Le pays de la ‘Téranga’

June 17, 2019 | Guillaume, Développement international et mondialisation, Uniterra,Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN) - Conseiller en mise en marché de produits agricoles

J’ai toujours voulu voyager en Afrique, le berceau de l’humanité. C’est pourquoi j’ai décidé de saisir cette opportunité de coopération internationale au Sénégal, un pays qui m’était totalement étranger. Bien que j’aie participé à des séances de de formation de pre-depart, je ne savais pas tout à fait à quel environnement et quel mode de vie m’attendre.

En toute honnêteté, je ne ressentais aucun stress par rapport à ce voyage les semaines précédant mon départ pour le Sénégal. J’avais juste hâte de partir, mais je n’avais pas d’attentes particulières par rapport à cette expérience comme la culture sénégalaise m’était entièrement étrangère. Je voulais sortir de ma zone de confort et être déstabilisé.

Lors de mon arrivée au Sénégal, j’ai été surpris par la chaleur du pays! L’accueil chaleureux m’a particulièrement marque. C’est ainsi que je me suis souvenu du terme Téranga”, d’origine wolof. Ce mot en wolof signifie l’hospitalité. Les gens te saluent, et ce, meme s’ils te connaissent pas. Ils sont particulièrement ouverts et adorent faire connaitre leur culture ainsi que leur pays. J’avais l’impression d’être chez moi. Évidemment, j’ai été très bien accueilli à Dakar par le personnel du bureau du CECI.

Bien que le français soit reconnu comme la langue officielle au Sénégal, la majorité des locaux ne parlent pratiquement qu’en wolof. Ils adorent lorsqu’on tente de s’exprimer dans en wolof. Dans la mesure où j’éprouve de la difficulté à m’exprimer, je me sers d’Internet ou je demande a des collègues.

Ça fait un peu plus d’un mois que je suis arrivé sur le sol du pays de la Téranga. Durant mes premières semaines, je suis partie à l’aventure et j’ai visite des endroits remarquables. Lors de ma première fin de semaine, j’avais en tête de visiter l’ile de Gorée avec l’une de mes collègues. J’ai donc demande au gardien de la maison des volontaires pour m’aider à négocier un bon prix pour le taxi. Au Sénégal, il faut toujours négocier. C’est la norme quoi. En cours de route, j’avais une impression qu’on se dirigeait dans le sens oppose. Normalement, je me serais mis à stresser, mais “deep down” comme on dit en Anglais, je savais que l’on ferait de belles découvertes. C’est ainsi qu’on a découvert la charmante ile de Ngor.

Au bout de quelques semaines, j’ai appris à trouver mes repères dans quartier en me baladant dans les environs. Si je me perdais, je n’avais pas vraiment peur comme je pouvais facilement retrouver mon chemin.

En ce qui concerne l’adaptation dans un pays en voie de développement, je n’ai pas éprouvé de grandes difficultés. Toutefois, j’ai trouvé décourageant d’utiliser le réseau de transport en commun. En effet, on ne pouvait jamais être certain quand l’autobus allait passer. Bien que le mode de vie sénégalais soit particulièrement différent de celui du Canada, je me suis rapidement adapte. Au Canada, on valorise beaucoup la productivité alors qu’au Sénégal on vit le moment présent. Là-bas, j’adore l’importance accordée à la communauté que nous ne retrouvons plus dans notre société occidentale qui s’avère plutôt individualiste.

Je suis affecté dans la commune de Sangalkam située à environ 36 km de Dakar. La population de Sangalkam est d’environ 13 405 habitants. Je travaille au sein de la Fédération des Producteurs maraîchers de la zone des Niayes (FPMN) une organisation paysanne non gouvernementale qui est située à Sangalkam. Cette organisation a été créée dans le but de contribuer à la promotion, à la structuration et au développement du sous-secteur de l’horticulture dans les Niayes. Aujourd’hui, elle représente plus de 2 000 membres sur un potentiel d’au moins 30 000 agriculteurs actifs et sur un territoire agricole de plus de 6000 ha. En effet, le maraîchage pratiqué dans la zone des Niayes par les jeunes, les femmes et les hommes repose à 90 % sur des exploitations familiales et doit faire face à des défis de compétitivité et d’amélioration de la performance. Aussi, pour remobiliser son réseau, la FPMN développe d’importantes initiatives d’insertion des femmes et des jeunes dans le secteur du maraîchage à travers la mise en place d’une politique de communication communautaire au profit de ses membres.

Mon mandat consiste à appuyer la FPMN à organiser des formations sur la gestion de la qualité, le stockage qui sont adressées aux exploitants familiaux. Jusqu’à présent, j’ai fait des recherches et j’ai établi une liste bibliographique. Dans une semaine, je visiterai les huit unions membres de la FPMN afin d’analyser les expériences de commercialisation de ses acteurs. Le but de ces visites consistera à la collecte d’une gamme d’informations sur les stratégies de commercialisation des différents produits agricoles. Grâce à ces visites, je vais produire du contenu pédagogique pour l’organisation de formations qui porteront sur la gestion de qualité, de conservation ainsi que sur la mise en marche. À la fin de mon mandat, je serais en mesure de proposer des schémas de contractualisation afin d’améliorer le système de distribution des produits de la FPMN. Jusqu’à présent, j’apprécie mon expérience au pays de la Téranga.

Je vous donnerai de mes nouvelles dans les semaines à venir.
À tres bientôt!

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