Trois mois plus tard dans mon pays d’adoption…

July 30, 2019 | Dahlia, Conflict Studies and Human Rights, Mines Action Canada, Vietnam, Association for Empowerment of Persons with Disabilities (AEPD)

Me voilà déjà à la douzième semaine de mon stage international à Dong Hoi, petite ville côtière au centre du Vietnam. Trois mois se sont écoulés en un clin d’œil. Entre le travail la semaine à l’« Association for the Empowerment of Persons with Disabilities » et les voyages de fin de semaine, je n’ai pas eu un seul jour de repos depuis mon départ du Canada et je n’ai aucun regret.

Lorsqu’on vit dans un pays où la culture et les normes sociales sont très différentes de chez soi, il est important selon moi de trouver un équilibre entre le confort du connu et l’aventure de l’inconnu. Bien qu’il soit nécessaire de se pousser hors de sa zone de confort pour faire de nouvelles expériences — culinaires par exemple —, il y a des jours où l’on n’a qu’une envie de se sentir chez soi dans la douceur de ce qui est familier.

En prenant du recul vis-à-vis de cette nouvelle expérience asiatique, je constate que je suis sortie de ma zone de confort à de nombreuses reprises. S’il est normal de ne pas toujours en apprécier le résultat, je ne changerais en rien ces aventures, car elles m’ont permis de vivre et de comprendre la culture vietnamienne. C’est d’ailleurs ce qui fait la différence entre un touriste et un voyageur. Le Vietnam étant un pays de plus en plus touristique, je me considère d’autant plus chanceuse de vivre dans une ville peu touristique où la vie locale est authentiquement vietnamienne. En effet, Dong Hoi est peu occidentalisé. Il n’y a même aucun McDonald dans cette petite ville.

Vivre dans un pays en développement a définitivement changé ma perception de la vie et la personne que je suis. Même si j’en suis consciente maintenant, je sais que ce ne sera qu’en rentrant au Canada que cette différence me frappera. Lors des semaines qui ont précédé mon arrivée au Vietnam, je me suis préparée mentalement à adopter un mode de vie complètement différent dans un nouvel environnement. Or, il ne m’a jamais traversé l’esprit que j’aurai, à mon retour au Canada, à me préparer mentalement à quitter ce nouveau chez-moi.

Quitter cette vie pleine d’aventures et de rebondissements pour retourner à ma vie routinière et stressante d’étudiante demandera certainement à nouveau de l’adaptation. En effet, la bonté des Vietnamiens, les paysages spectaculaires, les mets frais et nutritifs, les fruits exotiques, les plages de sable, la végétation abondante, l’odeur de l’encens que les gens brûlent pour prier ne sont que quelques exemples de ce qui va énormément me manquer à la suite de mon retour. Malgré les difficultés du pays — la pollution, la circulation abondante des motos, la corruption, les enjeux relatifs aux droits de la personne —, le Vietnam me rappellera toujours d’excellents souvenirs dans le futur. Ce qui ne me manquera certainement pas, c’est bel et bien l’extrême humidité qui pèse au Vietnam. J’ai presque envie de dire que j’ai hâte de retrouver le grand froid canadien !

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.