De retour au Canada

August 6, 2009 | Alexandra, stagiaire, Instituto de Investigacion y Formacion en Administracion Pubilica

Bonjour,

Cette fois-ci du Canada. C’est ma première journée, après mon retour et je veux vous raconter un peu comment je me sens.

Je pense que la période d’adaptation du retour est plus difficile que celle du départ, notamment parce que je crois que personne ne pense qu’elle aurait besoin de s’adapter à son propre pays. C’est les petits trucs qu’on a appris à faire différemment dans nos pays d’accueil qui deviennent plus évidents et ainsi on peut voire qu’on a vraiment changé.

Je ne pensais pas que l’Argentine était tellement différente du Canada. Il y bien sûr des différences. En particulier, l’Argentine est un pays en développement. Et aussi, on peut parler de la température; ce qui est assez drôle car là-bas ils appellent hiver, ce qu’ici a été l’été. Mais, pour ce qui est de la culture, l’Argentine se considère un pays avec des racines européennes, à cause de la forte immigration du vieux continent, surtout en provenance de l’Italie. Et, le Canada aussi, se voit comme un pays culturellement plus proche de l’Europe que des États-Unis. En même temps, il ne faut pas oublier que l’Argentine est un pays de l’Amérique du Sud et, pour cette raison, il a aussi des traits latins. Et malgré tout ça, j’ai trouvé qu’à mon arrivée là-bas et une fois que je me suis habitué avec le chaos de Cordoba, c’était vraiment facile de connaître les gens, d’entamer de conversations et de s’établir une routine quotidienne, en tout de mener sa vie.

À mon retour, c’était différent. Surtout parce que j’avais tendance à employer le « bec argentin » et, souvent, de me retrouver trop proche de l’autre personne. Aussi, parce que le chaos canadien est différent du chaos argentin. Les gens se fâchent pour des choses différentes, la ponctualité étant surtout un exemple saillant. Deux fois dans l’aéroport de Toronto j’ai été témoigne des disputes à cause de délais d’avions. Un tel problème n’existe presque pas en Argentine. Je pense qu’un autre facteur qu’influence la réadaptation est le fait qu’on est chez nous, donc les gens nous traitent comme si on était d’ici. Une personne dans un pays étranger a droit à un peu de compréhension.

Mais il faut dire, que malgré toute difficulté, le fait de revenir au Canada m’a ouvert les yeux et m’a permis de redécouvrir le pays et sa culture. Des habitudes qui auparavant étaient normales, les choses que je faisais sans penser, j’ai dû réapprendre et ainsi, les réévaluer et dans certains cas, même les apprécier plus.

Un dernier au revoir,

Alexandra

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