire parce que c’est une solution envisagée et implémentée par les acteurs mêmes, et non pas par une entité extérieure, comme l’État. Cet état des affaires, démontre un nouveau sujet, de la modernité réflexive, qui est conscient de sa position sociale, de ses habilités et il est prêt à implémenter ses propres solutions. Pour cette raison, dans le travail j’ai examiné l’émancipation du point de vue de l’acteur et à partir de l’expérience qu’ils ont racontée.

Les acteurs de l’économie solidaire qui ont participé à la recherche proviennent des milieux très désavantagés, et ils ont vécu une forte exclusion sociale. Pour cette raison, nous entendons par émancipation une amélioration, même très légère de leur niveau de vie, qui s’exprime à travers des indices d’inclusion ou de ré-inclusion sociale. L’émancipation est un moyen d’être maître de sa propre vie et de poser des actions délibérées pour en déterminer le cours. Au-delà d’une définition générale de l’émancipation, il faut prendre en considération que l’émancipation est une expérience individuelle et que chaque personne le vit d’une manière différente. Aussi, les conditions dans lesquelles l’émancipation a lieu diffèrent selon les cas, et tout ça affecte le niveau et le type d’émancipation.

 

Argentine, un pays vivant

July 10, 2009 | Alexandra, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

¡Hola!

Mon stage en Argentine a été une expérience profondément enrichissante de plusieurs points de vue, une incroyable expérience d’apprentissage. Sur le coup le pays ne semble pas trop différent du Canada, c’est-à-dire qu’il paraît facile de s’adapter à sa culture, mais en fait il y a beaucoup de choses qui le distinguent. Avec son air plutôt européen, l’Argentine est un pays plein de vie. À Córdoba, les rues sont étroites pleines de gens qui semblent déterminés à accomplir quelque chose. Des Panaderias (boulangeries) sur tous les coins de rue remplissent l’air d’un arôme de croissant frais.

L’Argentine est le pays du soleil, de la viande, du vin… Mais ce qui décrit le plus ce pays est sa volonté de survivre. Malgré toutes les crises qu’a vécues ce pays, et face à un certain désengagement de l’État, le pays continue à faire son propre chemin. Et la population, elle aussi, a une immense volonté de se débrouiller seule, d’être maître de son destin. Ceci se manifeste, notamment, à travers la forte présence de la société civile et de l’économie sociale. Les coopératives de travail sont représentatives de cette tendance, elles démontrent que les Argentins sont prêts à prendre en charge leur vie, dans ce cas, en se créant des opportunités de travail où il n’y en a pas. Beaucoup de ces coopératives ont été fondées par des gens qui n’avaient point une autre option et elles sont parties de rien, mais, dans plusieurs cas, elles ont contribué à l’amélioration de la vie des associés. Voir ces histoires de succès a change ma perspective de vie, y compris ma vision de ce qui est possible.

La vie au rythme argentin !

July 10, 2009 | Valérie, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Hola! ¿ Como andas? Espero que todo bien…

De mon côté, tout va pour le mieux. Le moral est excellent et j’entame avec dynamisme et enthousiasme cette dernière étape de mon expérience argentine.

Dans le cadre de ce “post”, j’ai décidé de vous présenter, brièvement, quelques petits aspects de l’Argentine.

Tout d’abord, le rythme de vie argentin a exigé certains ajustements pour la Québécoise-Canadienne que je suis! Pour vous dresser un portrait rapide, nous soupons vers 22h00-23h00, nous déjeunons vers 10h00 (pour celui qui a faim quand il se lève!), nous dînons aux alentours de 14h00. Il y a également la « merienda » (collation d’après-midi) vers 17h-18h. La « merienda » est généralement constituée du « mate », un breuvage typiquement argentin qui s’apparente à du thé. En fait, ce sont des herbes qui sont cultivées en Argentine. Nous faisons bouillir de l’eau et infusons ces herbes. Le « mate » se boit dans un genre de vase (soit en métal ou en bois) qui se nomme « mate ». Le liquide se boit avec un type de « paille » en métal qui s’appelle « bombilla ». Le « mate » est une activité sociale. Tu bois rarement le maté seul. Celui qui prépare le mate doit généralement l’offrir à tout le monde (ne jamais commencer par la gauche. Cela serait une insulte !). Tout le monde boit avec la même « bombilla ». La consommation du mate est une activité entre amis propice aux discussions, aux partages et divers moments de confidence !

Ici, le mate est souvent accompagné de « petites gâteries ». Il faut savoir que les Argentins ont la dent très sucrée ! De petits biscuits avec de la crème, du dulce de leche (un genre de caramel (délicieux !), des biscuits, de criollo (petits pains) avec de la confiture aux pêches, etc. Avis à ceux qui font attention à leur ligne : s’abstenir ! Ce n’est pas bon pour « la ligne », mais plutôt pour « les courbes » !

Enfin, comme vous pouvez voir, la soirée dure plusieurs heures ici. Rares sont ceux qui vont dormir avant 1h00 ou 2h00 du matin. La vie en Argentine, c’est aussi la fête et les sorties entre amis. Le night life argentin est bien différent de ce que l’on connaît au Canada. Ici, nous sortons prendre un verre dans un bar vers minuit, pour ensuite nous diriger dans un boliche (club) vers 2h30 du matin. Nous dansons jusqu’à la fermeture, soit vers 6h00 du matin. Pour les plus endurcis d’entre nous, les soirées peuvent se poursuivre dans un after hour… jusqu’à midi !!!

Voilà pour un petit aperçu du rythme de vie argentin. Il est définitivement impossible de s’ennuyer ici. La vie quotidienne est marquée par diverses activités.  Depuis quelques semaines, l’amie d’une amie, Ana, me donne des cours de grammaire en espagnol (la bête noire dans toutes les langues) à raison de 4 soirs par semaine. Je suis très enchantée par ces cours. J’ai appris énormément en seulement 4 semaines. Mes leçons de grammaire visent surtout à réviser certaines notions. En effet, il est essentiel, à un moment ou un autre, de se rafraîchir la mémoire concernant de petits détails linguistiques qui peuvent facilement être confondus. Le meilleur de tout est que ce temps passé en compagnie de ma chère prof Ana occupe quelques heures de mes soirées.

Toujours dans l’idée d’occuper mes soirées, j’ai décidé de suivre des cours de tennis. Pour la sportive que je suis, il était important pour moi de continuer à pratiquer des sports, même à l’étranger. Trois à quatre fois par semaine, je vais courir au Parque Sarmiento, un parc magnifique très près de mon quartier. Or, depuis que l’automne a fait place à l’hiver argentin, j’ai rapidement noté la différence dans les heures d’ensoleillement. Le soleil se couchant beaucoup plus tôt, il s’est avéré que je ne pouvais plus aller courir le soir après mes heures de travail pour l’institution (cela étant dangereux pour une fille). Afin de combler ce besoin d’activité physique, j’ai décidé de m’investir davantage dans le merveilleux sport qu’est le tennis, à raison de deux à trois fois par semaine. D’ailleurs, le tennis est très populaire en Argentine. Après le football (soccer), le tennis est un véritable culte !

 Je n’avais jamais vraiment pratiqué ce sport auparavant, sinon de frapper quelques balles pour le plaisir entre amis. Je suis tombée en amour avec le tennis. Je crois même continuer de jouer au Canada dès mon retour. Décidément, mon expérience argentine est pleine de découvertes !

Ainsi va la vie en Argentine !

Dans un autre d’idée, je réalise qu’il me reste peu de temps à passer dans ce merveilleux pays. Ma grand-mère me demandait il y a quelques jours « J’imagine que tu dois compter les dodos avant ton retour au Canada ! ». « Non », dis-je. « Je compte les dodos qu’il me reste pour profiter de mon « trip argentin » ». Hé oui ! Moins d’un mois et je m’envolerai pour le Canada. Mais d’ici là, j’ai encore quelques projets très excitants.

Je terminerai mon stage pour l’IIFAP (Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Publica) le 17 juillet prochain. Le 18 juillet, je partirai à l’aventure pour un voyage de 10 jours, soit jusqu’au 28. Je prévois passer quelques jours à Mendoza, une région reconnue pour ses vignobles et son Malbec (le meilleur au monde, dit-on !). Par la suite, je traverserai la Cordillère des Andes, pour me rendre dans la capitale du Chili: Santiago de Chile. Après 2 ou 3 jours, j’entammerai un long périple en autobus de 23 heures pour me rendre à San Pedro de Atacama, dans le Nord du Chili, près de la frontière du Pérou. Je prévois y visiter des parcs naturels qui, à ce qu’on m’a dit, sont des petites merveilles de notre monde. De belles photos assurées !

Après 2 ou 3 jours à San Pedro de Atacama, je redescendrai vers le sud, soit pour me diriger à Valparaiso, une petite ville construite sur un flanc de montage, qui donne sur l’océan Pacifique. Valparaiso est reconnue pour ses maisons pittoresques et le style de vie bohème que mènent les gens qui y vivent. Cette ville sera mon dernier arrêt, avant de retourner à Cordoba, en date du 28 juillet.

Je passerai 2 jours à Cordoba, histoire de faire mes bagages… et faire la fête avec les copains d’ici. Je m’envolerai pour le Canada le 30 juillet, soit pour arriver le 31.

Voilà ! C’est ainsi que j’envisage de vivre (à fond !) mon dernier mois en terre latine.

Muchos saludos.

Valeria

 

Ma thèse de recherche - Colloque Régional de l’IIFAP - Rencontres avec des exilés de la dictature militaire des années 80′

July 10, 2009 | Valérie, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Mon stage au sein de l’Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica (IIFAP), à titre d’assistante de recherche, tire déjà à sa fin. Il reste moins de deux semaines pour compléter tous les merveilleux projets sur lesquels j’ai eu la chance de travailler  au cours des derniers mois.

MA THÈSE DE RECHERCHE

La semaine dernière, j’ai reçu l’évaluation de la première partie de ma thèse de recherche. Résultat des cours : que des commentaires positifs ! Les premières entrevues se sont déroulées avec des coopératives en milieu urbain, soit dans la ville même de Cordoba. La période d’écriture fut longue, mais combien enrichissante ! Le fait de travailler dans ma troisième langue demeure également un défi de taille.  Toutefois, après deux mois en terre latine, l’espagnol a de moins en moins de secrets pour moi… même que j’en perds mon latin… heu… français !

Enfin, je suis maintenant prête à entamer l’écriture de la deuxième partie de ma recherche. Dans cette deuxième phase, je me concentre sur les coopératives en milieu rural. À ce jour, il me reste une entreprise à visiter et à interviewer. Je prévois réaliser cette entrevue la semaine prochaine. J’ai bien hâte. Je dois avouer que ce sont les moments que je préfère. Rencontrer les travailleurs des coopératives a été, jusqu’à maintenant, les moments forts de mon stage. Chaque rencontre est, à sa manière, bouleversante. D’une part, je ne peux qu’être impressionnée par le courage de ces gens. Mais d’un autre côté, je finis toujours par m’interroger sur ma propre volonté. Chaque visite, échange et moment passé au sein des coopératives stimule chez moi une réflexion personnelle… « Si j’étais dans leur situation, est-ce que j’aurais, ou non, la volonté de me battre contre l’hégémonie d’un système comme le capitalisme, avec la même énergie qu’ils y mettent ? » Je n’en suis toujours pas certaine…  Ces gens vivent (ou plutôt survivent) avec très peu. Pourtant, ils dégagent une fierté et une dignité toute à leur honneur. Les associés de la Clinica Junin, de Comercio y Justicia, de la Cooperative de Trabajo Comunicar Limitada et de la Pauny ne luttent pas uniquement pour les valeurs du modèle coopérativiste, mais avant tout pour avoir un travail, se nourrir et avoir un toit sur la tête…

De belles histoires qui font réfléchir. Je suis très honorée que ces coopératives aient accepté si généreusement de me donner de leur temps pour partager avec moi leur histoire. Les quatre cas que j’ai étudiés dans le cadre de mon stage international à Cordoba sont identifiés comme les plus gros symboles d’entreprises récupérées en Argentine et figurent parmi les cas les plus étudiés dans le monde (parmi l’hôtel Bauen à B.A., Comercio Justicia, Usine Zanon, Mandragon en Espagne). Je me sens choyée qu’ils aient accepté de participer à mon étude.

Ma thèse de recherche vise à analyser les stratégies d’innovation au sein des coopératives formées à partir d’entreprise récupérées, et cela, afin de comprendre pourquoi ce type de coopérative connaît plus de succès que les autres coopératives de travail. Autrement dit, cibler les éléments (internes et externes) favorables à la viabilité et la pérennité des entreprises récupérées dans le temps. En mai, je me suis concentrée sur l’analyse du milieu urbain et ses dynamiques susceptibles d’influencer les chances de succès de l’entreprise récupérée. À partir de la mi-juin, j’ai axé ma recherche sur les entreprises situées en milieu rural, autrement dit celles qui sont situées en campagne. J’ai eu la chance de visiter deux coopératives bien connues dans la province de Cordoba.

Pourquoi une étude comparative entre le milieu rural et urbain ? L’objectif était ici de repérer en quoi le milieu social (espace local) est susceptible d’influencer le marché du travail et l’économie locale. Mon étude vise à déceler les adaptations des travailleurs à leur milieu et le contexte social, économique et politique, les appropriations organisationnelles et culturelles, les contradictions du modèle et du système… et surtout les innovations !  Une étape cruciale pour le développement de ma recherche fut, pour moi, de comprendre ce qui appartient au rural et ce qui appartient au domaine urbain. Au premier coup d’oeil, nous avons tendance à croire que le rural est plutôt porteur d’héritage, de conservatisme et de tradition, alors que l’urbain d’innovation. En effet, le monde rural est un milieu tout indiqué à l’enracinement et le monde urbain est celui d’une grande mobilité, d’un espace en ébullition, propice aux changements. Or, la pratique sur le terrain dément certaines réalités que nous avons tendance à prendre pour des évidences. Il est tout aussi vrai de dire que la ville n’exclue pas l’héritage et que le rural est propice aux changements. Dans les faits, plusieurs symptômes sociaux et économiques bouleversent la structure du monde rural et urbain (exode rural, phénomène des bidonvilles, appauvrissement généralisé, chômage, précarisation des conditions de travail et du marché de l’emploi, etc.). Selon moi, le monde rural est un milieu tout aussi susceptible de stimuler des transformations sociales que le milieu urbain. La question est de savoir de quelle façon ces modifications s’inscrivent dans le marché du travail, particulièrement dans le domaine de l’économie sociale et des entreprises récupérées. Somme tout, mon étude comparative permettra de cerner, certes des différences, mais également des similitudes entre ces deux univers. Au final, nous remarquerons que l’économie sociale, que nous avions considérée comme un tout, est en fait le résultat d’expériences distinctes, isolées, qui, misent bout à bout, donnent le portrait de ce que l’on identifie comme l’économie sociale argentine. Mon expérience de terrain en Argentine m’a permis de constater que les ressemblances entre les coopératives sont souvent masquées par les différences affirmées. À mon avis, c’est ça qui permet d’expliquer, en partie, le succès de certaines transpositions et d’innovations au sein des entreprises récupérées, que celles-ci soient situées en campagne ou en ville.

COLLOQUE RÉGIONAL DE L’IIFAP: LE RÔLE DE L’ÉTAT DANS LE MARCHÉ. LES TRANSFORMATIONS SOCIALES DU 21E SIÈCLE FONT RÉFLÉCHIR…

La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de participer à un colloque régional organisé par l’IIFAP la semaine dernière. Des professeurs de partout en Amérique du Sud, de l’Europe et des États-Unis ont présenté des conférences, chacune élaborant sur le thème proposé pour cette rencontre : l’intervention (ou non) de l’État dans le marché, plus précisément de quelle façon l’État s’adapte aux transformations sociales, économiques, politiques et cultures au 21e siècle. Est-ce que les politiques publiques actuelles répondent à ces besoins de changements ou non? Est-ce que nous pouvons observer des efforts étatiques ? Est-ce souhaitable ou non qu’il y ait intervention de l’État ? Est-ce que l’État a sa place dans les sphères d’activités que semblent s’approprier plusieurs organisations de la société civile? Enfin, voici quelques questions abordées par les spécialistes durant le colloque. Ces deux journées de conférences furent riches en apprentissages académiques et personnels. Je me sens très choyée d’avoir eu l’occasion de rencontrer personnellement certaines de ces personnalités, car pour moi, ces spécialistes de ces questions sociales, politiques et économiques m’apparaissent comme des « personnages » au passé fascinant.

LA DICTATURE MILITAIRE LAISSE UNE SOCIÉTÉ PROFONDÉMENT MARQUÉE: LES RÉPERCUSSIONS 20 ANS PLUS TARD. — RENCONTRE AVEC DES EXILÉS POLITIQUES DE LA DICTATURE MILITAIRE DES ANNÉES 80′

Il est particulièrement intéressant d’écouter parler les professeurs argentins. Plusieurs d’entre eux ont dû s’exiler du pays lors de la dictature des années 80 ‘, notamment en raison de leur engagement social et politique. Ainsi, lorsque ces gens présentent leurs théories, leurs perspectives d’une problématique, il est facile de savoir si cette personne a subi les répressions de la dictature. Plusieurs d’entre eux feront référence aux systèmes européens (beaucoup se sont exilés en Italie, en Allemagne, en Espagne et en France (d’ailleurs, tu peux immédiatement savoir celui qui s’est exilé en France lorsqu’il fait référence à des auteurs français ou encore qu’il dit parler français). Bref, sans avoir besoin d’annoncer qu’ils ont dû s’exiler pour des questions politiques, ces professeurs sont aujourd’hui très influencés par ce parcours pour le moins particulier. Inévitablement, ils tiennent un discours beaucoup plus ouvert sur le monde et une capacité d’analyse comparative plus affinée. Je vous partage cette constatation, car il m’est apparu fascinant de réaliser à quel point la dernière dictature militaire présente encore aujourd’hui des cicatrices qui ne sont toujours pas guéries. Rarement, ces gens parlent de cette époque. Certes, ils vont faire référence à l’Europe, au Mexique, aux États-Unis, certains au Canada, mais sans jamais mentionner qu’ils y sont allés en tant qu’exilé. Pourtant, à chacune de ces rencontres, j’ai tout de suite su, deviné, qu’il s’agissait des répressions de la dictature. Cela se remarque dans la tonalité du discours, des propos encore teintés d’une tristesse, mais aussi d’une certaine fierté d’avoir eu la chance de « voir le monde ». Il y a encore, après toutes ces années, un mélange d’émotions très palpables. C’est une histoire qui se vit encore. L’Argentine n’en est pas à son dernier chapitre. Au contraire, il s’en écrit de nouveau tous les jours !

 

 

Mon expérience argentine, là où s’écrit l’histoire…

June 12, 2009 | Valérie, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Six semaines se sont écoulées depuis mon départ du Canada. Durant le dernier mois et demi, j’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires qui ont bien voulu partager avec moi leur savoir sur l’économie sociale, leur connaissance des entreprises récupérées et leurs expériences de vie. Dans le cadre de ma recherche terrain portant sur les organisations de l’économie sociale, deux études de cas m’ont permis de constater leurs capacités d’innovation, tant au niveau individuel que collectif: le cas de l’entreprise récupérée Comercio y Justicia ainsi que celui de la Clinica Junin.

Les mouvements sociaux de l’économie sociale doivent beaucoup aux travailleurs des entreprises récupérées, hommes et femmes, que j’ai tenté, l’instant de quelques pages (ma thèse de recherche), de faire revivre. Durant les dernières semaines, j’ai fait de la recherche terrain. J’ai rencontré des travailleurs qui ont accepté de me raconter leur succès, mais aussi de me confier leurs échecs. Ces échanges m’ont conduit à reconnaître l’existence de plusieurs pratiques innovantes, autant chez Comercio y Justicia, qu’à la Clinica Junin. J’ai réalisé que l’innovation technologique n’est pas le seul élément assurant la pérennité d’une organisation de l’économie sociale. Sa viabilité dépend en grande partie du contexte socio-économique, mais aussi du réaménagement social de l’organisation du travail à l’intérieur de l’organisation, de l’articulation des partenariats et la prise en compte des intérêts individuels. À mon avis, l’élément clé de la durabilité demeure le partage des initiatives et la mise en commun des acquis, que ce soit l’accumulation du savoir, les ressources financières ou la reconnaissance par ses paires.

S’il est juste d’affirmer que les membres de ces entreprises font preuve d’une capacité d’innovation, c’est spécifiquement parce qu’ils la vivent au quotidien. L’innovation, c’est une histoire de tous les jours, car si des efforts ne sont pas fournis, les luttes menées et gagnées tombent dans la désuétude. La viabilité des « nouvelles façons de faire » n’est possible que sur le temps long. Elles doivent être constamment promues afin de les adapter aux nouvelles aspirations et besoins des associés. Un constat s’impose : la solidarité collective et la débrouillardise des travailleurs des entreprises récupérées ont permis de mettre sur pied des pratiques nouvelles.

Au regard de leur histoire, les changements sociaux qu’elles ont inspirés témoignent de l’action des hommes et des femmes et de leurs influences sur les institutions de pouvoir et de savoir. La survivance de l’humanité et le développement des sociétés est avant tout le résultat de ces milliers de luttes quotidiennes illustrant les initiatives individuelles comme produit d’une réflexion collective qui, portées par une foi en un monde meilleur, exerce sur les « cadres de vie » une pression sociale, économique et politique obligeant les sociétés à repenser ses réalités et à les transformer. Au cœur de l’action humaine réside le changement, la créativité, la possibilité de briser des routines, le commencement de la fin et la fin du commencement. Innover, c’est de prendre le temps de générer du neuf à partir du vieux. La nouveauté possède la capacité de surprendre, mais aussi de faire oublier, d’oublier ce qu’avait été jusque là la réalité. Le changement, à travers l’écoulement du temps, perd cette dose de nouveauté, de faire autrement. Conséquemment, pour assurer sa pérennité et continuer de se développer, les entreprises récupérées ont tout intérêt à développer leurs compétences d’innovation sociale. La fusion du développement économique et du développement social semble être une recette gagnante pour assurer un futur positif aux membres des coopératives formées à partir de la récupération d’entreprise. Certes, plusieurs chercheurs concluent leurs analyses sur un ton pessimiste quant à l’avenir de ces organisations. Or, notre étude a tenté de cerner des espaces où il y a de fortes dynamiques de changements. L’innovation sociale constitue un garant pour l’avenir, car elle offre de multiples possibilités. Évidemment, les entreprises récupérées, malgré le succès que la plupart d’entre elles connaissent, demeurent à la merci du contexte socio-économique global, de ses crises et ses périodes de prospérités.

Merci à tous ceux qui m’appuient, de loin (Canada) ou de près (Argentine), dans ma recherche. Je n’aurais pas accompli ce projet sans votre support, votre confiance et votre amour.

Longue vie à l’innovation, la créativité, aux gens déterminés… et aux entreprises récupérés!

Valérie Potvin, Étudiante en Développement International, 4e année.

Land of tango…and of social economy!

May 23, 2009 | Myriam, cours recherche terrain, Argentine

One of the aspects of this trip (field research course to Argentina) that has hit me the most is seeing people live every day things that I have studied on an academic level during this course. 

The field research course in Argentina focuses on social economy.  For those of you who don’t know what this is, which included me before coming to Argentina, it is an alternative economy based on principals of equality, solidarity and community.  It includes cooperatives, associations, and recovered factories (as well as many other types of alternative economic communities).  During the course we studied social economy, its principals, effects, strengths, weaknesses and challenges. 

One of the interviews that I did was with a small cooperative called “El Abasto”, which transports merchandise for markets.  Hearing their story was a very moving experience for me.  Throughout the interview, the President of the cooperative used the terms “emancipation”, “empowerment”, “capacity building”, “solidarity”, “freedom”, “development”, “community” as part of his everyday language, everyday goals, everyday priorities.   For him, emancipation, social inclusion, and capacity building are things that he sees, analyses and works towards on a daily basis.  It was quite refreshing to see things that I have studied on an acaedemic level really mean something to someone on a daily basis.  These terms are not just dvm course concepts, but are actually important aspects in individual’s lives.

It was also interesting to hear him tell me that the most support that his cooperative had gotten was from a project called “Una Argentina Solidaria” (they have a website you can check out!) which taught him how to use a computer, how to write a business plan, how to write proposals, and helped him network with other cooperatives.  This project was funded by CIDA and IDRC!!  That’s our agencies and programs making a huge difference to these cooperatives here in Argentina!!

If you are interested in the social economy and recovered companies (where the workers take over closed factories and turn them into cooperatives) I suggest you watch Noami Klein’s movie, The Take.